Lettres: Pourquoi il faut être contre Rabaska
28 septembre 2007
Environnement
Le conseil des ministres tranchera bientôt le dossier Rabaska. Espérons que sa décision ne sera pas dictée seulement par le développement économique.
La planète et le Québec sont à la croisée des chemins environnementaux. À compter de maintenant, notre contribution première à la solution de ce fléau devrait être de réduire sciemment, pendant des générations, notre consommation de combustibles non renouvelables. Ce virage demande de mettre à l'avant-plan l'environnement, le paysage et la santé publique au détriment du pétrole, de ses dérivés, de l'économie et de la finance. Il faudra un gros effort. Nous sommes capables et serions fiers de le faire, confiants d'innover avec plusieurs technologies de pointe. Qui peut honnêtement nier que nous consommons trop d'énergie? À terme, la finance et l'économie en profiteront.
Une autorisation gouvernementale à Rabaska lancera un puissant signal contraire, avec des attaques contre deux symboles identitaires, le Saint-Laurent et l'île d'Orléans, afin d'accroître la consommation de combustibles fossiles. Il faut le faire! C'est un sérieux camouflet à l'identité et à l'environnement, et ce, pour quelques multinationales et leurs actionnaires.
Il est impensable de brader du même coup le fleuve, l'île et le territoire agricole. Un seul port méthanier suffit au Québec. Qu'il soit à Gros Cacouna. Surtout qu'on vient d'apprendre que le gazoduc Saint-Nicolas-Montréal ne pourra pas desservir deux terminaux.
Voilà bien assez de raisons pour s'opposer à Rabaska.
La planète et le Québec sont à la croisée des chemins environnementaux. À compter de maintenant, notre contribution première à la solution de ce fléau devrait être de réduire sciemment, pendant des générations, notre consommation de combustibles non renouvelables. Ce virage demande de mettre à l'avant-plan l'environnement, le paysage et la santé publique au détriment du pétrole, de ses dérivés, de l'économie et de la finance. Il faudra un gros effort. Nous sommes capables et serions fiers de le faire, confiants d'innover avec plusieurs technologies de pointe. Qui peut honnêtement nier que nous consommons trop d'énergie? À terme, la finance et l'économie en profiteront.
Une autorisation gouvernementale à Rabaska lancera un puissant signal contraire, avec des attaques contre deux symboles identitaires, le Saint-Laurent et l'île d'Orléans, afin d'accroître la consommation de combustibles fossiles. Il faut le faire! C'est un sérieux camouflet à l'identité et à l'environnement, et ce, pour quelques multinationales et leurs actionnaires.
Il est impensable de brader du même coup le fleuve, l'île et le territoire agricole. Un seul port méthanier suffit au Québec. Qu'il soit à Gros Cacouna. Surtout qu'on vient d'apprendre que le gazoduc Saint-Nicolas-Montréal ne pourra pas desservir deux terminaux.
Voilà bien assez de raisons pour s'opposer à Rabaska.
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