Amiante: le Sierra Club est outré
21 septembre 2004
Environnement
Ottawa — Le groupe environnementaliste Sierra Club a exprimé son dégoût hier à Ottawa à l'égard de la position du Canada qui s'est opposé avec succès à l'inclusion de l'amiante chrysotile sur la liste des produits dangereux des Nations unies.
L'ajout de l'amiante à la liste noire de la Convention de Rotterdam aurait obligé le Canada à prévenir les pays importateurs des risques de l'amiante et des mesures de sécurité à adopter.
Le directeur québécois du Sierra Club, Daniel Green, affirme que la thèse du gouvernement canadien selon laquelle l'amiante peut être utilisé de façon sûre est un mythe.
Il souligne qu'une étude récente démontre que dans les villages où on exploite l'amiante, notamment Thetford Mines au Québec, l'ensemble de la population, et non seulement les mineurs, a des concentrations de fibres d'amiante dans les poumons supérieures au reste de la population du Québec. Il ajoute que les fibres d'amiante se retrouvent dans les maisons à Thetford.
Le Sierra Club estime que le Canada doit avoir au moins la décence d'informer les pays importateurs. Le groupe écologiste fait valoir que si le Canada ne peut faire un usage sûr de l'amiante chez lui, il faut s'attendre au pire dans les pays en voie de développement.
Le Sierra Club reconnaît néanmoins que l'inclusion de l'amiante dans la liste noire des Nations Unies pourrait influer sur le marché et coûter des emplois.
L'ajout de l'amiante à la liste noire de la Convention de Rotterdam aurait obligé le Canada à prévenir les pays importateurs des risques de l'amiante et des mesures de sécurité à adopter.
Le directeur québécois du Sierra Club, Daniel Green, affirme que la thèse du gouvernement canadien selon laquelle l'amiante peut être utilisé de façon sûre est un mythe.
Il souligne qu'une étude récente démontre que dans les villages où on exploite l'amiante, notamment Thetford Mines au Québec, l'ensemble de la population, et non seulement les mineurs, a des concentrations de fibres d'amiante dans les poumons supérieures au reste de la population du Québec. Il ajoute que les fibres d'amiante se retrouvent dans les maisons à Thetford.
Le Sierra Club estime que le Canada doit avoir au moins la décence d'informer les pays importateurs. Le groupe écologiste fait valoir que si le Canada ne peut faire un usage sûr de l'amiante chez lui, il faut s'attendre au pire dans les pays en voie de développement.
Le Sierra Club reconnaît néanmoins que l'inclusion de l'amiante dans la liste noire des Nations Unies pourrait influer sur le marché et coûter des emplois.
Haut de la page

