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L'entrevue - Écologie: être de tous les fronts

Étienne Côté-Paluck   21 juillet 2008  Environnement
Éric Darier. Photo: Greenpeace
Éric Darier. Photo: Greenpeace
Le mouvement écologiste croissant a déjà gonflé à 32 000 le nombre des membres québécois du groupe de pression indépendant Greenpeace. La proportion de ces membres québécois du groupe fondé à Vancouver en 1971 est passée en quelques années de 2 % à 40 % de l'ensemble des membres canadiens. Le Devoir a rencontré Éric Darier, nouveau directeur de la section québécoise de l'organisme. Il vient d'entrer en poste la semaine dernière et remplace du même coup le très charismatique Steven Guilbeault.

La crise écologique dans le monde occidental est majeure, plus besoin de le rappeler. Le mode de vie dans les pays riches est excessif, le Commissaire au développement durable du Québec affirmant même qu'il faudrait trois planètes pour répondre aux besoins de tous les habitants de la Terre s'ils avaient le même mode de vie que les Québécois.

«À Londres, Paris ou New York, c'est complètement fou», remarque Darier, rencontré dans un parc montréalais. En plus d'études doctorales à McGill, il a enseigné les questions écologiques et politiques pendant près de quinze ans dans plusieurs villes en Europe et en Amérique du Nord. «Ils font bien plus d'argent que nous sur papier, mais, au bout du compte, à quoi cela sert-il? Quel est l'intérêt de la vie? Qu'est-ce qui est important? La plupart des gens au Québec, en s'exprimant en termes de conciliation famille-travail, mettent le doigt sur le problème. Ce qui est important, ce sont les rapports humains: avec la famille, avec les enfants, avec les amis. Le type de consommation encouragé actuellement se base sur une disponibilité illimitée des ressources naturelles. Ce modèle est terminé. Depuis cinquante ans, notre modèle de consommation se centre sur le réflexe d'aller au centre d'achat ou de prendre sa voiture quand on cherche quelque chose à faire. Cette situation n'est pas venue toute seule: elle a été construite, nous avons été conditionnés à ce réflexe.»

Coauteur et principal coordonateur du livre Discourses of the Environment paru en 1998, Éric Darier travaille chez Greenpeace depuis huit ans et a publié en janvier dernier une lettre ouverte dans Le Devoir. Sur un ton légèrement ironique, il réclamait le droit à la paresse, en référence à Paul Lafargue, le beau-fils de Karl Marx. Celui-ci affirmait au XIXe siècle que les progrès technologiques permettaient de faire en trois heures l'équivalent de ce qui se faisait en une journée 100 ans plus tôt. Trois heures de travail par jour devraient ainsi être suffisantes pour se vêtir et se nourrir, affirmait-il à l'époque.

«Au Québec, les gens se rencontrent très souvent dans les centres d'achat. Pourquoi ne pas développer de nouveaux espaces publics? La crise écologique nous indique que le modèle actuel ne peut plus se généraliser ni se perpétuer. Nous avons une responsabilité morale et nous devons collectivement envoyer un message. Ce ne sont pas les gens du Sud qui doivent réviser leurs façons de faire.»

La société moderne a développé des mécanismes de production très efficaces. Basé sur une croissance perpétuelle, ce modèle économique pousse les gens vers la consommation et donne à celle-ci un sens affectif et émotif.

«Après près de 250 ans, la modernité occidentale s'épuise. Elle a créé des conditions de liberté et d'autonomie impensables aux époques qui l'ont précédée. Mais le coût écologique de ce modèle est colossal. Nous sommes présentement à un tournant historique, dont les changements climatiques sont un symptôme. D'ici à 2030, si on n'agit pas de façon très ferme et déterminée, nous aurons beaucoup plus que deux degrés de réchauffement! Et cela provoquera sans doute des conséquences qu'on n'arrive même pas à envisager à l'heure actuelle. L'Allemand Ulrich Beck parle de modernisation écologique, c'est-à-dire de s'appuyer sur les énergies de la modernité pour agir.»

Beck pose en effet que le modèle de la croissance économique ne prend pas en compte les limites des ressources dont il prône l'exploitation. Il possède par contre un dynamisme propre dont la mouvance écologiste pourrait tirer profit.

«La question est donc de savoir si ce dynamisme peut transformer le modèle de façon à ce qu'il soit plus durable. Sans faire du "catastrophisme", l'enjeu est la survie de l'espèce humaine.»

«On note présentement en Amérique du Nord et spécialement au Québec, où le discours écologiste semble avoir plus de prise, une montée de la culpabilisation, et je pense que c'est un grand danger. Consommer et manger "local" a certes un impact et les individus doivent agir sur leur environnement immédiat. Mais la structure de production doit aussi être modifiée. C'est bien plus compliqué que de faire du recyclage ou d'interdire le phosphate dans les détergents de lave-vaisselle. Nous le remarquons au niveau des médias qui répètent souvent: "Il faut plus que faire du recyclage, il faut planter des arbres le long des rives, etc." C'est vrai qu'il faut donner un peu d'espoir: si on dit que la planète est foutue, personne ne va se mobiliser. Et je ne crois pas que la planète soit foutue. Mais il faut aussi trouver des solutions collectives. Même si, souvent, on n'aime pas les gouvernements, les partis, les entreprises, il faut opérer ce virage au sein de ces partis et de ces entreprises.»

À l'aide d'outils communicationnels souvent provocateurs, Greenpeace a soulevé des enjeux bien précis. Steven Guilbeault avait escaladé en 2001 la tour du CN à Toronto pour mettre en lumière les changements climatiques, encore très peu connus à cette époque. Dernièrement, leur campagne sur les déchets électroniques et la publication d'un palmarès des entreprises informatiques les plus écologiques ont réussi à sensibiliser ce secteur. La célèbre société Apple se retrouvait à la fin de cette liste l'année dernière, mais elle a annoncé depuis des mesures concrètes pour améliorer ses performances écologiques. Les notes des entreprises inscrites à ce palmarès ne dépassent que rarement les 60 %. Cependant, par ce moyen, une concurrence a été créée entre les divers acteurs du milieu afin de faire meilleure figure.

«Il faut être sur tous les fronts, rappelle Darier. C'est là la stratégie de Greenpeace: agir au niveau global et créer en même temps des outils permettant d'agir localement. Il y a urgence et il ne faut surtout pas abandonner. Pour les institutions, il faudrait développer un réflexe vert. Les entreprises et les gouvernements devraient évaluer les conséquences écologiques de tout nouveau projet. Ils le font pour les coûts financiers. Alors, tout budget devrait être accompagné d'une analyse des impacts écologiques. En théorie, cela devrait se faire, sauf que les procédures gouvernementales sont très peu transparentes. Par exemple, le projet de loi C-33 du gouvernement fédéral sur les agrocarburants a été adopté, mais les évaluations écologiques commandées par le gouvernement n'ont jamais été dévoilées. Pourtant, tous les scientifiques spécialistes de l'éthanol se disent que ça n'a pas de bon sens à plusieurs niveaux.»

Éric Darier est porté par l'urgence d'agir. Son espoir, au Québec en particulier, réside dans les avantages historiques de cette province qui, depuis la Révolution tranquille, s'est doté d'outils collectifs. Quoiqu'affaiblies, ces structures sont toujours en place dans la plupart des cas. Le Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) en est un bon exemple. «La plupart des gens, plus particulièrement les politiciens et les gestionnaires, connaissent très bien tous les enjeux écologiques, ce n'est donc pas le manque d'information qui pose problème. Il appartient maintenant aux citoyens d'exiger des changements de structure et ainsi reprendre le contrôle de l'ordre du jour politique!»

***

Collaborateur du Devoir






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Vos réactions

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  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 21 juillet 2008 01h49
    Avec l'omniprésence du discours vert, c'est pas surprenant qu'il y ai des nouveaux disciples.
    « Le discours vert est partout, et il nous annonce la fin du monde. Il est donc normal que plusieurs personnes se sentent concerné, dans mon cas, ça a l'effet inverse, comme le discours est truffé de mensonges et de demi vérités, je m'éloigne de plus en plus de cette mouvance.

    Le CO2, c'est un gaz vert. C'est un fertilisant pour les plantes en plus d'être non toxique. De plus, on est loin d'avoir démontré qu'il cause les changements climatiques actuels qui pourraient être interpreté à 100% d'ordre naturels.

    Mais comme la machine à piastre verte s'est trouvé un nouveau filon, elle l'exploiter un max.

    Greenpeace, c'est tout sauf des scientifiques, par contre, coté communication, ils excèllent, ils m'énarvent comme on dit. »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    lundi 21 juillet 2008 09h33
    Encore cette fausse prédiction du réchauffement planétaire !
    « Le remplaçant de Steven Guilbeault à Greenpeace, Éric Darier, semble plus modéré et sérieux que son prédécesseur. Mais il fait encore des affirmations qui n'ont aucun fondement scientifique. En voici une pour le moins excessive :

    « D'ici à 2030, si on n'agit pas de façon très ferme et déterminée, nous aurons beaucoup plus que deux degrés de réchauffement! »

    De telles affirmations sont basées sur des modèles d'anticipation climatique qui n'ont aucune crédibilité scientifique. Pourquoi continuer de les répandre, alors que la plupart des scientifiques sérieux sont convaincus que l'on ne peut et ne pourra jamais prévoir le climat ou le degré de température qu'il fera dans une semaine, encore moins dans vingt ou trente ans. Ce que montrent par contre clairement des mesures de la température actuelle va tout à fait à l'opposé : des refroidissements un peu partout, tant chez nous qu'en Europe où hier un ami nous disait qu'il faisait onze petits degrés à Paris.

    Pourquoi reprendre ces prédictions insensées sur le soi-disant réchauffement ? Tant d'autres combats écologiques seraient à menés d'urgence, dont trois prioritaires : la faim dans le monde, le manque d'eau potable et les déchets domestiques. Pourquoi ajouter cette fausseté catastrophiste sur le climat qu'il fera demain ? Parce que c'est ce qui fait le plus peur ? Ces Cassandres à répétition ne finiront-elles pas par enlever toute crédibilité à la cause écologiste ? Nous ne savons rien du climat de demain, mais il se pourrait que nous allions plutôt vers une petite glaciation, comme il s'en est produit de nombreuses depuis des millions d'années.

    Oui il est bon de diminuer les émissions de gaz carbonique pour mieux respirer dans nos cités. Mais de là à annoncer des catastrophes de réchauffement et d'inondations dans les décennies à venir, l'énormité du manque de rigueur devrait amener ces nouveaux adhérents québécois à Greenpeace à s'interroger sur les cibles à déterminer pour un combat réaliste contre la véritable pollution et pour un mieux-être de l'humanité. Le carbone est un leurre et Stéphane Dion se trompe quand il emboite le pas à des «conteurs de peurs» comme Hulot et Bové en France, et surtout ce Gore qui s'enrichit grâce à la disgrâce d'un Bush dont il prend la contrepartie. Le géologue Claude Allègre vient de publier en France un petit livre qui se vend à 11.95$ : Ma vérité sur la planète. Sa vérité devrait devenir en grande partie la nôtre, car nous sommes en train, au Québec, de nous engouffrer dans la plus grande mystification des temps modernes : l'illusion que les activités humaines sont en train de réchauffer la planète. »

  • Stéphane Doré
    Abonné
    lundi 21 juillet 2008 09h58
    Moi je trouve le discours de M. Darier plutôt pragmatique et non pas alarmiste
    « Sommes-nous en mesure de se mettre d'accord sur au moins une chose? Il faut des voix pour dénoncer les problèmes de nos sociétés, les abus corporatifs, le silence complice de beaucoup trop de média.

    À ce niveau-là, et nonobstant la "vulgarité" scientifique sur certain aspect, je trouve que Greenpeace fait une maudite bonne job.

    Et comme dans toute chose, il ne faut pas s'en remettre qu'à eux. C'est notre devoir de citoyen (car les citoyens n'ont pas que des droits, mais aussi des devoirs) de s'informer à plus d'une source.

    Heureusement, il y a de plus en plus de bonnes sources, indépendantes et sérieuses pour s'informer de l'évolution de notre monde.

    Ça c'est encourageant. »

  • Denis Lacroix
    Inscrit
    lundi 21 juillet 2008 10h05
    Recyclage - site d'enfouissement...
    « Envoyger des choses au site d'enfouissement, c'est la dernière chose à faire... recycler... oui, mais le meilleur "c'est faire durer", réutiliser; imaginer tous les contenants en épicerie, si on les "réutiliserait"... on le fait pour les bouteilles de bière! Si on faisait "durer" un ordinateur! et combien d'autres biens: voiture, mobilier... La publicité et la "piastre", c'est comme un os... ça n'en fait marcher du monde!...

    D. Lacroix, St-Edouard-de-Lotbinière »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 21 juillet 2008 10h27
    L'Écologie pollue aussi.
    « « Au Québec, les gens se rencontrent très souvent dans les centres d'achat. » Ne pourrait-on pas dire « se croisent »? je n'y vais pas justement parce que nous bous croisons et non rencontrons?

    « Après près de 250 ans, la modernité occidentale s'épuise. Elle a créé des conditions de liberté et d'autonomie impensables aux époques qui l'ont précédée. Mais le coût écologique de ce modèle est colossal. » Une modernité qui « s'épuise », là c'est une nécessité d'expliciter cette idée car on ne voit pas trop bien le sens? Puis, vous pensez peut-être que les « conditions de liberté et d'autonomie » comme modèle à un coût écologique colossal? Si on vous entend, cela signifie que la liberté pose problème? Il est vrai que certain(e)s pensent que l'écologisme est un nouveau totalitarisme. Ce n'est pas claire comme explication et plutôt dangereuse. La modernité n'aurait-elle que 250 ans?

    « On note présentement en Amérique du Nord et spécialement au Québec, où le discours écologiste semble avoir plus de prise, (...) » À part nos boîtes vertes de recyclages, on a remarqué les milliers de détritus jetés par terre sur les plaines d'Abraham pour le fameux concert. Vu d'hélicoptère, c'est impressionnant come prise de conscience planétaire de la propreté écologique.

    Ce n'est pas cohérent comme explication et o ne peut adhérer à ce discours qui n'est, justement, qu'un discours. Parler n'est pas agir. Il n'y a aucune preuve actuellement de manière rigoureuse qui expliquerait le pseudo changement climatique. Je pense aussi qu'à ce niveau que la pensée comme le discours écologique sont pollués à tel point que ça met la planète en danger ainsi que les libertés humaines. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 21 juillet 2008 10h54
    Quand le droit de précaution ne s'applique pas aux verts
    « Le droit de précaution que les verts imposent aux autres, ne s'applique pas à eux.

    Personne ne peut confronter leurs assertions prises comme des vérités de la palice alors que le scepticisme qui les caractérise n'est pas au rendez-vous quand ils parlent de leur conviction du réchauffement climatique. Nous laisser croire qu<'en 2030 on va accentuer de plus de 2 degré la température moyennne du globe est de la foutaise pure et simple. L'effet de serre nous protège des rayons solaires et diminuer son volume équivaut à diminuer la nourriture des plantes, de la verdure en plus de nous exposer à des fluctuations de tempérantures extrêmes. Ces gens nous apportent la catastrophe par leurs agissements et leur discours pas toujours scietifique.

    À quand un débat scientifique sur leur religion verte ??? Jamais, on préfère nous inculquer des vérités pas toujours appuyées par des données éprouvées. D'ailleurs plusieurs scientifiques de renom contestent les assertions du GIEC. D'ailleurs le GIEC a changé de discours en paerlant maintenant de changements climatiques au lieu de réchauffement climatique. Mais Greenpeace garde son éternel record. Avons-nous eu l'hiver le moins neigeux de l'histoire ? NON Avons-nous présentement un été de canicule record ? Non, il pleut et parfois on gèle... Alors où s'en va leur doctrine que prêchait le théologien Steven Guilbault? Nulle part, sauf de gaspiller temps et argent à une cause perdue d'avance. Kyoto auquel ils tiennet tant coûte au Canada seulement 200 milliards. On coupe quoi dans le budget pour répondre à leur lubie climatique? Comme si l'homme, ce prétentieux, pouvait imposer sa présence à l'univers astral. Ca doit être parce que les gens ne nettoient pas leur perron que Mars, Jupiter et toutes les autres planètes autour du soleil se réchauffent...

    On nous a dit "sauvons un arbre" et remplacons nos sacs d'épicerie en papier par des sacs en plastique à base de pétrole. Puis on nous a dit que les sacs en plastique polluent alors on les remplace par des sacs durables "Made in China" le pays le plus pollué au monde... Il faut transporter ces produits d'un bout à l'autre de la terre et on utilise de l'énergie pour le faire. Mais c'est pas grave, ces erreurs de solutions sont oubliées, C'est l'intention qui compte et que le mesage passe auprès des crédules et dses suiveux. Il en est de même des lumières fluocompactes qui ne sont plus aussi écologiques que promis et par surcroît l'Éthanol qui est en train d'affamer des populations entières et nous appauvrir par l'augmentation du prix des denrées de base.

    Quand Al Gore, leur gourou, nous dit d'économiser l'énergie, lui se promène en jet pour diffuser son message et utilise vingt fois plus d'énergie que la normale pour son domicile. Mis à part les centaines de millions qu'il engrange en endoctrinant les crédules avec l'aide de Greenpeace, il ne pratique poas ce qu'il prêche. Pas grave... Au fait, l<d'p<^`u provient le budget annuel de plus de 100 millionsa de Greenpeace ? Sûrement pas de 32,000 québécois à coup de 5$. Qui supporte secrètement ces hurluberlus du climat qui possdent plus 750 millions d'actifs??? Ca fait pas mal de 5$ ca...

    Pire, on ostracise toute personne qui ose dire le contraire même si ces dires sont appuyés par des dizaines de milliers de scientifiques et des centaines d'études contradictoires. Il y a une pétition suignée par 32,000 scientifiques mais c'est rien, ce sont des hérétiques probablement, écoutons-les pas...

    Le vrai problème est d'écouter les messages de ces alarmistes qui n'ont aucune solution durable à nous offrir.

    Pendant ce temps Maude Barlow s'époumonne à dire que l'accès à l'eau est de plus en plus restreint et Bjorn Lomborg se dresse avec son Consensus de Copenhague pour utiliser les milliards s'envolant en fumée dans l'hystérie du réchauffement à nourir le monde à la place...

    Enfin nos écolos de fortune, travaillent à nous appauvrir en faisant gonfler artificiellement les prix pour leur cause et à rendre moins productive la terre qui nous nourrit en interdisant l'utilisation des OGM et des engrais quand il le faut. Ce qui fait dire au père de la révolution verte Normand Borlaug, prix Nobel de la paix qui a nourrit des millions de gens, ceci tiré d'un éditorial publié par l'Institut Économique Molinari «Nourrir la planète, aujourd'hui encore...». Les gens de Greenpeace vont se reconnaître :

    Il n'apprécie guère « les utopistes bien nourris qui vivent dans les beaux quartiers et viennent dans le Tiers Monde pour y causer de graves dommages » en effrayant les populations et en bloquant l'usage des biotechnologies. Ces militants particulièrement durs ont ainsi persuadé la Zambie de laisser sa population mourir de faim plutôt que de leur permettre de manger du maïs OGM donné par les États-Unis. Ils s'opposent également aux insecticides pour combattre la malaria, aux énergies fossiles, aux barrages hydroélectriques, et à l'énergie nucléaire pour produire une énergie abondante, fiable et peu chère dans les pays pauvres.

    « Notre planète compte 6,5 milliards d'habitants, explique Borlaug. Je vous en prie, utilisez du fumier. Vous ne pouvez pas rester assis à ne rien faire. Mais si l'on utilise que des engrais organiques et des méthodes naturelles sur les terres arables existantes, nous ne pouvons nourrir que 4 milliards de personnes. J'ai du mal à imaginer 2,5 milliards de personnes se portant bénévoles pour disparaître. »

    Produire 7 milliards de gallons d'éthanol en 2007 a nécessité une croissance de la culture du maïs sur une surface équivalente à celle de l'Indiana, en plus de grandes quantités d'eau, d'insecticide, d'engrais et de pétrole. C'est la raison principale pour laquelle les coûts du Programme Alimentaire Mondial ont augmenté de 40 % depuis juin 2007, forçant le PAM à rationner l'aide alimentaire, et plongeant dans la faim des millions de personnes. Cette situation est insoutenable, tant au point de vue moral, économique, qu'écologique.

    Les semences OGM ont des rendements plus élevés, permettent une meilleure nutrition, sont plus résistantes aux insectes, aux parasites et aux maladies. Enfin, elles nécessitent moins d'eau et d'insecticides. De nouvelles variétés sont développées, qui croissent mieux dans des conditions de sécheresse ou dans des milieux très humides, et qui pourraient aider à fournir des vaccins et des éléments nutritifs antidiarrhéiques.

    Les biotechnologies libèrent les agriculteurs les plus pauvres des chaînes d'une nature potentiellement destructrice. Ils paient les semences plus cher, mais ils utilisent moins d'eau et d'insecticides, obtiennent de meilleurs rendements et gagnent plus d'argent. Les paysans d'Afrique du Sud qui sont passés aux plants OGM peuvent en témoigner. Les agriculteurs au Brésil, en Chine, en Inde, aux Philippines et dans d'autres pays racontent des histoires similaires.

    Du fait de ses réalisations, Norman Borlaug est connu dans de nombreuses régions d'Afrique, bien qu'il soit ignoré aux États-Unis. Il faut dire qu'il a accompli une large part de son travail hors de son pays. Mais cela reflète aussi le fait que son soutien aux engrais chimiques et aux biotechnologies l'ont mis en porte-à-faux avec des environnementalistes et des journalistes qui ne partagent pas ses vues sur ces questions.

    Fin de l'extrait

    Ces gens nous conduisent vers la simplicité volontaire contre notre gré et ce, sans débat. Ces gens n'ont aucune autre solution que de décroitre notre économie et par conséquent notre niveau de vie ainsi que la diminution drastique de la population mondiale. Tout un programme d'avenir que de revenir au temps des "Arpents verts" et comme le disait Zsa Zsa Gabor «Adieu la belle vie, arpents verts nous voici...» »

  • Jean-Pierre Brodeur
    Abonné
    lundi 21 juillet 2008 11h43
    Le cynisme d'Ancien Régime de la surconsommation
    « Nier les preuves scientifiques du Groupe international d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) et de combien d'autres savants qu'on a voulu faire taire comme le montre avec tellement d'exemples et de preuves à l'appui Marie-Monique Robin dans son livre et son film sur MONSANTO, ce déni parfois enrobé d'humour ne rappelle-t-il pas ces aristocrates poudrés et à talons hauts de l'Ancien Régime de France qui, aveuglés par leurs privilèges de repus de bien-pensants, n'ont jamais vu venir la Révolution?
    Jean-Pierre Brodeur »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 21 juillet 2008 11h55
    Le paradoxe d'être de tous les fronts
    « Dans son dernier rapport 2007, le GIEC assure que « les effets des ICU (ilôts de chaleur urbain) sont réels, mais locaux, et ont une influence négligeable sur les valeurs [de hausse] (moins de 0,006°C par décennie sur les terres et zéro sur les océans ». Le chiffrage est remarquablement précis : six millièmes de degré par décennie, six centièmes par siècle. Alors que les marges d'erreurs des bases mondiales de référence sont de l'ordre du dixième de degré, même aujourd'hui, et atteignent facilement +/-0,2°C au début du siècle, lorsque le monde était bien moins peuplé et urbanisé. Le simple fait que le GIEC évalue une influence de l'ordre de 0,06°C sur un siècle, alors même que les très étudiés forçages anthropiques varient encore du simple au quadruple, est assurément une prouesse donnant à réfléchir.

    Mal leur en pris, même si le GIEC qualifie de négligeable le phénomène de concentration urbaine comme cause de réchauffement dans sa lutte au CO2, les gens de Greenpeace l'utilise dans leur argumentation pour venir nous imposer les édits du GIEC qui sont la base scientifique de leur action. Pardoxal, hein !!! Ca doit être ca être de tous les fronts commme le titre de l'article le dit. On hésite pas à se contredire...

    Voilà ce qui arrive quand on pense que la pensée unique est la vérité infuse. On n'hésite pas à dire le contraire du moment que les gens croient à la propagande orchestrée et non scientifiquement prouvée et que les "arpents verts " sont à la mode. Comment le GIEC peut être si précis alors que les mêmes ordinateurs qu'il utilise ont de la misère à nous donner les prévisions météologiques 48 heures d'avance sans se tromper.

    Ces gens ont-ils un don de voyance inné, sont-ils des charlatans du climat ou les ordis qu'ils utilisent se trompent encore? Affirmer que ces gens détiennent la vérité et les solutions tient du prodige. Et dire que Gore sur l'ordre de Clinton supervisait le passage de l'an 2000 aux USA. Ce fameux bogue des ordinateurs qui devaient tous s'arrêter en même temps le 31 décembre 1999 et qui aujourd'hui nous prédisent avec précision une catastrophe en l'an 2100... Y a de quoi être un peu sceptique et d'user du principe de précaution envers ces gens, n'est-ce pas ??? »

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    lundi 21 juillet 2008 12h09
    Avec l'omniscience des gens de droite; en déni clinique, pas surprenant que l'on
    « ait encore droit à des commentaires irresponsable et médiévaux comme ceux de Monsieur Pageau, il n'est manifestement pas de la même planète que nous. La déforestation massive ? Les espèces animales proches de l'extinction, l'effondrement des stocks de pêche ( la Morue par exemple ) La fonte des calottes glacières, l'air pollué des grandes villes, les mers et eaux contaminés ?
    Je ne comprends pas du tout comment des gens comme Monsieur Pageau font pour tenir ce type de discours ? Pourquoi ? Pourquoi parle til de disciples; que connait til des centaines de groupes environnementaux qui luttent farouchement souvent avec des tire pois pour que l'on ait un minimum de nature décente, qui luttent valeureusement avec souvent peu de moyens pour faire en sorte que l'on vive dans un monde un peu plus propre. vous en profitez aussi n'est-ce pas Monsieur Pageau ?
    Non décidément va falloir que quelqu'un m'explique quelle est la motivation des Monsieurs Pageau de la Terre.
    En passant je connais une peu Éric Darier et c'est un très chic type.
    Pierre Véronneau
    V-P Association Québécoise de Lutte contre la Pollution Atmosphérique
    Montréal »

  • François Décary-Gilardeau
    Inscrit
    lundi 21 juillet 2008 12h15
    Belle vision
    « Je suis heureux de voir la vision si bien exprimée du nouveau directeur de la section Québec de GreenPeace. Il va sans dire que je me retrouve complètement dans ce message.

    Tout d'abord, il faut recréer des espaces communs, où la discussion et la concertation est possible. À Deschambault, mon petit village natal, depuis la mise sur pied du marché public chaque samedi matin, des centaines de personnes se rencontrent pour faire leurs emplettes, mais également pour discuter un peu.

    Il faut se recentrer sur des valeurs humaines, refuser les inégalités criantes qui ont été accentué au cours des dernières années alors que beaucoup de "richesse" était créer et que l'on surutilisait les ressources naturelles.

    Étant moi même un jeune homme, je vous confirme que mes idéaux semblent en pleine contradiction face à ceux des générations précédentes, non seulement par rapport à l'environnement, mais également au mode de vie. En terme d'emploi, je ne valorise guère le salaire (tant que j'ai assez pour vivre simplement), mais recherche surtout un travail qui me permet de concilier ma profession et ma vie, qui me permette de m'impliquer, me divertir, voir ma famille et mes amis et en prendre soin, tout en travaillant pour une organisation qui réponde à mes valeurs.

    Contre la publicité et la société de consommation, il faut s'éloigner de cette boulimie qui au bout du compte ne nous rendra jamais plus heureux. C'est très simple, travailler, s'impliquer, prendre à coeur l'environnement, c'est s'assurer que l'on lègue un milieu de vie de qualité aux générations futures. »

  • Maurice Monette
    Abonné
    lundi 21 juillet 2008 12h39
    La cause initiale était bonne mais...
    « La cause initiale qui avait motivée la mise sur pieds du mouvement "GREENPEACE" en 71 était d'avant-garde à cette époque et visionnaire du maëlstrom de SUR-consommation dans lequelle a société humaine a été entraînée bien malgré elle. Car, il faut bien le spécifier, c'est très inconsciemment que celle-ci a été amenée à consommer plus que ses besoins primaires.

    Avant juin 1989, avant que karol wojtyla alias jean-paul II ne cède la gestion du pécule mondial aux divers gouvernements démocratiques de la planète, on avaient atteint un certain "CLIMAX" dans la saine utilisation des ressources naturelles à notre disposition et l'avidité de profits monétaires. Il y avait des limites d'exploitation à respecter pour protéger les divers biomes dans lesquels NOUS évoluons, afin de toujours sauvegarder une masse critique qui permettait le renouvellement des ressources qui avaient fait l'objet de celle-ci (l'exploitation).

    Mais, depuis le changement de paradigme que karol wojtyla a insufflé à l'humanité en abandonnant la $aine (saine) répartition de l'argent que les nonces de l'église catholique faisaient après chaque période de quatre années d'évolution, entre tous les pays démocratiques de GAÏA (cette TERRE qui était encore d'ÉMERAUDE avant ce noeud d'Hartmann), on ne respectent plus les LIMITES d'exploitation qui avaient été établies après des décennies d'observations. Donc, la "machine PLOUTOCRATIQUE" qui ne jure que par l'argent a récupérées une partie de ces Organismes sans but LUCRATIF et les a assimilés à leurs procédures dégénératives pour faire du LUCRE.

    Cet abandon a provoquée l'apparition de multiples CLANS HUMAINS qui ont fait du dollar leur dieu et plein de gens se sont mis à thésauriser, provoquant par le fait même le "NOEUD d'HARTMANN" mentionné ci-avant. Ce qui entraîna une SUR-exploitation exponentielle qui détruisit toutes les ressources naturelles par l'appât du gain ($, $, $). Et, le mouvement écologiste que représente "GREENPEACE" a été récupéré par ce$ ogre$ de$ finance$ à leur propre FIN, après que karol wojtyla eut fait de l'argent le but ultime de nos incarnations soit, toujours extirper le plu$ d'argent possible de la société humaine saine pour détruire plus efficacement notre "TERRE d'ÉMERAUDE".

    Alors, actuellement, les motivations de tous ces mouvements soient-disants écologiques n'ont plus rien d'écologique et ne visent qu'à devenir des organismes cotés en bourse. Telle cette fameuse "bourse du carbone" dont on vantent les mérites mais, qui ne provoque aucun changement concret dans les habitudes de consommation de l'humanité car, il ne faut pas bousculer les objectifs de rentabilisation du marché.

    Alors, que "GREENPEACE" soit sous la direction de Monsieur Steven Guilbeault ou de Monsieur Éric Darier, la CAUSE initiale qui sous-tendait la mise sur pieds de cet Organisme sans but lucratif n'a plus l'objectif de "protéger" la faune, la flore et la biosphère sur laquelle celles-ci essaient de rester implanter. NON ! Ce sont devenus des organismes qui pensent que, par des mouvements de l'argent complètement inconstructifs, inutiles et même, qui incitent à continuer à SUR-exploiter toujours plus, des "machines à faire de l'argent". Celles-ci sont aux main$ de grosse$ entité$ pour qui la VIE n'est que pour faire circuler et/ou encai$$er l'argent, sans égard aux conditions apocalyptiques de transcendance au nouveau millénaire que NOUS auguront. Ces conditions NATURELLES causent invariablement des modifications dans les conditions climatiques alors, leurs beaux discours pour sauver la planètes sont en partie inutiles. C'est la SUR-exploitation qui devrait être contrôlée et non pas des échanges de crédits pour polluer toujours plus.

    Cesser de SUR-exploiter nos forêts pour leurs laisser la possibilité de produire de l'OZONE, ce GAZ PROTECTEUR contre les RAYONS ULTRA-VIOLETS, serait beaucoup plus effectif que la "bourse du carbone" encouragée par "GREENPEACE" et tous les mouvements écolos du même acabit. Sans s'en apercevoir, ces groupes "jouent le jeu des riches" alors, ce n'est pas demain la veille qu'on réussira à éviter une détérioration toujours plus acerbes de nos biomes...

    Pauvre humanité INCONSCIENTE du fait qu'elle participe innocemment à la destruction de SA propre BIOSPHÈRE !

    Qu'est-ce que ÇA prendrait pour la RÉVEILLER et LUI faire remettre en application les RÈGLES de SAINE GESTION MONÉTAIRE autour du GLOBE qui étaient appliquées après la dernière guerre mondiale, jusqu'à juin 1989...?

    Merci de votre ATTENTION & comme dirait l'autre, "WAKE UP !"

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    BIOLOGISTE #939
    Grande Rivière »

  • Simon Bernier
    Abonné
    lundi 21 juillet 2008 14h53
    Contrairement a ceux que certains disent ici...
    « le concept de réchauffement climatique est batie par des scientifiques et a une crédibilité scientifique. Ce concept ne provient pas d'agences marketings, mais de données scientifiques. La ou le consensus s'effrite, c'est sur le pourquoi du réchauffement, un débat réchauffement naturel vs réchauffement humain.

    Les limites de notre connaissances, etre modeste et humble lorsqu'on s'exprime sur des sujets aussi vastes et complexes...voila des choses qui manquent a bien des gens lorsqu'ils s'expriment. Certes, c'est plus défoulant ou amusant de déchirer sa chemise, mais cela ne fait qu'encourager confrontation et démagogie. »

  • Pierrot7
    Abonné
    lundi 21 juillet 2008 17h53
    Bravo à Greenpeace!
    « Le temps a donné raison à Greenpeace. Après le temps du déni et le discours usé des négationnistes, même certains gouvernements s'associent à Greenpeace. Ils n'ont pas le choix: après des décennies de faux-fuyants, nous savons maintenant que les militants de la première heure donnaient l'heure juste. Leurs méthodes ont changé, mais le constat reste le même. Où en serions nous sans les organisations comme Greenpeace qui font contrepoids aux multinationales? Dans une autre forme de grande noirceur. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 21 juillet 2008 17h54
    @ Fernand Trudel
    « Je ne lis pas tout de M. Fernand Trudel; que je trouve quand même assez intéressant, "que j'aime bien citer" principalement ses conclusions quand il écrit ici, comme suit : «Ces gens nous conduisent vers la simplicité volontaire contre notre gré. Ces gens n'ont aucune autre solution que de décroitre notre notre niveau de vie ainsi que la diminution de la population mondiale. Tout un programme d'avenir que de revenir au temps des "Arpents verts" et comme le disait Zsa Zsa Gabor «Adieu la belle vie, arpents verts nous voici...»

    La solution de M. Trudel est donc contraire comme suit : La complexité involontaire, l'augmentation de la population, la grosse consommation, la pollution et l'asphalte mur-à-mur. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 21 juillet 2008 21h48
    en réponse à Gilles Bousquet
    « Vous acceptez sans broncher de diminuer votre train de vie pour quoi au juste? Sauver la planète où éviter que des petres humains meurent à cause d'huluberlus qui nous font gaspoller notre argent dans des causes nebuleuses.

    Le gros problème de la «discussion» sur les changements climatiques, c'est que des hypothèses plus ou moins fondées ont été accaparées par des politiciens et les lobys écolos que les moyens vont être coûteux (200 milliards juste pour lae Canada). C'est devenu la norme de lutter contre le réchauffement, sans réellement que l'on sache s'il y a réchauffement et sans que l'on connaisse les effets des mesures qui sont prises, et qui vont toutes dans le sens d'une plus grande intervention de l'État. Pour «sauver la Planète», certains sont maintenant prêts à tout. C'est un nouveau totalitarisme au nom de l'environnement.

    Ce ne sont pas les changements climatiques qui sont les plus dangereux pour l'humanité. C'est l'irrationalisme et Monsieur Bousquet en est un bel exemple tout comme l'aciviste Pierre Véronneau. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 21 juillet 2008 23h08
    le recyclage n'influence pas le climat et on jopue au perroquet sans réfléchir...
    « Que de faussetés montrant l'ignorance de certains, lisons-nous ici. On a tellement martelé des messages tendencieux et contradictoires que plusieurs ne s'y retrouvent plus. On préfère répéter ces faussetés comme des perroquets ayabnt appris sa leçon par coeur.

    Premièrement, le recyclage est tributaire de la mode «pas dans ma cour» encouragée par les groupes écolos et n'a aucune mesure àvec le climat. Ainsi les municipalités ont dû se mettre au recyclage pour faire durer plus lontemps leur site d'enfouissement sanitaire tout simplement. Dès qu'une ville tente d'ouvrir un nouveau site ou d,agrandiir celui existant, une volée de boucliers se dresse subitement. On nettoie son perron plus logiquement en réutilisant ce qui peut l'être mais ca coûte plus cher d manipuklation et multiplie les transports. Ce n'edst pas le même camion qui ramasse le bac vert pour l'incinérateur, le bac bleu pour le centre de tri et dans certains cas, le bac brun ^pour l'usine à compostage dont les «pas dans ma cour» forcent la fermeture à cause des odeurs.

    Deuxcièmement, à lire Simon Bernier, le réchaudffement est quelque chose de scientifiquement prouvé. Par qui ?
    Le GIEC un organisme de l'ONU chargé par les politiciens de les conseiller. Or, le 4ème résumé pour décideurs du GIEC paru en février 2007 n'avait aucune étude pour l'appuyer au moment de sa diffusion médiatique. Il a fallu attendre jusqu'en novembre 2007 (9 mois après) pour voir les études dont les conclusions ont été retouchées pour se conformer au résumé déjà connu. Plusieurs scientifiques s'en sont dissociés et le "supposé concensus scientifique" s'est lézardé. Mais déjà aux premiers résumés, le consensus n'existait plus.

    Je relit les documents nombreux sur le sujet comme la pétition de 32,000 scientifiques dénoncant le protocole de Kyoto et le "prétendu réchauffement". Il y a dans cette liste, 79 récépiendaires de Prix Nobel et plus de 9,000 scientifiques possédant uns doctorat. Ca doit être sérieux. Non les écolos les traitent de négationistes sans autre argument. Ce qui a déjà fait dire au docteur Richard Lidzen dans le Wall Street Journal d'avril 2006 que le débat sur le climat se dégrade. «Climat de peur» y titre t'on...

    Qui est Richard Lindzen?

    Richard Lindzen est un spécialiste de l'atmosphère, titulaire de la chaire Alfred Sloan de météorologie au MIT. Il a démissionné du GIEC en 2001, considérant que les comptes rendus de cet organisme ne reflétaient plus la réalité des connaissances scientifiques, au moins pour sa partie (la validité des modèles océan-atmosphère).

    Pourtant les océans produisent 90% des GES. Un tel désaccord est important dans ce contexte...

    Voici ce qu'il pense de cette absence de débat scientifique:

    "Comment un petit degré à peine discernable de réchauffement depuis la fin du XIXe siècle peut-il être ainsi publiquement désigné comme le responsable des récentes catastrophes ?", se demande Lindzen. Il propose une première réponse assez simple : certains y ont grand intérêt. L'alarmisme nourrit le discours des politiques, qui nourrissent en retour les alarmistes. Les fonds fédéraux alloués chaque année à la recherche climatologique aux États-Unis atteignent 1,7 milliard de dollars contre quelques centaines de millions voici 15 ans.

    Mais ces manoeuvres masquent des distorsions autrement plus graves du débat. "Les chercheurs qui refusent l'alarmisme voient leurs subventions disparaître, leur travail décrié et ils sont qualifiés de suppôts de l'industrie, de piètres scientifiques ou pire encore." Pas étonnant dans ces conditions que "les mensonges à propos du changement climatique gagnent en crédibilité alors même qu'ils contredisent de plein fouet la science qui est leur fondement supposé".

    Lindzen rappelle les mises à l'écart de Henk Tennekes (Pays-Bas), d'Aksel Winn-Nielsen (WMO-OMM), d'Alfonso Sutera et Antonio Speranza (Italie)... tous climatologues respectés mais tous coupables d'avoir émis de sérieux doutes sur le nouveau catéchisme du réchauffement.

    "Seuls les scientifiques âgés peuvent désormais se dresser face à la tempête alarmiste", conclut amèrement Lindzen. Ceux qui commencent leur carrière ont un choix assez simple entre le conformisme réchauffeur ou la fraîcheur d'un placard.

    Bien sûr, les croyants du mythe du réchauffement et fidèles de l'église du GIEC lisant ces lignes considéreront sans doute que Lindzen exagère. Qu'il est animé par la rancoeur ou l'aigreur. Voire qu'il manipule le public au profit d'intérêts cachés. Qu'ils méditent pourtant ceci : dans l'histoire récente de la science, c'est la première fois qu'un spécialiste reconnu en vient ainsi à tirer la sonnette d'alarme sur la médiocrité scientifique croissante de sa propre discipline. Et cela, on ne peut plus faire semblant de l'ignorer.

    Référence
    Richard Lindzen, Climate of fear, Wall Street Journal, 12 avril 2006.

    Et que dire de l'ex ministre francais de la science, Claude Allègre, Prix Crawford et de son compatriote Yves Lenoir, deux réputés scientifiques qui ont subi l'ostracisme des groupes écolos organisés à cause de leur scepticisme.

    Que dire que notre seul docteur en climatologie canadien et professeur à la retraite de l'Université de Winnipeg, Thimoty Ball, qui crie haut et fort à l'imposture de la manière suivante:

    "Croyez-le ou non, le réchauffement global n'est pas dû au fait que l'homme produise du dioxyde de carbone (CO2). Il s'agit là du plus grand mensonge organisé de toute l'histoire de la Science ! Nous perdons beaucoup de temps, d'énergie et de milliards de dollars, tout en provoquant inutilement la crainte et la consternation, à propos d'un problème qui ne repose sur aucune base scientifique.

    Tous les scientifiques ne sont pas prêts à sacrifier leur impartialité pour tromper l'opinion publique. Le Docteur Christ Landsea démissionna du GIEC, en déclarant : "Je ne peux pas, en toute bonne foi, continuer à contribuer à un processus qui me semble motivé par des idées préconçues, et qui n'est pas scientifiquement fondé."

    Alors Monsieur Bernier sortez vos études scientifiques en dehors du GIEC, ce ramassis de politiciens dit scientifiques. »

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