Conférence du Millénaire - Protéger la biodiversité pour lutter contre la faim
La protection de la biodiversité à l'échelle de la planète et en particulier dans les pays en voie de développement est au coeur des défis de la Conférence du Millénaire, qui débute demain à New York, car elle constitue la base obligée de la lutte contre la faim et la pauvreté dans le monde.
C'est ce qu'ont affirmé hier dans une déclaration commune les cinq Secrétariats des cinq conventions internationales en lien direct avec la protection de la vie sous toutes ses formes. Ces conventions sont celles sur la diversité biologique (CDB), sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d'extinction (CITES), sur les zones humides (Ramsar), sur la conservation des espèces migratrices (CMS) et le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Pendant que les États-Unis tentent de mobiliser l'opinion sur la restructuration de l'ONU, un grand nombre, sinon la majorité des pays participants à la conférence de New York veulent plutôt faire le point sur les objectifs de la conférence du Millénaire de l'an 2000 et de celle de Johannesburg, deux ans plus tard, en matière de lutte contre la pauvreté et contre la faim dans le monde, sur l'élargissement des droits fondamentaux de la personne et de la répartition équitable des richesses dans une logique de développement viable.
Un bilan publié par l'ONU au printemps dernier en prévision de ce débat à la conférence du Millénaire révélait une nette réduction des «services écologiques» de la planète, ou si l'on veut, de la productivité de 60 % de ses grands écosystèmes.
Pour les dirigeants des cinq grandes conventions qui touchent le fonctionnement du vivant, «les services que nous tirons des écosystèmes, tels que l'eau propre, les aliments, les combustibles et les fibres, les médicaments et le contrôle du climat ne peuvent être fournis sans diversité biologique», précise la déclaration, ce qui implique des politiques précises de conservation et d'utilisation, qu'il faudra élaborer dans plusieurs cas.
En 2002 à Johannesburg, la communauté internationale avait convenu de réduire sensiblement d'ici à 2010 le rythme de disparition des espèces et grands écosystèmes.
À ce sujet, des progrès intéressants ont été accomplis la semaine dernière à Montréal alors que les pays signataires de la Convention sur la diversité biologique se réunissaient pour étoffer la mise en oeuvre du traité, qui souffrait de plusieurs lacunes.
Dressant un bilan des travaux des centaines de délégués réunis à l'édifice de l'OACI, Arthur Nogueira, responsable de la mise en oeuvre au Secrétariat de la CDB, précisait hier au Devoir que la «conférence avait atteint ses objectifs principaux».
Les outils permettant d'évaluer l'amélioration ou la disparition des espèces vont être beaucoup plus opérationnels que dans le passé, expliquait-il. Il a aussi été convenu que les rapports d'étape fournis par chaque pays seront désormais simplifiés. Ces rapports ne se limiteront plus à décrire l'arsenal juridique consacré à la conservation, un arsenal souvent inutilisé, mais à dresser des bilans factuels et concrets de l'état des espèces vivantes. De plus, les pays ont convenu à Montréal d'utiliser désormais des indicateurs biologiques qui permettront d'évaluer factuellement la santé de leur écosystèmes.
Au chapitre de la coopération entre les différentes conventions, il a aussi été décidé de créer des partenariats avec les gouvernements et le secteur privé afin de multiplier les initiatives sur le terrain, de favoriser l'adoption de politiques de conservation par les entreprises et surtout l'intégration du coût de la conservation dans les coûts de production, comme on l'a fait pour améliorer les conditions de la main-d'oeuvre au début du XXe siècle même si cela semblait impensable à l'époque, explique M. Nogueira.
C'est ce qu'ont affirmé hier dans une déclaration commune les cinq Secrétariats des cinq conventions internationales en lien direct avec la protection de la vie sous toutes ses formes. Ces conventions sont celles sur la diversité biologique (CDB), sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d'extinction (CITES), sur les zones humides (Ramsar), sur la conservation des espèces migratrices (CMS) et le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Pendant que les États-Unis tentent de mobiliser l'opinion sur la restructuration de l'ONU, un grand nombre, sinon la majorité des pays participants à la conférence de New York veulent plutôt faire le point sur les objectifs de la conférence du Millénaire de l'an 2000 et de celle de Johannesburg, deux ans plus tard, en matière de lutte contre la pauvreté et contre la faim dans le monde, sur l'élargissement des droits fondamentaux de la personne et de la répartition équitable des richesses dans une logique de développement viable.
Un bilan publié par l'ONU au printemps dernier en prévision de ce débat à la conférence du Millénaire révélait une nette réduction des «services écologiques» de la planète, ou si l'on veut, de la productivité de 60 % de ses grands écosystèmes.
Pour les dirigeants des cinq grandes conventions qui touchent le fonctionnement du vivant, «les services que nous tirons des écosystèmes, tels que l'eau propre, les aliments, les combustibles et les fibres, les médicaments et le contrôle du climat ne peuvent être fournis sans diversité biologique», précise la déclaration, ce qui implique des politiques précises de conservation et d'utilisation, qu'il faudra élaborer dans plusieurs cas.
En 2002 à Johannesburg, la communauté internationale avait convenu de réduire sensiblement d'ici à 2010 le rythme de disparition des espèces et grands écosystèmes.
À ce sujet, des progrès intéressants ont été accomplis la semaine dernière à Montréal alors que les pays signataires de la Convention sur la diversité biologique se réunissaient pour étoffer la mise en oeuvre du traité, qui souffrait de plusieurs lacunes.
Dressant un bilan des travaux des centaines de délégués réunis à l'édifice de l'OACI, Arthur Nogueira, responsable de la mise en oeuvre au Secrétariat de la CDB, précisait hier au Devoir que la «conférence avait atteint ses objectifs principaux».
Les outils permettant d'évaluer l'amélioration ou la disparition des espèces vont être beaucoup plus opérationnels que dans le passé, expliquait-il. Il a aussi été convenu que les rapports d'étape fournis par chaque pays seront désormais simplifiés. Ces rapports ne se limiteront plus à décrire l'arsenal juridique consacré à la conservation, un arsenal souvent inutilisé, mais à dresser des bilans factuels et concrets de l'état des espèces vivantes. De plus, les pays ont convenu à Montréal d'utiliser désormais des indicateurs biologiques qui permettront d'évaluer factuellement la santé de leur écosystèmes.
Au chapitre de la coopération entre les différentes conventions, il a aussi été décidé de créer des partenariats avec les gouvernements et le secteur privé afin de multiplier les initiatives sur le terrain, de favoriser l'adoption de politiques de conservation par les entreprises et surtout l'intégration du coût de la conservation dans les coûts de production, comme on l'a fait pour améliorer les conditions de la main-d'oeuvre au début du XXe siècle même si cela semblait impensable à l'époque, explique M. Nogueira.
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