Des parcs habités - La Camargue: aire de culture protégée
Photo : Agence France-Presse
Des milliers de flamants roses ont recommencé à se reproduire dans les marais qui parsèment le paysage de Camargue.
La Camargue, pays de chevaux mythiques et de taureaux de combat, a pris un jour la décision de durer envers et contre le Rhône qui la noie cycliquement, contre le modèle dominant de l'agriculture intensive et contre la mer qui la nourrit et la menace chaque jour. Elle l'a fait par souci aussi de préserver son identité et sa culture. Une sorte de planète fort différente de la nôtre. Suite et fin de notre série sur les parcs habités.
Imaginons un instant que les agriculteurs de la Montérégie, disons ceux du Richelieu, aient décidé en 1970 de limiter l'expansion des terres agricoles et de plafonner les productions animales chez eux afin de conserver à leur région des cours d'eau en santé, des marais productifs et un couvert arbustif comme à l'époque de leurs pères.
Au lieu de passer à l'agriculture intensive du maïs, ils auraient plutôt décidé de conserver des fermes autarciques, où les fumiers auraient remplacé parcimonieusement les engrais nécessaires à la croissance des foins. On utiliserait ce fourrage traditionnel plutôt que le maïs fermenté pour l'alimentation de bonnes vieilles vaches canadiennes, résistantes au froid et qui se satisfont d'une alimentation plus pauvre que celle exigée aujourd'hui par des Holstein issues des mêmes géniteurs. Et pour faire bonne mesure afin de conserver à la région son caractère identitaire, les propriétaires de ce terroir décidé à survivre auraient proscrit les bungalows en briques et planches de plastique blanc pour multiplier plutôt dans le paysage de solides maisons canadiennes en pierre, avec toit pentu et vaste balcon meublé d'une large chaise berçante.
C'est à peu près ce qui s'est produit en Camargue, dans le sud de la France, lorsqu'est né en 1970 le parc régional qui porte aujourd'hui son nom et défend sa culture, renouvelée mais toujours portée haut comme un étendard. La France compte 45 parcs naturels régionaux et celui de Camargue a été le troisième à voir le jour. Mais à part le nom et une vocation de conservation très large, un «parc naturel régional» n'a que peu à voir avec ceux que créent au Québec des municipalités ou des regroupements de municipalités essentiellement à des fins de récréation dans une nature minimalement protégée et soustraite au développement.
Si on voulait faire une comparaison avec le parc régional de Camargue, il faudrait plutôt imaginer une MRC qui donnerait le nom de «parc régional» à une portion de son territoire habité, pouvant regrouper plusieurs municipalités ou communautés rurales. Il s'agirait d'agglomérations humaines qui auraient accepté de préserver par des moyens techniques et financiers, ainsi que par des règles d'aménagement très précises, les liens qui ont historiquement uni leur culture à leur nature dans un paysage humanisé, viable sur le plan économique.
«Quand les grands éleveurs de taureaux d'élevage ou de combat et de chevaux de Camargue ont décidé dans les années 70 de créer le parc régional, raconte Murielle Cervilla, la porte-parole du parc, c'était d'abord pour perpétuer une culture locale basée sur l'élevage et une agriculture extensive, c'est-à-dire une agriculture qui exige peu de transformation du paysage parce qu'elle repose sur des espèces rustiques, peu exigeantes. Les chevaux et les taureaux de Camargue vivent en semi-liberté dans les milieux humides, dehors toute l'année sans le moindre toit, et ils se nourrissent d'herbes de marais et de ce qu'un sol pauvre et gorgé de sel peut leur fournir. C'est un pays rude dont les gens tiennent à protéger l'authenticité en évitant un développement débridé qui dénaturerait le pays. Ici, le choix a été fait d'encadrer ce développement en fonction d'objectifs de conservation et de valeurs culturelles.»
Le Parc naturel régional de Camargue — c'est son nom officiel — s'étend sur 85 000 hectares. Il regroupe en son centre une Réserve nationale de faune et une réserve régionale appartenant au département des Bouches-du-Rhône, la Réserve des Impériaux. Il englobe les 38 000 ha de la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer, quelque 47 000 ha de la commune d'Arles ainsi qu'une zone maritime de 33 000 ha qui s'étend dans la Méditerranée jusqu'à 7 km de la côte.
La Camargue est une île très vaste, créée par les alluvions du Rhône qui l'encadre aujourd'hui avec deux bras, un grand et un petit, avant d'aboutir dans la Méditerranée. Ce pays plat, que les crues importantes noient facilement, a pour cette raison été progressivement endigué. Mais il est toujours parsemé d'étangs peu profonds, dont le plus célèbre est celui de Vaccarès, ou salins comme celui de Giraud, dont on extrait un sel réputé pour sa pureté. Ce vaste territoire semi-humide est parsemé de manades, ces élevages de chevaux et de taureaux, par des centaines d'espèces d'oiseaux et de sauvagine, dont les plus spectaculaires sont sans doute ces milliers de flamants roses qui ont recommencé à se reproduire dans le parc et qu'on admire du trottoir dans Saintes-Maries-de-la-Mer.
Quand le gouvernement français a décidé au début du nouveau millénaire de financer en partie ses 45 parcs naturels régionaux, la bataille a pris entre les grands éleveurs, à l'origine du parc, parce qu'ils ne voulaient pas céder leur pouvoir décisionnel aux gestionnaires qui voulaient, eux, démocratiser et élargir la prise de décision. Après une bataille juridique qui a duré quelques années, les choses se sont calmées, mais l'objectif initial n'a pas été abandonné.
Par exemple, afin de ne pas dénaturer le paysage et ses composantes lacustres, les Camarguais se sont interdit d'augmenter les surfaces consacrées à l'agriculture, soit en alternance le blé et le riz.
La culture du riz se pratique en Camargue depuis le XIIIe siècle. Après une éclipse de 30 ans au milieu du XXe siècle, elle a repris son essor et atteint aujourd'hui 20 000 tonnes par année avec plusieurs espèces locales hautement prisées tout en satisfaisant le tiers de la consommation française. La culture du riz permet de laver littéralement pendant deux ou trois ans les sols agricoles de tout le sel dont ils se remplissent par osmose avec la mer voisine. Ils sont prêts ensuite pour la culture du blé pendant deux ou trois ans. Mais il faut beaucoup d'eau pour cultiver le riz, soit environ 20 000 m3 par hectare. Toute cette eau, extraite du Rhône, est acheminée par des canaux qu'on évacue ensuite dans les marais et étangs, ce qui réduit leur salinité et permet d'y maintenir des espèces aquatiques d'eau douce, dont les anguilles, la sauvagine si prisée des chasseurs locaux et les petits mollusques à la base de la diète des flamants.
«Nous n'avons aucun pouvoir légal pour imposer des normes de protection des espèces vivantes ou pour imposer des normes architecturales. Ces pouvoirs appartiennent aux communes qui doivent cependant s'aligner sur la charte du parc, qu'on redéfinit aux 12 ans, et qui est opposable aux plans d'urbanisme une fois qu'elle a été entérinée par le ministre français de l'Environnement», raconte Didier Olivry, le directeur du parc.
Quelques minutes plus tôt, Didier Olivry avait interrompu l'entrevue parce que ses biologistes avaient découvert la présence d'une centaine de nids de glaréole à collier, une espèce emblématique menacée, dans un champ destiné à la culture du riz que son propriétaire s'apprêtait à inonder. Le propriétaire et les biologistes s'étant rapidement entendus pour épargner les nids en plantant autre chose, le directeur a donné son accord pour une aide financière afin de compenser la perte de revenus. Cette compensation sera financée en partie par l'État, en partie par les éleveurs et les agriculteurs: on croit rêver!
Mais si quelqu'un n'utilise pas un toit de chaume, le parc ne peut pas le forcer à appliquer cette règle, précise le directeur. Ou si un éleveur ignore la règle d'une vache par trois hectares et d'un seul cheval par six hectares en milieux humides — les deux règles qui plafonnent la production animale —, le parc ne peut pas intervenir non plus. Mais le gendarme fera un constat. Le parc et les voisins pourront intervenir et le récalcitrant risque fort d'être interpellé par des membres, voire par l'Association des éleveurs de chevaux de race Camargue ou par l'association des propriétaires de manades. La pression du milieu d'abord.
«Ici, c'est le règne de la concertation et nous, au parc, on fait surtout un travail d'animation, de sensibilisation, ajoute son directeur. Heureusement, par tradition et volonté collective, il y a un fond étonnant de réceptivité. Par exemple, tout le monde est d'accord pour qu'il n'y ait aucun chemin sur les dunes et encore moins de constructions. Les murs de condos face à la mer, c'est pour ailleurs. Mais nous avons aussi nos débats. Il faut bien utiliser une certaine proportion de pesticides pour les cultures de riz même si cela affecte différentes espèces. Nous tentons de remettre à l'honneur de vieilles recettes d'antan qui fonctionnent assez bien.»
Mais il y a des défis encore plus grands qui s'annoncent. Depuis que la Camargue a été endiguée et que le Rhône ne la couvre plus régulièrement de ses alluvions, son sol s'enfonce doucement en même temps que le niveau de la mer monte. Un enfoncement de deux millimètres par année. Le même phénomène se produit d'ailleurs à La Nouvelle-Orléans depuis l'endiguement du Mississippi. À long terme, cela pose un défi de sécurité contre le relèvement de la mer en raison des changements climatiques.
Le défi sera par contre moins difficile à relever pour ces éleveurs dont les chevaux et, en particulier, les taureaux rustiques, qui bénéficient désormais d'une appellation contrôlée AOC tout comme les vins rosés d'à côté, sont beaucoup plus aptes à faire face à des conditions difficiles que les races industrielles à haut rendement.
Imaginons un instant que les agriculteurs de la Montérégie, disons ceux du Richelieu, aient décidé en 1970 de limiter l'expansion des terres agricoles et de plafonner les productions animales chez eux afin de conserver à leur région des cours d'eau en santé, des marais productifs et un couvert arbustif comme à l'époque de leurs pères.
Au lieu de passer à l'agriculture intensive du maïs, ils auraient plutôt décidé de conserver des fermes autarciques, où les fumiers auraient remplacé parcimonieusement les engrais nécessaires à la croissance des foins. On utiliserait ce fourrage traditionnel plutôt que le maïs fermenté pour l'alimentation de bonnes vieilles vaches canadiennes, résistantes au froid et qui se satisfont d'une alimentation plus pauvre que celle exigée aujourd'hui par des Holstein issues des mêmes géniteurs. Et pour faire bonne mesure afin de conserver à la région son caractère identitaire, les propriétaires de ce terroir décidé à survivre auraient proscrit les bungalows en briques et planches de plastique blanc pour multiplier plutôt dans le paysage de solides maisons canadiennes en pierre, avec toit pentu et vaste balcon meublé d'une large chaise berçante.
C'est à peu près ce qui s'est produit en Camargue, dans le sud de la France, lorsqu'est né en 1970 le parc régional qui porte aujourd'hui son nom et défend sa culture, renouvelée mais toujours portée haut comme un étendard. La France compte 45 parcs naturels régionaux et celui de Camargue a été le troisième à voir le jour. Mais à part le nom et une vocation de conservation très large, un «parc naturel régional» n'a que peu à voir avec ceux que créent au Québec des municipalités ou des regroupements de municipalités essentiellement à des fins de récréation dans une nature minimalement protégée et soustraite au développement.
Si on voulait faire une comparaison avec le parc régional de Camargue, il faudrait plutôt imaginer une MRC qui donnerait le nom de «parc régional» à une portion de son territoire habité, pouvant regrouper plusieurs municipalités ou communautés rurales. Il s'agirait d'agglomérations humaines qui auraient accepté de préserver par des moyens techniques et financiers, ainsi que par des règles d'aménagement très précises, les liens qui ont historiquement uni leur culture à leur nature dans un paysage humanisé, viable sur le plan économique.
«Quand les grands éleveurs de taureaux d'élevage ou de combat et de chevaux de Camargue ont décidé dans les années 70 de créer le parc régional, raconte Murielle Cervilla, la porte-parole du parc, c'était d'abord pour perpétuer une culture locale basée sur l'élevage et une agriculture extensive, c'est-à-dire une agriculture qui exige peu de transformation du paysage parce qu'elle repose sur des espèces rustiques, peu exigeantes. Les chevaux et les taureaux de Camargue vivent en semi-liberté dans les milieux humides, dehors toute l'année sans le moindre toit, et ils se nourrissent d'herbes de marais et de ce qu'un sol pauvre et gorgé de sel peut leur fournir. C'est un pays rude dont les gens tiennent à protéger l'authenticité en évitant un développement débridé qui dénaturerait le pays. Ici, le choix a été fait d'encadrer ce développement en fonction d'objectifs de conservation et de valeurs culturelles.»
Le Parc naturel régional de Camargue — c'est son nom officiel — s'étend sur 85 000 hectares. Il regroupe en son centre une Réserve nationale de faune et une réserve régionale appartenant au département des Bouches-du-Rhône, la Réserve des Impériaux. Il englobe les 38 000 ha de la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer, quelque 47 000 ha de la commune d'Arles ainsi qu'une zone maritime de 33 000 ha qui s'étend dans la Méditerranée jusqu'à 7 km de la côte.
La Camargue est une île très vaste, créée par les alluvions du Rhône qui l'encadre aujourd'hui avec deux bras, un grand et un petit, avant d'aboutir dans la Méditerranée. Ce pays plat, que les crues importantes noient facilement, a pour cette raison été progressivement endigué. Mais il est toujours parsemé d'étangs peu profonds, dont le plus célèbre est celui de Vaccarès, ou salins comme celui de Giraud, dont on extrait un sel réputé pour sa pureté. Ce vaste territoire semi-humide est parsemé de manades, ces élevages de chevaux et de taureaux, par des centaines d'espèces d'oiseaux et de sauvagine, dont les plus spectaculaires sont sans doute ces milliers de flamants roses qui ont recommencé à se reproduire dans le parc et qu'on admire du trottoir dans Saintes-Maries-de-la-Mer.
Quand le gouvernement français a décidé au début du nouveau millénaire de financer en partie ses 45 parcs naturels régionaux, la bataille a pris entre les grands éleveurs, à l'origine du parc, parce qu'ils ne voulaient pas céder leur pouvoir décisionnel aux gestionnaires qui voulaient, eux, démocratiser et élargir la prise de décision. Après une bataille juridique qui a duré quelques années, les choses se sont calmées, mais l'objectif initial n'a pas été abandonné.
Par exemple, afin de ne pas dénaturer le paysage et ses composantes lacustres, les Camarguais se sont interdit d'augmenter les surfaces consacrées à l'agriculture, soit en alternance le blé et le riz.
La culture du riz se pratique en Camargue depuis le XIIIe siècle. Après une éclipse de 30 ans au milieu du XXe siècle, elle a repris son essor et atteint aujourd'hui 20 000 tonnes par année avec plusieurs espèces locales hautement prisées tout en satisfaisant le tiers de la consommation française. La culture du riz permet de laver littéralement pendant deux ou trois ans les sols agricoles de tout le sel dont ils se remplissent par osmose avec la mer voisine. Ils sont prêts ensuite pour la culture du blé pendant deux ou trois ans. Mais il faut beaucoup d'eau pour cultiver le riz, soit environ 20 000 m3 par hectare. Toute cette eau, extraite du Rhône, est acheminée par des canaux qu'on évacue ensuite dans les marais et étangs, ce qui réduit leur salinité et permet d'y maintenir des espèces aquatiques d'eau douce, dont les anguilles, la sauvagine si prisée des chasseurs locaux et les petits mollusques à la base de la diète des flamants.
«Nous n'avons aucun pouvoir légal pour imposer des normes de protection des espèces vivantes ou pour imposer des normes architecturales. Ces pouvoirs appartiennent aux communes qui doivent cependant s'aligner sur la charte du parc, qu'on redéfinit aux 12 ans, et qui est opposable aux plans d'urbanisme une fois qu'elle a été entérinée par le ministre français de l'Environnement», raconte Didier Olivry, le directeur du parc.
Quelques minutes plus tôt, Didier Olivry avait interrompu l'entrevue parce que ses biologistes avaient découvert la présence d'une centaine de nids de glaréole à collier, une espèce emblématique menacée, dans un champ destiné à la culture du riz que son propriétaire s'apprêtait à inonder. Le propriétaire et les biologistes s'étant rapidement entendus pour épargner les nids en plantant autre chose, le directeur a donné son accord pour une aide financière afin de compenser la perte de revenus. Cette compensation sera financée en partie par l'État, en partie par les éleveurs et les agriculteurs: on croit rêver!
Mais si quelqu'un n'utilise pas un toit de chaume, le parc ne peut pas le forcer à appliquer cette règle, précise le directeur. Ou si un éleveur ignore la règle d'une vache par trois hectares et d'un seul cheval par six hectares en milieux humides — les deux règles qui plafonnent la production animale —, le parc ne peut pas intervenir non plus. Mais le gendarme fera un constat. Le parc et les voisins pourront intervenir et le récalcitrant risque fort d'être interpellé par des membres, voire par l'Association des éleveurs de chevaux de race Camargue ou par l'association des propriétaires de manades. La pression du milieu d'abord.
«Ici, c'est le règne de la concertation et nous, au parc, on fait surtout un travail d'animation, de sensibilisation, ajoute son directeur. Heureusement, par tradition et volonté collective, il y a un fond étonnant de réceptivité. Par exemple, tout le monde est d'accord pour qu'il n'y ait aucun chemin sur les dunes et encore moins de constructions. Les murs de condos face à la mer, c'est pour ailleurs. Mais nous avons aussi nos débats. Il faut bien utiliser une certaine proportion de pesticides pour les cultures de riz même si cela affecte différentes espèces. Nous tentons de remettre à l'honneur de vieilles recettes d'antan qui fonctionnent assez bien.»
Mais il y a des défis encore plus grands qui s'annoncent. Depuis que la Camargue a été endiguée et que le Rhône ne la couvre plus régulièrement de ses alluvions, son sol s'enfonce doucement en même temps que le niveau de la mer monte. Un enfoncement de deux millimètres par année. Le même phénomène se produit d'ailleurs à La Nouvelle-Orléans depuis l'endiguement du Mississippi. À long terme, cela pose un défi de sécurité contre le relèvement de la mer en raison des changements climatiques.
Le défi sera par contre moins difficile à relever pour ces éleveurs dont les chevaux et, en particulier, les taureaux rustiques, qui bénéficient désormais d'une appellation contrôlée AOC tout comme les vins rosés d'à côté, sont beaucoup plus aptes à faire face à des conditions difficiles que les races industrielles à haut rendement.
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