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Les forêts pourraient souffrir de la production d'éthanol cellulosique

Au moment où le Québec lance des projets-pilotes de fabrication d'éthanol cellulosique à partir de résidus forestiers, des chercheurs québécois affirment qu'il faut dès maintenant contrôler l'extraction de cette biomasse forestière pour ne pas ruiner la fertilité des sols forestiers aux dépens des espèces végétales et animales.
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  • Mario Tremblay
    Abonné
    mercredi 7 mai 2008 07h05
    Avez-vous remarqué
    « Que les solutions proposées sont toujours miraculeuses? Ça n'a pas de bon sens d'utiliser le maïs pour fabriquer de l'éthanol, pas de problème on va utiliser les résidus forestiers.
    Ce qui n'a pas de bon sens, c'est de gaspiller autant de ressources énergétiques, mais ça ... »

  • Jean-Paul Thivierge
    Abonné
    mercredi 7 mai 2008 10h13
    l'éthanol, la cellulose et les restes
    « On a lu dans les média que l'intéressant projet du professeur Chornet de l'université de Sherbrooke produira outre l'éthanol des fibres longues qui seront utilisées pour faire du papier de qualité ensuite d'autres résidus devront probablement être retournés et répandus en forêt comme matière putrescible qui deviendront de l'humus. Est-ce le cas ? Comme , on dit que 85 % du mais est retourné en moulé pour les animaux après que l'éthanol ait été retiré des épis récoltés. Est-ce que les tiges et les feuilles sont retournés aux terres agricoles pour devenir de la matière organique pour devenir de l'engrais ou de l'humus ? »

  • Michel Thibault
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 16h41
    Rien ne se perd, rien ne se crée
    « Tout se transforme ou se déplace. Par son exploitation d'arbres en entiers à une jetée, cette pratique peut être nocive pour la fertilité des sols.

    Lemieux et son collaborateur ont jadis montré l'effet bénéfique des bois raméaux sur la fertilité et la régénération des sols.

    Il faut autant que possible laisser sur place les cimes et branches des arbres, les minéraux étant surtout là.

    Les pluies acides appauvrissent les contenus en alcalino-terreux (calcium, magnésium et potassium) ou déplaceront ces derniers à la fois des tissus végétaux et des sols.

    Ces derniers sont plus fragiles à ces pertes qu'ils sont superficiels, grossiers ou forts en éléments sableux.

    Les liens entre la croissance des forêts de pin gris et les contenus de leurs sols en éléments alcalino-terreux ont déjà été démontrés.

    Il existe aussi des liens entre les végétaux et les sols.

    En général, plus ceux-ci contiennent des éléments minéraux fins ou organiques plus ils sont capables de résister aux pertes via l'exploitation, l'exportation pour la fabrication d'éthanol, l'exportation via les pluies acides, l'érosion, etc.

    L'exportation d'éléments nutritifs sera d'autant plus importants que les exploitations seront plus rapprochées dans le temps. »

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