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Sécurité énergétique: Rabaska affaiblirait le Québec

Louis-Gilles Francoeur   8 février 2008  Environnement
Le feu vert donné par Québec à deux projets de ports méthaniers va affaiblir plutôt que renforcer la sécurité énergétique du Canada et du Québec en cas de crise énergétique par un double effet domino, révèle un avis juridique signé en janvier 2007 par le professeur de droit international Charles-Emmanuel Côté, de l'Université Laval.

Même si cet avis juridique remet fondamentalement en question la justification énergétique de ces deux projets, à savoir qu'ils devraient accroître la sécurité énergétique du Québec, la commission du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) n'y a pas une seule fois fait référence dans son rapport sur le projet Rabaska. Les commissaires ont accepté sans sourciller les arguments du promoteur de Rabaska sans débattre des arguments contraires soumis par le professeur Côté.

L'avis juridique produit par M. Côté a été annexé au mémoire présenté à titre personnel par Lise Thibault, une citoyenne de Lévis opposée au projet Rabaska, lors des audiences publiques de l'an dernier. Me Côté a précisé hier avoir produit cet avis sans exiger d'honoraires, à titre de contribution professionnelle à la communauté. Toutefois, a-t-il précisé, lui-même ne milite pas contre le projet Rabaska et n'en a pas suivi les hauts et les bas.

En 2002, le Canada a produit 6500 milliards de pieds cubes de gaz naturel, dont la moitié a été vendue aux États-Unis. Les exportations vers notre voisin du Sud ont augmenté depuis lors. Le Canada est le deuxième producteur mondial de gaz naturel, derrière la Russie, où les deux promoteurs des projets Rabaska et Gros-Cacouna pensent s'approvisionner à long terme. Aucun des deux n'a encore pu signer un contrat, ce qui n'a pas empêché le gouvernement Charest d'envoyer ces projets en audiences, quitte à susciter des divisions sociales et politiques. On apprenait hier que la société russe Gazprom songeait à se désister du projet de Gros-Cacouna, dans lequel elle devait détenir une part considérable.

Tout comme dans son avis juridique de janvier 2007, le professeur Côté a précisé hier que la présence d'un ou deux ports méthaniers allait «affaiblir l'approvisionnement du Québec en cas de crise énergétique d'une double façon en raison des dispositions de l'ALENA».

Ce traité, a-t-il expliqué, prévoit à l'article 605 de son chapitre 6 qu'en cas de crise énergétique, les États-Unis peuvent exiger le maintien de la proportion moyenne de la production gazière canadienne qui leur a été réservée au cours des trois dernières années. Cela signifie que si le Canada devait compter sur moins de gaz naturel en raison d'une crise internationale, il pourrait certes «réduire en chiffres absolus ses livraisons aux États-Unis», mais à la condition de ne pas réduire la proportion de la production canadienne dont bénéficiaient nos voisins américains avant la crise.

Si le Québec réduit ses achats actuels de gaz naturel en provenance de l'Ouest canadien parce qu'il en importe de pays étrangers, a expliqué M. Côté, ce gaz sera fort probablement vendu aux États-Unis, où la demande est particulièrement forte. Cela haussera davantage le pourcentage actuel de la production canadienne qui sera assuré aux États-Unis en vertu de l'ALENA, a-t-il dit.

Mais les deux projets québécois vont eux aussi accroître le niveau des exportations canadiennes aux États-Unis, ce que les deux promoteurs ont ouvertement reconnu en audiences. Ces livraisons vont alors contribuer elles aussi à hausser d'un autre cran le pourcentage de gaz canadien garanti aux Américains.

En cas de crise énergétique, si les livraisons provenant de l'étranger sont réduites ou interrompues, a expliqué M. Côté, les États-Unis pourront exiger du Canada qu'il maintienne le pourcentage éventuellement plus élevé qu'auront atteint les exportations canadiennes. La conséquence est inéluctable: plus le pourcentage garanti aux Américains sera élevé, moins il y aura — en proportion — de gaz naturel disponible pour les provinces canadiennes déjà desservies par l'Ouest, lesquelles devront alors se serrer la ceinture pour approvisionner le Québec, privé de ses sources étrangères.

Le BAPE avait requis sur cette question un avis juridique qui concluait que l'ALENA n'oblige pas les «fournisseurs» ou les producteurs canadiens à approvisionner leurs clients américains en cas de crise énergétique, car le traité de libre-échange canado-américain n'engage que les États signataires. Cette façon d'aborder le problème «me semble passer à côté du coeur de la question», écrivait M. Côté dans l'avis juridique dont le BAPE n'a pas tenu compte.

«L'ALENA, écrivait le professeur Côté, fait en sorte de créer une solidarité entre le Canada et les États-Unis en cas de crise énergétique en garantissant aux États-Unis le maintien de leur accès à une certaine proportion du GNL (gaz naturel liquide) disponible au Canada.»

«En clair, poursuivait-il, cela signifie que si le Canada devait essuyer une diminution ou une interruption du GNL acheminé par le nouveau terminal de Rabaska, il ne pourrait refiler toute cette perte aux États-Unis en interdisant les exportations de GNL canadien, jusqu'à concurrence du volume perdu, pour assurer le maintien de son approvisionnement énergétique. Le Canada ne pourrait restreindre les exportations vers les États-Unis que dans le respect de la proportion du volume de ses exportations de GNL aux États-Unis par rapport au volume total de GNL disponible sur le marché canadien (produit au Canada + importations).»

C'est pourquoi, poursuivait l'universitaire, le projet Rabaska «pourrait contribuer à grossir la proportion de GNL exporté aux États-Unis et donc diminuer le droit du Canada d'interdire ou de restreindre les exportations de GNL aux États-Unis en cas de crise énergétique. En somme, l'ALENA pourrait faire en sorte que la sécurité énergétique du Québec et du Canada soit affaiblie, en situation de crise énergétique, par l'augmentation des importations de GNL rendue possible par le nouveau terminal de Rabaska, dans la mesure où ses importations de GNL accroîtraient les exportations de GNL aux États-Unis.»

À l'heure actuelle, le Québec est alimenté presque exclusivement en gaz naturel par les puits de l'Ouest canadien, contrairement à ce qui se produit avec le pétrole de l'Ouest, qu'aucun pipeline n'achemine vers le Québec. Une étude de l'Université de l'Alberta publiée mardi par Le Devoir indiquait que le Québec serait particulièrement vulnérable à une crise énergétique puisque l'approvisionnement des provinces de l'Est dépend à 90 % de pays étrangers particulièrement volatils sur le plan politique.

Il n'est pas déraisonnable de penser qu'une crise énergétique qui frapperait le pétrole provoquerait aussi une demande accrue — et même un choc considérable — sur le marché du gaz naturel, ce qui rendrait le Québec encore plus fragile parce que ses deux sources de combustibles fossiles dépendraient alors de pays étrangers.

Cette double fragilité, qui a totalement échappé aux commissaires du BAPE même si elle mine la justification énergétique des projets méthaniers, mérite, selon le professeur Côté, «que le public et ses représentants puissent à tout le moins poser ces questions au gouvernement fédéral et au gouvernement québécois afin d'obtenir des réponses rigoureuses».

Cette question est d'autant plus cruciale, a-t-il dit, que dans le traité de l'ALENA, le Canada a cédé un droit reconnu internationalement, soit celui de pouvoir rapatrier ses propres ressources pour ses fins propres en cas de crise énergétique ou de situations où la sécurité nationale est en jeu. Le Mexique, par contre, a été plus prudent et a refusé de céder ce droit lorsqu'il est devenu partenaire du marché nord-américain de libre-échange.

Dans l'étude albertaine du professeur Gordon Laxer, rendue publique cette semaine par Le Devoir, cet universitaire indiquait que les conséquences économiques de la dépendance des provinces de l'Est, y compris le Québec et l'Ontario, envers les pays étrangers étaient telles qu'elles pouvaient justifier une éventuelle remise en question de l'ALENA pour permettre au Canada de réserver en priorité ses ressources combustibles à ses citoyens et à ses entreprises. Les conclusions de cette étude, qui ne portait que sur le dossier pétrolier, inquiètent tous les partis d'opposition, tant à Québec qu'à Ottawa.






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  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 07h33
    Comme la série C de Bombardier
    « Vs vs souvenez de la Série C? Un lobbying infernal de Bombardier. Ils avaient même menacé de la faire en Arizona si on ne leur crachait pas les 700 millions! Ben Québec et Ottawa leur ont donné les 700 millions. Petit problème: on n'avait pas de client! Et on n'en a toujours pas.

    Voilà qu'on nous refait le même coup cette fois avec les ports méthaniers. Des années de lobbying, des années de consultations, l'hystérie des verts qui ont trouvé l'os de leur vie, les interminables scéances du Bape, les menaces d'une explosion digne d'Hiroshima, le fleuve bloqué, bref une saga interminable pour quoi? Pour rien puisqu'on n'a pas de gaz à mettre dans le projet! »

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 07h55
    Fermons Ultramar
    « Les anti-Rabaskans, peuplade vivant à Beaumont, ne voient pas assez grand. Il faudrait aussi fermer la rafinerie Ultramar à quelques kilomètre de là. Bon, l'utilisation du méthane à la place du mazout permet de réduire les GES du tiers, mais c'est dangereux, ça saute partout sur la planète. Selon les anti-rabaskans, l'explosion sera 5 fois plus grande qu'Hiroshima (25 km carré contre 5 km carré pour Hiroshima).

    La construction d'un port méthanier met aussi en lumière un autre danger extrème: la rafinerie d'Ultramar qui produit du pé-tro-le. Il y a risque d'explosion, le train a déraillé 2 ou 3 fois au moins et, dans les derniers jours, un déversement de 190,000 litres a eu lieu.

    Je suis convaincu que les anti-rabaskans sont d'accord avec moi lorsque je prétend qu'il faut fermer la rafinerie d'Ultramar dans les plus brefs délais. De toute façon, ils ont sûrement tous des voitures 100% électrique, même si elles coûtent 5,000$ à 10,000$ de plus que leur 4x4, qu'ils n'utilisent pas de poêle à combustion lente qui provoque des épisodes de smog hivernal et qu'ils produisent tous leur électricité, leur chauffage et eau chaude naturellement comme l'éolienne ou les panneaux solaires. Sans compter le fait qu'ils produisent tous leurs aliments pour ne pas que leurs aliments fassent le tour de la planète avant d'être livrés à leur épicier par camion.

    Grâce aux anti-rabaskans, je constate qu'on peut très bien aussi nous passer de l'essence et du diesel. Pourquoi attendre, les anti-rabaskams ont raison. Détruisons toutes nos voitures et ressortons les chevaux.

    Oups, les animaux produisent le tiers des GES de la planète. On n'en sortira donc jamais. J'ai la solution !!! Abattons tous les animaux de la planète et nous réduirons les GES du tier. Nous pourrons ainsi utiliser le port méthanier sans danger pour l'environnement, puisque c'est l'environnement qui la première préoccupation des anti-rabaskans.

    Eric Barnabé »

  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 08h09
    Juste discrédit pour le BAPE?
    « Rimouski, ce 8 février 2008,

    Jusqu'ici, le BAPE m'était apparu comme un excellent organisme, ne serait-ce que par l'analyse qu'il faisait des impacts environnementaux et sociaux d'un projet à haute valeur économique. En passant sous silence l'étude à laquelle vous faites allusion, le BAPE s'est peut-être grandement discrédité. Je le déplore et espère qu'il n'en sera plus jamais ainsi. Si non, où irions-nous pour conseiller le gouvernement, les partis d'opposition et la population en général? Où irions-nous pour assurer la cohésion sociale? Ceci dit, comment se fait-il que cette situation se soit produite? En plus, est-ce la première fois? Il faut le savoir si on veut qu'elle ne se répète pas. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 8 février 2008 08h10
    L'heure est grave !
    « À la place d'une éventuelle remise en question de l'ALENA "comme mentionné plus haut", il serait plus facile au Canada de se fusionner tout de suite avec les États-Unis parce que, à défaut d'une entente, comme on connaît nos voisins, ils pourraient bien nous attaquer et nous occuper pour s'assurer de leur approvisionnement en pétrole sans négocier, il pensent que ça va plus vite.

    On peut se consoler en pensant qu'ils commenceraient à attaquer l'Alberta parce que, du pétrole, on n'en a pas encore ici, au Québec bien qu'ils pourraient viser nos centrales électriques et s'y connecter directement. Privés d'électricité, faudrait alors reconnencer à se chauffer au bois, il nous en reste encore un peu dans la toundra et dans nos parcs municipaux, provinciaux et nationaux. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 08h47
    Pis après
    « Cet avis n'est pas nouveau, il a été déposé au BAPE. Mais quand on n'accepte pas le verdict du BAPE, on sort toute sorte d'épouvantail à moineau pour se justifier.

    Pis après, on préfére que Ultramar double encore sa capacité de raffinage ???

    Y en a qui agissent comme des enfants frustrés, pis après laissons-les congiter dans leur caca... »

  • Etienne Bernier
    Inscrite
    vendredi 8 février 2008 09h48
    Incompréhension de l'ALENA
    « L'ALENA interdit aux gouvernements de fermer la frontière, mais n'interdit pas aux citoyens Canadiens de garder leur pétrole et leur gaz en les surenchérissant (ce qui ne devrait pas être difficile étant donné l'afaiblissement du dollar américain.)

    Si lors des ouragans Katrina et Rita, le gouvernement américain avait dit: "Coupons les vivres au Québec, cela fera baisser les prix chez nous", l'aurions-nous trouvé drôle? C'est pour empêcher ça qu'il y a cette clause de proportionalité dans l'ALENA. »

  • Lise Thibault
    Inscrite
    vendredi 8 février 2008 10h20
    Le BAPE discrédité par le rapport de sa Commission sur Rabaska
    « En plus de démontrer la menace que feraient peser les terminaux méthaniers sur la sécurité énergétique du Québec et de là sur sa sécurité économique, cet article souligne à quel point la loi de l'omerta a prévalu lors de l'élaboration du rapport de la Commission chargée d'étudier le projet Rabaska pour le BAPE. En plus de mon mémoire personnel et surtout de l'avis juridique de Me Côté, le porte-parole du NPD Canada en matière d'énergie, M. Dennis Bevington, a aussi présenté un mémoire dont tout l'argumentaire portait sur cette importante menace qu'apporteraient avec eux les terminaux méthaniers sur la sécurité énergétique du pays et du Québec en particulier.

    Comme pour bien d'autres sujets, nulle mention ou allusion sur ce point pourtant majeur ne transparaît non plus dans le rapport de la Commission, celle-ci se contentant de reprendre mot à mot le slogan du promoteur (et du gouvernement Charest à sa traîne) à l'effet que «la venue d'installations de gaz naturel liquéfié au Québec (...) aurait l'effet de renforcer la sécurité énergétique du Québec» (!). (page 80 du rapport)

    Ce genre de rapport émis par une de ses commissions entache gravement la réputation d'indépendance et d'intégrité du BAPE, ceci survenant à un moment où les efforts devraient plutôt être mis à renforcer cet organisme essentiel au processus démocratique.

    Lise Thibault,
    Lévis »

  • Simon-Philippe Breton
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 10h22
    Re: Juste discrédit pour le BAPE?
    « En effet, le BAPE apparaît de moins en moins honnête dans son processus. D'autres mémoires d'intêrét ont été ignorés parce que jugés «sans valeur», comme le mémoire présenté par le docteur en physique Pierre Langlois (voir http://www.cyberpresse.ca/article/20071107/CPSOLEIL/71106160/6732/CPOPINIONS)
    et bien d'autres encore, souvent produits par des scientifiques et qui, comme l'écrivait de Dr. Langlois, avaient pour but de dénoncer les dangers et l'aspect non durable d'un tel projet. Il semble qu'en choisissant les informations qu'il voulait bien entendre, le BAPE n'ait pas informé la population de facon impartiale et convenable. Plus que jamais, nous devons garder l'oeil ouvert sur les actions de nos dirigeants. Espérons qu'avec le temps qui passe, la vérité sur ce projet sera de plus en plus connue, ce qui mènera à bon abolition. »

  • Pierre Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 10h58
    Production de gaz 2006
    « Les principaux pays producteurs en 2006 étaient la Fédération de Russie et les Etats-Unis avec respectivement 21,3 % et 18.5% de la production mondiale. A noter que l'Amérique du Nord et l'ex Union soviétique ont produit 53.6% de la production globale en 2006. D'autres Etats affichent également une production notable. C'est le cas, par exemple, du Canada (6.5%), de l'Iran (3.7%), de la Norvège (3%), de l'Algérie (2.9%), du Royaume-Uni (2.8%), de l'Indonésie (2.6%), de l'Arabie Saoudite (2.6%) et des Pays-Bas (2.2%)*. Ces dix pays ont représenté ensemble les deux tiers de la production mondiale de gaz naturel en 2006.
    Source : Secrétariat de la CNUCED selon des données de BP Amoco, Statistical Review of World Energy »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 12h28
    Les bonzes
    « Barnabé-Noël et Cie sont pour le développement sauvage. Avons-nous besoin de gaz et où faudrait-il installer ces ports pour le bien-être de tous? Je rappelle à ces bonzes de l'économie que si l'on ne veut pas ressembler aux ex-pays de l'est il faut des règles. Ainsi Gaz de France ne veut plus investir en France parce que Paris a établi les zones où elle peut s'établir. Elle espère donc que Québec la laissera s'installer où bon lui semblera. Raisonnement de bonzes des républiques de bananes.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 12h50
    Ça sent mauvais
    « Si, et seulement si le Québec a réellement besoin de deux ports méthaniers, alors pourquoi ne pas les réaliser tous les deux à Cacouna? J'ai bien dit : « Si, et seulement si ... », ce qui n'est pas prouvé.

    Le Gouvernement du Québec devrait exiger cette solution, pour la sécurité des gens de la région de Québec, pour ne pas défigurer notre Capitale nationale et son majestueux fleuve, pour ne pas nuire aux touristes et aux croisières qui sont une manne pour la région.

    Il y a des limites à agir comme une république de bananes, et à laisser des intérêts financiers de quelques-uns ériger ce cancer en pleine zone fortement habitée.

    Si le gouvernement Charest va de l'avant avec Rabaska, j'espère que le prochain gouvernement renversera la décision. Rabaska: ça sent mauvais! Des odeurs de république de bananes ...


    Que le Québec développe plutôt au maximum sur son territoire l'énergie hydro-électrique, l'énergie éolienne, et la filière hydrogène.

    Nous aurons ainsi plus d'indépendance énergétique, et ça puera moins .... »

  • Line Bastrash
    Inscrite
    vendredi 8 février 2008 13h00
    Totalement irresponsable!
    « Avec GazProm qui vient d'annoncer qu'il renonçait à son projet d'exploiter les ressources de gaz naturel dans la mer Baltique, il semble que les deux projets de ports méthaniers, Cacouna et Rabaska, soient sérieusement compromis, sinon reportés aux calendes russes!

    Comment se fait-il que ces projets aient été soumis à des audiences publiques du BAPE alors même qu'il n'existait pas de contrat ni de garantie d'approvisionnement? Des centaines de milliers de dollars dépensés en études, audiences, consultations, avis juriques, etc., sans aucune assurance que ces projets pourraient voir le jour. Sans compter le travail bénévole et les ressources financières, déjà fortement sollicitées par d'autres causes, investies par les organismes environnementaux et sociaux opposés à ces projets. Ce gouvernement est "Total"-ement irresponsable!

    P.S. "Total" est le nom de l'entreprise française partenaire de GazProm dans deux projets de ports méthanies en Russie dans et dont est actionnaire Power Corporation, propriété des Desmarais; ceux-ci sont aussi impliqués dans Rabaska via leur actionnariat dans la compagnie Suez, bientôt fusionnée avec Gaz de France, un des partenaires du projet. (sources: http://argent.canoe.com/infos/quebec/archives/2007/09/20070904-105347.html , http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/10/20071011-095706.html et http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/11/20071109-090501.html) »

  • Jean-Claude Préfontaine
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 13h45
    Pas lu, pas entendu !
    « Me Côté n'est pas le seul à avoir mis en garde le BAPE. Le BAPE ne semble pas avoir lu ni entendu à plusieurs reprises. En effet, les associations NPD des régions de la Capitale-nationale et de Chaudière-Appalaches ont aussi clairement identifié les risques que les terminaux méthaniers faisaient courir à la sécurité énergétique du Canada. On trouver lire leur mémoire [DM379] sur le site du BAPE (http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/Rabaska/documents/DM379.pdf ).

    En effet, «Dennis Bevington, critique du NPD en matière d'énergie, a interpellé le Gouvernement du Canada concernant les conséquences néfastes d'une augmentation de l'importation de GNL au Canada ...Une des conséquences de l'augmentation de l'importation de GNL sera que des aspects du chapitre 6 de I'ALÉNA nous empêcheront de restreindre les ventes de gaz naturel aux États-Unis en regard de nos intérêts nationaux. II en découle que des augmentations appréciables de nos exportations de gaz naturel aux États-Unis consécutives à un apport extérieur de GNL aura comme conséquence de hausser nos engagements de ventes de gaz au détriment, en cas de rupture d'approvisionnement, de nos citoyens et de nos entreprises.» (page 3)

    Le BAPE a dû se fermer les yeux et se boucher les oreilles bien fort pour ne pas avoir entendu les DEUX MISES EN GARDE à ce sujet. »

  • Line Bastrash
    Inscrite
    vendredi 8 février 2008 14h23
    Totalement machiavélique!
    « Lu dans : La Presse canadienne (http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5grFr_qa_Q5hJhjRWDQJe_jbNwS9A ):

    « Petro-Canada réévalue le projet Gros Cacouna après une décision de Gazprom »

    « Gazprom a expliqué son changement de cap par une nouvelle analyse qui démontrerait que la construction du pipeline gazier Nord Stream et l'exploration du gisement de Chtokman, qui prévoit aussi une production de GNL, étaient des projets plus concurrentiels. »
    [..]
    « Les promoteurs du projet Rabaska, à Lévis, sont aussi en négociations avec Gazprom mais cette révision des plans du géant public russe n'aurait aucun impact sur la réalisation du terminal méthanier. [...] Le président de Rabaska, Glenn Kelly, a indiqué au Journal de Québec mercredi qu'il conservait le même calendrier et qu'il était très confiant de conclure sous peu les ententes nécessaires avec des fournisseurs. »

    Or qui est partenaire dans le projet Chtokman de Gazprom? Le groupe pétrolier français Total, dont est actionnaire nul autre que Paul Desmarais, patron de Power Corp. Ce dernier sera aussi, après la fusion de Suez avec Gaz de France maintenant prévue pour le deuxième trimestre de 2008, aussi partenaire dans le projet Rabaska. (Sources : http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=68572450 et http://www.lesechos.fr/investisseurs/recommandation/detail.php?id=300239104

    Est-ce que ceci explique cela?

    Si le projet de port méthanier à Gros-Cacouna ne voit pas le jour, on enlève un argument de poids aux opposants de Rabaska qui affirment que nous n'avons pas besoin des deux projets pour répondre aux besoins énergétiques du Québec.

    On tasse Gros-Cacouna pour mieux faire passer Rabaska, avec la complicité de Gazprom? »

  • Bernard St-Amour
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 16h46
    Respecter l'écologie ... et la géographie
    « De toute façon, il est illogique et inutilement risqué de vouloir alimenter le marché américain en GNL russe par les ports fluviaux du St-Laurent encombrés de glace en hiver au lieu des ports maritimes de la côte est américaine qui sont libres de toute glace à l'année longue. Si les Américains ne sont pas prêts à assumer les risques écologiques de leurs politiques énergétiques, nous ne devons quand même pas être serviles et masochistes au point de le faire pour eux! »

  • François Beaulé
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 16h56
    Il faut réviser l'ALENA
    « Le vrai enjeu est soulevé par l'étude du professeur Gordon Laxer. Si le BAPE a rejeté l'avis incohérent du professeur Côté, c'est qu'elle avait sûrement de bonnes raisons de le faire. Il n'est pas nécessaire de paranoïer au sujet de toutes les institutions québécoises comme le fait souvent M.Francoeur au sujet d'Hydro-Québec par exemple.

    Au contraire, l'enjeu de la sécurité énergétique canadienne est extrêmement important. Une réouverture de l'ALENA s'impose. »

  • Albert Bertrand
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 19h16
    Mépris de la démocratie
    « Le processus d'examen du projet Rabaska a été manipulé du début à la fin. De ce fait il est corrompu et non crédible. Il doit être refait au complet et de façon rigoureuse et objective.

     Nomination de M.William Cosgrove, un ardent défenseur du privé à la présidence du BAPE;

     Limogeage du Ministre de l'environnement M. Thomas Mulcair opposé à Rabaska :

     Remplacement de M. Mulcair par Claude Béchard le pilote du navrant dossier Orford;

     Désinformation de la population quant aux vrais enjeux énergétiques des projets Cacouna et Rabaska - Camouflage du fait que le gaz importé vise à répondre directement (Cacouna) et indirectement (Rabaska) aux besoins énergétique des américains. Le programme de remplacement du mazout de Béchard, une diversion insignifiante pour confondre les écolos.

     Délégation aux audiences du BAPE de fonctionnaires vendeurs du projet Rabaska;

     Recommandations biaisée du BAPE - Aucune contre-expertise indépendante et compétente des avancés du promoteur de Rabaska;

     Conflit d'intérêt au comité fédéral d'analyse maritime (TREMPOL) - Les experts maritimes assignés au comité sont les experts du promoteur de Rabaska;

     Mépris par le gouvernement Charest des lois de l'environnement et du développement durable. Plus spécifiquement mépris du principe de précaution;

     Mépris de la commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) - Le ministre Béchard a dessaisit la commission du dossier Rabaska en prétextant une fausse urgence;

     Camouflage d'avis ministériel défavorables à Rabaska.

     Mépris des résidents de proximité du terminal projeté. Banalisation des risques et impacts sur leur santé.

     Mépris du patrimoine historique et touristique de la région de Québec au profit des grands actionnaires de Gaz Métropolitain, de Gaz de France et de Enbridge.

     Mépris de l'intérêt supérieur des Québécois au profit des intérêts du capitalisme sauvage.

    Albert Bertrand Mont St-Hilaire Qc »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 9 février 2008 10h28
    Le »GNL pour l'est du Canada, pas les États
    « Il y en a qui colporte n'importe quoi pour leur religion climatique.

    Les États-Unis on une vingtaine de ports méthaniers sur la cote est et récemment 4 proihjets venaient d¸^etre accepté par leur commission de lenvironnement.

    On n'a qu'à regarder qui sont les partenaires dans le projet pour en avoir une idée.

    D'abord deux distributeurs de gaz naturel : Embridge en Ontario et Gaz Métro au Québec, Eux visent à reprendre le marché industriel qui a délaissé le gaz naturel pour le mazout lourd. En Pntario, Embridge vise aussi le marché des centrales électriques nucléaires et au charbon. Ils ne visent pas du tout les américains quand GAZ MÉTRO ou EMBRIDGE font de l'annonce à la télé...

    Enfin, le troisième partemnaire est Gaz de France qui est déjà dans le domaine du GNL et possède une flotte de navires pour le GNL. On vient de se fusionner avec Suez qui alimente la cote est des états unis à partir de son usine de GNL: situé à Trinidad-Tobaggo. Lui aussi a une flotte de navires de GNL. Gaz de France est aussi partenaire dans Sonatrach qui exploite des gisements de gaz dans le nord africain. Or, on est en train de construire dans le port de Tanger au Maroc une usine de fabricatioon de GNL qui entrera en fonction en 2008 et dont l'électricité provierndra d'une centrale électrique mue au gaz naturel tiunisien de Sonatrach et dont les bourses du carbone européennes viennent de fibnancer la construction. Gaz de France fait aussi affaire avec Gazprom depuis sa fondation à la ch<ute de l'union soviétique.

    Le fait que les partenaires sont des acteurs majeurs soit de l'exploitation, du transport opu de la distribution du gaz naturel me rassure. Je ne suis pas surpris des difficultés de Gros-Cacouna en voyant les partenaires. Trans-Canada Pipeline est un transporteur de gaz naturel par oléoduc seulement en amériquer du nord et Pétro-Canada fairt de lexploration gazière dans le nord canadien mais est surtout expérimenté dans le pétrole. Pour les échanges internationaux dans le gaz naturel, Pétro-Canada n'a aucune expérience suffisante. Du moins, comparée à Gaz de France et Suez, c'erst de la petite bière. Alors avec des partenaires comme ca, je ne suis pas surpris de leur problème à se dénicher un volune d'approvisionnement à long terme.

    Enfin, les environnementaleux qui ignorent que c'est la folie furieuse pour le gaz naturel partout dans le monde n'ont jamais vu un seul navire de GNL se construire à la Davie alors qu'il en existe actuellement plus de 230 navires qui sillonnent les mers du monde.

    Saviez-vous qu'au Nouverau-Breuswich, Ireving Oil a un projet de port méthanier près de St-Jean dans le port de Canaport. Voici le résumé du BAPE de cette province. http://www.gnb.ca/0009/0377/0002/0012-2-f.pdf

    Voici la liste des pays qui devienennt des nouveaux importateurs de GNL : L'Italie, la Turquie, la Belgique, Porto Rico, la Grèce, le Portugal, la République Dominicaine et l'Inde. La Grande-Bretagne et la Chine sont en traion de sont en train de construire des terminaux de regazéifaction. D'autres pays sont en voie de le devenir : Les Bahamas, l'Indonésie, la Jamaique, le Mexique, les Pays-Bas,La Nouvelle-XZélande et les Philippines et le Québec (Canada). Ca fait du monde à la messe ca.

    On est en train d'assister la une course vers le gaz naturel moins polluant que le charbon ou le pétrole pour alimenter les induistries qui foinctionnent au mazout lourd et les centrales électriques qui foinctionnent au nucléaire ou au charbon dans le monde. Les opposants ne font que nous propulser dans le peloton de queue et nous en paierons le prix... »

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