Augmentation du taux de recyclage - Les données de Recyc-Québec sont valables
Le dernier bilan sur la gestion des déchets au Québec, élaboré par Recyc-Québec, est valable d'un point de vue technique et comptable, affirment les vérificateurs professionnels qui l'ont passé au peigne fin à le demande du ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair.
C'est ce que révèle le rapport de vérification remis récemment à la direction de Recyc-Québec par la firme comptable Raymond Chabot Grant Thornton, dont Le Devoir a obtenu copie.
Le ministre Mulcair, qui a publiquement émis des doutes sur la valeur de la méthode comptable utilisée par Recyc-Québec, ne voudrait toujours pas que cet organisme public publie son bilan malgré la confirmation de sa valeur par la firme de comptable. On murmure à Québec que la remise en question du bilan sur les déchets vise à préparer le départ du président actuel Recyc-Québec, Jean-Maurice Latulipe, un haut fonctionnaire du ministère de l'Environnement qui a été successivement responsable des dossiers des affaires municipales et de la préparation de la Politique de l'eau. Mais l'entourage du ministre Mulcair nie cette rumeur.
La firme comptable RCGT a visité 30 intervenants majeurs du secteur de la récupération en vue de certifier les quantités déclarées pour 2000 et 2002, qui ont été soumises à Recyc-Québec via le questionnaire standardisé présenté annuellement aux acteurs du milieu. Sur les 11,3 millions de tonnes de déchets générés au Québec en 2002, les sites et opérateurs visités par les comptables en ont géré 68 %, soit 7,8 tonnes, ce qui donne une idée de l'ampleur de la vérification réalisée.
«L'application de ce procédé, conclut le rapport de vérification, nous a permis de constater que la méthodologie utilisée par Recyc-Québec est adéquate. En effet, les écarts retracés résultent d'erreurs cléricales et sont peu significatifs.»
Les experts comptables ajoutent cependant que Recyc-Québec ne possède pas de pouvoirs d'inspection et qu'il n'est pas habilité à exiger une vérification des chiffres que lui soumettent annuellement les institutions et les industriels. Le mandat confié à la firme RCGT n'a pas permis non plus de mesurer l'écart qui pourrait exister entre la réalité et le portrait qui se dégage des questionnaires soumis volontairement.
Mais comme les mêmes acteurs économiques et municipaux ont rempli les mêmes questionnaires en 2000 et 2002, toutes choses étant égales, le portrait du bilan de la gestion des déchets dressé par Recyc dans le rapport toujours sous le boisseau fait état d'une hausse importante de la récupération au Québec.
Les quantités de matières résiduelles dirigées vers le recyclage et la réutilisation se sont accrues en effet de 27 % entre 2000 et 2002, passant de 3,8 millions de tonnes à 4,8 millions de tonnes. Cette augmentation est principalement attribuable au secteur de la construction, de la rénovation et de la démolition, note-t-on dans les Faits saillants du bilan toujours confidentiel.
Le taux de récupération des matières résiduelles fait aussi l'objet d'un autre débat, entre les écologistes et le gouvernement, depuis l'adoption de la politique. Le rapport de Recyc-Québec a l'avantage de dresser un bilan dans le mode de calcul que chacun préfère.
Si on veut déterminer le taux de récupération des matières résiduelles globalement, c'est-à-dire par rapport à la quantité totale de déchets générés, incluant ceux qu'il est impossible de recycler, le taux est passé de 36 à 43 % entre 2000 et 2002.
Si, comme le préconise le gouvernement et la Politique de gestion des déchets, on s'en tient au total des matières potentiellement recyclables (qui constituent une partie du sac vert seulement), le taux augmente alors parce qu'il s'applique à une quantité de déchets moindre: dans ce mode de calcul, le taux de récupération est passé de 39 à 47 % entre 2000 et 2002. Depuis 1988, le taux de récupération a ainsi plus que doublé, selon ce mode de calcul.
Selon l'objectif central de la Politique de gestion des déchets du Québec, 65 % des déchets potentiellement récupérables devront avoir pris le chemin du recyclage d'ici 2008. L'objectif de l'ancienne politique visant à réduire le sac vert au complet, ce qui inclut les déchets impossibles à recycler, et cela dans une proportion de 50 %.
Dans le secteur municipal, la quantité de matières résiduelles récupérée a augmenté de 19,2 %, passant de 501 000 tonnes en 2000 à 597 000 tonnes en 2000, poursuit le bilan de Recyc, soit une hausse moyenne d'environ 10 % par année.
Du côté des industries, commerces et institutions (ICI), la quantité de déchets récupérables a augmenté, passant de 2,1 à 2,4 millions de tonnes, soit une augmentation de 14,5 %. Les matériaux ferreux ont accusé la plus forte hausse mais celle des papiers, cartons, verres et pneus n'a pas été négligeable non plus.
La plus forte augmentation a été réalisée dans le secteur de la construction, alors que la quantité de débris récupérés passait de 1,1 million à 1,8 million de tonnes, soit une hausse de 56 %. L'essentiel des matériaux recyclés ici est constitué d'agrégats d'asphalte et de béton.
C'est ce que révèle le rapport de vérification remis récemment à la direction de Recyc-Québec par la firme comptable Raymond Chabot Grant Thornton, dont Le Devoir a obtenu copie.
Le ministre Mulcair, qui a publiquement émis des doutes sur la valeur de la méthode comptable utilisée par Recyc-Québec, ne voudrait toujours pas que cet organisme public publie son bilan malgré la confirmation de sa valeur par la firme de comptable. On murmure à Québec que la remise en question du bilan sur les déchets vise à préparer le départ du président actuel Recyc-Québec, Jean-Maurice Latulipe, un haut fonctionnaire du ministère de l'Environnement qui a été successivement responsable des dossiers des affaires municipales et de la préparation de la Politique de l'eau. Mais l'entourage du ministre Mulcair nie cette rumeur.
La firme comptable RCGT a visité 30 intervenants majeurs du secteur de la récupération en vue de certifier les quantités déclarées pour 2000 et 2002, qui ont été soumises à Recyc-Québec via le questionnaire standardisé présenté annuellement aux acteurs du milieu. Sur les 11,3 millions de tonnes de déchets générés au Québec en 2002, les sites et opérateurs visités par les comptables en ont géré 68 %, soit 7,8 tonnes, ce qui donne une idée de l'ampleur de la vérification réalisée.
«L'application de ce procédé, conclut le rapport de vérification, nous a permis de constater que la méthodologie utilisée par Recyc-Québec est adéquate. En effet, les écarts retracés résultent d'erreurs cléricales et sont peu significatifs.»
Les experts comptables ajoutent cependant que Recyc-Québec ne possède pas de pouvoirs d'inspection et qu'il n'est pas habilité à exiger une vérification des chiffres que lui soumettent annuellement les institutions et les industriels. Le mandat confié à la firme RCGT n'a pas permis non plus de mesurer l'écart qui pourrait exister entre la réalité et le portrait qui se dégage des questionnaires soumis volontairement.
Mais comme les mêmes acteurs économiques et municipaux ont rempli les mêmes questionnaires en 2000 et 2002, toutes choses étant égales, le portrait du bilan de la gestion des déchets dressé par Recyc dans le rapport toujours sous le boisseau fait état d'une hausse importante de la récupération au Québec.
Les quantités de matières résiduelles dirigées vers le recyclage et la réutilisation se sont accrues en effet de 27 % entre 2000 et 2002, passant de 3,8 millions de tonnes à 4,8 millions de tonnes. Cette augmentation est principalement attribuable au secteur de la construction, de la rénovation et de la démolition, note-t-on dans les Faits saillants du bilan toujours confidentiel.
Le taux de récupération des matières résiduelles fait aussi l'objet d'un autre débat, entre les écologistes et le gouvernement, depuis l'adoption de la politique. Le rapport de Recyc-Québec a l'avantage de dresser un bilan dans le mode de calcul que chacun préfère.
Si on veut déterminer le taux de récupération des matières résiduelles globalement, c'est-à-dire par rapport à la quantité totale de déchets générés, incluant ceux qu'il est impossible de recycler, le taux est passé de 36 à 43 % entre 2000 et 2002.
Si, comme le préconise le gouvernement et la Politique de gestion des déchets, on s'en tient au total des matières potentiellement recyclables (qui constituent une partie du sac vert seulement), le taux augmente alors parce qu'il s'applique à une quantité de déchets moindre: dans ce mode de calcul, le taux de récupération est passé de 39 à 47 % entre 2000 et 2002. Depuis 1988, le taux de récupération a ainsi plus que doublé, selon ce mode de calcul.
Selon l'objectif central de la Politique de gestion des déchets du Québec, 65 % des déchets potentiellement récupérables devront avoir pris le chemin du recyclage d'ici 2008. L'objectif de l'ancienne politique visant à réduire le sac vert au complet, ce qui inclut les déchets impossibles à recycler, et cela dans une proportion de 50 %.
Dans le secteur municipal, la quantité de matières résiduelles récupérée a augmenté de 19,2 %, passant de 501 000 tonnes en 2000 à 597 000 tonnes en 2000, poursuit le bilan de Recyc, soit une hausse moyenne d'environ 10 % par année.
Du côté des industries, commerces et institutions (ICI), la quantité de déchets récupérables a augmenté, passant de 2,1 à 2,4 millions de tonnes, soit une augmentation de 14,5 %. Les matériaux ferreux ont accusé la plus forte hausse mais celle des papiers, cartons, verres et pneus n'a pas été négligeable non plus.
La plus forte augmentation a été réalisée dans le secteur de la construction, alors que la quantité de débris récupérés passait de 1,1 million à 1,8 million de tonnes, soit une hausse de 56 %. L'essentiel des matériaux recyclés ici est constitué d'agrégats d'asphalte et de béton.
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