Une taxe sur le carbone rapporterait gros, dit Suzuki
Ottawa — Le défenseur de l'environnement David Suzuki tente de prendre par leur portefeuille les Canadiens récalcitrants à l'idée d'une taxe sur les émissions carboniques, en leur faisant valoir qu'une telle initiative pourrait permettre de réduire de plusieurs milliards de dollars l'impôt sur le revenu des contribuables, tout en pénalisant les gros émetteurs industriels.
À la veille du dépôt du budget fédéral, M. Suzuki invite Ottawa à emboîter le pas au Québec et à la Colombie-Britannique, en imposant des droits d'émission ou un système d'échange de droits d'émission. Selon des scientifiques et un nombre croissant d'économistes, de telles mesures pourraient réduire les gaz à effet de serre mieux que les règlements conservateurs.
En ce moment, on traite l'atmosphère comme un dépotoir gratuit, a dit M. Suzuki en conférence de presse, hier. Selon lui, les Canadiens qui économisent l'énergie devraient être récompensés, tandis que les industries à forte production de gaz à effet de serre devraient en payer le prix, ce qui n'est pas le cas actuellement.
Si les politiciens répugnent généralement à imposer une nouvelle taxe, M. Suzuki assure que sa tournée du pays, l'an dernier, lui a confirmé que le consommateur moyen est prêt à payer. Les Canadiens «se préoccupent des changements climatiques et sont prêts à agir. Ils sont d'accord pour payer, mais ils veulent une taxe sur le carbone. Ils veulent du transport en commun efficace. Surtout, ils veulent que le gouvernement et les entreprises fassent leur part».
L'introduction graduelle d'un droit de 100 $ par tonne d'émissions carboniques pourrait engendrer des revenus d'au moins 50 milliards de dollars par an d'ici 2020, et abaisser les émissions de 20 % par rapport aux niveaux de 2006, affirme M. Suzuki.
À la veille du dépôt du budget fédéral, M. Suzuki invite Ottawa à emboîter le pas au Québec et à la Colombie-Britannique, en imposant des droits d'émission ou un système d'échange de droits d'émission. Selon des scientifiques et un nombre croissant d'économistes, de telles mesures pourraient réduire les gaz à effet de serre mieux que les règlements conservateurs.
En ce moment, on traite l'atmosphère comme un dépotoir gratuit, a dit M. Suzuki en conférence de presse, hier. Selon lui, les Canadiens qui économisent l'énergie devraient être récompensés, tandis que les industries à forte production de gaz à effet de serre devraient en payer le prix, ce qui n'est pas le cas actuellement.
Si les politiciens répugnent généralement à imposer une nouvelle taxe, M. Suzuki assure que sa tournée du pays, l'an dernier, lui a confirmé que le consommateur moyen est prêt à payer. Les Canadiens «se préoccupent des changements climatiques et sont prêts à agir. Ils sont d'accord pour payer, mais ils veulent une taxe sur le carbone. Ils veulent du transport en commun efficace. Surtout, ils veulent que le gouvernement et les entreprises fassent leur part».
L'introduction graduelle d'un droit de 100 $ par tonne d'émissions carboniques pourrait engendrer des revenus d'au moins 50 milliards de dollars par an d'ici 2020, et abaisser les émissions de 20 % par rapport aux niveaux de 2006, affirme M. Suzuki.
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