Au tour des kayakistes de se porter à la défense de la rivière Magpie
La rivière Magpie, sur la Côte-Nord entre Havre-Saint-Pierre et Sept-Îles, serait l'une des 10 plus belles au monde pour la descente en kayak, estime un groupe d'experts de calibre international, qui l'ont dévalée la semaine dernière.
Pour Steve Fisher, considéré par la revue Paddler Magazine comme «le meilleur kayakiste au monde», la rivière est non seulement facilement accessible en rafting pour un public non spécialisé, mais aussi pour les experts en kayak de l'Amérique et, d'ailleurs, la Magpie offre un défi sportif incomparable. Ce secret trop bien gardé jusqu'ici sera grandement éventé l'an prochain quand plusieurs magazines américains vont le révéler à la suite des visites organisées à leur intention cet été par la Fondation Rivières.
La société Hydroméga Services, le groupe Aecon et la MRC de la Minganie ont demandé à Québec d'autoriser la réfection du vieux barrage situé complètement en aval de la rivière, près de son embouchure dans le golfe Saint-Laurent. Les audiences publiques sur ce projet se sont terminées récemment. Le projet de centrale porterait de deux mégawatts la puissance installée de l'ancienne centrale à 40 MW celle de la nouvelle, grâce à un rehaussement de neuf mètres de son barrage. Ce dernier créerait un réservoir qui noierait les puissants rapides situés en amont de la centrale, des rapides qui constituent le défi extrême et final de ce nouveau joyau du tourisme d'aventure au Québec. Les promoteurs allèguent de leur côté que la perte de ce rapide n'altère qu'une infime partie de la rivière, d'une longueur totale d'environ 55 km. Québec a même évoqué l'idée qu'on pourrait créer un parc dans l'amont de ce cours d'eau pratiquement vierge de la Côte-Nord.
Mais pour Steve Fisher et pour plusieurs de ses collègues kayakistes, si on noie le dernier rapide, le plus gros, c'est enlever le défi principal de la rivière à ceux qui se seront entraînés à la découvrir pendant trois ou quatre jours. Pour lui, le dernier rapide, classé 5 sur une échelle de 1 à 5, est «tout simplement extraordinaire» et on viendra de loin pour s'y mesurer. Gilles Fortin, qui a écrit le Guide des rivières sportives du Québec en 1980, estime que la Magpie, dont la communauté kayakiste québécoise ignorait les qualités jusqu'à ce qu'une expédition les révèle cet été, est sans contredit à placer en tête des 90 descentes suggérées par son guide.
Ces évaluations qui accordent une note quasi parfaite de 80 % à la Magpie ont permis à Aventure Écotourisme Québec d'évaluer à trois millions par année les retombées éventuelles générées par l'intérêt de cette rivière si la petite communauté de la Côte-Nord fait le pari de la conservation plutôt que de la centrale hydroélectrique, qui rapportera 150 000 $ par an à la MRC et à la municipalité.
Déjà, deux firmes en écotourisme, qui ont participé aux descentes de rafting et de kayak, ont obtenu d'un grossiste en tourisme d'aventure qu'il offre une semaine de visite sur la Côte-Nord en mettant en avant d'autres points d'intérêt majeur pour cette clientèle, qui viserait dans un premier temps la Magpie. Les trois millions de retombées économiques annuelles, selon Pierre Gaudreault, directeur général de l'association qui regroupe les sociétés commerciales d'écotourisme au Québec, ont été calculés à partir de données déjà validées sur des rivières comme la Bonaventure en Gaspésie ou la rivière Rouge dans l'Outaouais, où sept entreprises de descente de rivières accueillent annuellement 50 000 visiteurs attirés par les flots tumultueux. Selon les grossistes en écotourisme, qui risquent d'être assaillis quand les revues américaines vont révéler l'existence d'un parcours aussi exceptionnel, personne n'investira néanmoins dans cette destination à moins d'avoir l'assurance ferme que la rivière sera protégée.
Pour Steve Fisher, considéré par la revue Paddler Magazine comme «le meilleur kayakiste au monde», la rivière est non seulement facilement accessible en rafting pour un public non spécialisé, mais aussi pour les experts en kayak de l'Amérique et, d'ailleurs, la Magpie offre un défi sportif incomparable. Ce secret trop bien gardé jusqu'ici sera grandement éventé l'an prochain quand plusieurs magazines américains vont le révéler à la suite des visites organisées à leur intention cet été par la Fondation Rivières.
La société Hydroméga Services, le groupe Aecon et la MRC de la Minganie ont demandé à Québec d'autoriser la réfection du vieux barrage situé complètement en aval de la rivière, près de son embouchure dans le golfe Saint-Laurent. Les audiences publiques sur ce projet se sont terminées récemment. Le projet de centrale porterait de deux mégawatts la puissance installée de l'ancienne centrale à 40 MW celle de la nouvelle, grâce à un rehaussement de neuf mètres de son barrage. Ce dernier créerait un réservoir qui noierait les puissants rapides situés en amont de la centrale, des rapides qui constituent le défi extrême et final de ce nouveau joyau du tourisme d'aventure au Québec. Les promoteurs allèguent de leur côté que la perte de ce rapide n'altère qu'une infime partie de la rivière, d'une longueur totale d'environ 55 km. Québec a même évoqué l'idée qu'on pourrait créer un parc dans l'amont de ce cours d'eau pratiquement vierge de la Côte-Nord.
Mais pour Steve Fisher et pour plusieurs de ses collègues kayakistes, si on noie le dernier rapide, le plus gros, c'est enlever le défi principal de la rivière à ceux qui se seront entraînés à la découvrir pendant trois ou quatre jours. Pour lui, le dernier rapide, classé 5 sur une échelle de 1 à 5, est «tout simplement extraordinaire» et on viendra de loin pour s'y mesurer. Gilles Fortin, qui a écrit le Guide des rivières sportives du Québec en 1980, estime que la Magpie, dont la communauté kayakiste québécoise ignorait les qualités jusqu'à ce qu'une expédition les révèle cet été, est sans contredit à placer en tête des 90 descentes suggérées par son guide.
Ces évaluations qui accordent une note quasi parfaite de 80 % à la Magpie ont permis à Aventure Écotourisme Québec d'évaluer à trois millions par année les retombées éventuelles générées par l'intérêt de cette rivière si la petite communauté de la Côte-Nord fait le pari de la conservation plutôt que de la centrale hydroélectrique, qui rapportera 150 000 $ par an à la MRC et à la municipalité.
Déjà, deux firmes en écotourisme, qui ont participé aux descentes de rafting et de kayak, ont obtenu d'un grossiste en tourisme d'aventure qu'il offre une semaine de visite sur la Côte-Nord en mettant en avant d'autres points d'intérêt majeur pour cette clientèle, qui viserait dans un premier temps la Magpie. Les trois millions de retombées économiques annuelles, selon Pierre Gaudreault, directeur général de l'association qui regroupe les sociétés commerciales d'écotourisme au Québec, ont été calculés à partir de données déjà validées sur des rivières comme la Bonaventure en Gaspésie ou la rivière Rouge dans l'Outaouais, où sept entreprises de descente de rivières accueillent annuellement 50 000 visiteurs attirés par les flots tumultueux. Selon les grossistes en écotourisme, qui risquent d'être assaillis quand les revues américaines vont révéler l'existence d'un parcours aussi exceptionnel, personne n'investira néanmoins dans cette destination à moins d'avoir l'assurance ferme que la rivière sera protégée.
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