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L’équilibre climatique en péril

Louis-Gilles Francoeur   24 avril 2008 09h56  Environnement
L’équilibre climatique de l’hémisphère nord pourrait «basculer» d’ici sept à dix ans, provoquant une hausse aussi subite que sensible de la température moyenne du globe, en raison de la disparition de plus en plus prévisible de la calotte polaire en été et du réchauffement de l’océan Arctique.

C’est ce qu’affirme Louis Fortier, océanographe de l’université Laval, qui est aussi le directeur d’Articnet, le plus important programme de recherche en réseau sur les changements climatiques à travers le Canada. Ce programme comprend notamment un important volet d’études dans l’océan Arctique lui-même avec le brise-glace Amundsen. Ce dernier est présentement en pleine dérive pour étudier la polynie circumpolaire, soit le mouvement des glaces en fractionnement à la fin de l’hiver.

Le professeur Fortier, qui prononcera ce soir, au Coeur des sciences de l’UQAM, une conférence sur l’accélération des changements climatiques au-delà de toutes les prévisions (N.D.L.R. La conférence a été annulée; voir http://www.coeurdessciences.uqam.ca/), rejoint les conclusions de plusieurs autres éminents chercheurs, dont James Hansen, qui dirige le Goddard Institute de la NASA. Hansen soutient depuis quelques semaines que l’humanité a franchi en 1990 le seuil critique dans le dossier des changements climatiques, lorsque la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère terrestre a dépassé le cap des 350 parties par million (ppm). Nous en sommes présentement à 385 ppm et cette concentration augmente au rythme de 2 à 3 ppm par année. Goddard comme Louis Fortier estiment cependant que la partie n’est pas perdue, mais «que le monde doit se réveiller et vite!»

Selon Louis Fortier, les scientifiques ne peuvent plus hésiter et «doivent dire ce qu’ils savent», quitte à risquer de passer pour alarmistes.

«Les scientifiques du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) ont été trop timides, dit-il dans une entrevue donnée au Devoir. Le GIEC est commandité par les gouvernements» et ses conclusions doivent faire l’objet de consensus qui ne sont pas arrêtés uniquement par des scientifiques mais aussi par des politiques.

«Cet imprimatur politique, précise Louis Fortier, fait en sorte qu’on arrache toutes les dents de ses rapports. On en est rendu au point où on voit des sceptiques se réfugier derrière les conclusions du GIEC de 2004 pour dire que ce ne sera pas si pire, après tout. Présentement, on sent un remords monter parmi les chercheurs parce qu’on n’a pas été assez ferme, qu’on n’a pas assez défendu nos conclusions. On a plié devant le barrage des négationnistes pour mitiger nos conclusions. C’est grave, parce que les politiques vont certainement nous reprocher de ne pas les avoir avertis à temps. On a aussi été influencé par l’opinion publique qui ne veut pas entendre parler de catastrophes alors que des solutions existent pourtant, dont plusieurs cependant ne veulent pas entendre parler.»

Une accélération forcenée
Pour Louis Fortier, notre équilibre climatique actuel dépend du «bilan radiatif» de notre hémisphère, c’est-à-dire de sa capacité de réfléchir plutôt que d’absorber une importante proportion des rayons solaires grâce au pouvoir réfléchissant de la vaste calotte polaire. Par contre, ce qui se passe présentement accélère la mutation du climat au-delà de toutes les prévisions, dit-il, parce que plus la calotte polaire fond rapidement en été, plus l’océan Arctique absorbe la chaleur solaire, ce qui accélère la fonte de la glace l’année suivante parce qu’elle est moins épaisse d’une année à l’autre.

Tout se passe comme dans l’habitacle d’une voiture stationnée en été, donne-t-il en exemple. Si on enlève les réflecteurs du pare-brise, on provoque une hausse soudaine de la température intérieure. Or, dit-il, on prévoyait il n’y a pas vingt ans que la calotte polaire disparaîtrait vers 2070-2080 si les concentrations de gaz carbonique continuaient d’augmenter. Puis, des modèles plus perfectionnés ont prédit que l’océan Arctique serait libre de glace solide en été vers 2030. Et au rythme où on mesure maintenant la diminution du couvert de glaces, précise Louis Fortier, cela va se produire vraisemblablement dans sept ans environ, vers 2015, à moins d’épisodes météorologiques imprévus.

La calotte polaire de l’océan Arctique, explique le chercheur, a perdu l’été dernier 1,2 million de kilomètres carrés supplémentaires par rapport à 2006. Il y a une trentaine d’années, cette calotte affichait une surface de 8 millions de km2, mais elle n’en compte plus aujourd’hui que 4 millions.

Et, le plus inquiétant, ajoute ce spécialiste des glaces, c’est que la proportion de la «glace pluriannuelle», celle qui est forte et qui durait de deux à 11 ans, diminue sans cesse parce que son épaisseur diminue, ce qui la rend plus friable et la fait passer dans la partie vouée à la fonte annuelle. «De la glace de 10 ans, dit-il, il en reste très peu au pôle Nord.»

Avec la disparition prévisible de la calotte polaire d’ici quelques années, prévoit ce chercheur, c’est tout le bilan radiatif de notre hémisphère qui va soudainement basculer, faute d’apports en froid et en fraîcheur pour maintenir les températures tempérées actuelles. Il faut donc, dit-il, devancer de 30 ans les prédictions du GIEC, ce que corrobore aussi la fonte beaucoup plus rapide que prévu des glaces du Groenland. Cela est d’autant plus compréhensible et inévitable que les modèles prévisionnels utilisés par le GIEC ne tiennent pas compte de la réduction de l’albédo (le pouvoir réfléchissant) de la calotte polaire, tout comme ces modèles ne tiennent pas compte de la diminution de l’épaisseur des glaces.

Un chercheur de l’École navale supérieure d’océanographie des États-Unis a voulu intégrer ces variables et ces conclusions dans un modèle: les conclusions se sont avérées tellement inquiétantes, explique Louis Fortier, que ce chercheur a décidé de ne pas les publier «pour ne pas faire peur au monde».

Un seuil déjà dépassé
James Hansen, le grand patron du Goddard Institute de la NASA, soutient que le seuil de 550 ppm de gaz carbonique ne tient plus, ce qui correspond en gros à une augmentation de la température moyenne de 6 oC. Ce seuil a souvent été évoqué comme celui de la catastrophe climatique totale ou de l’irréversibilité des changements.

Hansen soutient aujourd’hui que même le taux de 450 ppm préconisé par l’Europe comme objectif pour la deuxième phase de Kyoto est trop élevé car, à son avis, si les modèles mathématiques prédisent que c’est le nouveau seuil de l’irréversibilité, la paléontologie nous apprend au contraire que c’est autour de 350 ppm qu’il faut situer ce seuil critique, soit la concentration de CO2 atmosphérique des années 90.

Louis Fortier se dit d’accord avec les conclusions de James Hansen, «si on veut sauver la civilisation».

Si la température moyenne augmentait de 2 à 6 oC sur la planète, dit-il, le climat entrerait dans une phase qui pourrait durer entre 10 000 et 15 000 ans, avant de revenir à ce qu’on connaît aujourd’hui. C’est ce que nous apprennent les traces laissées par le début de l’éocène, il y a 54 millions d’années, le seul moment documenté où on a vu basculer le climat aussi rapidement. Et il a fallu alors quelque 20 000 ans pour que se modifie cette tendance.

La disparition de l’albédo arctique va aussi chambarder profondément cet écosystème et reconfigurer la géopolitique internationale car, dit-il, cette nouvelle mer sera ceinturée par les grandes puissances que sont les États-Unis, l’Europe et la Russie, tout comme il y a 2000 ans les grandes puissances se sont concentrées autour de la Méditerranée.

Et les enjeux économiques, voire alimentaires, seront importants car déjà des pays comme la Corée s’équipent de grands pétroliers capables de naviguer même en hiver dans l’océan Arctique, alors que le Canada ne prévoit pas s’équiper pour patrouiller son propre territoire.

Les pêcheries de cette région, ajoute Louis Fortier, vont profiter des six mois de lumière et d’eaux libres, comme dans la mer du Nord. Si plusieurs espèces actuelles y sont vouées à la disparition — ours polaires, poissons et oiseaux — d’autres les remplaceront et la région deviendra une réserve alimentaire particulièrement convoitée.

Louis Fortier n’est pas sûr du tout que nous sommes collectivement prêts à faire face à des changements climatiques aussi importants et à si court terme, qui risquent de malmener la paix internationale avec leur cortège de réfugiés climatiques, d’affrontements pour le contrôle des eaux douces raréfiées, etc.






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  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 24 avril 2008 03h21
    Houston, we have a problem, pareille chose est déjà arrivé.... Il y a 100 ans
    « On a qu'a lire Arctic decadal and interdecadal variability de Igor Polyakov
    http://www.frontier.iarc.uaf.edu/~igor/research/50yr/index.php
    pour s'en rendre compte. C'est aussi arrivé il y a un peu plus de 1000 ans entre l'an 800 et 1200 pendant ce qui a été appelé l'optimum médiéval. Pendant cette période l'Arctique a été totalement dépourvu de glace et selon des historiens et des archéologues, c'est la fonte de l'Arctique qui est à l'origine de la disparition de la civilisation dorsétienne de l'Arctique(selon La Presse du 25 novembre 2007) :http://img138.imageshack.us/img138/6748/histoirearchologiedorstro6.jpg
    C'est aussi ce qui a permis aux vikings de cultiver le sol d'une île qu'ils ont nommé Terre Verte ou Groenland. Lors de cette période, la température moyenne de la terre était de 1 à 2 degrés C de plus chaude qu'aujourd'hui. Pourtant, la fin du monde n'est pas arrivée..... Au contraire.

    L'histoire de la période comme éocène, c'est de la bullshit de la poudre aux yeux, pour faire peur au monde et avoir l'air érudit. Pareille chose s'est produite dans un passé beaucoup moins lointain et ça n'a pas duré 10 000 ou 15 000 ans et la fin du monde n'est pas arrivée. Ça ne fut pas causé par les émissions humaines de GES. Au Groenland, même lors de l'Eémien, il y a 134 000 ans, lors d'une période interglaciaire, alors qu'il faisait 5 degrés C de plus chaud en moyenne qu'aujourd'hui, il y avait encore de la glace. Le glacier principal persistait. Le climat du Groenland était semblable à celui du Grand Nord du Québec d'aujourd'hui et sa faune et sa flore devait lui ressembler aussi . C'est même démontrer scientifiquement :
    Fossil DNA Proves Greenland Once Had Lush Forests; Ice Sheet Is Surprisingly Stable
    http://www.sciencedaily.com/releases/2007/07/070705153019.htm
    Et encore là, il n'y a pas eu de point de non retour franchi. N'est-ce pas étrange ? Le passé contredis les craintes des alarmistes, ils n'ont rien pour soutenir leur théorie de non-retour. Certes, une terre brune emmagasine plus d'énergie sous forme d'infrarouge (chaleur) en provenance du soleil, que le blanc de la neige qui lui la reflète. C'est vrai, rien à redire contre ça, comme c'est vrai que le CO2 est un gaz à effet de serre et qu'un GES emmagasine lui aussi des infrarouge. MAIS, mais, ces effets sont locaux. Tout comme l'effet ilot chaleur qui a fait l'objet d'article du Le Devoir http://www.ledevoir.com/2008/02/20/176947.html
    Le développement urbain qui fait monté la température de 16 degrés ? Une simple couleur, une simple texture qui reflète la lumière(et la chaleur bien certainement) du soleil à un si grand impact que ça ? Oui, mais localement, le quartier voisin peut être tempéré avec 10 degrés C de moins. N'est-ce pas extraordinaire ? Pas vraiment, plutôt ordinaire, et surtout pas vraiment catastrophique, et c'est pourquoi on nuance pas des propos comme ceux de Louis Fortier, qui, si je ne m'abuse, a participé au GIEC. Donc, le passé pas très lointain nous dit que le grand nord a été à plusieurs reprises, dans un passé rapproché, plus chaud qu'aujourd'hui. Et l'Histoire ne nous parle pas de fin du monde..... Par contre, la dernière période plus chaude, l'optimum médiéval a été suivie d'une période froide appelée petite période glaciaire. Lors de cette période glaciaire entre 1400 et 1850, il y a eu des millions de morts dû à la famine et au froid. L'Histoire en témoigne. Les Vikings ont aussi abandonné leur verte terre. Ah, j'oubliais, on sort de la petite période glaciaire, donc, n'est-ce pas normal que la terre se réchauffe ? C'est un peu comme si on accusait les GES de réchauffer la planète à tous les printemps...... Tiens ça me fait penser à un papier scientifique :"Is the Earth still recovering from the "Little Ice Age"?
    A possible cause of global warming" par Syun-Ichi Akasofu Son CV est à la toute fin du texte et son papier est là :http://www.iarc.uaf.edu/highlights/2007/akasofu_3_07/Earth_recovering_from_LIA_R.pdf

    Oups, une petite période glaciaire, un optimum médiéval, sans intervention humaine via ses méchants GES. Ça met de l'eau dans le gaz des alarmistes, c'est d'ailleurs pourquoi ils n'y font jamais allusion. Ça, plus l'absence de liens cohérent entre les émissions humaines de GES et les fluctuations récentes de la températures lors des 100 dernières années me portent à croire que l'hypothèse du réchauffement anthropique est infondée et qu'elle relève d'un anthropocentrisme exacerbée. L'homme se donne un peu trop d'importance.... Oh que oui, notre potentiel destructeur est énorme, mais là on exagère un brin, on n'a que très peu d'effet sur le climat GLOBAL, d'ailleurs, est-ce que ça existe un climat global ? Selon Marcel Leroux, Professeur émérite de climatologie à l'Université Jean-Moulin - Lyon-III, Non :

    There's No Global Warming,
    Because There's No Global Climate

    http://www.21stcenturysciencetech.com/Articles%202005/NoGlobalWarm.pdf


    Et bien et bien et bien. Tiens, tiens, tiens. Est-ce qu'il y a un climat global ? Je crois que Leroux a raison, le climat du Québec, ce n'est pas le climat de la Floride. Le Québec peut se réchauffer et s'humidifier alors que la Floride peut refroidir et s'assécher. Vous voyez ?

    C'est intéressant ce que Louis Fortier dit, dans l'article du Devoir d'aujourd'hui. Le GIEC est composé de politique. Ah, c'est bon. Je ne le savais pas. C'est d'ailleurs pourquoi le chiffres des membres participants est boostés aux hormones.... Il y a plusieurs scientifiques qui ont participés au GIEC et qui s'en sont exlcus à cause de ÇA. Mais leur nom apparairent encore sur les rapports et ils font partis des chiffres gonflés à l'hélium(GES ?). C'est quoi ÇA ? Les pressions politiques afin qu'on appuie l'hypothèse des CHANGEMENTS(non pas réchauffement) climatiques dûs aux émissions anthropiques de GES . Monsieur Fortier nous apprend une autre chose, que les modèles ne valent pas grand parce qu'ils ne prennent pas tous les facteurs en considération. Et j'ajouterais à ça que ceux qui sont pris en considération sont intégré de façon bancale, que leurs interactions sont méconnues et que les données entrées(input) dans le système sont des moyennes plus ou moins précises...... De l'à peu près partiel, répéter sur une longue période, ça ne vaut pas grand chose, je dirais même que ça ne vaut rien. Les modèles climatiques ne valent pas grand chose et probablement que celui qui prend en considération les glaces et leur impact sur le climat dont fait allusion Fortier et qui devrait nous faire peur et vraiment, mais vraiment incomplet, ou peut-être broche à foin qui sait ?
    Pourquoi est-il si vague ? Je le cite :

    « Un chercheur de l'École navale supérieure d'océanographie des États-Unis a voulu intégrer ces variables et ces conclusions dans un modèle: les conclusions se sont avérées tellement inquiétantes, explique Louis Fortier, que ce chercheur a décidé de ne pas les publier «pour ne pas faire peur au monde».

    Pour ne pas faire peur au monde ? C'est ce que le mouvement vert moderne s'évertue à faire.


    Sur ce je vous laisse avec le CV de Syun-Ichi Akasofu






    DATE/PLACE OF BIRTH:
    December 4, 1930, Nagano-ken, Japan (US Citizen)
    EDUCATION:
    B.S. Geophysics, Tohoku University, Sendai, Japan, 1953
    M.S. Geophysics, Tohoku University, Sendai, Japan, 1957
    Ph.D. Geophysics, University of Alaska, Fairbanks, AK, 1961
    EDUCATION:EXPERIENCE:
    Director, International Arctic Research Center, University of Alaska-Fairbanks, 1998-present
    Director, Geophysical Institute, University of Alaska-Fairbanks, 1986-1999
    Head, Department of Physics, University of Alaska-Fairbanks, 1984-86
    Distinguished Visiting Scientist, Jet Propulsion Laboratory, California Institute of Technology, 1983-present
    Professor of Geophysics, Geophysical Institute, 1964-1986
    Associate Professor of Geophysics, Geophysical Institute, 1962-64
    Assistant Professor of Geophysics, Geophysical Institute, 1961-62
    Research Assistant in Geophysics, Geophysical Institute, 1958-61
    Senior Research Assistant, Nagasaki University, Nagasaki, Japan, 1953-55
    Associate Editor, Journal of Geophysical Research, 1972-74
    Associate Editor, Journal of Geomagnetism & Geoelectricity, 1972-present
    Editorial Advisory Board, Planetary Space Science, 1969-present
    Editorial Advisory Board, Space Science Reviews, 1967-77
    Member, Editorial Committee, Space Science Reviews, 1977-present
    PROFESSIONAL ORGANIZATIONS:
    · American Association for the Advancement of Science
    · American Geophysical Union
    · Inter-Union Commission on Solar-Terrestrial Physics
    · International Union of Geomagnetism and Aeronomy
    · Phi Kappa Phi Society
    · Sigma Xi Society
    · Society of Terrestrial Magnetism and Electricity in Japan
    AWARDS AND HONORS:
    · The Chapman Medal from the Royal Astronomical Society in England, 1976
    · The Japan Academy Award, 1977
    · Fellow of the American Geophysical Union, 1977
    · John Adam Fleming Medal, American Geophysical Union, 1979
    · Distinguished Alumnus, University of Alaska, 1980
    · The 1,000 Most-Cited Contemporary Scientists (Current Contents), 1981
    · Special Lecture for the Emperor of Japan on the aurora, October 3, 1985
    · First recipient of the Sydney Chapman Chair professorship, University of Alaska, 1985
    · Member of the International Academy of Aeronautics, Paris, 1986
    · Fellow of the Arctic Institute of North America, 1987
    · "Centennial Alumni", National Assoc. of State Universities & Land Grant Colleges, 1987
    · Japan Foreign Minister's Award for Promoting International Relations and Cultural Exchange between Japan and Alaska, 1993
    · Japan Posts and Telecommunications Minister Award for Contributions to the US-Japan Joint Project on Environmental Science in Alaska, 1996
    · Edith R. Bullock Prize for Excellence, 1997
    · Alaskan of the Year-Denali Award, 1999
    · Fellow of the American Association for the Advancement of Science, 2001
    · Named One of the World?s Most Cited Authors in Space Physics by Current Contents ISI, 2002
    · Aurora Award, Fairbanks Convention and Visitors Bureau, 2003
    · The Order of the Sacred Treasure--Gold and Silver Stars, by The Emperor of Japan, 2003
    PUBLICATIONS:
    Books
    · Akasofu, S.-I., Polar and Magnetospheric Substorms, D. Reidel Pub. Co., Dordrecht, Holland, 1968, (also a Russian edition).
    · Akasofu, S.-I., B. Fogle, and B. Haurwitz, Sydney Chapman, Eighty, published by the National Center for Atmospheric Research and the Publishing Service of the University of Colorado, 1968.
    · Akasofu, S.-I. and S. Chapman, Solar-Terrestrial Physics, Clarendon Press, Oxford, England, 1972, (also a Russian and Chinese edition).
    · Akasofu, S.-I., The Aurora: A Discharge Phenomenon Surrounding the Earth, (in Japanese), Chuo-koran- sha, Tokyo, Japan.
    · Akasofu, S.-I., Physics of Magnetospheric Substorms, D. Reidel, Pub. Co., Dordrecht, Holland, 1977.
    · Akasofu, S.-I., Aurora Borealis: The Amazing Northern Lights, Alaska Geographic Society, Alaska Northwest Pub. Co., 6, 2, 1979, (also a Japanese edition).
    · Akasofu, S.-I. (ed.), Dynamics of the Magnetosphere, D. Reidel Pub. Co., Dordrecht, Holland, 1979.
    · Akasofu, S.-I. and J.R. Kan (eds.), Physics of Auroral Arc Formation, Am. Geophys. Union, Washington, D.C., 1981.
    · Akasofu, S.-I. and Y. Kamide (eds.), The Solar Wind and the Earth, Geophys. Astrophys. Monographs, Terra Scientific Pub. Co., Tokyo, Japan, and D. Reidel Pub. Co., Dordrecht, Holland, 1987.
    · Akasofu, S.-I., Secrets of the Aurora Borealis, Alaska Geographic Society, Banta Publications Group/Hart Press, Vol. 29, No. 1, 2002.
    · Akasofu, S.-I. Exploring the Secrets of the Aurora, Kluwer Academic Publishers, Netherlands, 2002. »

  • Yv Bonnier Viger
    Abonné
    jeudi 24 avril 2008 03h39
    Bouleversement géopolitique
    « S'il est vrai que le changement de climat bascule et qu'on entre dans une nouvelle ère d'une dizaine de millénaires dans laquelle l'Arctique sera la nouvelle Méditerranée, cela ouvre l'esprit vers une vision du monde bien différente de celle que nous partageons généralement. Il faut nous attendre à de grandes migrations du Sud vers le Nord.

    S'il est aussi vrai que le seuil critique a été franchi en 1990, l'essentiel de nos efforts et de nos réflexions devrait porter sur notre préparation à affronter de façon harmonieuse les changements qui se préparent. Plus que jamais la coopération et la collaboration entre les peuples s'avère essentielle à ce grand redéploiement de l'humanité sur Gaïa....

    Yv Bonnier Viger »

  • Lenseclaes Denis
    Inscrit
    jeudi 24 avril 2008 06h46
    Vive le Bouthan (un exemple de progrès réussi)
    « Par pitié, politiciens, surtaxez-nous, empêchez-nous de consommer comme des machines, c'est-à-dire consumer le vivant. Il faut sauver ce qui peut encore l'être. Notre système destructeur est grotesque et est bien loin du progrès que long nous vend à tout bout de champs. Le Homo No Futuro est aux commandes, débusquez-le. Montrez au Monde que nous ne sommes pas des monstres (d'égoïsme). Je suis vraiment triste de faire partie de la famille humaine à l'heure actuelle. J'ai honte faire partie de la caste des seigneurs irresponsables que sont les occidentaux (cfr. Co2 par capita). Si, je suis de trop, dites-le moi ... S'il faut que je pédale pour produire de l'électricité, dites-le moi... Etre fermier ... ok ... mais par pitié ... montrez-nous qu'il y des a humains aux commandes. Un petit belge. »

  • Gaétan Vallée
    Abonné
    jeudi 24 avril 2008 07h19
    Erratum
    « Merci' M. Francoeur, de nous transmettre cette inquiétante nouvelle. Cependant, l'article désigne la même personne sous deux noms: Poirier et Fortier. Lequel est le bon? »

  • lise jacques
    Abonnée
    jeudi 24 avril 2008 07h54
    les clignotants sont au feu rouge!
    « Tant que nos politiciens au pouvoir resteront inconscients il y a de quoi s'inquiéter. C'est vrai que le monde doit se réveiller et vite, mais malheureusement nos élus ne représentent plus le peuple comme nous le constatons dans plusieurs dossiers importants.

    Les québécois se sentent très concernés par ces dossiers qui touchent la survie de la planète et la nôtre,... par tout ce qui touche l'environnement et notre santé, mais notre gouvernement fédéral préfère suivre les pas de son voisin américain et prétendre que tout va bien.

    Nos élus ne regardent pas dans la bonne direction, c'est vraiment alarmant!

    Nous pouvions lire dans quelques articles dernièrement que M. Harper a muselé les scientifiques travailant pour le gouvernement fédéral en passant une directive les empêchant de divulguer les résultats de leurs recherches, tout comme la fait le président américain précédemment.

    Alors il est facile de comprendre ce qui se passe..."Les scientifiques du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) ont été trop timides, dit-il dans une entrevue donnée au Devoir. Le GIEC est commandité par les gouvernements» et ses conclusions doivent faire l'objet de consensus qui ne sont pas arrêtés uniquement par des scientifiques mais aussi par des politiques."

    Espérant que les Canadiens optent pour un nouveau parti aux prochaines élections, quant à moi les rouges ou les bleus sont faits de la même substance...synthétique...aucune fibre naturelle...

    Il est primordial d'élire des représentants qui soient conscients au gouvernement...sinon ce sera la catastrophe.


    Tous les clignotants sont au feu rouge !

    Comme le disait Hubert Reeves,

    Tout va se jouer dans la décennie qui vient, et dépend des décisions à prendre de toute urgence.

    "C'est que contrairement aux scientifiques expérimentateurs, qui peuvent se débarrasser de leurs éprouvettes quand elles s'enflamment, nous sommes, nous, dans l'éprouvette avec nos enfants et nos petits-enfants Cette situation fait porter sur nos futurs députés et nos futurs gouvernements les plus lourdes responsabilités. Jamais les élus des générations précédentes n'eurent à en assumer de telles. » »

  • Sophie Beaudoin
    Abonné
    jeudi 24 avril 2008 08h11
    reaction à M. Pageau
    « Votre discours est bien beau M. Pageau, mais n'empêche que la population aurait intérêt à se lier les coudes et faire pressions sur les gouvernements pour arrêter ses monstres pollueurs que sont les VUS et qu`'à tous et chacun, poser un petit geste pour diminuer notre surconsommation démesurée et inutile, on parviendrait à quelque chose de grand et de bien.

    Vous semblez vous complaire dans la société actuelle malgré vos grandes connaissances sur le sujet de l'environnement.... ça me désole!

    Une citoyenne qui fait de son mieux pour réduire, réutiliser et recycler! »

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    jeudi 24 avril 2008 08h21
    Conférence annulée
    « Il s'agit de Louis Fortier. Mais malheureusement la conférence qu'il devait prononcer ce soir au Coeur des sciences de l'UQAM a été annulée (voir http://www.coeurdessciences.uqam.ca/ ) »

  • Annie Claude Bélisle
    Abonnée
    jeudi 24 avril 2008 09h22
    Poirier... Fortier!!!
    « Ne s'agirait-il pas de Louis Fortier plutôt que de Louis Poirier??
    ;) »

  • Luc Boisjoli
    Inscrit
    jeudi 24 avril 2008 09h33
    Imparfait, conditionnel et impératif
    « J'aurais souhaité et souhaite encore un autre développement pour moi, en premier lieu, puis pour ceux que j'aime et pour l'humanité entière, mais je crains fort que la qualité de vie de chacun ne fasse que se dégrader. Les sceptiques, comme les autres, risquent d'en prendre plein la gueule. Les ignorants et les insouciants ne seront pas épargnés.

    Même si toutes les informations concernant le réchauffement global devaient s'avérer exagérées ou fausses, ce que je souhaite mais dont je doute fort, cela ne vaut-il pas la peine d'assainir notre style de vie?

    Pour augmenter la réflexion des rayons du soleil, ne conviendrait-il pas, en attendant les toitures végétales qui se font attendre malgré tous les bénéfices qu'elles procurent, de recouvrir les toitures de gravier blanc ou de peinture blanche? »

  • Johanne Huot
    Abonnée
    jeudi 24 avril 2008 11h07
    Pousuite pénale contre les politiciens
    « Le situation est urgente et les politiciens s'en lavent les mains ou évitent le sujet. Je propose que les citoyens et les groupes de pression commencent dès maintenant les démarches de poursuites en justice des politiciens irresponsables qui ne prennent pas les mesures draconiennes nécessaires pour limiter l'émanation de CO2 et ralentir les hausses de température. Une Cour de justice du climat devrait être instituée pour pouvoir condamner les premiers responsables de ce nouveau type de crime contre l'humanité..
    Germain Legault »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 24 avril 2008 11h12
    Les sceptiques seront-ils confondus?
    « Je n'en sais rien... mais j'ai habité l'Arctique pendant 10 ans et j'ai vu la fonte de pergélisol et les bâtiments et pistes d'atterrissage couler dans le sol. J'ai aussi eu le privilège d'aller au Groenland en 1994 et y ai admiré les glaciers qui naissaient dans le fiord d'Ilulissat. Je sais que la glace s'est depuis retirée de plus d'une dizaine de kilomètres dans le fiord en moins de 14 ans... alors que la calotte glaciaire du Groenland remonte à plusieurs millénaires. Nous sommes entrés dans une période de grande extinction (c'est évident pour plusieurs espèces d'oiseaux et de batraciens) et l'humain pourrait aussi disparaître pendant cette extinction selon Hubert Reeves.

    La terre elle, va continuer son existence avec ses hauts et ses bas, avec ou sans les humains - elle a existé pendant plus de 4 milliards d'années sans humains - et les bouleversements actuels ne sont qu'un « blip » dans son vécu - elle en a vu bien d'autres. Par contre pour les humains, il s'agit de jouer à la roulette russe: on peut douter et rien faire et voir ce qui va arriver. C'est exactement ce qui se passe maintenant - on laisse faire et advienne que pourra! Alors si l'humanité sombre dans le désastre les sceptiques pourront toujours se dire « Ah ben, j'aurais donc du...»! S'ils sont encore là... »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 24 avril 2008 11h17
    Madame Beaudoin, c'est justement à cause de mes connaissances que je ne souscris pas au combat contre des moulins à vents.
    « Certes, les VUS polluent, mais leur pollution n'est pas du au CO2 qui est un gaz nécessaire pour le développement des plantes, mais plutot du au souffre et aux particules fines.

    La différence entre moi et les mainstreams verts, c'est que je ne focus pas sur des combats inutiles, comme le combat aux GES alors que rien, absolument rien ne démontre que les GES sont responsable de réchauffement actuel, au contraire, et encore pire l'impact de l'homme sur le taux total de CO2 dans l'air est mitigé.

    Sur ce je vous laisse vous faire de la fausse bile. C'est le propre des "experts" de faire peur et c'est qu'a fait monsieur Fortier. Son discours n'est pas digne de sa tache, parce que si il est un spécialiste de l'Arctique, il SAIT pertinemment que l'Arctique a déjà fondu »

  • René Pelletier
    Inscrit
    jeudi 24 avril 2008 12h03
    Merci
    « Merci mille fois monsieur Francoeur pour le très important travail d'information que vous faites.

    Et, quant à nous tous, il faut écrire et téléphoner à nos politiciens pour que l'État fasse son travail d'information (d'éducation) et que des mesures courageuses soient prises.

    René Pelletier »

  • Maurice Monette
    Abonné
    jeudi 24 avril 2008 12h05
    Monsieur Pageau, je suis sidéré de votre ÉRUDITION...
    « Oh Monsieur Pageau, votre étalage de connaissances pertinentes à l'appaisement de la panique imminente fait "chaud au coeur", sans "jeu-de-mots", il va sans dire. Sauf que, j'aurais quelques petites rectifications à apporter à votre théorie pacificatrice.

    Premièrement, comme Vous semblez féru de précision, je veux juste Vous faire remarquer qu'une erreur dans un titre, c'est beaucoup plus déroutant qu'une erreur dans un texte où le chiffre est répété à de multiples reprises alors, on aurait dû lire:"Houston, we have a problem, pareille chose est déjà arrivée...il y a 1000 ans" et non pas 100. Bon, disons que c'est une erreur d'inattention mais, c'est le titre de votre Réaction alors, ce titre NOUS prédispose à ce que Vous révélerez de si percutant...

    Ça passe, on a déjà vu pire !

    Par contre, dans toute votre belle théorie documentée de références appropriées pour démontrer que la panique n'est utilisée que par le domaine politique pour garder les gens sous un crainte continuelle et ainsi pouvoir mieux "manipuler les masses", il y a un aspect que notre monde moderne a engendré et dont Vous ne faites pas mention. Celui-ci n'était jamais intervenu à aucune des glaciations antérieures et c'est la disparition de la couche d'OZONE à cause justement de l'activité humaine.

    Donc, si Vous prenez compte de cette SITUATION UNIQUEMENT causée par celle-ci(l'activité humaine) qui n'avait pas les moyens pour modifier la composition des couches de la haute atmosphère lors des millénaires passés, il faut bien se rendre à l'évidence que, toutes les actions pour diminuer notre impact sur cette couche de GAZ servant à neutraliser les effets nocifs des rayons ultra-violets du soleil seront bienvenue.

    Je ne veux pas Vous "froisser" mais, quand on se prétend aussi érudit que Vous semblez vouloir que les gens Vous considère, il faut faire d'autant plus attention de se tromper, parce que plusieurs(es) personnes alimentent leur imaginaire à partir de VOS écrits...et peuvent simplifier un problème malheureusement déjà trop exacerbé.

    Votre Ami, SAGE,
    MAURICE MONETTE
    BIOLOGISTE #939 »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    jeudi 24 avril 2008 12h17
    Bouleversement géopolitique
    « Je crois que l'activité solaire y est pour beaucoup dans ces changements climatiques actuels et que l'apport des activités humaines n'est qu'un petit ajout à ce phénomène.

    Lors d'une variation importante de l'activité solaire, la variation de la radiation solaire, de l'UV, de la luminosité, du champ magnétique, du vent solaire (rayons cosmiques), est la cause de l'évolution de la température dans l'atmosphère terrestre lors des cycles des variations du cycle solaire Suess. http://la.climatologie.free.fr/soleil/soleil.htm#gleissberg
    ivan jobin »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    jeudi 24 avril 2008 14h41
    Et la dérive des continents? Et le déplacement do Pole Nord?
    « changements climatiques, température, Climat, Arctique et Antarctique (Région), Canada (Pays)

    Voir aussi le commentaire de: "Bouleversement géopolitique - par Mme et M. JMR et IJ ", lequel est très pertinant.

    Oui il faut se préparer à des bouversements des population etc. , oui il faut combattre le GES; mais les GES ne sont pas la seule cause contrairement aux racontars tant répandus.

    On prend la population pour une cruche qu'il faut emplir.

    Lisez "La Théorie du Chaos" de James Gleick chez Flamarion et renseignez vous que diable. »

  • Francis Déry
    Inscrit
    jeudi 24 avril 2008 16h30
    @MM Monette et Pageau
    « J'ai apprécié la lecture de m. Pageau.
    Oui, il y a eu réchauffement du climat avant l'an mille.
    Un refroidissement du climat pourrait avoir été le déclencheur des migrations sibériennes qui résultèrent en invasion barbares des empires de Perse et de Rome. Le climat est considéré comme une moyenne mobile sur une génération (30 ans) de l'état du système climatique.
    Mais que je sache, les sagas vikings n'ont jamais parlé de fonte complète de la banquise. Le Groenland fut colonisable vers l'an 1000, mais le repli climatique vers l'an 1200 a provoqué la chute des colonies vikings. Les Inuits du Canada ont pu s'établir dans le vide colonial. Et les arpents de neige et de glace n'ont pu intéresser les Européens jusqu'à reprise par le Danemark après les guerres napoléoniennes,

    Ce qui est à craindre est le phénomème de rétroaction positive qui fera monter la température globale de 2 degrés. Alors la banquise disparaît. Le système de circulation générale sera complètement altéré. Un brusque refroidissement pourrait alors s'installer dans la dynastie suivante.

    Comme nous sommes aux limites de la possibilité de produire du pétrole, les hydrocarbures ne pourront plus aider à faire passer notre civilisation actuelle au travers du prochain refroidissement climatique. Oubliez le déneigement des voies en hiver. Oubliez le transport motorisé basé sur l'essence.

    S'il y a complot des scientifiques, c'est peut-être pour faire passer une transition technologique et nous sortir d'une impasse énergétique dans laquelle le capitalisme nous a fourvoyé. Et ce, sans chasse aux sorcières telle qu'appréhendée par l'élite actuelle. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 24 avril 2008 16h50
    Merci monsieur Monette, mais sachez une chose, mon chiffre de 100 ans n'était pas une erreur
    « D'entrée de jeu dans mon texte, qui est malheureusement, comme les autres, est écrit sur un coin de table, je fais référence à l'étude de Igor Polyakov, je vous colle sa conclusion

    :

    Conclusions
    The recent retreat of arctic ice requires an understanding of whether the ice reduction is
    a persistent signature of global warming due to anthropogenic impact on climate or it is a
    minimum of a low-frequency natural climate oscillation. Numerical models of Earth climate
    system [Vinnikov et al., 1999] and direct observations [Rothrock et al., 1999] show substantial
    ice decline in the recent decades. Vinnikov et al. suggested that the observed decrease of
    arctic ice extent is related to anthropogenic global warming. However, Vinje [2000] using
    observations over the past 135 years showed that the recent decrease in ice extent in the
    Nordic Seas is within the range of natural variability since the 18th century. A combination
    of century- and half-a-century-long data records and model integrations leads us to conclude
    that the natural low-frequency oscillation (LFO) exists and is an important contributor to
    the recent anomalous environmental conditions in the Arctic. This mode of oscillation is
    related to
    uctuations in the thermohaline circulation in the North Atlantic [Delworth and
    Mann, 2000]. Comparison of the century-long NAO index time series and half a century
    time series of the polar region SAT, SLP differences, and wind vorticity index shows the
    existence of the LFO mode in the latter time series. There is evidence that the LFO has
    a strong impact on ice and ocean variability. Our results suggest that the decadal AO and
    multidecadal LFO drive large amplitude natural variability in the Arctic making detection
    of possible long-term trends induced by greenhouse gas warming most difficult.


    http://www.frontier.iarc.uaf.edu/~igor/research/pdf/50yr_web.pdf


    Ça raconte que prise sur 50 ans, la fonte de l'Arctique peut avoir l'air anormale et non naturelle, par contre sur 135 ans, on peut y noter un cycle plus ou moins régulier ce qui fait que les changements actuels peuvent être attribué à des causes naturelles. Pareille(ou semblable) déglaciation de l'Arctique est arrivée entre 1920 et 1945, donc, il y a pas 100 ans, donc, si erreur j'ai faite, c'est celle de SOUS évalué l'échelle.

    Et faites vous en pas monsieur, je n'oublis le potentiel destructeur de l'homme, en aucun cas je veux nous exempter des conneries qu'on peut faire. »

  • Norman Lévesque
    Inscrit
    jeudi 24 avril 2008 19h58
    Le passé, le présent
    « Intéressant de comparer les effets du soleil, dans le passé, à l'augmentation de la température aujourd'hui. Avant la révolution industrielle, l'action humaine sur l'atmosphère était insignifiante, mais la combustion à grande échelle a tout changé.

    Les deux phénomènes majeurs qui interviennent dans le bilan radiatif de l'atmosphère sont le rayonnement solaire et les éruptions volcaniques. Quand on entre ces informations dans les modèles climatologiques, on arrive à température plus faible que celle mesurée. Il faut tenir compte de l'augmentation du CO2 (et autres GES).

    Voyez ce graphique du GIEC:
    http://www.ipcc.ch/graphics/graphics/syr/spm4.jpg

    Changeons le climat social avant que notre climat change ! »

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    jeudi 24 avril 2008 21h19
    La science exige l'autocritique et la diversité des opinions
    « Ce n'est pas sa qualité d'alarmiste que M. Louis Fortier devrait craindre. C'est plutôt son manque de rigueur. Au contraire, l'alarmisme climatique est considéré comme une qualité par notre élite intellectuelle et politicienne, et il est difficile d'avoir des subventions de recherche si on n'est pas un alarmiste.

    James Hansen en sait quelque chose. Il a préféré le «consensus» pour demeurer à la NASA. Ce n'est pas le cas de Roy W. Spencer (que M. Fortier connait sûrement), qui a préféré quitté la NASA...

    Ce n'est pas quelques centaines de parties par millions (ppm), dont l'origine anthropique n'a pas été quantifiée, qui cause les changements climatiques. Une hausse du CO2 résulte en grande partie de l'activité solaire, laquelle diminue présentement ! »

  • Normand Desjardins
    Abonné
    vendredi 25 avril 2008 12h03
    Ce qu'il faut comprendre de tout écosystème...
    « C'est fou le nombre d'experts d'estrade que provoque le débat sur les changements climatiques. Et, ne vous en faites pas, je m'inclus bien humblement dans le nombre.

    Cependant, mon expérience pratique en environnement (protection de lac) m'a enseigné un point important qui semble faire défaut à la réflexion de plusieurs.

    Dans l'idée de plusieurs, pour connaître l'impact humain sur un écosystème, on doit mesurer si des effets dits "naturels" n'ont pas un impact négatif plus grand que ceux de nos actions d'êtres supérieurs. Dans un tel cas, certains déclarent automatiquement que notre impact est minime, voire insignifiant, et qu'on doive s'attarder à autre chose.

    Mais voilà, ceux qui connaissent l'expression "la goutte qui fait déborder le vase", comprendront qu'un impact minime peut avoir une conséquence catastrophique. Certes, l'activité solaire, les volcans, les feux de forêts, les courants océaniques, les épidémies d'insectes en fôrets... ont tous un effet marqué sur l'écosystème planétaire et son climat. Par contre, ce système en circuit fermé complexe et fragile qui avait trouvé, après des centaines de millions d'années, un équilibre permettant de supporter la vie est menacé de basculer par l'apport, aussi peu important soit-il, du facteur humain.

    Quand on étudie la situation des lacs au Québec, et ailleurs, on constate ce type de phénomène. Un lac est un écosystème qui a trouvé son équilibre. Un équilibre naturellement précaire mais stable. Autrement, il se serait déjà transformé en marais, tourbière et se serait asséché.

    Les désormais populaires algues bleues sont naturellement présentes dans les plans d'eau mais, c'est l'apport supplémentaire en nutriments qu'apporte l'activité humaine des riverains qui fait basculer cet équilibre et provoque un prolifération anormale d'algues bleues et de plantes aquatiques qui finissent par étouffer le lac. Pour certain petit lac naturel fragile, quelques résidences peuvent suffir à désiquilibrer l'écologie du lac et à accélerer de façon fulgurante son vieillissement.

    Et, pour M.Pageau, tout comme le CO2, les algues bleues sont naturelles... mais comme les GES c'est la quantité qui fait le poison. Oui le CO2 permet la croissance des plantes, et n'est pas un polluant chimique. Mais, au-delà d'une certaine limite même le jus de groseilles peut devenir nocif. C'est une question d'équilibre.

    C'est pourquoi, on ne doit pas évaluer l'effet humain en rapport avec l'importance des phénomènes naturels mais à sa capacité à faire basculer l'équilibre des écosystèmes et du climat. Un simple virus, aussi petit soit-il, peut faire trébucher le système immunitaire de la plus grosse bête au point de la tuer.

    Nous agissons présentement comme des micro-organismes qui se disent trop petits pour avoir un quelconque effet. Mais, combien d'études encore aurons-nous de besoin pour nous convaincre collectivement que c'est faux? »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    vendredi 25 avril 2008 13h48
    Monsieur Déry, ce n'est pas l'avis des archéologues et historiens.
    « Tiens, pour votre culture, tiré de La Presse, 25 novembre 2007

    http://img138.imageshack.us/img138/6748/histoirearchologiedorstro6.jpg

    La civilisation Dorsétienne serait disparue vers l'an 1000, engloutie, les restes de leur civilisation est sous les eaux au nord du Québec.

    Deux explications, ils avaient construient sur la glace et elle a disparue après avoir fondue, ils ont batis sur la terre ferme qui a été inondée suite à la fonte des glaces.

    Comment voulez-vous que l'Histoire européenne puisse faire mention d'un Océan Arctique dépourvue de glace alors qu'ils l'avaient pas découvert? Par contre, je peux vous affirmez que les Vikings cultivaient la vigne à Terre-Neuve qu'ils ont appeller Vineland.

    Ils devaient être des docteurs et génétiques et ils ont du créer une génétique résistant aux conditions de l'ile. »

  • Francis Déry
    Inscrit
    vendredi 25 avril 2008 19h28
    M. Pageau, je peux répondre sur certains de vos points.
    « D'abord un erratum de mon texte, j'ai écrit : "Un brusque refroidissement pourrait alors s'installer dans la dynastie suivante."
    Il faut lire "dans la décennie suivante".

    Géologiquement, les terres immergés devraient se relever après la dernière glaciation. Mais l'échelle de temps est géologique.
    Je suppose (car je ne suis pas archéologue), que les ruines trouvées sous l'eau devaient être ceux d'un établissement côtier situé sur le pergélisol. Suite à un réchauffement climatique, les côtes perdent leur couverture de glace de mer sur une plus grande partie de l'année. Les côtes sont plus susceptibles d'être affectées par les vagues de tempête érodant les terres dégelés. Donc le pergélisol est emporté par les vagues. C'est ce phénomène qui frappe plusieurs villages inuits d'Alaska ces dernières années. Les villages se doivent d'être relocalisés.


    L'océan Arctique borde le nord de l'Europe.
    Les Vikings voyageaient dans les eaux nordiques jusqu'en Nouvelle-Zemble. Ils connaissaient l'archipel Svalbard. Avant les Vikings, ce fut les Scots (Irlandais), particulièrement les Culdees (moines celtes). Les Sagas sont les récits oraux des voyages vikings et constituent une mémoire détaillée. Les Vikings connaissaient la banquise et imaginaient qu'un ensemble de terres se rattachaient à cette banquise (Novaïa Zemlya, Svalbard et plus tard Grundtland).
    Ils auraient osé pénétrer plus au nord si ce n'était du barrage de glaces.

    Pour la vigne, les Vikings ne savent pas la reconnaître puisque la limite la plus nordique du temps fut dans la région du Rhin. C'est un serviteur originaire d'Allemagne qui aurait identifié la vigne. D'autres philologistes émettent l'hypothèse que le mot "vein" désignerait plutôt de l'herbe à fourrage ou un pré. Chose inexistante au Groenland où seulement des lichens poussent. La destruction du lichen Groenland par le bétail est un facteur du dépérissement des colonies Viking du Groenland. Le refroidissement les a achevé. »

  • Luc Pépin
    Abonné
    samedi 26 avril 2008 10h04
    Merci M. Desjardins !
    « Quel bon commentaire!

    Ceux qui ne veulent rien comprendre après un commentaire aussi pertinent, vrai et logique que celui que vous venez de faire ne comprendront jamais rien...

    Luc Pépin »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    dimanche 27 avril 2008 12h03
    Vous vous trompez monsieur Déry, Vineland est bien terres des vignes
    « Vous vous trompez monsieur Déry, Vineland est bien terres des vignes

    Question d'être "fair play", je minimise mon affirmation en disant que les vignes en questions les vitis labrusca et vitis riparia,deux variétés indigènes canadiennes qui résistent mieux au froid que les vignes utilisées aujourd'hui, et c'est pas le Groenland qui a été appelé ainsi, c'est L'Anse aux Meadows, au nord de Terre Neuve. Je ne sais trop si les Saga vikings font mentions de la disparition de la Banquise, mais il faut savoir qu'ils sont arrivés vers l'an 1000, il est probable qu'elle était déjà disparue car vers ce temps là que la Civilisation Dorsétienne de l'Amérique du Nord a disparu. Celà dit, il est démontré qu'il faisait environ deux degrés de plus qu'aujourd'hui et la fin du monde n'est pas arrivée.


    Et votre phénomène de rétroaction positive dont vous parlez, j'espère qu'il ne se fonde pas sur l'arrêt où sur le ralentissement du Gulf, car c'est démontré que cette théorie ne vaut rien, le Gulf Stream varie énormément, parfois il est plus rapide, parfois plus lent, mais il n'y a pas de tendance à la baisse. »

  • Serge Turcotte
    Inscrit
    lundi 28 avril 2008 19h57
    mieux vaut prévenir que guérir
    « bonjour a tous.je lis vos commentaires avec intéret.

    J,y apprends plein de choses.Entre autre,que les hommes recherchent toujours le moyen de s,accaparer le haut du pavé.
    A mon humble idée, ce n,est plus le temps de se demander quand la civilisation deviendra en crise profonde mais comment moi et ma famille en surviront.Ils vous restent juste le temps d,apprendre a survivre en pleine nature.

    C,est le temps d,apprendre a chasser,a pecher,a connaitre les plantes suceptiples de me nourrir,de me soigner.

    Il faut aussi apprendre a se défendre, puisque que lorsque les villes et les banlieux se videront,que ces gens non préparés parcourerons les campagnes et les bois pour subvenir a leur besoin, ce sera la loi de la jungle qui dominera.

    Si vous pensez que la civilisation va survivre a ce qui s,en vient,je ne peux que vous souhaitez bonne chance,pour ma part,je n,y crois pas dutout.

    Ca fait 39 ans cette année que je m,intéresse au plus haut point a tout ce qui touche l,écologie et l,environnement et lorsque je lis vos articles,je constate que vous ne chercher pas a regler les problemes mais plutot que vous chercher a vous glorifier personnellement de ce que vous en savez.

    Vous vous obstiner a savoir qui sera le plus fin,qui aura le petit bout de connaissance que l,autre a pas.Il ne m,en faut pas plus pour me persuader que l,homme est incapable de s,en sortir tout seul.

    m. fortier nous dit que la glace en arctique font plus vite que prévu.C,est un état de fait.Peut importe si l,homme en est responsable ou non,que la température va augmenter de 2 ou de 6 gegrées en 2030, 2050 ou en 2100,Il y a un gros prObleme en vue.Préparez-vous.ca va faire mal. »

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