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Feu vert au projet Rabaska

Le Québec risque d'avoir d'ici quelques années non pas un mais bien deux ports méthaniers susceptibles d'alourdir son bilan d'émissions de gaz à effet de serre (GES).

Après le feu vert récemment accordé par Québec au projet de port méthanier de Gros-Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent, une autre commission fédérale-provinciale recommande à Québec et à Ottawa d'autoriser le projet Rabaska à Lévis, en face de l'île d'Orléans, dont le paysage sera sensiblement altéré.

Le rapport de cette deuxième évaluation fédérale-provinciale a été rendu public tard hier après-midi. Il est signé conjointement par des commissaires relevant du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) et de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale (ACEE). Ceux-ci concluent que «le projet n'est pas susceptible d'entraîner d'effets environnementaux négatifs importants».

Accueilli avec enthousiasme par les promoteurs du projet, ce rapport reprend l'essentiel de leur argumentaire et la justification qu'on retrouve dans l'analyse faite du projet de Gros-Cacouna par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP). Les commissaires Samak, Waaud et Paré ont par ailleurs récusé à peu près toutes les objections des groupes de citoyens et d'écologistes.

On y précise d'entrée de jeu que les réserves de l'Ouest canadien, auxquelles le Québec a maintenant accès par pipeline, «sont en déclin et susceptibles d'être épuisées d'ici neuf à dix ans». En ce sens, l'apport d'un deuxième port méthanier «aurait» pour effet de renforcer la sécurité énergétique du Québec, de réduire les prix de ce combustible et de faire gagner beaucoup d'argent au milieu des affaires régional.

Toutefois, conviennent les commissaires, ce «projet contribuerait à hausser le bilan d'émissions de gaz carbonique du Québec» et, partant, ses émissions de GES.

Reprenant par contre la logique du rapport de Gros-Cacouna et du MDDEP, ils conviennent «qu'il n'y a pas de contradiction entre cette éventualité» et le plan québécois censé permettre d'atteindre les objectifs de Kyoto. En effet, écrivent-ils, le gaz étant moins cher, il pourrait y avoir remplacement de combustibles plus riches en GES comme le charbon et le pétrole par du gaz naturel, ce qui pourrait réduire les émissions globales. Les redevances sur les hydrocarbures, prévues dans le plan québécois de réduction des GES, «pourraient» renforcer la «possibilité» d'une telle substitution, affirment-ils.

Fort prudents, les commissaires ne disent pas s'il y a plus de risques que le projet provoque une augmentation plutôt qu'une réduction des émissions québécoises de GES. Ils ne soufflent pas mot non plus sur le fait que le Québec risque de se retrouver avec non pas un mais deux ports méthaniers, pas plus qu'ils ne parlent des impacts de cette éventuelle situation sur le bilan québécois.

Deux enjeux

Pour les deux commissions d'évaluation, deux enjeux ressortent du projet Rabaska: les «risques» liés aux manoeuvres et aux opérations de déchargement et de stockage ainsi que l'intégration des lourds équipements portuaires dans la région de Lévis.

En matière de sécurité, pas de problème, affirment-ils, du moins pas dans l'évaluation des risques, qu'ils disent conformes aux «pratiques courantes» et aux règles de l'art. Conclusion: les risques «paraissent» acceptables. Mais les plans d'urgence qu'il faudra adopter devraient quand même hausser la norme de rayonnement thermique qui guide leur élaboration, ce qui devrait favoriser un plan d'urgence plus étendu.

Par ailleurs, la commission estime que le projet est conforme au zonage de Lévis, ce que les citoyens contestent en Cour supérieure. Mais elle convient que le projet «s'écarterait» des usages actuels du secteur de Ville-Guay, voisin du futur port méthanier. La commission conjointe reconnaît que le zonage d'une partie du secteur l'a confirmé dans une vocation agricole prioritaire. Mais qu'à cela ne tienne: on demandera à la Commission de protection du territoire agricole de dézoner le tout au profit d'une nouvelle vocation industrielle.

Une des rares concessions substantielles faites aux doléances des citoyens dans ce rapport porte sur le constat selon lequel «les installations portuaires ainsi que l'aménagement de la route d'accès à la jetée dans la falaise altéreraient la qualité paysagère de la côte de Beaumont».

«Si» le projet est autorisé dans le format proposé, estime cette commission dont les conclusions sont libellées au conditionnel presque partout, le promoteur devra «prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la meilleur intégration possible de ses installations portuaires et riveraines dans le paysage». Mais le rapport ne précise ni les conditions ni les principes d'une intégration réussie.

Le rapport est cependant plus précis en ce qui a trait au bruit résultant des travaux. Ces bruits, estiment les commissaires, vont sans doute «entraîner un dépassement des critères» du ministère. Mais tout est sous contrôle parce que le promoteur va offrir «des compensations financières pour le déménagement» des citoyens ainsi chassés de leur milieu, mais de façon temporaire.

Les voisins du quartier adjacent au port, précise le document, pourraient quant à eux subir des émissions de dioxyde de soufre (SO2), un gaz acide dont les concentrations pourraient se retrouver tout près de la norme maximale autorisée parce que les diesels des méthaniers fonctionnent à l'huile lourde et non pas au merveilleux combustible propre qu'ils transportent. Toutefois, souhaitent les commissaires, les dépassements des normes «devraient» être corrigés, du moins «à la satisfaction du ministère».

Il y a cependant un point sur lequel les commissaires font preuve d'une grande fermeté: «Il faut éviter à tout prix, écrivent-ils, tout empiétement sur la tourbière dans la zone prévue des installations terrestres même si cela avait pour effet de réduire l'atténuation des impacts visuels de ces installations.» Cependant, si Québec autorisait le promoteur à détruire une partie du précieux écosystème, ajoute la commission conjointe en ouvrant la porte à cette éventualité, les «pertes» devraient être compensées conformément aux lignes directrices du MDDEP, lesquelles sont sensiblement moins sévères que les règles fédérales en la matière.

Consternation et joie

Le rapport a été accueilli avec consternation chez les opposants et avec joie par les gens favorables au projet.

«C'est une grande déception pour nous quand on pense à la qualité du travail qui a été présenté au BAPE», a déclaré Jacques Levasseur, de l'Association pour la protection de l'environnement de Lévis. «Les commissaires se contentent de rapporter ce qu'on leur a dit mais font peu de commentaires. Ils reconnaissent que ça va changer le visage de la côte de Beaumont, puis après, ils disent se fier au promoteur pour tout arranger ça. Ça ne veut rien dire.»

M. Levasseur, un médecin, n'est guère plus rassuré par les sections du rapport qui concernent la pollution sonore. «Ils disent qu'il va y avoir des problèmes de santé causés par le bruit mais que ce n'est pas si grave parce que le promoteur va offrir des compensations pour déplacer les gens! Je viens de parler à un résidant du secteur qui a cinq enfants. Est-ce que ça veut dire que lui et sa famille vont devoir déménager pendant trois ans?» Les trois principaux groupes d'opposants, le GIRAM de Lévis, Rabat-Joie de Beaumont et l'APPEL, devaient se réunir plus tard en soirée pour élaborer une réponse conjointe à la décision du BAPE.

Du côté des promoteurs, on parlait hier d'un «moment historique» et «d'un grand jour».

«Le rapport [...] appuie entièrement la réalisation de notre projet à Lévis. Jamais un projet n'a reçu un rapport aussi positif, malgré la controverse qu'il a pu sembler soulever», a déclaré le directeur du projet, Glenn Kelly, lors d'un point de presse à Lévis.

«Le président Qussaï Samak et les commissaires Philippe Waaub et Jean Paré ont confirmé ce que nous avançons depuis 2004: le projet Rabaska sera sécuritaire, il est justifié, il aura des effets minimaux sur l'environnement ainsi que de véritables retombées économiques, il a sa place sur le territoire lévisien, en plus de cadrer dans la politique énergétique du Québec.» Le promoteur laissait aussi entendre qu'il entend respecter les divers ajustements au projet réclamés par le BAPE. «Nous sommes plus qu'ouverts à mettre en oeuvre ce qu'elle [la commission] nous encourage à réaliser afin d'améliorer le projet. Aucune recommandation ne pose problème. Ce rapport est définitivement positif pour Rabaska, et prétendre le contraire serait malhonnête», a dit estimer le promoteur.






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  • Claude Stordeur
    Abonné
    jeudi 5 juillet 2007 23h43
    L'impossible mariage entre la technique et l'environnement
    « Les deux font un travail de recherche en ramant dans des sens contraires.
    Les deux font du bénéfice quand l'autre n'en fait pas.
    Le seul point commun c'est que les deux exagère pour avoir raison et prouver leurs points.
    L'avancement de la civilisation s'est toujours fait au détriment de l'environnement et pourquoi freiner la réalisation de projet montrer nécessaire...? »

  • Serge Bernier
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 02h39
    Ce sont les émissions totales qui comptent
    « Il est trompeur de considérer les émissions de GES émis par un projet en particulier. Ce qui compte, ce sont le bilan d'ensemble et les politiques d'ordre général pour réduire les émissions. Il est normal que des nouveaux projets émettent de nouvelles émissions. Ce n'est pas réaliste de penser qu'il n'y aura plus de nouvelles émissions. Pour ce faire, il faudrait, par exemple, que plus personne n'achète de nouvelles automobiles.

    Pour vraiment réduire les émissions de GES, il faut que tous les citoyens acceptent de payer le prix et de mettrent la main dans leurs poches, par exemple en payant plus cher pour l'essence. Sommes-nous prêts à payer le prix? Dans la vie, on a rien pour rien. Arrêtons de nous battre contre des projets individuels qui ont de toute façon des effets marginaux sur le bilan total et adoptons des politiques qui auront les effets escomptés »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 05h36
    bourassa 1er
    « à moins que ces méthaniers n'aient diminué de gabarit, une grosse étude commandée par Bourassa 1er démontrait que le seul endroit possible est Gros-Cacouna, et encore. A Lévis, il est clair que ces bateaux ne pourront pas virer même avec l'aide de brise-glaces ou de remorqueurs, surtout par mauvais temps. »

  • Sylvie Provost
    Inscrite
    vendredi 6 juillet 2007 06h48
    Effets minimes sur l'environnement?
    « C'est déjà trop. L'environnement souffre déjà au-delà de ce que notre planète peut endurer. Que les effets soient minimes n'est pas une bonne nouvelle en ce qui me concerne car minimes veut dire qu'il y aura des effets néfastes sur l'environnement. Et Lévis, c'est en face de Québec, notre capitale nationale. Je ne comprends pas qu'on puisse autoriser un tel projet. Qui se met de l'argent plein les poches? »

  • André Chamberland
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 08h29
    Victoire du pouvoir des $$$$ sur la qualité de la vie
    « Les $$$ ont une fois de plus remporté une victoire sur les vraies valeurs humaines et sociales.

    Au diable la qualité de vie, au diable l'environnement, au diable la beauté du paysage, au diable la sécurité et la quiétude des citoyens, etc.

    Belles valeurs à laisser à nos enfants.

    André Chamberland »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 09h00
    Les PAS DANS MA COUR déboutés!
    « Les "pas dans ma cour" sont déboutés! Vivre en société et dans la modernité comporte des inconvénients avec lesquels il faut vivre tout en tentant de diminuer les impacts négatifs. On ne voudrait pas d'une usine automobile à côté de chez-soi...mais on juge l'auto essentielle!! On accuse une industrie de polluer alors que l'on refuse de prendre les transports en commun, de recycler, de changer son système de chauffage etc...Les "pas dans ma cour" en sont même ,ici à Québec, à être contre la construction d'un édifice pour les personne âgées..qui réduirait leur vue!! Alors que leur propre édifice nuit aussi à la vue des autres!! Qui ne nuit pas à la vue d'un autre?? Moi, mon petit nombril, mes petits privilèges devrait selon ce gens primer sur les droits des autres et sur la santé économique de la communauté.
    Oui à Rabaska avec de bons contrôles pour la sécurité et un impact environnemental le moins négatif possible. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 09h40
    Les arroseurs arrosés
    « Les environnementalistes parlent des deux cotés de la bouche et leur logique kyotiste vient d'en prendre un coup.

    La semaine dernière on annonçait une entente entre Gaz Métro (propriétaire de Rabaska) et la Ville de Montréal sur un transfert de crédits d'émission de GES dans le cadre de la campagne pour amener à Montréal une bourse sur le carbone et forcer le gouvernement à ouvrir celle-ci.

    Les écologistes sont des arroseurs arrosés car ils pleurent que le projet va augmenter le bilan énergétique des émissions de GES et parlent pour l'instauration d'une bourse du carbone.

    En donnant le feu vert à ce projet, les gouvernements viennent de démontrer avant sa création, ce qu'une bourse du carbone peut faire. Elle ne fait que déplacer le problème pour de l'argent...

    Je me demande de quel coté de la bouche vont parler les écolos à l'avenir ???

    J'expliquais la semaine dernière que le gaz naturel émet du méthane qui produit 24 fois plus rapidement une tonne de GES que le CO2 que les kyotistes combattent. Alors, ca prend 24 fois moins d'émissions pour produire la même chose que le CO2 et on dit que cette énergie est propre au point où le GIEC le recommande.

    Pire encore, les profits des bourses du carbone européennes sert présentement à financer la construction d'une centrale électrique qui va fonctionner au gaz naturel et va alimenter une usine de liquéfaction de gaz naturel (GNL) d'un milliard à Tanger, au Maroc, qui risque d'alimenter Rabaska. Vraiment les environnementalistes manquent le bateau sur toute la ligne et celà m'amène à penser comme certains scientifiques que les gouvernements préparent la diversification des sources d'énergie pour faire face à la prochaine période glacière.

    Le plan bleu méditerranéen actuellement veut diminuer la part du pétrole pour la remplacer par le gaz naturel qui semble du moins qu'en Afrique du nord (Tunisie-Algérie et Maroc), il y a des réserves suffisantes pour approvisionner la planètre pour les cent ans à venir. Quand on sait que le pétrole sera en rupture de stock dans cinquante ans, je pense que l'ont veut prolonger la vie utile des ressources non renouvelable et qu'on se sert d'un phénomène naturel, le réchauffement climatique cyclique pour faire le virage qu'on dit vert. Exploiter les anciens sites d'enfouissement riches en méthane (gaz naturel) démontre aussi l'inquiétude qu'on les gouvernements pour l'avenir.

    Je revient avec un extrait du livre «La planète des glaces» par Brigitte van Vliet-Lanoë, professeur en sciences de la Terre à l'université des Sciences et Technologies de Lille.

    «Notre planète a des capacités d'autorégulation remarquables, notamment par les échanges convectifs au sein de l'atmosphère, de l'hydrosphère en dialogue permanent avec la biosphère. L'homme, ce grand perturbateur, est un peu présomptueux de croire qu'il va tout modifier, même si son impact sur la biosphère est aussi destructeur pour la biodiversité qu'une chute d'astéroïde.

    Et si ce Global Warming était surtout politique, une peur latente des nations économiquement riches de manquer d'énergie en cas de refroidissement climatique ? Qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid, il est important d'optimiser notre consommation énergétique et de limiter la pollution pour que les générations futures puissent continuer à se développer équitablement. Quant à voir pousser le maïs en Laponie, il existe d'autres facteurs limitant que la température. »

    source : http://pages.globetrotter.net/yvon_dionne/vliet-lanoe.html#sommaire

    Oui, le réchauffement médiatique est dans un cul-de-sac et les arrosseurs se sont arrosés eux-mêmes... »

  • Jean-Claude Préfontaine
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 09h44
    Et le gens bordel!
    « La recommandation 5 du rapport demande au promoteur de produire «une analyse des éléments sensibles, en considérant un scénario d'un accident d'un méthanier à quai, sur la base des critères d'une brèche 1 500mm, d'une nappe à l'équilibre et d'un seuil de rayonnement thermique de 3kw/m2»

    Alors qu'une zone délimitée par un flux thermique de 5kW.m2 correspond au début des risques mortels. La zone délimitée par un flux thermique de 3kW.m2 correspond à la limite des risques de brûlures significatives

    La zone sensible définie par les critères s'étend sur un rayon de 1 865m. Tout cela semble technique et désincarné lorsque le BAPE parle d'éléments sensibles et de rayonnement thermique. Sauf que.... la zone ainsi revue pour un méthanier de 160 000 m3 comprend plus de 200 familles sensibles aux brûlures et une école, selon le mémoire du Giram ! Sauf que... la vie de ces familles peut changer en un rien temps. Et cela me paraît absolument inacceptable

    Jean-Claude Préfontaine
    Lévis »

  • Jacques Léger
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 10h58
    VICTOIRE DES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES SUR LA VIE.
    « Suite à ce désolant rapport du BAPE, qoi d'autres à ajouter que de reconnaître la force indiscutable des chambardeurs du territoire humain pour des arpents de gros sous. Il ne reste aux citoyens que le choix entre la démission ou le difficile courage de circonscrire les luttes présentes et à venir s'ils ont la conviction que tout un pan de leur existence est à sombrer dans l'invraisemblable. »

  • Sarah Chabot
    Abonnée
    vendredi 6 juillet 2007 10h58
    L'impact qui n'a pas de prix!
    « Ce qui me choque le plus dans cette affaire c'est le peu de cas que l'on fait de la qualité de vie des gens de la région.
    On doit délocaliser des gens, durant 3 ans... Cela me semble impensable!
    Ces immenses bateaux vont prendre toute la place dans le fleuve. J'ignore à quelle fréquence ils passeront mais quand ils seront présents, plus moyen de faire de la navigation de plaisance, d'aller sur la grève regarder le coucher du soleil etc... Plus le bruit, plus la pollution et l'effet sur le paysage...
    Ces choses là n'ont pas de prix, elles font partie des raisons qui nous font nous établir à un endroit plutôt qu'à un autre. Gageons que la valeur des maisons et que le taux d'immigration de Lévis va diminuer suite à cette implantation.

    On choisit d'implanter un énorme projet, avec des impacts négatifs perpétuels sur le paysage. Tout ça pour une manne qui durera 9 ans! Après la manne, le port sera-t-il toujours aussi nécessaire et rentable? 9 ans, c'est pas très long terme comme vision! »

  • Nadine LeCorre
    Inscrite
    vendredi 6 juillet 2007 12h35
    Il y a pas de bonnes nouvelles la-dedans
    « Je suis du bord de la consternation.
    C'est le genre de projet qu'on prétends sécuritaire jusqu'à ce qu'il ne soit plus sécuritaire. Le balai dont dispose La Terre pour ramasser tous les dégâts qu'on lui fait ça et là est plus qu'usé. Elle n'a pas besoin de ce projet en plus. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 12h48
    Sylvie
    « Un rappel a l'ordre......... la capital Nationnal est Ottawa et non Québec. Québec est une capital provincial. Rappel toi Sylvie que NOUS avouns dit non pas une fois mais deux fois. De plus Si on arrete tout progres au non de l'environement, tous les jobs irons ailleurs et encore la qui a t il de pas correct à s'enrrichir??? OK allons tous sur le BS »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 13h38
    Pourquoi pas les 2 à Cacouna?
    « Pourquoi pas réaliser les deux projets à Cacouna?

    Le Gouvernement du Québec devrait exiger cette solution, pour la sécurité des gens de la région de Québec, pour ne pas défigurer notre Capitale nationale et son majestueux fleuve, pour ne pas nuire aux touristes et aux croisières qui sont une manne pour la région.

    Il y a des limites à agir comme une république de bananes, et à laisser des intérêts financiers de quelques uns nous ériger un cancer en pleine face.

    Raymond Saint-Arnaud »

  • Simon Charbonneau
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 15h56
    "North of Boston"
    « Anderson Cooper a présenté hier soir (en reprise?) un reportage à son émission sur CNN inititulé "The edge of disaster" qui portait sur le port méthanier de Boston. On y expliquait les conséquences potentielles de l'explosion d'un navire transportant 30 000 000 de gallons de "liquefied natural gas" (LNG).

    Évidemment, dans le contexte post-11 septembre, le reportage était un tantinet alarmiste et il y était surtout question de terrorisme, mais la description des conséquences de l'explosion d'un tel navire donnait froid dans le dos. Le gaz naturel liquéfié se répandrait dans l'eau et s'enflammerait au contact des flammes causées par l'explosion. Un nuage se formerait ensuite : "cloud comes out of the ship and moves over the city and burns whatever is in its wake".

    J'imagine que peu importe la cause de l'explosion (terrorisme ou accident), les conséquences seraient tout aussi graves pour les familles ayant la malchance d'habiter dans les environs.

    Un intervenant y expliquait qu'on ferait mieux de bâtir un autre terminal "further up north"... Est-ce que ça serait ce qui se passe ? Le risque serait transféré des habitants de Boston à ceux de Lévis et de Gros-Cacouna.

    Êtes-vous vraiment d'accord pour que ce soient des québécois qui prennent ces risques au lieu des américains ? »

  • Marianne Girard
    Inscrite
    vendredi 6 juillet 2007 18h45
    Quelle honte
    « ouache,
    ne sommes-nous pas un des leaders mondiaux en énergie propre? Je rêve qu'on investisse dans de vrais projets pour l'éolien, pour la géothermie, mais, svp, jamais pour les ports méthaniers! Quelle démagogie de dire qu'on va atténuer les répercussions environnementales! Créer de l'économie? Hein? pendant trois ans et qu'est-ce qu'on va faire lorsque les dirigeants de ce marché vont fermer les robinets pour faire monter les prix... ??? On va être dépendant des marchés étrangers? Alors que le vent souffle, que tous les sensés vantent les mérites de la géothermie de plus en plus accessible, j'espère qu'on va se réveiller à temps avant de produire cette erreur qui risque d'être historique...
    Vive le développement durable... »

  • Michel Auger
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 18h55
    Et pendant ce temps ailleurs...
    « Et pendant ce temps... le magazine Actualié nous apprend qu'en Alberta, on développe des projets domiciliaires où 90% du chauffage est assuré par des panneaux solaires... une première nord-américaine... (www.okotoks.ca) et qu'à Toronto, on a construit depuis 2 ans pour 700 millions $ de nouveaux immeubles au centre-ville dans un vaste complexe de recherches biomédicales, ce qui fait vivre 80 000 travailleurs, 700 entreprises privés, des dizaines de centre de recherches...

    Pendant ce temps... au Québec, nos gouvernements axent notre développement futur sur des ports méthaniers, sur des centrales thermiques, sur des pentes de ski qui seront désuettes, ... ET on appelle ça du développement durable ???
    Combien d'emplois et quel types d'emplois cela va-t-il générer une fois la construction terminée ? Et où ira ce gaz ?
    Vers Toronto, Maine, New-York, ... »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 21h13
    TROP TÔT HÉLAS, IL SERA DÉJÀ TROP TARD.
    « C'est un RABASKA qui concerne le camouflage de la pollution et devant lequel AUTEL se prosternent les pollueurs. En bout de ligne, le TOUT RABASKA consterne les victimes polluées, emportées par le tsunami protectionniste des capitaux. Ce qui fascine, dans l'absolution inconditionnelle que reçoit le RABASCA du méthane, au QUÉBEC, c'est que l'objectif est, en tout point, le même que le «MASSACRA» du pétrole, en IRAK. Les moyens sont à l'opposé, mais la fin est la même. Au lieu d'une meurtrière guérilla où tombent les innocents citoyens étrangers et les soldats états-uniens, au nom du pouvoir économique des toxicos opportunistes du délire capitaliste occidental, c'est un pacifiste concordat où tombent et tomberont les honnêtes citoyens sans voix, «les étrangers» de Québec, de Lévis et de l'Îles d'Orléans, au nom d'une irréversible mondialisation du capitalisme des accros invisibles, ces anonymes croisés du nouvel ordre mondial, celui de l'or liquide apparemment limpide et insipide. C'est au nom de sa sacro-sainte religion du Moi Tout-Puissant, que le religionnaire et légionnaire Président de l'Hyper Puissance états-unienne s'est autorisé et s'autorise encore à commander le recours à la tuerie des autres, l'accueil de la mort et les célébrations de la peine de la mort du bétail humain numéroté que sont, pour lui, les soldats de ses illuminées croisades et rasades. Ici, au Petit Québec, le «président» fait faire la job de bras, par des agences de la doublure et du dédoublement des audiences et tractations publiques qui donnent bonne conscience. Et, c'est dans cette perspective, que des «petits groupes» de «petits intérêts» «petitement capitalistes» du «Petit Québec» se réjouissent et applaudissent... Effectivement, le Québec a son Bush, sauf qu'il ne s'adonne pas aux mêmes «rites», qu'il ne prône pas les mêmes «sacrifices» et qu'il confère à ses thuriféraires l'autorité nécessaire pour camoufler les effets pervers du Sanctuaire du Méthane et pour absoudre de tous leurs péchés, leurs irréductibles commanditaires qui récidiveront à la moindre occasion, toujours assurés qu'ils sont, d'avoir accès à tous les pardons. On voulait faire un référendum sur le QUÉBEC LIBRE! Maintenant c'est sur le QUÉBEC OTAGE et son vis-à-vis LÉVIS CARNAGE qu'il devrait plutôt porter. Et, comme le Mail St-Roch, les bretelles de l'autoroute Dufferin et tant d'autres affronts au bon jugement du «bon peuple», cette masse ciblée par tous les cribles du mépris des capitalistes, un jour, TROP TARD HÉLAS, on démolira le tout RABASKA, à grands coups de milliards de l'endettement des «toxicos et accros de l'incurie nationale» et TROP TÔT HÉLAS, on versera de bien inutiles pleures ... »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 21h23
    À ti-Claude
    « Monsieur Archambault n'hésite pas à enterrer sa nation pour enrayer défénitivement toute graine de nationalisme québécois, car il faut s'occuper à s'enrichir au mépris de tout respect de sa nation et de l'environnement. Ainsi de porteurs d'eau nous devenons des porteurs de gaz pour les americains qui ne veulent pas de ces ports pas plus que les héoliennes sur leurs côtes car ils estiment que le récréatif et le tourisme sont plus importants et porteurs pour le développement économique. Pour être plus clair pour les Archambault de notre peuple sans pays: les americains préfèrent admirer l'océan les deux pieds dans l'eau plutôt que planté sur le quai d'un port méthanier inaccessible... au public!

    Claude L'Heureux, Québec »

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