Charte des Grands Lacs - Dérivation des eaux: le Canada veut de meilleures garanties
Le gouvernement fédéral, le Québec et l'Ontario jugent insuffisantes les dispositions du projet d'annexe à la Charte des Grands Lacs et du Saint-Laurent et demandent aux États riverains de rendre beaucoup plus strictes les règles sur les dérivations en les haussant «au même niveau» que nos lois fédérales et provinciales.
C'est ce qu'ont fait savoir les ministres canadiens de l'Environnement, Stéphane Dion, et des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, aux pourparlers en cours jusqu'à ce soir à Chicago dans le cadre des négociations amorcées sous l'égide du Conseil des gouverneurs des Grands Lacs. Cet organisme regroupe les huit États américains riverains, l'Ontario et le Québec.
Plusieurs groupes environnementaux, dont, au Québec, l'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) et l'Union Saint-Laurent-Grands Lacs (Great Lakes United), se sont prononcés en faveur d'une annexe qui déterminerait les conditions d'approbation des projets de dérivation. Ils estiment que le Traité canado-américain sur les eaux limitrophes, qui remonte au début du siècle dernier, n'a pas empêché de nombreuses dérivations importantes malgré l'apparent droit de veto que détiennent Washington et Ottawa à travers la Commission mixte internationale (CMI). À un veto, qui peut être levé en tout temps ou négocié, les groupes et provinces préfèrent des règles qui baliseront les transferts d'eau d'un bassin hydrographique à un autre de façon si serrée que les projets majeurs en deviendront impossibles. Cependant, les règles en question ne font pas l'unanimité: on suggère par exemple d'obliger les bénéficiaires de l'eau à la retourner pour l'essentiel dans les Grands Lacs. Mais personne n'a pu s'entendre sur l'importance du retour en question.
Insatisfaction générale
Jusqu'à présent, à peu près tout le monde s'est déclaré insatisfait du projet d'annexe car plusieurs États riverains des Grands Lacs, tout en se disant opposés à des dérivations majeures, veulent à tout le moins pouvoir obtenir de l'eau pour certaines de leurs villes, même celles qui se situent à l'extérieur du bassin versant. De façon générale, les écologistes et les gouvernements canadiens s'opposent aux transferts hors du bassin. Au cours des dernières années, par exemple, la ville d'Akron a été autorisée par l'État riverain de l'Ohio, auquel elle appartient, à puiser de l'eau même si elle n'est pas située dans le bassin des Grands Lacs. Même chose pour la banlieue sud de Milwaukee, au Wisconsin. Le Canada n'a pas pu bloquer ces projets au niveau de la CMI, qui ne peut s'opposer qu'en invoquant des impacts majeurs sur les plans d'eau.
«Après avoir étudié les ébauches d'entente, a déclaré le titulaire d'Environnement Canada, consulté nos partenaires provinciaux et écouté les préoccupations des Canadiens, nous croyons que ces propositions d'entente ne fournissent pas un niveau de protection suffisant pour des eaux si importantes et que ces dispositions doivent être renforcées.»
Pour la responsable québécoise des négociations, Louise Lapierre, conseillère aux Affaires intergouvernementales, les pourparlers de Chicago «ne vont pas déboucher avant des mois» sur une entente. Le Québec, dit-elle, partage la position exprimée officiellement par le Canada, et il s'en tient, tout comme l'Ontario et le gouvernement fédéral, à ses règles législatives qui interdisent tout détournement, toute dérivation ou toute ponction majeure des eaux du Saint-Laurent.
C'est ce qu'ont fait savoir les ministres canadiens de l'Environnement, Stéphane Dion, et des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, aux pourparlers en cours jusqu'à ce soir à Chicago dans le cadre des négociations amorcées sous l'égide du Conseil des gouverneurs des Grands Lacs. Cet organisme regroupe les huit États américains riverains, l'Ontario et le Québec.
Plusieurs groupes environnementaux, dont, au Québec, l'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) et l'Union Saint-Laurent-Grands Lacs (Great Lakes United), se sont prononcés en faveur d'une annexe qui déterminerait les conditions d'approbation des projets de dérivation. Ils estiment que le Traité canado-américain sur les eaux limitrophes, qui remonte au début du siècle dernier, n'a pas empêché de nombreuses dérivations importantes malgré l'apparent droit de veto que détiennent Washington et Ottawa à travers la Commission mixte internationale (CMI). À un veto, qui peut être levé en tout temps ou négocié, les groupes et provinces préfèrent des règles qui baliseront les transferts d'eau d'un bassin hydrographique à un autre de façon si serrée que les projets majeurs en deviendront impossibles. Cependant, les règles en question ne font pas l'unanimité: on suggère par exemple d'obliger les bénéficiaires de l'eau à la retourner pour l'essentiel dans les Grands Lacs. Mais personne n'a pu s'entendre sur l'importance du retour en question.
Insatisfaction générale
Jusqu'à présent, à peu près tout le monde s'est déclaré insatisfait du projet d'annexe car plusieurs États riverains des Grands Lacs, tout en se disant opposés à des dérivations majeures, veulent à tout le moins pouvoir obtenir de l'eau pour certaines de leurs villes, même celles qui se situent à l'extérieur du bassin versant. De façon générale, les écologistes et les gouvernements canadiens s'opposent aux transferts hors du bassin. Au cours des dernières années, par exemple, la ville d'Akron a été autorisée par l'État riverain de l'Ohio, auquel elle appartient, à puiser de l'eau même si elle n'est pas située dans le bassin des Grands Lacs. Même chose pour la banlieue sud de Milwaukee, au Wisconsin. Le Canada n'a pas pu bloquer ces projets au niveau de la CMI, qui ne peut s'opposer qu'en invoquant des impacts majeurs sur les plans d'eau.
«Après avoir étudié les ébauches d'entente, a déclaré le titulaire d'Environnement Canada, consulté nos partenaires provinciaux et écouté les préoccupations des Canadiens, nous croyons que ces propositions d'entente ne fournissent pas un niveau de protection suffisant pour des eaux si importantes et que ces dispositions doivent être renforcées.»
Pour la responsable québécoise des négociations, Louise Lapierre, conseillère aux Affaires intergouvernementales, les pourparlers de Chicago «ne vont pas déboucher avant des mois» sur une entente. Le Québec, dit-elle, partage la position exprimée officiellement par le Canada, et il s'en tient, tout comme l'Ontario et le gouvernement fédéral, à ses règles législatives qui interdisent tout détournement, toute dérivation ou toute ponction majeure des eaux du Saint-Laurent.
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