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Les poêles à bois devront être certifiés

Québec se propose d'adopter un règlement qui interdira la fabrication, la vente et la distribution de poêles à bois non certifiés par l'ACNOR ou par l'Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis.
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  • Yvon Bureau
    Abonné
    samedi 19 avril 2008 11h19
    ybbureau@videotron.ca
    « Il est plus que temps que les poêles à bois actuels et à venir polluent le moins possible. Et que le Gouvernement s'en mêle au maximum.
    Cet hiver, par temps mort (sans vent), aller prendre une marche à l'extérieur est parfois horrible, lorsque des cheminées crachent une fumée à l'odeur âcre+++.
    Éthiquement, au Québec, ne devrait-on pas utiliser le poêle à bois seulement lors de panne d'électricité ? Je le crois et je le fais. »

  • Florian Péloquin
    Abonné
    dimanche 20 avril 2008 13h59
    Un petit pas en avant qui peut se transformer en un grand pas en arrière
    « Le fait que le gouvernement veuille imposer une réglementation pour que les gens utilisent des poêles certifiés qui pollueraient moins peut sembler une bonne nouvelle. Cependant, il faut savoir que, selon une étude d'Environnement Canada, ces poêles émettent malheureusement plus de dioxines et de furannes, deux composés hautement cancérigènes. De plus, on laisse supposer que ces poêles émettent jusqu'à 90 % moins de particules fines que les poêles non certifiés. Si cela est peut-être exact dans des conditions optimales en laboratoire, nous doutons, en sachant que la majorité des usagers n'utilisent pas leur poêle de manière adéquate, que l'on en arrive en pratique à ce miraculeux pourcentage. La pollution locale est déjà intolérable dans plusieurs quartiers des municipalités du Québec. Si, indirectement, on encourage par cette nouvelle réglementation l'usage du chauffage au bois, la situation ne se modifiera pas et même pourrait se dégrader. Heureusement, au Québec, il est possible de chauffer sa maison à un coût raisonnable avec de l'énergie dont l'impact sur l'environnement immédiat des utilisateurs est à peu près nul, soit l'électricité. Certes, il faut encourager les énergies renouvelables, mais pensons plutôt, par exemple, à la chaleur du sous-sol terrestre et à la force du vent (naturellement, ici, en respectant pour la mise en place des éoliennes les collectivités locales). De plus, il faut encourager encore plus les citoyens à consommer de manière à gaspiller le moins d'énergie possible, par exemple en achetant des appareils certifiés Energy Star. Un poêle à bois ne devrait être utilisé, comme les génératrices d'urgence, que lorsqu'il y a une panne d'électricité.
    Florian Péloquin
    Président de l'Association pour l'air pur »

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