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L'espèce humaine est menacée

Louis-Gilles Francoeur   26 octobre 2007  Environnement
Vingt ans après le rapport de la commission Brundtland à l'origine du concept de développement durable, les problèmes environnementaux se sont aggravés partout sous l'impulsion d'une population et d'une consommation croissantes, au point où ils mettent désormais «l'humanité en danger».

Telle est la conclusion à laquelle parvient le rapport intitulé Perspectives mondiales en matière d'environnement (GEO4), publié hier midi à Ottawa et dans 40 capitales par le Programme des Nations unies sur l'environnement. Il s'agit du plus exhaustif des bilans onusiens (quatre à ce jour) sur l'état de la planète, de ses ressources et des défis qui guettent l'espèce humaine. Il a été préparé par 390 experts et révisé par plus de 1000 autres spécialistes des quatre coins du monde.

Malgré les succès remportés dans plusieurs domaines, la situation des grands dossiers environnementaux s'est détériorée depuis le premier bilan de la planète, il y a 20 ans. Crise du climat, crise environnementale, crise énergétique, crise de la biodiversité et crise de l'eau ne font qu'une seule et même crise, indique GEO4, parce que tous ces phénomènes interagissent et rapprochent l'humanité des seuils de rupture qui mènent à l'irréversibilité dans plusieurs domaines. Le rapport rejoint ainsi les perspectives les plus sombres exprimées par les milieux scientifiques depuis une décennie en raison de la pression croissante, sans frein autre que les prix, exercée sur les ressources de la planète, amplifiée par une pénurie d'eau qui s'aggrave et par les changements climatiques.

«Aucun des problèmes majeurs soulevés dans Notre avenir à tous [le rapport Brundtland] ne connaît de prévisions d'évolution favorables», conclut le rapport. Selon ce document, si ces problèmes ne sont pas attaqués de front, tous les progrès accomplis risquent d'être anéantis et de «menacer la survie même de l'humanité».

Dans ce contexte, les grandes conventions internationales signées à la conférence de Rio sur le climat et la biodiversité n'ont permis d'obtenir que des progrès marginaux alors que les plus pauvres de la planète voient leur situation se détériorer constamment en raison de la consommation d'énergie et de biens par les pays et les individus les plus riches de la planète.

Les grandes crises

Les pollutions toxiques, le réchauffement climatique, l'acidification des mers, la diminution de la biodiversité (voir texte en page B 8) et la réduction radicale du patrimoine génétique, qui s'accompagnent d'un déclin des cultures humaines, dépassent en ampleur les réalisations environnementales des deux dernières décennies. Pourtant, elles ne sont pas négligeables: 95 % des substances appauvrissant la couche d'ozone ont été retirées. En 2006, le marché des crédits d'émissions de gaz à effet de serre a transigé des valeurs de plus de dix milliards de dollars, soit dix fois plus que l'année précédente. Et les aires protégées couvrent 12 % de la surface terrestre, sauf dans certains territoires comme le Québec, où cette protection stagne sous les 6 %.

La surconsommation de biens et de services impose une «empreinte écologique» jugée non viable: à l'heure actuelle, il faut mobiliser 21,9 hectares par être humain pour le faire vivre alors que la capacité biologique de la planète se situe en moyenne à 15,7 hectares par habitant.

Par ailleurs, 75 % des stocks de poissons sont exploités au maximum ou au-delà. Les subventions ont créé une capacité de pêche qui dépasse de 250 % l'usufruit des cheptels aquatiques.

Globalement, 60 % des «services biologiques» que les grands écosystèmes fournissent aux humains sont en déclin.

Les terres fertiles se dégradent sous l'effet de l'intensification des cultures alors que les besoins en nouvelles terres — 120 millions d'hectares pour les seuls pays en développement d'ici 2025 — seront comblés aux dépens d'autres maillons essentiels du système vivant: forêts, marais, montagnes, prairies, etc. Si la surface des terres agricoles a été réduite en Occident au profit d'un agrandissement des surfaces forestières, l'intensité de leur usage a augmenté, ce qui réduit leur productivité à long terme.

La déperdition en carbone des sols endommagés par la culture intensive est responsable d'environ le tiers de l'augmentation des émissions de GES depuis 150 ans, précise GEO4. Enfin, l'irrigation des cultures représente entre 70 et 80 % des prélèvements en eau, ce qui aggrave les pénuries en vue en Asie et en Afrique.

Mais selon les auteurs du rapport, ce sont les changements climatiques qui constituent de loin la principale menace globale parce que ce méga-phénomène risque de pousser tous les autres aux seuils de rupture. La découverte de la fonte plus accélérée que prévu de la calotte glaciaire du Groenland pourrait déclasser toutes les prévisions sur la hausse du niveau des mers, censé augmenter d'un mètre au maximum.

Si les GES continuent d'augmenter au rythme actuel, indique GEO4, «la température du Groenland risque de dépasser le point de basculement qui pourrait causer la fonte de la calotte glaciaire, faisant monter le niveau mondial des mers de sept mètres», lit-on dans GEO4. Or 60 % des humains vivent à moins de 100 kilomètres des mers et des océans.

Bilans régionaux

En Afrique, la dégradation des terres est aggravée par les subventions agricoles dans les pays développés et par les exigences du remboursement des dettes nationales. Ainsi, les pays subsahariens dépensent trois fois plus pour rembourser leur dette que pour servir leur population.

L'Afrique a accusé une baisse de sa production agricole de 0,4 % par habitant entre 2000 et 2004. Elle a par ailleurs le taux de déforestation le plus élevé au monde avec une perte annuelle de 40 000 km2, ou 0,18 % de son territoire. Son taux d'urbanisation est aussi le plus élevé, avec une croissance de 3,3 % entre 2000 et 2005. L'érosion des sols s'y répand et 747 000 km2 sont touchés par la salinisation, soit le quart de la surface salinisée du monde, en raison des ponctions opérées dans les nappes souterraines pour l'irrigation.

L'Amérique du Nord souffre principalement de sa boulimie énergétique. Les transports accaparent 40 % de l'énergie utilisée aux États-Unis, une augmentation de 30 % entre 1987 et 2004. Le Canada est le principal abreuvoir des monstres énergivores états-uniens et sa production de sables bitumineux, qui a doublé entre 1995 et 2004, est le principal responsable de l'augmentation des émissions de GES au Canada. Les énormes émissions de ces deux pays — plus du quart du grand total — ont «un impact dans d'autres régions du monde, affectant de façon disproportionnée les pays et les populations pauvres et vulnérables». En Amérique du Nord, où l'eau est la meilleure de la planète, ce sont néanmoins les pénuries d'eau qui constituent la plus grande menace à court terme, sans compter la disponibilité des terres agricoles à des fins alimentaires en raison des efforts en cours pour les orienter vers la production de biocarburants.

De leur côté, l'Asie et le Pacifique sont eux aussi menacés par les pénuries d'eau (provoquées notamment par l'assèchement de l'Himalaya), par l'accumulation des déchets électroniques (90 % des 50 millions de tonnes produites sur la planète) et par la disparition des grandes forêts et des mangroves, en plus d'une consommation d'énergie en croissance constante.

L'Europe, qui n'a pas encore vraiment stabilisé sa consommation d'énergie, se fait toutefois remarquer par la qualité de sa gouverne environnementale, qui lui permet de réduire de 2 % par an ses émissions toxiques atmosphériques et d'anticiper une réduction nette de ses GES. Mais son agriculture sature de nitrates ses cours d'eau et ses nappes souterraines, en plus d'accaparer le tiers de l'eau disponible sur ce continent.

L'Amérique latine et les Caraïbes connaissent pour leur part une urbanisation effrénée et des taux élevés de disparition de leur faune en raison de l'expansion des cultures, de la pollution marine et côtière et de leur vulnérabilité aux changements climatiques.






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  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 26 octobre 2007 09h04
    La terre se porte bien, elle
    « Je suis de ceux qui ont baissé leur pollution de 4 tonnes en changeant de système de chauffage, qui prennent les transport en commun, qui recyclent.....Hélas la majorité de mes concitoyens font à peu près rien pour changer leurs mauvaises habitudes, et si M.Dion n'est pas élu aux prochaines élections fédérales ce sera carrément la fin des espoirs de retour vers Kyoto...sanctionné par les citoyens!!

    Si l'état de la planète devient dangereux pour les humains, la terre elle s'en fout complètement.Des espèces disparaisseront, d'autres (insectes) prendront plus de place
    etc...comme ça se fait depuis des millions d'années. La terre peut vivre TRÈS BIEN sans les humains. Ce n'est donc pas la terre que l'on protège en AGISSANT vert, mais la race humaine. Mais la race humaine disparaitra comme les dinosaures etc...et elle sera la première responsable de sa disparition. »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 26 octobre 2007 09h56
    Une erreur totale
    « Si, comme le prêchent les défenseurs d'un «intelligent design», c'est-à-dire d'un créateur qui, dans le quotidien, veille à l'évolution de l'univers, force est de conclure que le sort des créatures qu'il a «engendré» sur la planète Terre ne l'intéresse guère ou qu'il a tort de laisser à ses dernières la liberté de s'auto-détruire. Sérieusement, le sort de l'humanité est entre ses mains, même si la majorité des individus qui la compose s'en remet à une quelconque divinité pour sa survie.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Guy Lafond
    Abonné
    vendredi 26 octobre 2007 10h10
    Lucidité à la rescousse
    « Ce rapport alarmant de l'ONU sur l'état de notre planète se décline difficilement avec les conclusions soulevées dans le manifeste qui avait été produit par Monsieur Lucien Bouchard et onze autres intellectuels le 9 octobre 2005.

    Quel contraste énorme avec les inquiétudes que sont notre déclin démographique et notre manque de productivité face aux tigres asiatiques.

    Tous ces constats ajoutés représentent bien des défis pour le simple travailleur qui paie régulièrement ses impôts.

    Quoi des sociétés transnationales? Que font-elles vraiment pour prévenir le pire? Vont-elles reconnaître un jour que leurs sociétés holdings dans un des paradis fiscaux aux Bahamas, aux Bermudes et aux Îles Vierges, creusent les incompatibilités avec les États?

    Choisissez : la fructification à tout prix du capital ou bien le salut de l'espèce humaine et des autres espèces?

    À quand la réforme en profondeur de notre système économique mondial?

    Merci au Devoir et à Louis-Gilles Francoeur pour cette couverture médiatique. »

  • Denise Dallaire
    Abonnée
    vendredi 26 octobre 2007 10h17
    Vous avez dit Humanité?
    « Il ne faut pas que cette nouvelle (qui n'en est pas une en fait, puisque les scientifiques le crient sur les toits depuis longtemps) soit noyée dans une mer de désinformations, de faits divers et de télé-réalité. Nous sommes tous concernés. Alors que faire? On se sent impuissant. Pourtant... On se permet de voter pour deux partis, et j'ai nommé l'ADQ au provincial et le parti Conservateur au fédéral, qui n'ont absolument aucune conscience sur ces enjeux cruciaux, déterminant pour l'avenir de l'Humanité et des autres espèces vivantes de la planète. Pour eux, seul l'argent compte. Leur argent. Et le pouvoir. Ne les laissons pas faire. »

  • Steve Fortin
    Abonné
    vendredi 26 octobre 2007 11h59
    On s'en fout!
    « "En publiant ce rapport, le Programme des Nations Unies pour l'environnement souligne que l'objectif n'était pas de présenter un scénario catastrophe, mais un appel urgent à l'action. Selon le rapport, le futur sera largement déterminé par les décisions que les individus et la société prennent actuellement."

    Il est grand temps de réaliser que bien des politiciens, notamment au sein des droites dumontiennes et surtout harpeuriennes, ne font que PRÊCHER POUR LEURS BAILLEURS DE FONDS et hérauts de la croissance économique à tous crins. En ce sens, le projet Rabaska est l'exemple parfait de cette idéologie.

    Peu s'en font de ces préoccupations quand la croissance économique se calcule en trimestres. Qu'en ont à faire les actionnaires ?

    Quel sera l'héritage que laisseront les boomers et générations successives...

    Tant pis »

  • Maurice Monette
    Abonné
    vendredi 26 octobre 2007 12h56
    Merci encore et toujours à vous Monsieur Francoeur...!
    « La brève, très brève mise-en-garde que votre Article de mardi, le 23 octobre dernier,avait induite chez-moi sur le syndrome du DÉNI dont la science est atteinte depuis que la $ociété humaine est tombée dans le PIÈGE du LUCRE, est vraiment mieux ÉTOFFÉE dans votre Article d'aujourd'hui...

    Je n'avais pas accès à tous les détails dont Vous NOUS faites part en ce jour mais, c'est vraiment pire que ce que je pouvais même m'imaginer... Donc, comment la $ociété d'AFFAIRE$ de l'humanité peut-ELLE être au$$i incon$ciente de $on IMPACT $ur notre MÈRE la TERRE ? Toute cette DÉGÉNÉRESCENCE est due à une très petite portion de la population et malgré tout l'argent que celle-ci possède, JAMAIS elle ne pourra induire un RETOUR à la SALUBRITÉ de notre MILIEU de VIE à toutes & tous.

    La seule ISSUE à toute cette DÉCRÉPITUDE est d'avoir à transcender des périodes de plus en PLUS difficiles au cours desquelles la $ociété régressera au point de devoir vivre de ses déchets, pour en tirer le peu de substances propres à la consommation qu'elle peut encore en extraire. Mais, après ÇA, il n'y aura plus d'espoir de pouvoir continuer. Ce sera la FIN qui avait été annoncée depuis déjà une quinzaine d'années. Oh ! On avaient cru que c'était des divagations émises par un esprit qui avaient été perturbé par le TRAUMATISME CRÂNIEN que mon accident d'automobile du 16 décembre 82 m'avait causé mais, la PÉRIODE COMATEUSE de dix-huits jours qui suivit, m'avait permis d'avoir une bonne FORMATION sur l'APOCALYPSE que NOUS TRANSCENDERIONS et TOUT concorde. Donc, ÇA ne fait que commencer et ÇA ira de pire en PIRE. J'avais eu beau prévenir de revenir à une $aine LIMITE d'un million de dollar$, comme avant juin 1989, aprè$ qu'on aient pu accumuler tout l'argent qu'on avaient voulu accumuler pendant quatre ans mais, NON, la CUPIDITÉ MAL$AINE a pou$$é$(e$) une "petite partie de l'humanité" à DÉIFIÉ l'o$eille et accumuler de$ MILIARD$ au dépend de l'environnement. Alors, NOUS en subissons les tristes conséquences qui mèneront à l'EXTINCTION de l'ESPÈCE HUMAINE dans le prochain siècle.

    Ce n'est pas parce que je n'aurai pas essayé mais, ainsi en ont décidés les riche$$e$ de la PLANÈTE...! »

  • Alain Vézina
    Inscrit
    vendredi 26 octobre 2007 14h36
    Quelques bonnes idées !
    « J'ai soumis un mémoire récemment à la Commission des transports et de l'environnement. J'y propose un grand projet qui pourrait nous mettre sur la bonne voie. Je suis un sociologue de 50 ans. Tout lecteur intéressé à lire mon mémoire peut m'en faire la demande. Mon adresse courriel vous est fourni. J'invite aussi ardemment à visiter sur une base régulière les sites web référés en fin de document. »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    vendredi 26 octobre 2007 14h45
    Économie de profit = extermination de l'Humanité
    « Je cite mon ami, inventeur et écrivain Belge, Luc Spirlet, qui est en train d'écrire un pamphlet sur ce thème (l'Espèce humaine menacée), que je compte publier éventuellement, aux Éditions PF Gagnon (diffusion : wwww.editel.com) :

    «J'ignorais que je tombais dans un courant de pensée en train de naître. Mon «pamphlet gifle» se justifierait donc pleinement.

    A ceci près que j'expliquerai comment la pensée profit empêche l'homme de survivre en lui ôtant individuellement la possibilité de s'en tirer. C'est un petit volet. Les scientifiques réclament, mais ils ne savent pas fondamentalement pourquoi ils ne sont pas écoutés.

    La pensée positive serait qu'on ne peut pas changer la société mais bien son but: par exemple, au lieu d'économie de profit, on pourrait parler d'économie d'entraide. Note que les catastrophes vont précipiter une partie de l'humanité dans le concept. C'est un autre petit volet.

    Enfin, l'aspect moins marrant, c'est que les catastrophes dues aux changements climatiques amènent des groupes humains à s'entretuer, ce qui est déjà le cas dans certaines régions d'Afrique pour l'eau, et que cela finisse par rendre progressivement le concept d'entraide de plus en plus évident. Cela reste malgré tout positif et j'espère que le prix sera écrasé.

    Le Code Da Vinci prévoit la fin du monde en 2060. Je crois qu'on est à peu près dans les temps. A mon avis, ce ne sera pas la fin du monde mais la fin d'un monde: celui de la société de profit. Cela signifierait qu'il faudrait malheureusement tout ce temps-là pour éradiquer le concept de profit et faire fleurir celui de l'entraide.

    Par ailleurs, non seulement il ne faut pas changer la société mais plutôt son but, il ne faut pas non plus spécialement changer son système d'échange basé sur l'étalon argent, mais rendre le caractère étalon de l'argent plus visible afin de gommer toute notion de profit attachée à l'argent.

    Bref, changer la pensée ou l'esprit me semble plus approprié et cela peut se faire de manière écrite, artistique, ou autre manière douce. Comme tu ne me décourages pas de mon ton pamphlétaire, je continuerai dans cette veine-là en y versant quelques gouttes de dérision.

    Il faut à mon avis étrangler le lecteur jusqu'à ce qu'il dise: "Arrêtez, vous me tuez." sinon il ne réalisera pas ce qu'il vient de lire. Cela m'est arrivé et c'est des années plus tard que j'ai pris conscience de ce que j'avais lu. Donc, cela doit arriver à d'autres personnes que moi. Néanmoins, le plus tôt devrait être le mieux.» »

  • Christian Tallon
    Inscrit
    vendredi 26 octobre 2007 15h30
    Ca fait dix ans que je le dix .... dans le désert
    « La communauté scientifique et les géographes en particuliers tirent la sonnette d'alarme depuis 20 ans pour certains. Le politicien qui ne pense qu'à sa réelection a mis les dossiers dans les tiroirs et le consommateur s'est goinfré de télévision, de chocolat, café, ordinateurs et surtout voitures en se bouchant les yeux. Personnellement si l'espèce humaine disparaît, ça laissera peut être une petite chance aux autres formes de vie. Il n'y a pas que les hommes après tout. Si les hommes sont incapables de la plus élémentaire sagesse, après tout, qu'ils laissent la place. »

  • Jasette
    Abonné
    vendredi 26 octobre 2007 17h41
    Les tours de passe-passe médiatiques de nos politiciens, surtout en Occident; l'orient est en train de passer par les mêmes chemins tortueux.
    « À l'échelle planétaire, nos politiciens sont très très irresponsables. Alors qu'ils devraient prêcher par l'exemple, ils trouvent le moyen de rendre la population responsable en utilisant leur tour de passe-passe médiatique. apparemment, les emplois et le cash sont les deux principaux veaux d'or de leurs discours passéiste, de ce point de vue. »

  • René Pelletier
    Inscrit
    vendredi 26 octobre 2007 17h46
    Écrire... et, merci monsieur Francoeur
    « À la suite de la publication de ce rapport du Programme des Nations unies sur l'environnement, il faudrait que chacun de nous écrive à monsieur Harper, au chef de chaque parti d'opposition à Ottawa, de même qu'à notre député. Nous devons leur dire que nous sommes inquiets, que nous n'acceptons pas leur manque d'actions significatives... dans le cas du parti actuellement au pouvoir, il s'agit tout simplement d'un comportement irresponsable.

    Et, merci monsieur Francoeur pour ces articles de la plus haute importance et de très grande qualité.

    René Pelletier »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 27 octobre 2007 12h51
    Quand le ridicule ne tue pas...
    « Il y a trente ans des adeptes de la diminution de la pollution de l'homme et par le fait même du contrôle démographique prédisaient les pires catastrophes.

    Un écrivain, John Bender, a excellemment compilé les citations faites depuis les dernières décennies par des spécialistes environnementaux, qui nous prédisaient que le ciel allait nous tomber sur la tête, et qui ont été par la suite complètement discrédités. Gardez ces citations en mémoire, quand vous entendrez quelqu'un répéter inlassablement les slogans qui lui ont été endoctrinés par les pouvoirs dominants.

    "Le refroidissement continuel et rapide de la terre depuis la seconde guerre mondiale est en rapport avec l'augmentation de la pollution de l'air associée à l'industrialisation, à la mécanisation, à l'urbanisation et à l'explosion de la population" (Reid Bryson, "Global Ecology ; Readings towards a Rational Strategy for Man" - 1971).

    "La bataille pour nourrir l'humanité est perdue. Dans les années 70, le monde va connaître des famines. Des centaines de millions de personnes vont mourir de faim, en dépit de tous les programmes d'urgence déjà entrepris. La seule solution est le contrôle démographique" (Paul Ehrlich, "The Population Bomb" - 1968).

    Aujourd'hui sous d'autres prédictioons contraires à celles des années 70, les mêmes penseurs nous alarment en prophétisant la fin du monde tout comme ceux qui nous ont énervés avec le bogue de l'an 2000.

    À force d'écouter ces chevaliers de l'apocalypse,, les gens se font des modes qui passent comme toute chose. La mode verte est une réaction tout aussi néfaste que biaisée. Comme quoi l'homme ce prétentieux peut régler le sort de l'univers d'un coup de baguette magique. Quand l'homme intervient sur la nature, elle se rebiffe et reprend sa place.

    Cessons d'éjecter des GES dans l'atmosphère et cessons de procréer pour éviter que le fléau s'envenime. Quand le ridicule ne tue pas... »

  • Nathalie Maynard
    Abonnée
    lundi 29 octobre 2007 14h46
    L'élevage industriel et l'éthanol en mono culture, utilisés avec des OGM...
    « Les causes majeures des problèmes environnementaux qu'on connait aujourd'hui sont:

    Premièrement notre façon stupide de faire de l'agriculture, en mono-culture et avec des OGM (des éponges à pesticides)
    Mais, en agriculture, c'est surtout l'élevage indusriel et maintenant l'éthanol, qui menace le plus. De plus en plus on devra détruire nos lacs , rivières et campagnes. Et pas seulemt ici, bien sûr. C'est partout en Amérique. Les raisons? Dabord, satisfaire les appétits pour la mal bouffe, le porc, le bétail et les gros véhicules!!

    http://www.ledevoir.com/2007/10/23/161564.html

    http://www.ledevoir.com/2007/10/23/161581.html

    Pourquoi faudrait-il diminuer notre consommation de produits animaux:

    Dabord, à cause du réchauffement climatique énorme que ça provoque (cause no 1) et ensuite, L'EAU!!!!!

    Exemple: Les Algues bleuess sont directement associées au phosphore, que cause majoritairement l'élevage industriel (porc, betail...)

    Algues bleus:

    http://www.cyberpresse.ca/article/20070727/CPSOLEIL/70727048/6732/CPOPINIONS
    http://www.greenpeace.org/canada/fr/actualites/lacs-et-gouvernement-transparents
    Ensuite,

    L'élevage et le réchauffement climatique:

    ''Le danger de la viande nuit à l'environnement. C'est la conclusion à laquelle parvient l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) qui a rendu public, mercredi 29 novembre, un rapport consacré à l'impact écologique de l'élevage. Celui-ci est "un des premiers responsables des problèmes d'environnement", affirme un des auteurs, Henning Steinfeld. Mesurée en équivalent CO2, la contribution de l'élevage au réchauffement climatique est plus élevée que celle du secteur des transports. L'activité est responsable de 65 % des émissions d'hémioxyde d'azote, un gaz au potentiel de réchauffement global 296 fois plus élevé que celui du CO2, essentiellement imputable au fumier. De plus, le bétail produit 37 % des émissions de méthane liées aux activités humaines. Ce gaz, produit par le système digestif des ruminants, agit vingt-trois fois plus que le CO2 sur le réchauffement (...)''

    Gaëlle Dupont Le Monde - Article paru dans l'édition du 05.12.06


    http://www.rac-f.org/article.php3?id_article=1156
    http://www.pyrenees-pireneus.com/ENVIR-PetsVaches.htm#1

    Aussi:

    http://www.fao.org/ag/fr/magazine/0612sp1.htm
    http://www.idrc.ca/fr/ev-30610-201-1-DO_TOPIC.html

    Idem pour l'éthanol:

    ''Ce sont les marchands de biocarburants qui nous ont convaincus de l'intérêt de cette trouvaille. Accepter les biocarburants, à quelque niveau que ce soit, c'est accepter l'accroissement de la faim, la destruction d'une grande partie des forêts tropicales restantes, et c'est relancer massivement l'agriculture industrielle à coup d'engrais et de pesticides. (...)'' (

    1) La faim, la bagnole, le blé et nous: une dénonciation des biocarburants.

    Exeption faite pour des plantes comme le Jatropha, qui ont au moin le mérite de ne pas utiliser les terres agricoles ni (encore) les OGM, et de ne pas faire augmenter le prix des céréales; donc la faim dans le monde!!!

    http://www.livrospheres.com/livre.asp?id=281801

    Extrait sur les biocarburants:

    http://www.wikio.fr/news/Paul+Crutzen

    http://www.liberation.fr/interactif/chats_home/chats/chat_actu/283253.FR.php?rss=true

    Et si vous ne l'ai avez pas encore visionnés, des reportages sur les méfaits les OGM un peu partout:

    http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/semaineverte/archive63_200504.shtml
    http://video.google.ca/videosearch?q=ogm
    http://www.onf.ca/trouverunfilm/fichefilm.php?lg=fr&id=33896

    Bonne lecture! »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mercredi 31 octobre 2007 13h40
    La crise planétaire
    « Le 4e bilan de l'état de la planète par les Nations-Unies est très pessimiste quant à l'état des écosystèmes de la terre. Que ce soit les écosystèmes marins ou terrestres, tous sont en forts déclins (productivité) à un point tel que l'espèce humaine est menacée. Son avidité et la pauvreté en sont les causes.

    La crise planétaire revêt plusieurs facettes (réchauffement du climat, problèmes d'énergie, d'eau potable, agricoles, pollutions, disparités sociales et économiques, biodiversité) interdépendantes les unes des autres.

    À cause du réchauffement du climat dû à l'homme, ce phénomène risque d'avoir des répercussions sur les autres éléments cités. »

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