dimanche 22 novembre 2009 Dernière mise à jour 11h52


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Et si les bons vieux sacs de plastique étaient les plus écologiques?

Louis-Gilles Francoeur   15 novembre 2007  Environnement
Vous rêvez de voir votre épicier emballer vos achats dans des sacs de plastique biodégradables ou compostables, comme plusieurs petits commerçants le font depuis quelque temps pour bien marquer leur adhésion à la protection de l'environnement? Erreur, car le bon vieux sac de plastique constitue jusqu'à nouvel ordre une solution plus écologique que ces nouveaux sacs que vous mettez méticuleusement au recyclage en pensant oeuvrer pour la sauvegarde de la planète.

C'est ce qu'on apprend à la lecture d'une étude inédite, réalisée au cours de l'année par le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) pour le compte de Recyc-Québec. Cette étude, dont Le Devoir a obtenu copie, sera divulguée début décembre par Recyc-Québec, qui publiera à la même occasion les conseils ou les «orientations» qu'il entend adresser aux entreprises souhaitant se singulariser en mettant sur le marché les nouvelles merveilles compostables ou biodégradables.

L'étude en question indique en effet que les sacs compostables fabriqués sous l'étiquette EcoFilm et BioBag ne doivent en aucun cas être placés dans le bac de recyclage parce qu'ils «ne sont pas compatibles avec la filière traditionnelle du recyclage du plastique».

Ces sacs sont en effet constitués d'un plastique fait à base d'amidon de maïs ou de pomme de terre. Il en est de même pour les sacs biodégradables comme le NeoSac, fait d'un plastique ordinaire dans lequel on introduit un additif qui permet de le dégrader en quelques semaines sous l'action de la chaleur et des oxydants chimiques présents dans les sites d'enfouissement.

Ces deux types de sacs, compostables et oxo-biodégradables, contaminent en quelque sorte les stocks de plastique traditionnel que les municipalités récupèrent et qui sont recyclés pour fabriquer de nouveaux produits. Il ne faut donc pas placer ces nouveaux plastiques dans les bacs de recyclage, car on introduit alors dans les stocks de plastiques recyclés des molécules soit incompatibles, soit, pis encore, liées à des additifs qui vont rendre chimiquement instables les plastiques qu'on veut recycler, ce qui pourrait altérer leur valeur économique.

Devant ces faits, il vaut mieux s'en tenir aux bons vieux sacs de plastique traditionnels, qu'on peut sans problème envoyer au recyclage, où ils ne compromettront pas les efforts de récupération des municipalités, expliquait hier soir au Devoir Jeannot Richard, de Recyc-Québec.

Évidemment, on peut faire mieux en utilisant pour ses courses un sac à dos ou un sac en tissu solide et réutilisable, ce qui évite de recourir aux sacs de plastique, toutes catégories confondues.

Il existe cependant un type de sac oxo-biodégradable qui trouve grâce dans cette étude du CRIQ. Ce sac est compatible avec la filière du plastique recyclé, dont il ne compromet pas la stabilité chimique par un vieillissement accéléré.

Il s'agit des sacs fabriqués par la société EPI de la région de Vancouver, qui contient l'additif TDPA (Totally Degradable Plastic Additive). Selon l'étude du CRIQ, ce type de sac, même mêlé à des plastiques traditionnels, ne provoque pas leur vieillissement accéléré. Cependant, s'il est jeté aux ordures, il a l'avantage de se décomposer, comme le NeoSac, entre 90 et 120 jours, ce qui est nettement mieux que le plastique conventionnel, qui peut résister à la décomposition dans un site d'enfouissement pendant plus de deux siècles.

Caractéristiques différentes

Les «orientations» que Recyc-Québec envisage de promulguer en décembre pourraient bien fortement inciter les commerçants à ne pas distribuer aux consommateurs des sacs compostables comme l'EcoFilm et le BioBag afin que ces sacs ne soient pas envoyés au recyclage. Selon l'étude, le plastique qui résulterait de leur mélange perdrait ses propriétés de fusion, de moulage facile et de résistance au déchirement. Dans quelques années, ces sacs seront par contre la solution idéale, selon Jeannot Richard, pour la récupération des déchets putrescibles, car leur dégradation rapide dans un système de compostage rendra inutile toute manipulation. Ils vont en effet se composter aussi vite que les déchets de table qu'ils vont contenir.

Quant aux oxo-biodégradables, le NeoSac est celui qui pose problème car, a expliqué M. Richard, on ne doit pas l'envoyer au recyclage afin de ne pas contaminer les stocks de plastiques traditionnels récupérés. Il ne doit pas non plus aller aux composteurs municipaux en voie de planification parce qu'ils peuvent contenir des molécules toxiques dont on ne veut pas dans les composts destinés aux champs où on fera pousser des aliments.

Reste les oxo-biodégradables EPI. Ils ont la propriété de se décomposer en moins de quatre mois dans un site d'enfouissement si on les jette aux déchets et peuvent aussi être placés dans le bac vert sans contaminer la filière du recyclage des plastiques traditionnels.

C'est cette dernière solution, qui permet soit le recyclage, soit une biodégradation rapide, qu'a désormais décidé de retenir la société Transcontinental, qui distribue chaque semaine 4,6 millions de publi-sacs à travers le Québec, précisait hier sa porte-parole, Nissa Premdergast. Les nouveaux publi-sacs pourront donc être jetés aux déchets ou dans le bac de recyclage, ce que confirme l'étude du CRIQ.

Un problème de mode

C'est la multiplication des formules chimiques dans le lucratif marché des sacs de plastique et les volumes croissants de ce type de déchet qui ont incité Recyc-Québec à s'interroger sur les impacts de ces nouveaux produits dans les filières de recyclage. Selon les statistiques de Recyc-Québec, chaque année au Québec, on utilise deux milliards de sacs faits de plastiques divers.

Si le phénomène des nouveaux sacs était demeuré marginal, a expliqué Jeannot Richard, les impacts ne seraient pas inquiétants. Mais la volonté des sociétés commerciales de se distinguer en se donnant une image de marque sur le plan environnemental a entraîné un problème d'une grande complexité, dont les impacts économiques seront considérables le jour où les stocks de plastiques recyclés perdront tellement de valeur qu'il faudra tout bonnement les jeter, une perte sociale difficilement justifiable.

Les sacs compostables, fabriqués à partir des bases chimiques EcoFilm et BioBag, peuvent désormais se qualifier en fonction d'une norme créée au cours de la dernière année par le Bureau de normalisation du Québec. Ces sacs compostables, fabriqués avec de l'amidon de maïs ou de pomme de terre, sont en théorie les plus sains de tous, car ils ne contiennent pas de toxiques comme on en trouve souvent dans les oxo-biodégradables. Cependant, les sacs compostables coûtent en général plus cher que les oxo-biodégradables, mais leur utilisation future pour la collecte des déchets putrescibles reviendra globalement moins cher que si on devait crever et vider, manuellement ou mécaniquement, des sacs de plastique classiques, impossibles à composter.

À l'heure actuelle, une seule ville québécoise, soit Huntingdon, a décidé d'interdire la distribution de sacs de plastique sur son territoire. Ces derniers jours, c'est à Londres que ce débat s'est porté, car on y discute ferme de la possibilité d'y interdire les sacs de plastique classiques afin de diminuer le tonnage des déchets et réduire l'utilisation des produits pétroliers à la base de ces produits.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Philippe Bossé
    Abonné
    jeudi 15 novembre 2007 04h51
    Je suis perplexe
    « Certains sacs plus écologiques ne sont pas compatibles... Alors on nivelle par le bas. La difficulté ici est que l'on utilise les sacs pour la poubelle ou pour ramasser les crottes de chien ou de chat. Si ces sacs ne sont pas dégradables, alors ils resteront au dépotoir. Pourquoi ne pas niveller par le haut et interdire les «bons vieux sacs»? »

  • Évelyne Trudel Fugère Equiterre
    Abonnée
    jeudi 15 novembre 2007 06h19
    Comment reconnaître un type de sac d'un autre ?
    « J'ai été un peu embêté le jour où j'ai trouvé dans ma réserve, que j'utilise pour mettre mes ordures, des sacs qui se défaisaient au toucher... Je me demande depuis comment je vais pouvoir dorénavant les emballer si je ne trouve plus de sacs capables de les contenir adéquatement ? Vais-je devoir me mettre à acheter des sacs de vrai plastique pour cette proportion de déchets destinés à la décharge, proportion il est vrai décroissante mais à un rythme beaucoup plus lent que celui de l'introduction des nouveaux sacs dégradables qui pourraient n'être plus disponibles bien avant la récupération intégrale des déchets...
    Qu'allons-nous devenir, mon Dieu ? »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    jeudi 15 novembre 2007 06h19
    Sacs de plastique: bio ou pas, situation très confuse pour le consommateur...
    « qui peine déja à s'orienter dans ce dédale de sacs biodégradables ou pas.Ce qui est vrai une journée se révèle faux le lendemain.A l'aide! »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 15 novembre 2007 08h02
    P'tite vie....
    « Qui aurait dit que les vidanges-à-Popa feraient un jour la manchette du très sérieux quotidien à Henri Bourassa? »

  • Jean-Claude Petit
    Abonné
    jeudi 15 novembre 2007 09h09
    Pour mettre fin à la confusion
    « Si je comprends bien, il faut donc distinguer entre
    a) les "bons vieux" sacs en plastique qu'on doit mettre au recyclage (bac bleu ou vert)
    b) les nouveaux sacs biodégradables qu'on utilisera pour les déchets destinés au site d'enfouissement.

    Il faut donc les identifier correctement pour permettre au citoyen de faire le tri.

    Ou alors : interdire tous les sacs de plastique ! C'est peut-être la solution idéale, quoi que... que ferons-nous de nos déchets destinés aux sites d'enfouissement ? »

  • Gerardo Ducos
    Inscrit
    jeudi 15 novembre 2007 09h18
    Pourquoi ne pas bannir les sacs de plastique! Ça s'est fait ailleurs
    « Connaissez-vous Rebecca Hosking? Cette jeune femme habite à Modbury, dans la région de Devon, en Grande Bretagne. Elle a réussi à mobiliser non seulement la populaiton mais aussi les propriétaires des 43 commerces de la petite ville pour le bannissement complet des sacs de plastique. Maintenant,les 33 municipalités qui forment la ville de Londres songent aussi à suivre l'exemple de Modbury. Les conseilles municipaux sont soutenus dans cette initiative par 90% de la population. D'autres initiatives sont mise sur place pour réduire les déchets: recyclage obligatoire, collecte des déchets bio-dégradables pour le compostage, etc.
    Bannir les sacs de plastique est possible mais il faut de la volonté politique de la part des élus municipaux (et un peu de vision), mais aussi il faut éduquer les consommateurs. Ne partez jamais sans votre sac réutilisable! »

  • Francis Loranger
    Inscrit
    jeudi 15 novembre 2007 10h40
    Ressources sur les sacs de plastique
    « Plusieurs pays, notamment l'Irlande et le Japon, ont découragé ou interdit l'usage des sacs de plastique. Ils ont obtenu d'excellents résultats, avec une réduction de 95 % des sacs d'épicerie dans le cas de l'Irlande, par la simple imposition d'une taxe de quelques sous.

    Je propose quelques liens sur le sujet.

    Pétition visant l'interdiction de la distribution des sacs de plastique non biodégradables au Québec
    http://www.ecocontribution.com/Petitions/390/PetitionFR-390.htm

    Avis technique de Recyc-Québec sur les sacs dégradables
    http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/upload/Publications/zzSacs_d915.pdf

    Informations générales sur le recyclage
    http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca

    Mise en garde contre les sacs supposément dégradables
    http://www.bioeco.org/cgi-bin/index.cgi?action=VoirPage&te=1&text=237 »

  • Marianne Métivier
    Inscrite
    jeudi 15 novembre 2007 10h54
    Un peu d'observation...
    « Évidemment, le mieux est de ne pas utiliser de sacs de plastique. Mais pour ceux qui en utilisent tout de même, ce n'est pas si compliqué de savoir si le sac est biodégradable ou non. C'est écrit dessus! Et c'est très bien de les utiliser comme sacs de poubelle, ça fait moins de plastique dans les dépotoirs. »

  • Denise Dallaire
    Abonnée
    jeudi 15 novembre 2007 12h16
    Informons les gens!
    « Écrivons simplement sur les sacs s'ils doivent se retrouver dans le bas de recyclage ou non! Et attention, les sacs écologiques sont encore écologiques, c'est notre gestion qui n'est pas logique. »

  • Jean-Pierre Dupuis
    Inscrit
    jeudi 15 novembre 2007 12h22
    identification des sacs
    « En attendant qu'une décision soit prise, ce qui peut être très long, il faudrait identifier très clairement chaque type de sac et la façon d'en disposer. Car pour le moment, je n'ai aucune idée si les sacs de l'épicerie ou des autres commerces sont bio-dégradables ou non, recyclables ou non, et de quel type. »

  • Eric Allard
    Abonné
    jeudi 15 novembre 2007 12h32
    Nécessité de normaliser?
    « Comme dans bien des domaines, il va devoir être important de normaliser les molécules pouvant être utilisées dans les sacs de plastique (idéalement complètement compostable) afin de protéger une industrie verte (recyclage). Il est temps que le gouvernement mette ses culottes et cesse de tergiverser dans les domaines de l'environnement. »

  • Tim Yeatman
    Abonné
    jeudi 15 novembre 2007 12h53
    Quoi faire avec mes vidanges?
    « J'ai peut-être pas compris, excusez-moi, mais bien que je surveille ma consommation, je recycle tout ce que je peux et je composte ce qui est compostable, j'ai tout de même quelques déchêts à mettre dans la poubelle qui a sa place à côté de la maison et que je mets au chemin une fois la semaine.

    Je me sers des sacs de plastiques qu'on me donne avec mes achats pour le trajet maison-poubelle, ce qui m'évite d'acheter les sacs blancc ou verts qu'on vend pour les "vidanges". Si on élimine TOUS les sacs de plastique, que me proposez-vous à leur place pour cet usage? »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    jeudi 15 novembre 2007 13h29
    Je suis dégoûté par l'incompétence de ce gouvernement et de l'indifférence de plusieurs
    « JE VOUS SOUMETS ICI L'INTRODUCTION ET LA DERNIÈRE PARTIE D'UN TRAVAIL DE RECHERCHE QUE J'AI FAIT PARVENIR AUX MÉDIAS ET AU GOUVERNEMENT EN MAI 2006. JE N'AI EU AUCUNE RÉPONSE, LE SILENCE TOTAL. AUJOURD'HUI, C'EST PRESQUE LE SCANDALE PARCE QUE L'ON APPREND QUE DES SACS "PSEUDO-BIO" SONT PIRES QUE LES SACS 100% PLASTIQUE. LISEZ CE QUI SUIT ET VOUS ALLEZ COMPRENDRE. PAR EXEMPLE, ÇA FAIT UN BON MOMENT QUE LA SAQ VOUS SERT DES SACS OXO-BIODÉGRADABLES, QUE RECYC-QUÉBEC LE SAIT ET QUE LE GOUVERNEMENT FERME LES YEUX. BREF, ÇA ME RAPPELLE, UNE FOIS DE PLUS, POURQUOI JE NE VIS PLUS AU QUÉBEC.

    MAI 2006
    Le sac de plastique pollue l'environnement. Cet énoncé, sans y réfléchir trop longtemps, semble véridique. Quoi qu'il en soit, le gouvernement du Québec qui était au pouvoir au printemps 2005 à refusé, presque sans y réfléchir, d'adopter le principe d'un projet de loi visant à interdire la distribution de sacs de plastique non biodégradables (voir Projet de loi 390 en annexes). Selon monsieur Stéphan Tremblay, le dépositaire du projet de loi, qui était et est encore le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'environnement et de parcs, déplore (Portail Québec, 2005) l'obstination du gouvernement libéral du Québec à vouloir refuser d'adopter le principe du projet de loi. De plus, une pétition signée par 50 000 personnes en faveur de l'adoption du projet de loi a aussi été présentée à l'Assemblée nationale, mais elle n'aura pas fait bouger le gouvernement. (Eco contribution, 2006).

    De toute évidence, le gouvernement actuel préfère laisser « les forces libres du marché» gérer l'avenir de notre environnement. C'est en tout cas ce qu'a déclaré monsieur Thomas Mulcair, alors ministre de l'Environnement et des Parcs, au moment où l'on débattait pour une seconde fois de ce projet de loi à l'Assemblée nationale à l'automne 2005 (Débats de l'Assemblée nationale, 2005).

    .........


    ANALYSE ET SYNTHÈSE

    Pourquoi le gouvernement s'entête-t-il à ne pas vouloir adopter le projet de loi 390 alors que les seuls pour qui ce refus profite sont les quelques personnes qui font des profits avec la production de ces sacs de plastique? À l'origine, ce travail ne devait pas prendre cette tournure, mais au cours de la recherche, des éléments m'ont pousser à brosser plus large. Le 6 juin 2005, la Société des alcools du Québec (SAQ) annonçait qu'elle prenait un virage vert (voir Communiqué de presse de la SAQ en annexes) en distribuant des sacs de plastique prétendument biodégradables. La SAQ est une société d'État du gouvernement du Québec. Alors, le gouvernement, d'un côté, voulait laisser les forces du libre marché s'occuper de l'environnement et de la question des sacs de plastique non biodégradables. En prenant l'initiative, par l'entremise de sa société d'État, elle a tenté de donner l'exemple.

    Toutefois, bien au contraire, ce qui ressort clairement du rapport de Recyc-Québec (Guillemette, Mathieu, Guy Tremblay et Sophie Taillefer, 2005), c'est que Omniplast, l'entreprise qui fabrique les sacs de plastique distribués par la SAQ, ne respecte pas la norme de biodégradabilité. Ainsi, le communiqué de presse était donc frauduleux puisqu'il ne disait pas toute la vérité au sujet de la composition des sacs de plastiques distribués par la SAQ. Toujours dans le rapport de Recyc-Québec, on apprend aussi que la ville de Laval avait fait part de ses inquiétudes avant même l'annonce de la SAQ à propos du choix du gouvernement d'avoir choisi l'entreprise Omniplast pour fabriquer les sacs de plastique.

    Dans un article parue dans la Presse le 31 mars 2006, on pouvait lire que la SAQ « envisage maintenant le remplacement de ces sacs moins vertueux qu'il n'y paraît ». Serait-ce le début d'une confession de la part du gouvernement? Quoi qu'il en soit, cette histoire est la preuve que le gouvernement a tout faux de croire que l'entreprise privée peut elle-même faire les bons choix lorsqu'il s'agit d'environnement. Ainsi, si la SAQ, une société d'État, n'a même pas été en mesure de prouver qu'il n'était pas nécessaire de légiférer, le gouvernement est bien mal placé a présent pour continuer à refuser d'Adopter le projet de loi. Le gouvernement et la SAQ peuvent bien tenter de se défendre, mais ce sera difficile avec le rapport de Recyc-Québec, (qui est aussi une société d'État du gouvernement du Québec) qui dit clairement que l'entreprise Omniplast ne produit pas des sacs biodégradables. Il est temps que le gouvernement rende des comptes. Nous sommes en 2006, pas en 1970, c'est-à-dire que l'environnement et l'intérêt public doivent faire partie des priorités du gouvernement et doivent avoir préséance sur l'intérêt de quelques individus.

    CONCLUSION

    Que la SAQ et le gouvernement ait agit de bonne ou de mauvaise foi depuis le mois de juin 2005, cette affaire est la preuve qu'il faut légiférer sans plus tarder et se préoccuper du projet de loi 390 avant que la situation ne s'aggrave. En plus de ne pas écouter la volonté de la population, le gouvernement et la SAQ ont peut-être même aggravé la situation et gaspillé l'argent des contribuables.... »

  • Daniel Mallah
    Inscrit
    jeudi 15 novembre 2007 13h36
    Envoyer le message sans confusion
    « Comme beaucoup de gens qui ont déjà réagis, je crois qu'il faut faire la part des choses entre un problème de gestion transitoire (ie les sacs biodégradables qui se ramassent dans les bacs de recyclage) et la suggestion que cette solution n'est pas un pas énorme dans la bonne direction.

    Quoiqu'on en pense, le recyclage n'est pas une panacée. Il demande une mobilisation supplémentaire des ressources (ie centres de tri). Il implique théoriquement que l'on ait épuisé les alternatives péalables que sont les 2 autres R du 'RRR'. À savoir, 'Réduire' et 'Réutiliser'. Les sacs plastiques sont à proscrire autant que faire se peut. On peut utiliser RIEN, les sacs tissus (et autres) ou simplement opter pour le sac bio lorsqu'il est impossible de faire autrement.

    Le sac biodégradable l'emportera toujours sur le sac traditionnel car il ne nécessite pas d'énergie supplémentaire pour le nettoyer, le refondre et le remettre sous forme. D'une part, parce qu'on peut l'utiliser pour mettre nos ordures et d'autre part, car il allège le tri des matières recyclables. Puisqu'il se dégrade, il n'est question que de la manière dont on le jette aux ordures: comme contenant ou comme contenu. »

  • Jean-Francois Pinsonneault
    Abonné
    vendredi 16 novembre 2007 11h20
    un solution
    « Comme les sacs en papier sont brun avec seulement des logos différents, on peut exigé que les sacs en plastique recyclable soient tout de la même couleur(example bleu ou jaune) et les sacs biodégradables transparent. Le triage serait facile pour la population et pour Recyc-Québec. »

  • William Krief
    Inscrit
    vendredi 16 novembre 2007 11h27
    Ne tirez pas sur les plastiques
    « Quelques chiffres permettent de remettre les choses en perspective. La société semble être devenue allergique aux sacs en plastiques, pourtant...

    - les sacs en plastique représentent une fraction de la production de l'ensemble des matières plastiques
    - l'ensemble des matières plastiques représente une fraction de la production de la pétrochimie.
    - l'ensemble de la pétrochimie représente sur la planète 3% du pétrole total consommé.

    Il n'est donc pas stupide de conclure que les emballages en plastique ne totalisent même pas 1% de tout le pétrole. Et que fait-on des 99% du pétrole? Enlevez 3% pour l'asphalte et 2% pour les lubrifiants et cires, il reste 94% de ce pétrole mondial. Et qu'en fait-on? On le brûle, pour faire de l'énergie, des transports, etc. Mais ON LE BRÛLE !!!

    Alors, comment expliquer que ces 1% visible du prétrole démange au point de faire la une de nombreux journaux? Pourquoi ne pas brûler les sacs de plastique, ou plutôt pourquoi les utiliser comme "écran de fumée médiatique" pour masquer ce qu'on brûle par ailleurs sans avoir à rendre de comptes?

    Certes, il convient de se soucier de chaque pourcent de pollution, mais essayons d'éviter de nous focaliser sur ce 1% (maximum) des sacs plastiques alors que, par ailleurs, nous prenons allègrement l'avion, la voiture et que nous produisons de l'énergie à base de pétrole sans que ça nous démange trop.

    Les journalistes qui influent aujourd'hui si fort sur l'opinion devraient de temps en temps pondérer les faits pour tempérer les allergies de l'opinion. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
16 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009