Exploitation forestière sur l'île René-Levasseur - Les Innus s'adressent aux tribunaux
11 janvier 2005
Environnement
Québec — Les Innus de Betsiamites, sur la Côte-Nord, se sont adressés hier à la Cour supérieure du Québec dans l'espoir de stopper l'exploitation forestière sur l'île René-Levasseur, immense étendue de terre sur le réservoir Manicouagan.
La requête en injonction interlocutoire, déposée hier sera entendue le 17 janvier en Cour supérieure à Baie-Comeau.
Les coupes de bois menées par la compagnie Kruger sur l'île René-Levasseur ignorent «le droit à la cogestion et la responsabilité des Innus en matière de développement durable», estime le chef de Betsiamites, Raphaël Picard, qui envisage aussi «d'autres moyens» pour faire respecter les droits des siens et protéger le patrimoine écologique de cette île nordique.
La requête en injonction interlocutoire est dirigée contre la forestière Kruger, le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral, afin de déclarer nul le contrat d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF) octroyé par Québec à Kruger.
«Le droit au développement durable des autochtones et des résidants non autochtones de la région est clairement brimé dans ce dossier et nous prenons le moyen nécessaire pour qu'il soit respecté», indique le chef Picard dans un communiqué.
La forêt de l'île René-Levasseur, considérée par certains spécialistes comme l'une des plus anciennes forêts boréales au Québec, fait l'objet de coupes intensives plusieurs mois par année par la compagnie Kruger, sans qu'il n'y ait eu la moindre étude d'impact environnemental au préalable, affirme la communauté innue.
«Nous devons intervenir dès maintenant, sinon il n'y aura plus de forêt et l'île René-Levasseur deviendra un désert», a prédit le chef Picard.
La requête en injonction interlocutoire, déposée hier sera entendue le 17 janvier en Cour supérieure à Baie-Comeau.
Les coupes de bois menées par la compagnie Kruger sur l'île René-Levasseur ignorent «le droit à la cogestion et la responsabilité des Innus en matière de développement durable», estime le chef de Betsiamites, Raphaël Picard, qui envisage aussi «d'autres moyens» pour faire respecter les droits des siens et protéger le patrimoine écologique de cette île nordique.
La requête en injonction interlocutoire est dirigée contre la forestière Kruger, le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral, afin de déclarer nul le contrat d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF) octroyé par Québec à Kruger.
«Le droit au développement durable des autochtones et des résidants non autochtones de la région est clairement brimé dans ce dossier et nous prenons le moyen nécessaire pour qu'il soit respecté», indique le chef Picard dans un communiqué.
La forêt de l'île René-Levasseur, considérée par certains spécialistes comme l'une des plus anciennes forêts boréales au Québec, fait l'objet de coupes intensives plusieurs mois par année par la compagnie Kruger, sans qu'il n'y ait eu la moindre étude d'impact environnemental au préalable, affirme la communauté innue.
«Nous devons intervenir dès maintenant, sinon il n'y aura plus de forêt et l'île René-Levasseur deviendra un désert», a prédit le chef Picard.
- » innus
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