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Quand on achète du saumon qui n'est pas étiqueté d'origine «sauvage» ou qu'on n'a pas pris à la mouche soi-même, il est inévitablement un produit de l'élevage, une activité maritime polluante et dévastatrice pour l'espèce sauvage en raison des échappées qui contaminent le cheptel naturel. Mais, ce qu'on sait encore moins, c'est qu'il aura fallu environ cinq kilos de petites boulettes de chinchard pour produire un kilo de saumon. Ou d'un autre poisson-fourrage en train de disparaître en raison de la voracité extrême des pires prédateurs des mers, les multinationales de la pêche en haute mer.
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Depuis hier, le gratin politique de la planète veut se faire voir à Davos. Pas pour réfléchir, comme le veut la philosophie de cette initiative, mais pour des objectifs «ciblés», savamment préparés par les états-majors politiques de chaque État. Le tout dans une atmosphère détendue, avec des artistes à qui l'on coupe les subventions et menace les droits d'auteur le reste de l'année, et des philosophes dont on lira le nom sur les programmes, faute d'avoir lu leurs livres. Nos premiers ministres Harper et Charest disent carrément qu'ils y vont pour attirer des capitaux.
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L'Ontario a une bonne longueur d'avance sur le Québec en matière de protection de sa biodiversité parce qu'au moins, là-bas, on en parle. Elle s'est donné un premier plan stratégique.