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Gaïa va mal

Louis-Gilles Francoeur   26 octobre 2007  Environnement
Selon le bilan onusien, les 14 grands biomes de la planète ont perdu entre 20 et 50 % de leurs surfaces historiques. Les forêts tropicales sèches, les grands herbiers immergés et les savanes ont subi les changements les plus radicaux depuis 1950.
Photo : Agence Reuters
Selon le bilan onusien, les 14 grands biomes de la planète ont perdu entre 20 et 50 % de leurs surfaces historiques. Les forêts tropicales sèches, les grands herbiers immergés et les savanes ont subi les changements les plus radicaux depuis 1950.
À moins d'un coup de barre que la lucidité empêche d'entrevoir de quelque côté que ce soit, la biosphère et ses principaux écosystèmes sont en déclin généralisé, malgré les changements bien timides que les grandes conventions environnementales ont amorcés depuis la grande conférence de Rio, en 1992.
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  • Mario Tremblay
    Abonné
    vendredi 26 octobre 2007 08h05
    Dites toute la vérité M. Francoeur!
    « Nulle part vous ne mentionnez la grande réussite de notre système économique. Les mégalomanes sont de plus en plus riches. Et avant de redistribuer la richesse, il faudra qu'ils le soient encore plus, jusqu'à ce qu'ils soient certains qu'il n'est plus possible de s'enrichir. Puis, parce qu'il y aura trop de riches, viendra leur intérêt pour le pouvoir. Nous ne sommes pas loin des multinationales qui contrôlent un pays ou un continent avec une armée de mercenaires. Ces armées s'entraînent présentement en Irak et en Afghanistan. C'est drôle, vous ne lisez pas dans la bonne section de la librairie. Lâchez la science appliquée et lisez en science-fiction apocalyptique. »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    vendredi 26 octobre 2007 09h56
    La sixième grande extinction
    « Je reviendrai pour moi-même sur cet article de fond... ainsi que sur le bilan de l'ONU. Pour le moment je retiens que nous sommes au bord de la sixième grande extinction d'espèces depuis que la vie a commencé il y a près de quatre milliards d'années. Je retiens aussi avec horreur que dans moins de cent ans, 90% de toutes les langues de la planète auront disparu, emportant avec elles des trésors d'humanité et surtout de diversité humaine. Quel gâchis ! »

  • lise jacques
    Abonnée
    samedi 27 octobre 2007 10h06
    Quelle direction prendrons-nous?
    « « Les forets précèdent les hommes, les déserts les suivent. » Chateaubriand, 18 ième siècle


    « Il est grand temps de reconnaitre à la Nature le magistère absolu d'être la garante de toute vie et de notre survie. Oublier ce caractère irrévocable condamne tous nos efforts à n'avoir aucun lendemain. » Pierre Rabhi

    Qui d'entre nous n'oserait rêver de vivre en parfaite santé dans un environnement sain? Rappelons-nous qu'un rêve devient réalité uniquement s'il est porté par une puissante volonté vouloir et que seul le désir de bien faire ne fait pas avancer la cause s'il n'est pas suivi par des actions concrètes et tangibles.

    Malgré toutes l'avancée incroyable technologique ces dernière décennies, force est de constater l'échec environnemental et ce à l'échelle planétaire Il est donc inconcevable qu'à ce jour les besoins les plus vitaux tel l'accès à la nourriture saine et à l'eau potable soient encore une épreuve quotidienne.

    La diversité de la vie sur Terre décroit à un rythme sans précédent à tous les niveaux, soit du simple gène au vaste paysage. . Cette biodiversité, par les services écologiques qu'elle rend, est pourtant un des socles fondamentaux du développement durable. Ce constat général fait désormais figure d'évidence parmi la communauté scientifique et pourtant celle-ci n'a pas réussi à capter l'attention du public La santé et l'environnement forment un tout. Notre style de vie, nos choix de consommation ainsi que nos modes de production, pour ne nommer que ceux-là, influencent à la fois notre santé et l'environnement, d'ou l'importance de viser à réduire les polluants, d'augmenter ce qui est bénéfique pour notre santé et de respecter l'environnement.

    Dans leur livre; What's for diner Amandine Gers et Olivier Degorce nous rappellent que : « Santé et environnement sont intimement liés. Les problèmes sont pointés du doigt, les solutions brandies haut et fort. Nous sommes tous concernés, puisque notre santé, notre confort, nos acquis sont mis en cause et que nous sommes tous impliqués dans ce désordre. La prise de conscience individuelle bien qu'indispensable n'est pas suffisante et nos efforts doivent être soutenus par une volonté politique forte et nécessaire. Sans elle, un monde invivable se profile pour les générations futures. »

    Dans Mal de Terre , Hubert Reeves (se disant astrophysicien par passion, habitant de la terre par obligation et citoyen du monde par conviction) a détourné depuis quelques temps son attention et son émerveillement du cosmos afin de jeter un regard objectif sur l'état de notre petite planète. Il détaille les tares qui défigurent désormais notre environnement.

    Dans une lettre publiée dans le journal 'Le Monde' (édition du 11 mai 2002), il écrit « Force est de constater les énormes menaces qui pèsent aujourd'hui sur l'avenir de la vie sur notre planète. Au train (d'enfer !) ou va le délabrement de la Terre depuis quelques décennies;- déforestations, désertification, désertification, (...)- personne ne peut dire si notre planète sera encore habitable à la fin de ce siècle et dans quelles conditions vivront nos petits-enfants en 2050.

    Tous les clignotants sont au feu rouge !

    Tout va se jouer dans les décennies qui viennent, et dépend des décisions à prendre de toute urgence. C'est que contrairement aux scientifiques expérimentateurs, qui peuvent se débarrasser de leurs éprouvettes quand elles s'enflamment, nous sommes, nous, dans l'éprouvette avec nos enfants et nos petits-enfants Cette situation fait porter sur nos futurs députés et nos futurs gouvernements les plus lourdes responsabilités. Jamais les élus des générations précédentes n'eurent à en assumer de telles. »


    Nous avons tous un rôle à jouer par nos implications en tant que consommateur et citoyen. Nous pouvons donc avoir un impact significatif sur l'environnement et la société. Présentement nous sommes à la croisée des chemins. Face à cette situation nous avons, en tant qu'humain, à faire le choix le plus important de tous. Dans la première direction continuera un monde de pollution, d'extinction, de pénurie, et de famine, tandis qu'en optant pour la seconde, soit en nous engageant activement à respecter les lois de la Nature, nous agissons pour concrétiser notre désir de donner à nos enfants, à nos petits-enfants ainsi qu'aux générations futures un monde où l'eau pure coulera en abondance, où l'air sera pur et sain, un monde dans lequel l'Homme et la Nature seront à nouveau réunis.

    La question à se poser maintenant : quelle direction prendrons nous?

    En observant ici au Québec comment les choses se passent; nos cours d'eau pollués par l'agriculture et ses pesticides, l'effet dévastateur des fermes industrielles, les mégas porcheries par exemple, les OGM dans nos cultures du mais qui exigent encore plus de pesticides, la dégradation des terres par ces mono cultures de mais, je constate l'ampleur du déclin de nos écosystèmes sans que nos gouvernements ne les prennent au sérieux.

    En janvier 2007, la FAO (Food and Agriculture Organisation of the United Nations) ont publié un rapport sur l'élevage du bétail et ses conséquences sur l'environnement et ils en sont venus à la conclusion suivante;

    « L'élevage du bétail se retrouve au sommet de la liste de ceux qui causent les plus graves problèmes à l'environnement et cela à tous les échelons que ce soit au niveau local ou mondial. » L'élevage du bétail pour nous nourrir est la principale cause de dégradation des terres, de pollution de l'air, de pénurie d'eau, de pollution de l'eau, de perte de la biodiversité et non le moindre du réchauffement climatique. Comment peut-on alors expliquer pourquoi au Québec on se vante d'exporter les porc qui polluent tout dans la nature, ( juste à demander à ceux qui ont la malchance d'avoir eu à subir les affres d'une méga porcherie dans leur entourage) c'est la façon que nos dirigeants ont trouvé pour rehausser l'économie alors que nous devons importer nos aliments biologiques qui sont de plus en plus en forte demande ces dernières années.

    Je ne vois aucune volonté positive d'aller dans le sens de notre survie de la part de nos gouvernements.., ni au Québec et encore moins à Ottawa avec ce gouvernement conservateur, à l'américaine. Allons nous finir par élire des dirigeants qui veulent regarder plus loin que le bout de leur piastre?


    « Nous respirons tous un seul air, nous buvons tous une seule eau, nous vivons tous sur une seule terre. Nous devons tous la protéger



    Lise jacques »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mercredi 31 octobre 2007 14h16
    L'homme inconscient
    « L'homme devrait prendre conscience que sa qualité de vie et sa survie même dépendent de la qualité des habitats naturels qui l'entourent, de son environnement.

    D'ailleurs que fait le riche lorsqu'il s'ennui. Il s'évade comme il peut. Chalet luxueux au bord de plans d'eau renommés, randonnée en montagne, excursion en territoire sauvage peu modifié par l'homme, etc. Il recherche la qualité environnementale. Même dans les grandes villes, il façonne son environnement, imitant au mieux la nature.

    Du même coup, il est inconscient des risques énormes que son comportement peut faire peser sur l'écosystème. Saccage des habitats marins par cupidité, déboisements excessifs pour voir augmenter son portefeuille, érosion des terres pour assurer ses besoins quotidiens, pollution de toutes sortes par ignorance ou pour maintenir son rythme de vie effréné. Richesse et pauvreté extrêmes sont à éviter autant que possible.

    Les habitats marins voient leurs stocks de poissons décliner presque partout sur la planète. Les pays riches en sont les premiers responsables. L'agriculture des pays riches est montrée du doigt, parce que non viable à long terme. En Europe, 90 % des terres agricoles ont des excès de nitrates.

    Le bagage génétique de plus en plus réduit représente une menace constante pour l'équilibre de l'agriculture. Nos politiciens n'ont même pas à coeur nos races patrimoniales qu'ils abandonnent. Seule la loi du marché prévaut.

    Les écosystèmes terrestres pourraient être mieux protégés en tirant profit des nouvelles technologies de l'informatique.

    La menace climatique commence à être prise au sérieux, heureusement.

    N'empêche que l'homme continue de jouer à l'apprenti-sorcier avec les OGM. Le quasi mutisme de l'ONU à ce sujet en dit long sur le contrôle de cette organisation par les pays riches. »

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