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La tentation de la dictature verte

Antoine Robitaille   12 avril 2008  Environnement
La décision du gouvernement autoritaire de la Chine d’éliminer d’ici juin les sacs de plastique contraste avec le caractère indécis des démocraties.
Photo : Agence Reuters
La décision du gouvernement autoritaire de la Chine d’éliminer d’ici juin les sacs de plastique contraste avec le caractère indécis des démocraties.
Nos démocraties sont-elles trop lentes, trop éprises de liberté et trop myopes pour adopter les mesures nécessaires afin de sauver la planète? Certains écologistes répondent par l'affirmative. D'autres rejettent les solutions autoritaires vertes et estiment au contraire que la crise en question vient du fait que nos sociétés ne sont pas encore assez démocratiques. Débat, à quelques jours du Jour de la Terre.

Québec — Avec son livre intitulé The Climate Change Challenge and the Failure of Democracy (Le défi des changements climatiques et l'échec de la démocratie), publié avec Joseph Wayne Smith chez Praeger, David Shearman suscite la polémique en Australie. Selon ce médecin, professeur émérite à l'Université d'Adélaïde et militant écologiste depuis des lunes au pays des kangourous, c'en est assez. La démocratie, par son «indécision» chronique, a prouvé son incapacité à prendre les mesures nécessaires pour lutter contre la crise écologique en général et les changements climatiques en particulier. La «sacro-sainte démocratie libérale» nous donne «la liberté individuelle, et nous adorons cela», écrit Shearman. Ce régime se maintient, opine-t-il, «en donnant à la populace non seulement ce dont elle a besoin mais aussi beaucoup de superflu». Sauf que tout cela implique «une liberté d'exploiter la Terre et de la polluer».

Shearman cite un cas australien, celui de la rivière Murray Darling, complètement dégradée, et conclut que la «démocratie libérale» n'a pas réussi à la sauver. Et si, il y a dix ans, ce cours d'eau avait été confié aux diktats d'un expert scientifique, il en aurait été bien autrement, soutient-il. Fondateur d'un groupe nommé Doctors for Environment, Shearman y va d'une métaphore médicale: «Disons que vous êtes un patient aux soins intensifs; souhaitez-vous que toutes les décisions qui vous concernent soient prises par un expert en médecine ou par une commission démocratique? La science nous dit ainsi que la Terre va bientôt entrer en soins intensifs, à moins qu'elle n'y soit déjà.»

Cette logique a conduit David Shearman, en janvier, à célébrer le décret d'un «gouvernement autoritaire», celui de la Chine, d'éliminer d'ici juin les sacs de plastique. «Contrastons cette décision rapide avec le caractère indécis des démocraties», dit-il. Aux yeux de Shearman, tout est clair: si on considère l'incapacité des démocraties à réduire leurs émissions au cours de la dernière décennie, «croyez-vous qu'elles seront capables et même qu'elles voudront» faire les efforts prescrits par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC)? À toute personne qui répond par la positive, Shearman réplique: «Vous choisissez donc de faire fi du bilan d'incapacité de ces démocraties dans un vaste éventail de dossiers relevant de la gestion environnementale.» Les émissions dans les démocraties libérales ne cessent d'augmenter. Peu de pays respectent le protocole de Kyoto. Selon lui, il faut se rendre compte que «la liberté totale, c'est beau, mais ce n'est pas préférable à la vie». Pendant la guerre froide, la gauche américaine disait «better red than dead». Avec Shearman, c'est «better green... ».

Bien sûr, la position extrême de ce médecin australien a fait les délices de ceux, sur les blogues libertariens, qui refusent, voire qui nient que les changements climatiques aient des causes humaines. «C'est ça: tuez la démocratie pour sauver la planète!», a lancé un journaliste blogueur du Herald Sun, un des journaux australiens les plus importants.

Reeves, Suzuki et le «crime intergénérationnel»

Si cette position qui propose d'en finir avec la démocratie est marginale aujourd'hui, l'impatience écologiste à l'endroit de la démocratie, elle, l'est beaucoup moins. Même ses voix les plus connues et les plus autorisées émettent des critiques de la démocratie libérale analogues à celles du médecin australien.

Dans son livre Mal de terre (Seuil, 2003), l'astrophysicien Hubert Reeves écrit que, comme disait Churchill, la démocratie est le «pire système à l'exception de tous les autres», «mais face aux problèmes contemporains, elle a le grave défaut d'être assignée à penser à court terme, c'est-à-dire à l'échelle des mandats électoraux». Reeves rappelle que l'ancien vice-président américain et icône de la lutte contre l'effet de serre, Al Gore, avait dit à Bill Clinton que «le minimum [d'actions, de dépenses, d'investissements] scientifiquement nécessaire pour combattre le réchauffement de la planète dépasse largement le maximum politiquement faisable pour ne pas perdre les prochaines élections». Clinton avait «reçu le message cinq sur cinq, et presque rien sur ce plan n'a été entrepris pendant son mandat».

Dans un discours prononcé à l'université McGill en février, David Suzuki, généticien et militant écologiste de grande renommée, a suggéré d'étudier des moyens juridiques pour faire emprisonner les politiciens qui persistent à ne pas tenir compte des données scientifiques comme celles du GIEC. Ces propos, rapportés par un média étudiant, ont suscité de violentes polémiques, surtout dans le Web. Suzuki lui-même s'est senti obligé de clarifier sa pensée dans une lettre ouverte le 19 février.

David Suzuki y affirme qu'avec la technologie, l'humanité s'est transformée en force géologique, ce qu'on sait depuis une vingtaine d'années, rappelle-t-il. Les scientifiques avaient pour la première fois tiré la sonnette d'alarme à propos des changements climatiques. En 1988, le père Bush, George H. W., s'était même fait élire en disant qu'il serait un «président environnemental», rappelle Suzuki. Or son bilan est quasi nul en la matière. Toujours en 1988, Suzuki raconte qu'il avait interviewé le ministre fédéral de l'Environnement d'alors, Lucien Bouchard. Le problème environnemental le plus pressant, selon lui? «Le réchauffement planétaire», selon l'expression d'alors. «Mais rien n'a été fait» sous Bouchard et à peu près rien depuis, déplore-t-il. Pourquoi? Sur le plan de la logique politicienne, agir en environnement «n'a aucun sens». Ça revient à «dépenser énormément», à en subir le prix politique, puis à laisser «d'autres politiciens, dans 15 ans», recueillir les fruits. Par ailleurs, il fut un temps où les élus pouvaient plaider l'ignorance, mais aujourd'hui, insiste Suzuki, plusieurs choisissent de faire fi des prescriptions des scientifiques. Ils commettent ainsi une sorte de «crime intergénérationnel» pour lequel ils devraient payer d'une manière ou d'une autre, croit-il.

«Tyrannie bienveillante»

Aux premières années du débat sur l'écologie, dans les années 70, soit après les terribles prédictions du Club de Rome, plusieurs auteurs avaient déjà conclu que la démocratie n'arriverait jamais à relever ce défi. William Ophuls, citant Platon (comme Shearman d'ailleurs), plaidait pour la prise du pouvoir par des «écologistes rois». L'économiste Robert Heibroner avait aussi affirmé que l'ampleur de la crise commanderait une «centralisation du pouvoir» politique autour d'experts.

Le célèbre philosophe allemand Hans Jonas, père de la responsabilité, celui-là même qui a conçu le «principe de précaution» — notion sacrée au Sommet de la Terre à Rio en 1992, maintenant inscrite dans la Constitution française —, en était arrivé à une conclusion analogue à celle d'Ophuls et d'Heibroner. Le «gouvernement représentatif» obéit à des «principes» et à des «procédures» qui font en sorte que seuls les lobbys comptent. «Or l'"avenir" n'est représenté par aucun groupement, il n'est pas une force [...]. Ce qui n'existe pas n'a pas de lobby et ceux qui ne sont pas encore nés sont sans pouvoir», écrivait Jonas en 1979 dans Le Principe responsabilité (Cerf). C'est ici qu'on prend conscience, écrivait-il, des «avantages de l'autocratie», laquelle peut prendre des «décisions au sommet [...] sans consentement préalable de la base». Celle-ci est livrée à «l'intérêt individuel des sujets». Une telle «tyrannie» pourrait prendre les mesures «qu'exige l'avenir menaçant». Elle devrait «simplement être une tyrannie bienveillante, bien informée et animée par la juste compréhension des choses». Ce régime devrait-il être communiste ou capitaliste? Communiste, non seulement pour la «morale ascétique», l'exclusion du profit, mais aussi parce que, sur le plan de la «technique du pouvoir», ce régime «paraît être plus capable de réaliser nos buts inconfortables que [...] le complexe capitaliste, démocratique et libéral».

Jonas notait, il faut le dire, que l'autocratie comportait au moins deux risques: celui de la «bureaucratie centralisatrice», qui peut commettre des erreurs, lesquelles peuvent avoir d'énormes conséquences en raison de cette même centralisation. Le bilan environnemental des pays communistes a été jugé plus que désastreux: pensons à l'assèchement de la mer d'Aral. De même, l'accident de Tchernobyl en 1986 et la tentative de Moscou de le dissimuler a assurément contribué aux voeux de transparence des Soviétiques, ce qui a d'ailleurs provoqué la chute du régime.

Optimisme

Lorsqu'on lui soumet ces réflexions de Hans Jonas, Hubert Reeves (qui était au Québec cette semaine pour le lancement de son autobiographie) nuance: «Moi, je n'ai pas dit que la démocratie ne pouvait pas arriver à régler la crise écologique. J'admets qu'elle ne semble pas faite pour ça. Mais elle doit s'adapter, elle doit se guérir de cette faiblesse.»

Il estime d'ailleurs que les choses sont en train de «s'améliorer considérablement». Il se dit «assez confiant depuis deux ou trois ans». Son exemple: le président français Nicolas Sarkozy qui, à ses dires, rompt avec une ancienne politique du court terme. Il instaure «des mesures impopulaires en sachant très bien que ça peut nuire considérablement à ses élections», comme la taxe sur le carbone. Les groupes écologistes ont en quelque sorte créé un «lobby de l'avenir» que les politiciens n'ont pas le choix d'écouter. Il mentionne le film d'Al Gore, Une vérité qui dérange, le Grenelle de l'environnement en France et le Pacte des générations, au Québec (auquel il a participé la semaine dernière).

Et l'idée de «tyrannie bienveillante»? «Même si, en principe, on a envie de dire aujourd'hui: "Il faut quelqu'un qui oblige", cela peut être dangereux à la longue. Ici, encore une fois, le court terme peut être très bon... mais à long terme, ça risque d'être horrible.»






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  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 01h25
    Hurluberlus
    « Nos tristes hurluberlus sympathisants de Paul Watson, lyncheurs de chasseurs de phoques, je l'avais dit la semaine dernière, sont sur la pente du fascisme.

    Voilà que vous étayez à nouveau mon constat.

    Si nos politiciens ont failli à éduquer la population sur l'urgence de la situation environnementale, je ne vois pas par quel raisonnement absurde on devrait conclure qu'il faille remplacer la démocratie par une dictature, de fonctionnaires en prime.

    Il faut changer nos politiciens et éduquer les gens pour qu'ils n'aient plus envie d'élire des demeurés.

    Enfin, les moyens de remplacer les émetteurs de gaz à effets de serres sans provoquer ou envenimer la crise existante ne sont pas simples à trouver et à mettre en place.

    En avez-vous des vrais contributions aux solutions chers écolos fascos ? »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 05h12
    écofascisme : Le mouvement vert déraille depuis longtemps
    « Les premières organisations dites écologiques comme le Club de Rome ou le WWF ou la World Wildlife Foundation, dont un des présidents, le prince Philippe d'Angleterre rêvait de se réincarner en virus pour nettoyer la planète du parasite qu'est l'homme, sont pour le contrôle de la population.

    La tyrannie bienveillante, ça c'est de Huxley, Aldous, frère de Julian, un des membres fondateurs de l'UNESCO et petit fils de Thomas Henry Huxley appelé aussi le Bulldog de Darwin, car c'est lui qui défendait ses thèses auprès de ses pairs sceptiques. C'est tiré de l'introduction du meilleur des mondes, dans les éditions qui ont suivi la deuxième guerre mondiale. Et il invoquait la menace nucléaire comme les verts invoquent le réchauffement climatique.

    Tous ces mouvements poussent vers plus de contrôle international. Peu importe où on regarde, on se rend compte qu'on fait la promotion à tous les niveaux et dans tous les domaines de la globalisation.

    Un contrôle mondial ne peut qu'être une dictature « bienvaillant » ou pas. On aurait aucune représentativité là où se prendrait les décisions.

    La mouvance verte lancé par la WWF et autres organisations, la NASA entre autre avec LoveLock et son hypothèse GAIA ne part pas de la base. C'est les même qui polluent et qui font des milliards qui contrôlent le message. C'est pourquoi on vend tout de sorte d'affaire verte, qu'on prône des haussent des coûts de l'énergie pour éviter le gaspillage, des sources d'énergies dites vertes vendus par GE,(nucléaire, hydro électrique, éolien, gaz naturel, etc), des quotas de carbone et des systèmes d'échanges de gaz carbonique qui est démonisé sans aucune preuve pour soutenir l'hypothèse.

    Puis, ceux qui voulaient limiter la population, voire, dépeupler la planète ont former une alliance avec les financiers et autres industriels qui se fabriquent un beau marché vert et ça a donné les sommets de la terre ou des Maurice Strong, de l'école PowerCorparation, ex de Petro-Canada, Hydro-One, Dome Petroleum, ambassadeur de l'ONU, des Rockefellers (Laurance, Steven, David) ont orienté le mouvement pour sauver la terre à leur avantage. Et j'oserais dire que des groupes comme le GIEC qui a pour mission d'éduquer les décideurs afin qu'ils puissent prendre des décisions éclairés afin de faire face à la menace climatique, sont leur création.

    Malgré tous ces efforts de relation publique, on a pas encore réussi à vendre les quotas de carbone individuel au Canada, mais ça s'en viens. On travaille fort. L'homme est responsable du réchauffement climatique à plus de 90% de probabilité, c'est le GIEC qui le dit.

    Sans preuve, pourtant les données nous disent autre chose. Elles nous disent que la phase actuelle du réchauffement a débuté dans les années 70, et qu'avant ça, il y avait eu un refroidissement alors que les émissions humaines de CO2 ont explosés. Les échantillons tiré de la glace qui « démontrent » un lien entre la température et le CO2 « démontrent que le taux de CO2 suit la température et non l'inverse. D'ailleurs, le juge qui a jugé le film de propagande de Al Gore, a jugé que ce graphique, utilisé dans son film, ne prouvait pas l'affirmation qu'il fait dans le film sur les liens entre le CO2 et la température et la raison est simple, la température varie, puis, après un long délai, qui peut aller jusqu'à 800 ans, le taux de CO2 varie lui aussi dans la même direction.

    On nous dit que ce réchauffement est de quoi de nouveau depuis des millénaires, pour, il y a même pas 1000 ans, les Vikings cultivaient le Groenland qu'ils ont nommés Terre Verte. Et il y a aussi la civilisation Dorsétienne qui aurait subi un choc lors de la déglaciation de l'Arctique et ils n'ont pu s'adapter..... Tout ça à cause du CO2 émis par ces méchants barbares.

    Le mouvement vert à de fortes tendances à l'extremisme et au catastrophisme. Les animalistes en sont un exemple, ils voudraient imposer leur régime végétalien à tous car l'homme est doué de raison et d'empathie et il ne doit pas tuer de pauvres animaux sans défense. D'autres comme earth first font de l'éco terrorisme, on allait jusqu'à planter de très gros clous ou des lames dans les arbres en Amérique du Sud afin que ces morceaux de métal brisent la machinerie de ceux qui vont les couper. Pire, quand la coupe était faite manuellement, ces lames et ces clous pouvaient se prendre dans la chaine des scies de ceux qui coupent les arbres et les blesser voire, les tuer.


    Le mouvement vert est fortement irrationnel, fondé sur une idéologie, une croyance et est manipulé par des gens qui ne rêvent qu'a avoir plus d'argent et de pouvoirs. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 08h24
    Les lobbyiste du vert sont des dictateurs non élus
    « Qui peuvent démontrer pleins de façons de faire incompatibles avec la vie actuelle, sans être imputable des conséquences politiques et humaines de ces nouveaux comportements.

    L'EXEMPLE FRAPPANT EST CETTE IDÉE SAUGRENUE DE FAIRE DU CARBURANT AVEC DU MAÏS.

    Cette idée très bonne sur papier et pour clamer sur des tribunes est un suicide alimentaire collectif au profit d'une idée verte....

    Au gens élu de renverser la vapeur et de trouver des solutions humaine à la demande d'énergie mondiale des pays en émergence.

    je suis certain qu'il y a déjà plusieurs brevets d'énergie propre du charbon qui dorment dans les dossiers secrets des pétrolières. »

  • Yvonne lemile
    Inscrite
    samedi 12 avril 2008 09h29
    Tabou
    « Évidemment quand on parle de sauver la planète, les solutions les plus aberrantes y passent.

    La question est-elle réellement de sauver la planète ou de sauver l'humanité ?

    Hubert Reeve, n'aurait-il pas dit que, < la planète allait s'en remettre > (aproximatif), même si c'est en millions d'années, alors qu'est-ce que ça change ?

    D'où le TABOU de ne jamais parler du vrai problème.

    La surpopulation.

    Sous réserves d'avoir bien compris.
    À l'émission "" Y va y avoir du sport "" un des panelistes a dit qu'il y avait 18 études qui disent que la capacité de la planète à porter et nourrir le genre humain était de 3.5 milliards.

    Vérité ou pas, on doit admettre que ça déborde.

    À 6.5 milliards, la vraie pollution n'est-elle pas là ?

    Et ce n'est pas parti pour diminuer.

    Dumont veut payer pour peupler ou refaire la revanche des berceaux, c'est pas peu dire comment le TABOU va rester TABOU encore longtemps vu que même les experts se taisent.
    Quand je parle de Dumont je n'invoque pas un expert mais un opportuniste.
    Combien d'opportunistes sont à la tête des pays ?
    On a pas besoin des dictateurs on a les opportunistes pour tout gâcher ?

    Reeve a-t-il oublié de redire le pourquoi il avait dit ça, comme il l'avait dit ?

    Pourquoi Reeve ne comprend pas ça, ou plutôt ne le redit pas, ou s'il a peur du TABOU ?

    Je le crois, je le pense, ce sera la catastrophe à coup sur, c'est un question de temps, il n'en reste pas beaucoup, si on continu à éviter ce TABOU.

    Pourtant il y aurait des solutions acceptables.

    La Chine en a donné un aperçu qui pourrait s'appliquer mondialement en ajoutant quelque contraintes supplémentaires non désastreuses pour les démocraties.

    La vrai solution est à, faire et d'en parler
    Une hypothèse mais ça va choquer certaines âmes qui se prétendent biens pensantes.

    La méthode Chinoise, un enfant par personne,
    mâle = 1
    femelle = 1
    Ce qui va donner des familles de 2.
    Après on zip temporairement jusqu'à l'âge 2 des enfants.
    Après l'âge 2 on passe obligatoirement au zip permanent.

    Note : C'est presque ça chez nous mais on héberge les surproducteurs qui débordent leurs frontières.

    On discutera des collatéraux une autre fois. ( Voir Dumont pour en discuter )

    On peut débuter par en parler et s'y attaquer à ce TABOU.

    C'est cette dictature qui serait acceptable pour la planète.

    Note : Les sacs de plastique ne devraient-ils pas servir aux surproducteurs humain à modérer leurs surproductions

    Niet à la reproduction débridée.

    Émile. »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 10h28
    Trop ou pas assez de démocratie?
    « Que serait-il arrivé si l'adhésion au protocole de Kyoto avait été soumis à un référendum en Amérique du Nord? Si on se fie aux sondages, il me semble que nous serions considérablement plus avancés. Alors faut-il accuser la démocratie ou les hommes de pouvoir qui font tout pour la contourner? Pourquoi flouer un peuple pour aller en guerre (en Irak) si on prétend que la démocratie est le meilleur système qui soit? La vérité, c'est que la démocratie ne conserve plus que le nom, parce qu'elle est continuellement sabotée par ces clubs quasi privés que sont les partis politiques, alimentés en argent et en candidats par les vrais détenteurs du pouvoir, ceux qui détiennent les capitaux.

    Dans une vraie démocratie, il n'y aurait pas de partis politiques, il n'y aurait que des gens que nous aurions choisis pour nous représenter, et le pouvoir s'exprimerait par le vote libre de nos représentants. Dans le système actuel, nous sommes toujours contraints de voter pour ses assoiffés de pouvoir qui ont un si grand "désir de nous servir", et nous devons toujours choisir entre le menu de l'un ou l'autre des partis en liste, plutôt que dans un buffet.

    Mais même si nous avions un véritable système démocratique, il faut admettre que le capitalisme, dans sa forme actuelle, est une véritable gangraine pour l'écologie. Le PNB doit toujours croître, sinon on nous annonce que c'est la catastrophe. Pour faire croître le PNB, il faut donc produire à chaque année plus que l'année précédente. Pour produire plus, il faut donc consommer plus, soit en augmentant notre consommation individuelle, soit en augmentant le nombre d'individus.

    Un exemple: Le nombre d'unité de logements mis en chantier aux USA l'an dernier est descendu sous le seuil du million, un évènement qu'on avait pas vu depuis longtemps. Un écologiste pourait parler de progrès, et même espérer que ce chiffre baisse davantage. Mais pour l'économiste c'est le désespoir. Voilà l'absurdité: nous vivons dans un système où nous devons peser sur l'accélérateur du pillage des ressources ou "crever". »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 10h29
    Pendant ce temps le prix des denrées monte
    « Pendant que des illuminés, pompés à fond par des généticiens et des astophysiciens, s'inquiètent des gros nounours blancs qui suent sur la banquise qui fond, le prix des denrées explosent, créant dans le tiers-monde une véritable tragédie chez quelque deux milliards d'êtres humains qui n'ont plus le moyen de se payer leur pain et leur portion de riz quotidiens. »

  • Luc Boisjoli
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 10h55
    Et pourquoi pas ...
    « Et pourquoi pas une sorte de dictature constitutionnelle pendant une période prédéterminée? Dans la Rome antique par exemple, à l'époque de la république, lors de situations exceptionnelles qui méritaient une prise en charge ferme, on nommait un dictateur pour un temps limité.
    Nous pourrions bien souffrir une décennie ou deux de redressement environnemental pour éviter le "génocide" des générations futures. De la même manière que nous serions plus qu'heureux aujourd'hui si par le passé on avait évité d'investir autant de temps, d'argent, d'énergie et de matière dans des activités non viables à long terme, nos enfants, petits enfants et leurs descendants seraient heureux des efforts que nous pourrions faire aujourd'hui pour leur garantir un air pur, une eau potable et des conditions de vie hygiéniques descentes.
    De toutes manières, un virage à 180 degrés est nécessaire. S'il ne se fait pas d'ici 15 ou 20 ans, il sera mis en oeuvre par les jeunes qui naissent aujourd'hui lorsque ceux-ci deviendront les leaders de notre société. Et tout porte à croire qu'alors ils établiront une réelle dictature environnementale, non pas par choix, mais par nécessité urgente. Plus nous attendons à effectuer ce virage, plus il sera difficile et moins il a de chances d'être couronné de succès.
    L'espèce humaine vaut la peine qu'on fasse des efforts significatifs pour la sauver. »

  • Alain Vézina
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 11h07
    C'est un dérapage...il y en aura d'autres...l'erreur est d'y jeter un discrédit absolu
    « Il va y en avoir de ces dérapages. Shearman a grosso modo raison sur le diagnostic mais Ô combien tort sur la solution. Frustration scientiste !

    Il est vrai que l'on doive beaucoup accélérer. Cela prendra beaucoup plus de crédit collectif et beaucoup moins de crédit personnel dont la dynamique nous éloigne du bien commun.

    Donner du crédit s'est aussi croire et faire confiance. Le crédit personnel privilégie le seul agir pour soi.

    Le plus extraordinaire, c'est que le crédit collectif peut contribuer à l'approfondissement d'une démocratie véritable, favoriser l'agir avec les autres.

    Dans la crise financière et écologique qui se dessine, il est de la responsabilité des États d'imposer de nouvelles conditions de marché aux banques et à toutes les institutions financières.

    Que soit privilégié le crédit collectif dans les conditions faites aux emprunteurs et cela par une marge certaine, non équivoque. Que pour les deux formes de crédit, collectif et personnel, l'on applique des critères environnementaux aux conditions de prêts, de l'acquiescement à la demande et tout au long de la période de remboursement.

    Par exemple, il serait bon qu'un projet comme celui du quartier Griffintown puisse se constituer sur un mode coopératif et associatif en pouvant compter sur un tel crédit collectif et sans promoteur privé, sauf à se plier aux conditions de la coopération dès la phase de conception et toujours par la suite. »

  • Claudiane Laroche
    Inscrite
    samedi 12 avril 2008 12h01
    Quand l'idéologie devient autoritaire... attention!
    « Le défi écologique est de taille, et son importance est d'autant plus cruciale que nous devons prendre garde de ne pas tomber dans un discours autoritariste. N'oublions pas trop vite les leçons que l'histoire du vingtième siècle nous a léguées. En temps de crise, il est plus facile d'installer un modèle politique qui tend à être totalitaire. Un tel régime, qui se targuerait de défendre la planète comme ailleurs on a voulu défendre les ouvriers exploités, le peuple allemand, la sécurité des uns, le salut des autres... prend des décisions pour tous, et la tentation est grande en ces temps d'inquiétudes, ces temps de découragement parfois, d'accueillir comme LA solution un tel système politique. Mais n'oublions pas ceci: plus l'État prend des décisions pour tous, plus, à long terme, elle installe une dynamique de déresponsabilisation. Il ne faut certes pas se fermer les yeux sur les enjeux environnementaux actuels, comme il ne faut pas oublier la misère dans laquelle le peuple russe vivait il y a cent ans, par exemple, dans laquelle plusieurs vivent aujourd'hui encore (à combien est rendu le sac de maïs à Haïti?). Mais n'oublions pas ceci: l'écologie est aussi une idéologie et l'on doit bien se garder de couper les amarres qui nous relie au réel. Ne renversons justement pas la logique même de ce mouvement vert. Nous vivrons toujours mieux et plus longtemps autonomes, que ce soit par rapport au pouvoir d'une poignée de dirigeants... que par rapport à nos propres besoins en ressources naturelles.
    Lire Suzuki, lire Reeves, oui! À chaque semaine même... mais de grâce, ne gardons pas trop loin notre Arendt... et nos instruments de jardinage. »

  • Michaël Lessard
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 12h35
    La démocratie et les régimes politiques ne changent pas notre nature
    « Ma perspective de l'histoire humaine est que les divers changements de régimes politiques, des totalitaires aux démocratiques, ne changent par les défis humains... Les êtres humains sont biaisés par leurs intérêts personnels et leurs pulsions. Oui, nous sommes aussi capable de réflexion et la solidarité et l'empathie font aussi parties de notre nature, mais nous sommes perpétuellement en conflits entre nos intérêts.

    La démocratie, ce n'est pas une panacée ou un remède à nos problèmes humains. La démocratie est un moyen, elle ne dicte pas comme par magie nos principes et nos valeurs.

    En bref, la révolution verte, ou toute révolution, se passe dans les changements de mentalités.

    Je comprends que, vu l'urgence écologique, certain-es rêvent que les gouvernements imposent des mesures; ce qui commence à se faire d'ailleurs. MAIS il y a des nuances qu'il faut nommer...

    - je ne vois rien dans l'histoire humaine qui indique que les dictatures et régimes autoritaires sont plus écologiques, empathiques, humains...

    - les changements climatiques trop rapides vont déstabiliser l'écologie mondiale, causant des crises humaines graves durant ce 21e siècle, mais ne vont pas détruire l'Humanité ni la Terre.

    Nous avons probablement déjà atteint un point de non retour pour éviter certaines crises écologiques dans les 30 à 50 prochaines années, mais il n'est pas trop tard pour réduire les conséquences (pour sauver plusieurs espèces et vies humaines). Au pire, nos actions maintenant vont contribuer à rendre viable l'écologie mondiale du prochain siècle.

    M'enfin, il faut avoir une très courte vue -et manquer d'empathie pour les victimes des dictatures- pour suggérer que des régimes autoritaires anti-démocratiques seraient une solution à l'urgence écologique.

    Le problème n'est pas notre structure politique, le problème c'est nous. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 14h35
    Madame Dionne, il ne faut pas croire les études des disciples de Malthus
    « Des groupes voudraient réduire à population à 1 milliards pour des raisons plutot obscure et ils travaillent fort pour nous convaincre que c'est nécessaire.

    Si il y avait meilleure répartition des ressources et un développement des marchés alimentaires locaux dans les pays dit émergeant, il y aurait pas autant de famine, voire même, il y en aurait pas du tout et nous, bien on suproduit et on jette une quantité énorme d'aliment.

    En général, les "études" sur les capacités de la planète à soutenir l'homme sont orienté idéologiquement et politiquement. »

  • Richard Dupuis
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 14h48
    Par où on commence?
    « Et voilà où nous en sommes, maintenant. La dictature. Et pourquoi pas le "nettoyage environnemental", un coup parti? Tu ne crois pas à Kyoto? Une balle, et au suivant! David Suzuki a bien commencé en parlant d'emprisonner les politiciens qui ne gouvernaient pas en fonction des constats du GIEC. C'est le retour du "crois ou meurs", de l'inquisition, écolo, cette fois. Ceux qui ne sont pas assez "verts" aux yeux de Al Gore et de ses prophètes, alignez-vous le long du mur, et ne bougez pas trop; il ne faut pas gaspiller les balles.

    Juste une question, qui m'effleure l'esprit, comme ça: Et si le GIEC avait tout faux?

    - À Yvonne lemile: Si je suis votre raisonnement, sur le TABOU, nous sommes actuellement 6,5 milliards de personnes sur Terre. Or, vous dites que la capacité de la planète de permettre à ses habitants de vivre est de 3,5 milliards de personnes. Nous serions donc 3 milliards de trop. Comme nous savons que le modèle chinois n'empêche pas la population de ce pays de continuer de croître, tout en constatant que les bébés filles meurent dans des villages isolés comme des bébés phoques sur une banquise de Terre-Neuve-et-Labrador, il faudra donc procéder plus rapidement, et "délester" la Terre que quelques centaines de millions d'individus. Alors, on élimine qui, en premier?

    - À Rino St-Amand: Il aurait été impossible, du moins ici, de faire un référendum sur le protocole de Kyoto, parce que la question aurait probablement été soumise à la Loi sur la clarté référendaire de notre bon ami Stéphane Dion. Ce faisant, en 2050, la Chambre des communes discuterait toujours de la question. »

  • Claude Tardif
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 15h46
    La démocracie proportionnelle
    « Il y a plusieurs types de démocracie. Ici, le parti Libéral
    a récompensé Harper pour un discours du trône où il qualifiait
    d'inatteignables les objectifs de Kyoto en ... s'abstenant de voter.
    En Nouvelle-Zélande, le Parti Vert a assuré la stabilité du
    gouvernement minoritaire en s'engageant à l'avance à s'abstenir
    de voter sur les motions de confiance, en échange du programme
    ``Buy Kiwi Made'' et de politiques concrètes sur l'énergie solaire
    et l'efficacité énergétique domiciliaire. La différence?
    La représentation proportionnelle.

    Les pays d'Europe qui ont une démocracie proportionelle sont je crois bien en avance sur la Chine et sur nous en matière de recyclage et de sacs en plastiques. Avant de blâmer la démocracie il faut savoir qu'elle ne se limite pas au système pluraliste archaïque qu'on utilise ici. »

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    samedi 12 avril 2008 15h51
    Ça tourne en rond...
    « Oui, il est possible et même su que plusieurs lobby se servent de la cause verte pour s'enrichir ou bloquer carrément des projets par leur présence en coulisses,
    Et même s'il y a un complot d'éminences sombres qui contrôlent la planète ou même des extra-terrestres, on peut se mettre d'accord que la terre (la planète) est mal en point.
    Que ce soit la faute, des industries, des pauvres qui se reproduisent faute d'éducation et pour de simples dictats religieux, des écologistes fanatiques ou modérés, des politiciens à la merci du soit-disant lobby vert ou de toutes les multinationales qui veillent à leurs profits. Démocratie ou pas. Nous sommes tous responsables de l'état de la planète à différents degrés que nos consciences soient éteintes ou non à l'état de notre planète. Qu'on fournisse des dépotoirs à ciel ouvert à des pays pauvres avec les déchets de notre surconsommation, qu'on consomme des denrées et des produits chimiques qui se retrouveront éventuellement dans nos propres sols et la nappe phréatique, qu'on se bourre de médicaments pour guérir au lieu de s'alimenter convenablement et de faire de l'exercice régulièrement. Nous sommes responsables de notre état et lui-même est dépendant de celui de la planète. Si on se conduit en être humain responsable on aurait sans doute une meilleure représentation démocratique. Le gouvernement est là pour mettre des balises communes et si possible sensibiliser les plus réfractaires.
    Pas toujours évident mais il y a tout de même des belles avancées. Plus de récupération, moins de sacs de plastique en circulation et un peu plus d'alimentation santé, bien sûr , il faut être vigilant qu'en à toute l'information des industries et les publicités trompeuses. Plus de sucre-moins de gras et quelques ingrédients douteux un brin cancérigène mais l'éducation et le gros bon sens reste encore et toujours la meilleure manière de s'en sauver qu'on soit en démocratie ou non. S'il faut de plus en plus de catastrophes écologiques pour qu'on comprenne le bon sens et bien soit. C'est comme une claque, ça réveille. C'est raide parfois mais ça remet les valeurs à la bonne place. Le déni de la réalité n'est pas mieux. La modération et la consommation bien équilibrée n'ont pas tuer grand monde jusqu'à maintenant. Si les politiques finissent par être un peu plus le reflet de notre collectivité, on aura fait un grand pas. En attendant, les marginaux, militants et autres avancent et les autres finiront par bouger vaillamment et patiemment avec l'envie parfois de ruer et dénoncer mais sensibilisation, éducation et prévention d'abord !
    Marie-Claude Leclerc »

  • Jean-Paul Gosselin
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 16h11
    Être verts...
    « La revue américaine TIME, dans son édition du 7 avril 2008, titrait en première page: The Clean Energy Myth, avec une photo d'un bel épis de maïs entouré de billets verts.

    Dans cet article,on y apprend, entre autre chose, que la culture subventionnée du maïs, pour produire de l'éthanol, à partir de son amidon, et qui sert de carburant aux voitures, avait déplacé la culture du soya, des États-Unis vers le Brésil.

    Au Brésil, ce déplacement a entraîné, pour cette culture, l'utilsation des pâturages réservés au bétail. Les pâturages et le bétail ont donc été déplacés en Amazonie, occasionnant par le fait même de la déforestation du poumon de la planète!

    Voici quelques données rapportées dans cette même revue qui portent à réfléchir :

    - Une personne pourrait manger pendant 365 jours avec le maïs requis pour faire le plein en éthanol d'UN VUS.

    - $100 milliards: C'est la valeur estimé du marché du biofuel en 2010!

    - 300,000: Le nombre d'hectares de la forêt amazonienne qui ont été perdus, à cause de la déforestation, durant les 6 DERNIERS MOIS de 2007! (Cela fait beaucoup d'arbres à replanter ailleurs...)

    Être verts, oui, bien sûr, mais pas n'importe comment!

    Il y a des milliards d'humains qui ne mangent pas à leur faim sur la planète! »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 17h16
    L'autodestruction
    « Les espèces végétales et animales font leur temps puis disparaissent, le processus étant réglé par les modifications de leur habitat. L'espèce humaine fera son temps et disparaîtra. En fait, en exploitant la planète de façon démentielle, elle se détruit elle-même. Faut-il s'en faire ou se faire à l'idée que l'espèce dont nous faison partie connaîtra le même sort que tous les individus qui l'ont composée et la composent encore ? La seconde option est en train de s'imposer lentement.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 21h21
    La dérape cache une vérité qui dérange leurs plana
    « L'impatience des Al Gore et David Suzuki démontre que l'arnaque climatique est démasquée.

    Dans un journal "The Australian" sous la plume de Christopher Pearson on a publié le 22 mars 2008 une entrevue radiophonique du réseau ABC Radio National dans l'émission Couterpoint animé par Michael Duffy qui interview Jennifer Marohasy, a biologist and senior fellow of Melbourne-based think tank the Institute of Public Affairs. Il y eu des révélations surprenantes. Je copie et colle le texte du journal pour ne pas déformer le sens des mots.

    Last Monday - on ABC Radio National, of all places - there was a tipping point of a different kind in the debate on climate change. It was a remarkable interview involving the co-host of Counterpoint, Michael Duffy and Jennifer Marohasy, a biologist and senior fellow of Melbourne-based think tank the Institute of Public Affairs. Anyone in public life who takes a position on the greenhouse gas hypothesis will ignore it at their peril.

    Duffy asked Marohasy: "Is the Earth stillwarming?"

    She replied: "No, actually, there has been cooling, if you take 1998 as your point of reference. If you take 2002 as your point of reference, then temperatures have plateaued. This is certainly not what you'd expect if carbon dioxide is driving temperature because carbon dioxide levels have been increasing but temperatures have actually been coming down over the last 10 years."

    Duffy: "Is this a matter of any controversy?"

    Marohasy: "Actually, no. The head of the IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) has actually acknowledged it. He talks about the apparent plateau in temperatures so far this century. So he recognises that in this century, over the past eight years, temperatures have plateaued ... This is not what you'd expect, as I said, because if carbon dioxide is driving temperature then you'd expect that, given carbon dioxide levels have been continuing to increase, temperatures should be going up ... So (it's) very unexpected, not something that's being discussed. It should be being discussed, though, because it's very significant."


    Voilà ce que cache l'impatience de ces arnaqueurs du climat. Ils sont déjoués, le bogue de l'an 2100 n'existe pas... »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 21h47
    Est-ce l'écologie ou la démocratie qui va nous tuer ?
    « Les écolos nous prênent des solutions qui s'avèrent à la longue des cuchemars.

    Ainsi après nous avoir harangué sur les vertus des biocarburants voici que leurs leaders s'en distancent comme des rats quittant un navire qui coule.

    En se substituant au pétrole requis dans les transports, les biocarburants devaient, en principe, diminuer les GES. On s'est vite rendu compte que la production d'éthanol à base de maïs requérait presque autant d'énergie qu'elle n'en produisait. Il s'agit en plus d'une monoculture nocive pour les sols. On la soupçonne aussi d'avoir fait augmenter le prix du panier d'épicerie. Même l'éthanol à canne à sucre du Brésil a son revers environnemental : sa culture engendre de la déforestation en Amazonie, l'écosystème le plus riche du monde en termes de biodiversité.

    C'est aussi ce qui se passe en Indonésie avec l'huile de palme, mais à la puissance 10. Les Indonésiens rasent les forêts et assèchent les tourbières pour planter des palmiers, ce qui libère des quantités hallucinantes de GES. Conséquence logique de cet échec, les Pays-Bas ont annoncé, le mois dernier, la fin des subventions pour l'importation de l'huile de palme. En fait, depuis un an, plusieurs pays comme l'Australie, la France, l'Angleterre et l'Allemagne ont renoncé ou révisé leurs incitatifs financiers destinés aux fermiers, aux producteurs et aux distributeurs.

    Pendant ce temps, on voit 150,000 mexicains déambuler dans les rues pour dénoncer la rareté du maïs élément de base à la fabrica<tion des tortillas. En cote d'Ivoire une manifestation contre à hausse du prix des denrées céréalières a tourné au drame faisant un mort et des dizaines de blessés.

    Il faudra sacrifier combien de vies humaines pour combler les expectatives de ces écolos pélerins d'un monde meilleur, ces nouveaux bérets verts scandant : VERT DEMAIN. »

  • Alex Lefrançois Leduc
    Inscrit
    dimanche 13 avril 2008 03h28
    Watson et écologistes: quel rapport?
    « Excellent article, qui résume bien la question.

    Cela dit, je ne vois pas pourquoi certaines personnes tiennent tant à associer Paul Watson, un animaliste borné aux méthodes plus que douteuses et son organisme aux organisations environnementales. Ça n'a aucun rapport; certains lecteurs semblent toujours prêts à diaboliser le mouvement environnemental en faisant des liens obscurs, en ressortant des arguments qui le sont tout autant tirés de "think-tanks" Internet qui sortent d'on-ne-sait-trop-où. »

  • mario geoffrion
    Abonné
    dimanche 13 avril 2008 09h17
    Remise en question
    « A quand la remise en question d'une société basée sur le culte de la bagnole, du camionnage et des transports aériens?
    A quand la remise en question des privilèges de toutes sortes (argent, pouvoir etc.)?
    A quand le pouvoir pour chacun de penser par lui-même et de pouvoir évaluer, comparer et finalement choisir?
    Finalement à quand le pouvoir d'éliminer la pauvreté, la faim, la guerre, l'exploitation, et le développement en accélération continue (développement durable...)? »

  • Jean-Marie Desroches
    Abonné
    dimanche 13 avril 2008 09h51
    la démocratie? vous ne savez pas ce que c'est.
    « La Chine a adopté une mesure qui semble prometteuse pour leurs sacs de plastiques? Pas croyables que certains y voient une solution alors que c'est un des pays où la pollution avance le plus rapidement sur la planète. Ce raisonnement n'est qu'un trompe-l'oeil qui diffuse la bile de certains militants écologiques trop angoissés. Et je ne dis pas qu'ils n'ont pas raison d'être angoissés. Juste qu'il ne faut pas prendre les vessies pour des lanternes.

    Les perspectives d'avenir ne sont jamais que des perspectives d'avenir. L'avenir n'existe pas... encore. Donc ce n'est pas vrai que nous disparaîtrons de manière inévitable pour la bonne raison que ... nous ne sommes pas encore disparus. Évidemment, les perspectives dans 50 ans sont catastrophiques. Et ça va empirer encore un peu plus avant de s'améliorer.

    Je suis parfaitement conscient que nous faisons face à notre propre disparition en tant qu'espèce. Or, s'il y a une chose que l'actualité démontre, c'est que beaucoup d'individus sont capables de se sacrifier pour l'espèce. Seulement, il faut que la CONSCIENCE y soit. La deuxième guerre mondiale a montré que les collectivités étaient capables de faire des grands sacrifices individuels pour corriger une trajectoire catastrophique sur le plan collectif. À condition que les choses soient claires pour tout le monde. Ces sacrifices humains, je les évoque aujourd'hui à l'assaut d'un raisonnement qui nous jette à nouveau dans les bras du fascisme, sauce chinoise cette fois.

    Non, le fascisme écolo n'est pas la solution. Le capitalisme avec son lot de violence non plus. Et ils me font rire ceux qui manipulent le mot démocratie comme le prêtre manipule un ostensoir. Il est inutile de faire semblant qu'on a trouvé un meilleur modèle, vous le voyez bien qu'il n'existe pas encore! Mais la solution existe et nous la trouverons. Nous la trouverons tout le monde ensemble ou pas du tout. Et rendez-vous compte que c'est dans l'urgence d'agir que nous trouverons la force d'agir. L'urgence de mourir, ça aiguise les perspectives ça. Pour le moment, nous en sommes à la préparation. Les perspectives sont encore fluides. C'est comme l'étape de septembre 1939 à mai 1940 que les français appelaient « la drôle du guerre ». La guerre est déclarée, mais les combats n'ont pas encore commencé.

    Il y a encore des gens à la tête des empires de presse qui ne croient pas à toute cette boulle shit d'effet de serre. Il y a Stephen Harper qui pense toujours que Kyoto est un complot socialiste contre nos belles sociétés. Il faut que les scientifiques qui savent, prennent la parole pour convaincre. C'est fini la neutralité des tours d'ivoire. Les scientifiques savent surtout qu'ils n'ont pas fait assez pour créer des alliances. Pas de culpabilité svp, juste de la compétence et de l'efficacité. Le combat est idéologique, il faut donc recommencer à expliquer le B-A-BA de l'écologie à monsieur et madame tout le monde et ce, surtout au Québec parce que c'est notre plate-bande. Ensuite, le reste du monde rébarbatif. Il faut accepter de s'ostiner gentiment mais de front avec ceux et celles qui n'y croient pas encore. Non pas en les culpabilisant à cause de leur VUS, mais en leur expliquant calmement comment la civilisation humaine se perd.

    Le monde va se mettre à bouger et vite. Nous sommes appelés à nous adapter à toute vitesse. Et maintenant, vous allez m'excuser, mais il faut que j'aille préparer ma conférence sur l'effet de serre pour le profit de Québec solidaire. »

  • Steve Barriault
    Inscrit
    dimanche 13 avril 2008 10h52
    Comme en URSS?
    « C'est sûr et certain, la dictature est de très loin supérieure à la démocratie en ce qui concerne l'écologie, c'est évident!

    On a vu ça en URSS. Non seulement ils ont fait disparaître une mer (la mer Aral), ils ont aussi fait couler des sous-marins nucléaires dans l'Arctique. Sans compter que les unités de production des camarades soviétiques faisaient passer les entreprises occidentales pour de vertueuses chevalières de la cause environnementale!

    Et si la Chine interdit les sacs de plastique, regardez le genre de dommage que le régime de Beijing a déjà laissé passer. Le nombre de jours où l'on peut voir le ciel bleu dans n'importe quelle ville chinoise le moindrement importante se comptent sur les doigts d'une main ou deux, et c'est pas parce qu'il pleut souvent!

    Et c'est cette même Chine où des gens peu scrupuleux ont pu déverser des tonnes de déchets toxiques dans une rivière, et où le gouvernement a tranquillement étouffé l'affaire, jusqu'à ce que les gens deviennent malades et se mettent à manifester. Alors, on a lynché quelques officiels sur la place publique afin d'étouffer l'affaire, mais sans plus...

    On peut voir très clairement que les dictatures, c'est beaucoup plus écologique que les démocraties! »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    dimanche 13 avril 2008 13h17
    Pourquoi pas?
    « Parce qu'un dictateur aurait beaucoup trop de pouvoir et serait donc dangereux. Parce que la propagande verte ne tiens pas la route. Parce que le mouvement vert est la création de financiers qui veulent plus de pouvoir. »

  • Jean François Bissonnette
    Inscrit
    dimanche 13 avril 2008 14h34
    Ceci n'est pas la fin de l'histoire(?)
    « Dans cet article, qui a le mérite de montrer que la démocratie libérale n'est peut-être pas la Fin de l'Histoire dont parlait Fukuyama, on nous dit que la démocratie est incapable de faire face aux défis environnementaux du fait d'un problème de temporalité. La question écologique se pose sur le long terme, et concerne des générations qui n'existent pas encore et qui n'ont donc pas voix au chapitre dans les décisions qu'on prend aujourd'hui, dans un régime démocratique où les priorités sont déterminées sur un horizon de court terme.
    Le problème n'est peut-être pas tant la démocratie, le régime où le peuple est le dépositaire de la souveraineté, que le jeu des intérêts qui s'imposent à court terme et qui s'arrogent l'urgence du moment.
    Il faut peut-être revoir notre définition de la démocratie et la distinguer d'une idéologie qui n'est pas forcément démocratique: le libéralisme. Ce n'est pas tant l'inefficacité relative de la démocratie qui est à pointer du doigt comme responsable de la catastrophe à venir, mais plutôt cette idée de liberté sans entrave qui s'est imposée voilà deux siècles et demi et qui a donné lieu à cette fuite en avant modernisatrice qui ne voit dans la nature qu'un matériau de construction. C'est la liberté d'agir en sa guise, en fonction du seul calcul de son intérêt à court terme, et sous la garantie du droit, qui nous pousse au bord du précipice. Et c'est l'intérêt économique, celui d'un appareil productif insatiable, qui s'est imposé comme le seul critère du jugement politique, aujourd'hui. Quand les écologistes essaient d'y substituer (sous des motivations parfois douteuses) un autre critère de jugement, c'est en ramant à contre-courant d'une idéologie qui a forgé la conscience de tout un chacun en Occident. Autrement dit, nos contemporains peuvent bien ressentir le dogme écologiste comme une attaque contre leur propre personne, car l'enjeu environnemental impose de freiner ces désirs de liberté qui sont censés faire de nous qui nous sommes, au nom d'un bien commun qui ne veut pas dire grand'chose à l'homme nombriliste de notre temps.
    La question est celle de l'efficacité de notre mode d'organisation sociale. Le libéralisme économique, pour son prophète que fut Adam Smith, était censé être, du fait de la division du travail et de l'incitatif égoïste au gain rapide, la garantie d'une distribution optimale des ressources et des richesses, ainsi que d'une efficacité productive maximale. On se rend compte, au vu des récentes émeutes de la faim, que le capitalisme mondialisé est loin de réaliser cette promesse d'une allocation parfaite des ressources. On se rend compte, également, qu'à force de piller la nature en vue du gain à court terme, il sabote son propre avenir en léguant aux générations futures un désert inhabitable. C'est à ce régime de la liberté d'entreprendre que devrait s'attaquer la critique écologique, ce qu'un Al Gore ne fait pas du tout, lui qui ne voit dans la crise environnementale qu'une autre manière de développer des marchés... verts.
    Or, paradoxalement, si le régime des écologistes-rois devait succéder à la démocratie libérale (sous le coup d'on ne sait quelle catastrophe ou de quelle improbable révolution), on peut douter du fait qu'ils sauraient mieux gérer la complexité des sociétés humaines que ne le fait un système acéphale comme le capitalisme. On sait à quelles tragédies ont mené les expériences de dirigisme au XXè siècle.
    Or, on se laisse facilement convaincre qu'il y a urgence d'agir, et il est tout aussi douteux que la conversion à une éthique écologiste de plusieurs milliards de personnes se fasse assez rapidement pour anéantir le mur vers lequel notre civilisation se rue aveuglément.
    Fin de l'histoire? Qui vivra verra. »

  • Jean François Bissonnette
    Inscrit
    dimanche 13 avril 2008 15h42
    Ceci n'est pas la fin de l'histoire(?)
    « Dans cet article, qui a le mérite de montrer que la démocratie libérale n'est peut-être pas la Fin de l'Histoire dont parlait Fukuyama, on nous dit que la démocratie est incapable de faire face aux défis environnementaux du fait d'un problème de temporalité. La question écologique se pose sur le long terme, et concerne des générations qui n'existent pas encore et qui n'ont donc pas voix au chapitre dans les décisions qu'on prend aujourd'hui, dans un régime démocratique où les priorités sont déterminées sur un horizon de court terme.
    Le problème n'est peut-être pas tant la démocratie, le régime où le peuple est le dépositaire de la souveraineté, que le jeu des intérêts qui s'imposent à court terme et qui s'arrogent l'urgence du moment.
    Il faut peut-être revoir notre définition de la démocratie et la distinguer d'une idéologie qui n'est pas forcément démocratique: le libéralisme. Ce n'est pas tant l'inefficacité relative de la démocratie qui est à pointer du doigt comme responsable de la catastrophe à venir, mais plutôt cette idée de liberté sans entrave qui s'est imposée voilà deux siècles et demi et qui a donné lieu à cette fuite en avant modernisatrice qui ne voit dans la nature qu'un matériau de construction. C'est la liberté d'agir à sa guise, en fonction du seul calcul de son intérêt à court terme, et sous la garantie du droit, qui nous pousse au bord du précipice. Et c'est l'intérêt économique, celui d'un appareil productif insatiable, qui s'est imposé comme le seul critère du jugement politique, aujourd'hui. Quand les écologistes essaient d'y substituer (sous des motivations parfois douteuses) un autre critère de jugement, c'est en ramant à contre-courant d'une idéologie qui a forgé la conscience de tout un chacun en Occident. Autrement dit, nos contemporains peuvent bien ressentir le dogme écologiste comme une attaque contre leur propre personne, car l'enjeu environnemental impose de freiner ces désirs de liberté qui sont censés faire de nous qui nous sommes, au nom d'un bien commun qui ne veut pas dire grand'chose à l'homme nombriliste de notre temps.
    La question est celle de l'efficacité de notre mode d'organisation sociale. Le libéralisme économique, pour son prophète que fut Adam Smith, était censé être, du fait de la division du travail et de l'incitatif égoïste au gain rapide, la garantie d'une distribution optimale des ressources et des richesses, ainsi que d'une efficacité productive maximale. On se rend compte, au vu des récentes émeutes de la faim, que le capitalisme mondialisé est loin de réaliser cette promesse d'une allocation parfaite des ressources. On se rend compte, également, qu'à force de piller la nature en vue du gain à court terme, il sabote son propre avenir en léguant aux générations futures un désert inhabitable. C'est à ce régime de la liberté d'entreprendre que devrait s'attaquer la critique écologique, ce qu'un Al Gore ne fait pas du tout, lui qui ne voit dans la crise environnementale qu'une autre manière de développer des marchés... verts.
    Or, paradoxalement, si le régime des écologistes-rois devait succéder à la démocratie libérale (sous le coup d'on ne sait quelle catastrophe ou de quelle improbable révolution), on peut douter du fait qu'ils sauraient mieux gérer la complexité des sociétés humaines que ne le fait un système acéphale comme le capitalisme. On sait à quelles tragédies ont mené les expériences de dirigisme au XXè siècle.
    Or, on se laisse facilement convaincre qu'il y a urgence d'agir, et il est tout aussi douteux que la conversion à une éthique écologiste de plusieurs milliards de personnes se fasse assez rapidement pour anéantir le mur vers lequel notre civilisation se rue aveuglément.
    Fin de l'histoire? Qui vivra verra. »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    dimanche 13 avril 2008 19h17
    en conclusion
    « Le Devoir, non seulement qu'il est financé par le Vatican, à voile et à vapeur....Le Devoir est aussi un nid de communistes »

  • Luc Falardeau
    Abonné
    dimanche 13 avril 2008 22h37
    Quelle tyrannie préférez vous ?
    « Il y aura toujours des humains qui tenteront de dicter aux autres leurs valeurs. Par exemple, le profit à court terme d'une minorité versus le profit à long terme de la collectivité.

    Quelle dictature préférez vous ? Dictature écologique « bienveillante » envers les générations futures ou dictature du capital, de la libre entreprise, dictature des lobbys.

    Un nouveau paradigme environnemental est en train d'émerger et celui-ci rivalise avec les autres valeurs de droite déjà établies. Force est de constater que la droite n'est pas unie.

    A Dominic Pageau, je répond : Peu importe la nature de la propagande, il y aura toujours des financiers pour profiter d'opportunités. Il s'agit de choisir collectivement les valeurs soutenues par ces financiers.

    Curieusement, on entend rarement ceux qui diabolisent les financiers verts mentionner les valeurs qu'ils préconisent. Leur esprit serait-il imprégné de finance (pro-exploitation abusive des ressources de la terre ou pro-guerre) ou simplement d'égocentrisme ?

    La stratégie de certains « politicailleux » de droite écrivant dans cette chronique cherche à ramener le débat à une opposition entre l'environnement et l'économie, entre la morale environnementale et la science. Ce faisant, ils favorisent la dictature établie du profit à court terme.

    Peu importe l'influence humaine sur les changements climatiques, la réduction des émissions de CO2 apportera du positif ... une réduction de la pollution de l'air et la création d'une industrie environnementale. Ce faisant, on avancera au moins dans une direction au lieu de débattre éternellement de changements climatiques. »

  • Luc Boisjoli
    Inscrit
    lundi 14 avril 2008 11h50
    De notre position confortable, facile d'invoquer la morale démocratie.
    « J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'excellent article du journaliste Antoine Robitaille, "La tentation de la dictature verte", ainsi que les réactions qu'il a suscité. Je me suis aperçu cependant que l'ignorance était encore très répandue et cela même au sein des lecteurs du Devoir. On méconnaît énormément le mouvement écologiste, on confond les écoles de pensée et une foule de préjugés tenaces perdurent, à commencer par l'idée que les biocarburants sont une proposition appuyée par les écologistes, qu'il est possible d'améliorer la qualité de vie des plus démunis sans du même coup protéger les écosystèmes, ou encore que le réchauffement climatique est le seul problème environnemental nécessitant une action massive.

    J'ai aussi été choqué par certains commentaires de lecteurs qui ont tenus des propos quasi offensants par rapport aux écologistes qui réclament plus, beaucoup plus de rigueur dans la protection de l'environnement, allant jusqu'à les comparer à des fascistes, même si ces comparaisons étaient relativement nuancées.

    Ça paraît bien de prétexter quelques soi-disant sacro-saints droits et libertés comme la démocratie pour justifier l'inaction, mais c'est peut-être là une autre de nos perceptions tordues par notre luxe aberrant et notre nombrilisme outrageant.

    Alors que nous contaminons notre eau par des produits toxiques contenus par exemple dans nos nettoyants domestiques, d'autres marchent des kilomètres tous les jours pour se procurer une eau dont nous ne voudrions même pas dans nos toilettes. Pendant que nous exigeons une incroyable diversité et une fraîcheur impeccable sur les larges tablettes de nos épiceries et que nous gaspillons des milliers de tonnes de nourritures sur une base régulière, d'autres meurent de faim ou s'échinent à cultiver pour nos caprices une nourriture qui finira par encombrer nos dépotoirs. En même temps que nous dépensons une énergie précieuse pour de petits voyants lumineux au nom de ce que l'on croit être le confort, plusieurs crèvent de froid ou ne parviennent pas à faire bouillir une eau qu'ils boivent donc pleine de bactéries. Alors que nous prétendons au droit de s'établir en banlieue et d'avoir notre propre voiture, des gens vivants en bordure des axes routiers les plus passants subissent les effets nocifs de l'air vicié allant jusqu'à développer des maladies du système respiratoire. Pendant que de nombreuses personnes font un hobby du magasinage de babioles "made in China" dont ils n'ont pas vraiment besoin, symbole ultime de la surconsommation, et babioles qui finiront assez rapidement par encombrer nos dépotoirs et qu'on transporte à grands frais de gaz à effet de serre, d'autres gens sont sous payés pour fabriquer ces futilités qui abondent dans nos centres d'achats.

    Et certains osent comparer les écologistes aux fascistes? Certains osent encore défendre le semblant de démocratie dans lequel nous vivons au dépend du bien être de l'humanité et de l'accès pour tous à une vie saine? Surtout qu'avec le taux de participation aux élections, il y a de quoi se demander si la démocratie est réellement une valeur dans notre société.

    Veuillez pardonner cette montée de lait. Je dois bien avouer que moi-même je veux croire en la démocratie, mes implications politiques dans les trois paliers gouvernementaux le prouvent. N'empêche qu'avant d'être "démocrate" je suis écologiste. Non pas (pas seulement) pour sauver les fleurs et les petits oiseaux, mais bien pour sauver l'humanité pour laquelle je m'investis depuis déjà quelques années quitte à porter seul des blâmes ou à subir l'ignorance et l'incompréhension de collègues et de citoyens.

    Je pense qu'il convient tout de même d'admettre qu'une dictature écologique est moralement tout aussi défendable que l'actuelle démocratie inactive et ses effets pervers sur les humains et les écosystèmes de la planète. D'autant plus que les concepts de démocratie et de dictature demeurent flous.

    Lorsque les municipalités et les MRC, en 1996 et avant ça en 1984, ont décidé d'ignorer la règlementation québécoise les obligeant à protéger une bande riveraine en bordure des cours d'eau parce que ça risquait de déplaire à une majorité de citoyens riverains, c'était de la démocratie? Si on les avait obligé à appliquer la Loi sans attendre les épisodes de cyanobactéries, c'aurait été de la dictature?

    Est-ce démocratique de déféquer dans de l'eau potable? Est-ce dictatorial de vouloir préserver la ressource hydrique et de prendre les mesures pour le faire? Est-ce démocratique d'émettre des tonnes et des tonnes de gaz à effet de serre dans l'atmosphère? Est-ce dictatorial de vouloir préserver des centaines de millions d'individus, souvent parmi les plus pauvres de la planète, des effets néfastes du réchauffement climatique?

    Idéalement, nous irions de l'avant dans un cadre démocratique, mais si nous n'avons pas un sens des responsabilités suffisant, d'ici tout au plus deux générations, des mesures drastiques seront appliquées dans un cadre dictatorial, que cela nous plaise ou non. Ou pire encore, les guerres pour les ressources restantes se généraliseront et n'épargneront certainement pas le Québec. »

  • Martin Bernier
    Inscrit
    lundi 14 avril 2008 22h44
    Endoctrinement
    « Après le fascisme, le communisme, le conservatisme, le libéralisme c'est maintenant au tour de l'écologisme d'être le moteur d'endoctrinement pour l'établissement d'un gouvernement mondial (en fait une dictature mondiale).

    Ce n'est pas pour rien que les Rockefeller, les Rothschild, Shell, Monsanto donnent autant d'argent aux écolos (WWF, Greenpeace, Canards illimités,..). Allez vérifier qui finance ces soit-disants écolos (par exemple 780 000$ de la part du Rockefeller Brothers Fund à Greenpeace (!!!) http://www.activistcash.com/organization_financials.cfm/oid/131)

    Tout ceci n'a strictement rien à voir avec l'environnement, s'il y a bien des gens qui tuent notre planète c'est bien les Rothschild et les Rockefeller. Pourquoi donneraient-ils des millions $ à leurs supposés ennemis??

    Le but c'est le contrôle de la population en se servant de l'écologie (tout le monde est pour la vertue) et la p'tite gauche aveugle et partisane tombe en plein dans le panneau.

    Ça commence à être dansgeureux quand des amis de l'élite, comme le Devoir, sortent l'idée d'une dictature aussi publiquement.... »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 15 avril 2008 02h40
    Houston, we have a problem
    « Je ne suis pas contre la protection de l'environnement, au contraire, je rendrais les administrateurs d'une entreprise criminelement responsable de pollution, rien de moins.

    MAIS le CO2 n'est pas un polluant néfaste et dangereux comme on voudrait nous le faire croire, d'où mon opposition à la propagande verte qui focus principalement sur cet objectif afin de détourner l'attention des verts qui pourraient leur nuire.

    Les financiers verts derrière la propagande de Kyoto et des méchant GES sont des vendeurs d'énergie et des financiers qui rêvent de vendre du CO2 en bourse. En aucun cas ils ont l'intention de sauver le monde, mais bon, vous pouvez le croire si vous voulez et les laissez décider pour vous, ils SONT la vérité, vous êtes tous dans l'erreur prosternez vous devant votre dictateur bienvaillant ! »

  • Jorge Frozzini
    Abonné
    mardi 15 avril 2008 12h04
    libertariens? ou anarcocapitalistes?
    « Il semble y avoir une erreur de sémantique dans ce texte, parce que les libertariens, qui est un synonyme d'anarchistes, ne nient pas les problèmes environnementaux, au contraire, il y a même une branche idéologique qui est un mélange d'environnementalisme et d'anarchisme, car dans les deux courants on prône la démocratie directe pour enrayer les problèmes sociaux et environnementaux.
    Alors est-ce que vous vouliez dire Libéraux plutôt que libertariens? Ou encore Anarco-capitalistes? Si c'est le cas il faut préciser, car les libertariens rejettent en bloc tout affiliation idéologique avec les anarco-capitalistes du fait que ces derniers chérissent la propriété privée et acceptent les hiérarchies, ils n'ont en commun avec les libertariens que l'amour de la liberté, car ces derniers valorisent aussi l'égalité (nécessaire pour avoir une réelle liberté) et rejette le principe de propriété privée...Déjà que le concept d'anarchie a été déformé au fil du temps, svp ne faisons pas subir le même sort à son synonyme! »

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