Pollution dans les Grands Lacs - Certaines espèces de canard en déclin font craindre le pire
16 septembre 2002
Environnement
Toronto — La baisse importante de la population nord-américaine de certaines espèces de canard peut être attribuable à un produit chimique présent dans les Grands Lacs, que les oiseaux ingèrent en plus grande quantité que prévu. C'est ce qu'indiquent de nouveaux travaux de recherche.
D'abord axés sur le niveau de sélénium chez le petit fuligule et le fuligule milouinan, ces travaux soulèvent d'autres préoccupations.
«L'empoisonnement au sélénium pourrait affecter beaucoup d'espèces, dont certaines espèces de poisson. Cela pourrait aller jusqu'à mettre des espèces en péril», note Scott Petrie, directeur de recherche pour le Long Point Waterfowl and Wetlands Research Fund.
Le sélénium libéré dans l'eau provient de sources aussi bien naturelles qu'industrielles et constitue, en très faibles quantités, un oligo-élément nécessaire au métabolisme de plusieurs espèces aquatiques et terrestres. En revanche, il peut s'avérer hautement toxique pour la vie aquatique, même à faibles doses, et tuer des canards ou compromettre leur reproduction.
Les populations de fuligules en Amérique du Nord ont chuté de 50 % depuis le milieu des années 1980. On soupçonne la moule zébrée — un ajout relativement récent à leur régime alimentaire — d'être la coupable. Des canards comme les fuligules se gorgent de ces moules, importées dans les Grands Lacs en 1986, probablement à partir d'un navire étranger.
Envahissantes, les moules zébrées ont pratiquement fait disparaître les espèces traditionnelles de moule. Comme il s'agit d'un mollusque «filtreur», il ingère et conserve les substances toxiques présentes dans l'eau, comme les BPC, qui entrent ainsi dans l'alimentation des oiseaux aquatiques.
Cette surabondance de nourriture et la diminution de la couverture de glace ont entraîné une multiplication par neuf du nombre de canards plongeurs hivernant du côté canadien du lac Ontario depuis 1991, a constaté M. Petrie, professeur à l'Université Western Ontario. Et cela concerne principalement des espèces qui se nourrissent de moules zébrées, note
le professeur.
Des travaux de recherche ont déjà démontré que le fuligule milouinan, un oiseau apparenté, pond moins d'oeufs et que ceux-ci sont plus petits et plus fragiles lorsqu'on le nourrit à l'aide de moules zébrées contaminées. Ses canetons sont aussi plus petits, et la mortalité augmente chez les femelles.
Michael Bradstreet, directeur de Bird Studies Canada, souligne que ces travaux sont importants pour la compréhension du phénomène de régression des populations de fuligules et qu'ils pourraient, en bout de ligne, mener à la mise en place de meilleurs moyens de contrôle de la pollution.
D'abord axés sur le niveau de sélénium chez le petit fuligule et le fuligule milouinan, ces travaux soulèvent d'autres préoccupations.
«L'empoisonnement au sélénium pourrait affecter beaucoup d'espèces, dont certaines espèces de poisson. Cela pourrait aller jusqu'à mettre des espèces en péril», note Scott Petrie, directeur de recherche pour le Long Point Waterfowl and Wetlands Research Fund.
Le sélénium libéré dans l'eau provient de sources aussi bien naturelles qu'industrielles et constitue, en très faibles quantités, un oligo-élément nécessaire au métabolisme de plusieurs espèces aquatiques et terrestres. En revanche, il peut s'avérer hautement toxique pour la vie aquatique, même à faibles doses, et tuer des canards ou compromettre leur reproduction.
Les populations de fuligules en Amérique du Nord ont chuté de 50 % depuis le milieu des années 1980. On soupçonne la moule zébrée — un ajout relativement récent à leur régime alimentaire — d'être la coupable. Des canards comme les fuligules se gorgent de ces moules, importées dans les Grands Lacs en 1986, probablement à partir d'un navire étranger.
Envahissantes, les moules zébrées ont pratiquement fait disparaître les espèces traditionnelles de moule. Comme il s'agit d'un mollusque «filtreur», il ingère et conserve les substances toxiques présentes dans l'eau, comme les BPC, qui entrent ainsi dans l'alimentation des oiseaux aquatiques.
Cette surabondance de nourriture et la diminution de la couverture de glace ont entraîné une multiplication par neuf du nombre de canards plongeurs hivernant du côté canadien du lac Ontario depuis 1991, a constaté M. Petrie, professeur à l'Université Western Ontario. Et cela concerne principalement des espèces qui se nourrissent de moules zébrées, note
le professeur.
Des travaux de recherche ont déjà démontré que le fuligule milouinan, un oiseau apparenté, pond moins d'oeufs et que ceux-ci sont plus petits et plus fragiles lorsqu'on le nourrit à l'aide de moules zébrées contaminées. Ses canetons sont aussi plus petits, et la mortalité augmente chez les femelles.
Michael Bradstreet, directeur de Bird Studies Canada, souligne que ces travaux sont importants pour la compréhension du phénomène de régression des populations de fuligules et qu'ils pourraient, en bout de ligne, mener à la mise en place de meilleurs moyens de contrôle de la pollution.
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