Mulcair est accusé de cautionner le saccage du marais du Tremblay
En déclarant que les empiètements sur le marais du Tremblay, à Longueuil, s'effectuent de façon légale, le ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, avalise des comportements et des pratiques destructrices de l'environnement dans un des derniers grands milieux humides de la région métropolitaine.
C'est ce dont l'ont accusé hier la présidente du Centre d'information sur l'environnement de Longueuil, Geneviève Audet, et le porte-parole de la coalition Sauvons nos boisés et milieux humides, Tommy Montpetit, après avoir entendu le ministre Mulcair déclarer à la radio que les travaux en cours dans le boisé du Tremblay s'effectuent conformément à la Loi québécoise sur la qualité de l'environnement (LQE). Comme si cela mettait fin au débat...
Les deux groupes ne contestent pas le fait que le ministère a bel et bien émis un certificat d'autorisation pour les travaux en cours, mais ils soutiennent que «cette autorisation n'aurait jamais dû être émise» et qu'un ministère vigilant devrait l'annuler juridiquement et mettre fin aux travaux en raison de la rareté et de la valeur des espèces présentes.
Les deux organismes ont commencé cet été à s'opposer aux empiètements des promoteurs et de la Ville de Longueuil, qui va jusqu'à demander à leur place les certificats d'autorisation requis par la loi. Ils ont reçu récemment l'appui d'André Francoeur, professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi, et de Georges Brossard, fondateur de l'Insectarium.
Les deux groupes accusent le ministère de l'Environnement d'avoir émis un certificat d'autorisation en mai tout en sachant qu'en résulterait la destruction de milieux humides de grande valeur, d'écosystèmes rares en Montérégie où se retrouvent des espèces menacées et vulnérables, ce qui est contraire à son mandat. La direction ministérielle de la Montérégie, ajoutent les deux groupes, a agi sans même consulter une carte précise des milieux humides de l'endroit, a cédé sa responsabilité d'inventorier le milieu à la Ville plutôt qu'à des services gouvernementaux, n'a pas suivi l'avis de la Société de la faune et des parcs (FAPAQ) en autorisant le déplacement de rainettes faux-grillons et n'a pas non plus tenu compte de la présence dans le secteur de fourmilières géantes, très rares au Québec, qui ont été rasées par des camions pour l'installation d'une cabane à explosifs.
Depuis, le ministère des Pêches et Océans enquête sur de possibles infractions à la Loi sur les pêcheries découlant de travaux qu'auraient effectués les promoteurs dans des cours d'eau, au point de les obstruer et de les détourner.
C'est ce dont l'ont accusé hier la présidente du Centre d'information sur l'environnement de Longueuil, Geneviève Audet, et le porte-parole de la coalition Sauvons nos boisés et milieux humides, Tommy Montpetit, après avoir entendu le ministre Mulcair déclarer à la radio que les travaux en cours dans le boisé du Tremblay s'effectuent conformément à la Loi québécoise sur la qualité de l'environnement (LQE). Comme si cela mettait fin au débat...
Les deux groupes ne contestent pas le fait que le ministère a bel et bien émis un certificat d'autorisation pour les travaux en cours, mais ils soutiennent que «cette autorisation n'aurait jamais dû être émise» et qu'un ministère vigilant devrait l'annuler juridiquement et mettre fin aux travaux en raison de la rareté et de la valeur des espèces présentes.
Les deux organismes ont commencé cet été à s'opposer aux empiètements des promoteurs et de la Ville de Longueuil, qui va jusqu'à demander à leur place les certificats d'autorisation requis par la loi. Ils ont reçu récemment l'appui d'André Francoeur, professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi, et de Georges Brossard, fondateur de l'Insectarium.
Les deux groupes accusent le ministère de l'Environnement d'avoir émis un certificat d'autorisation en mai tout en sachant qu'en résulterait la destruction de milieux humides de grande valeur, d'écosystèmes rares en Montérégie où se retrouvent des espèces menacées et vulnérables, ce qui est contraire à son mandat. La direction ministérielle de la Montérégie, ajoutent les deux groupes, a agi sans même consulter une carte précise des milieux humides de l'endroit, a cédé sa responsabilité d'inventorier le milieu à la Ville plutôt qu'à des services gouvernementaux, n'a pas suivi l'avis de la Société de la faune et des parcs (FAPAQ) en autorisant le déplacement de rainettes faux-grillons et n'a pas non plus tenu compte de la présence dans le secteur de fourmilières géantes, très rares au Québec, qui ont été rasées par des camions pour l'installation d'une cabane à explosifs.
Depuis, le ministère des Pêches et Océans enquête sur de possibles infractions à la Loi sur les pêcheries découlant de travaux qu'auraient effectués les promoteurs dans des cours d'eau, au point de les obstruer et de les détourner.
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