L'Environnement réhabilité
Le mot «environnement» a été officiellement réhabilité hier dans le nom du «ministère du Développement durable et des Parcs». Ainsi, quand Le Devoir a appelé au bureau du ministre Thomas Mulcair hier, la téléphoniste a répondu: «Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.»
Mais cela découle d'une décision politique qui fait consensus tant au bureau du ministre Mulcair qu'à celui du premier ministre Jean Charest. Le décret qui officialisera le nouveau nom au complet est en préparation et sera adopté «sous peu», a précisé hier l'attachée de presse ministérielle, Chantal Turgeon.
En effet, comme c'est par décret que le «ministère de l'Environnement du Québec» est devenu le 18 février, jour du récent remaniement, le «ministère du Développement durable et des Parcs», le gouvernement devra le rescinder et le remplacer par un autre décret.
Mais il semble que les rédacteurs du décret du 18 février aient commis une erreur en omettant le mot «environnement» dans le nom de ce ministère. En effet, dans la version écrite du discours qu'a prononcé Jean Charest lors du remaniement, il évoquait textuellement la création du «ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs» (MDDEP).
Par ailleurs, on convenait hier au MDDEP que le nouveau mandat confié au ministre Mulcair sur les parcs englobait aussi «la totalité» des activités de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) dans la province. Il y a quelques jours, on interprétait le décret définissant le nouveau mandat du ministre comme englobant uniquement la propriété des parcs et les activités de la SEPAQ dans ces derniers.
Mais le décret confère en réalité au ministre Mulcair une autorité complète sur l'ensemble des activités de cette société d'État. Celle-ci a pour mandat de gérer les équipements gouvernementaux dans les 22 parcs et les 16 réserves fauniques du Québec. Mais ce gestionnaire des biens gouvernementaux, n'est pas le propriétaire des réserves fauniques, tout comme il n'a aucune autorité sur la faune qu'y récoltent les chasseurs et les pêcheurs. En effet, les réserves fauniques ainsi que les modalités d'exploitation de leurs gibiers terrestres et aquatiques demeurent sous la responsabilité des gestionnaires de la faune et de la Loi sur la conservation de la faune. Les services fauniques, la Loi sur la conservation et les territoires des réserves fauniques, tout comme leurs modalités d'exploitation, demeurent ainsi rattachés au ministère et au ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Pierre Corbeil.
Dans ce contexte, la SEPAQ, désormais rattachée au MDDEP, gérera à la fois les équipements relevant du ministre Mulcair dans les parcs et les équipements relevant du ministre Corbeil dans les réserves fauniques, tout comme une entreprise qui offre des services à différents clients! Mais dans les milieux fauniques, on voit la chose comme une dépossession: des associations de chasse et pêche dénonçaient hier encore ce transfert de responsabilité au MDDEP.
Mais cela découle d'une décision politique qui fait consensus tant au bureau du ministre Mulcair qu'à celui du premier ministre Jean Charest. Le décret qui officialisera le nouveau nom au complet est en préparation et sera adopté «sous peu», a précisé hier l'attachée de presse ministérielle, Chantal Turgeon.
En effet, comme c'est par décret que le «ministère de l'Environnement du Québec» est devenu le 18 février, jour du récent remaniement, le «ministère du Développement durable et des Parcs», le gouvernement devra le rescinder et le remplacer par un autre décret.
Mais il semble que les rédacteurs du décret du 18 février aient commis une erreur en omettant le mot «environnement» dans le nom de ce ministère. En effet, dans la version écrite du discours qu'a prononcé Jean Charest lors du remaniement, il évoquait textuellement la création du «ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs» (MDDEP).
Par ailleurs, on convenait hier au MDDEP que le nouveau mandat confié au ministre Mulcair sur les parcs englobait aussi «la totalité» des activités de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) dans la province. Il y a quelques jours, on interprétait le décret définissant le nouveau mandat du ministre comme englobant uniquement la propriété des parcs et les activités de la SEPAQ dans ces derniers.
Mais le décret confère en réalité au ministre Mulcair une autorité complète sur l'ensemble des activités de cette société d'État. Celle-ci a pour mandat de gérer les équipements gouvernementaux dans les 22 parcs et les 16 réserves fauniques du Québec. Mais ce gestionnaire des biens gouvernementaux, n'est pas le propriétaire des réserves fauniques, tout comme il n'a aucune autorité sur la faune qu'y récoltent les chasseurs et les pêcheurs. En effet, les réserves fauniques ainsi que les modalités d'exploitation de leurs gibiers terrestres et aquatiques demeurent sous la responsabilité des gestionnaires de la faune et de la Loi sur la conservation de la faune. Les services fauniques, la Loi sur la conservation et les territoires des réserves fauniques, tout comme leurs modalités d'exploitation, demeurent ainsi rattachés au ministère et au ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Pierre Corbeil.
Dans ce contexte, la SEPAQ, désormais rattachée au MDDEP, gérera à la fois les équipements relevant du ministre Mulcair dans les parcs et les équipements relevant du ministre Corbeil dans les réserves fauniques, tout comme une entreprise qui offre des services à différents clients! Mais dans les milieux fauniques, on voit la chose comme une dépossession: des associations de chasse et pêche dénonçaient hier encore ce transfert de responsabilité au MDDEP.
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