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Bilan pour une planète Terre - Du triste sort réservé au vivant

Le Jour de la Terre prend d'autant plus d'ampleur, année après année, que la crise écologique mondiale s'amplifie, que plusieurs signaux d'alarme passent du jaune au rouge et que les décideurs semblent se laisser distancer de plus en plus par une population qui n'est pas toute mobilisée, loin de là...

Certains détestent les anniversaires sous prétexte qu'ils sont récupérés par les grandes sociétés commerciales à la base de la surconsommation si pénalisante pour les écosystèmes. Cela est peut-être vrai. Mais devant l'ampleur de la crise, si le plus petit geste individuel compte, à plus forte raison ceux des entreprises en raison de l'importance des impacts de leurs activités.

En réalité, cette implication de tous devra s'élargir et atteindre des sommets dont on a peu conscience aujourd'hui si on veut réduire notre ponction dans les ressources limitées de la planète. Et la réalité des prix croissants en cas de rareté des ressources ne réglera rien: cette réalité des prix ne peut pas sauver les baleines, la morue ou les grands singes.

C'est l'atteinte de ces seuils critiques, ceux qui vont faire disparaître des espèces ou des écosystèmes, que nous pouvons faire reculer dans le temps, ou éviter carrément, en minimisant dès maintenant notre empreinte écologique sur la planète, ce à quoi nous convie chacun de notre côté le Jour de la Terre.

Sinon ?

Les signaux sont nombreux et ne mentent pas.

Les rapports successifs de l'ONU, qui en effraient plusieurs même s'ils constituent en réalité des bilans généralement conservateurs, témoignent tous du déclin croissant des «services biologiques» que nous rendent les mers sous forme de nourriture, les forêts en moisson d'arbres et de fruits, les forêts tropicales en patrimoine génétique pour nos médicaments et notre industrie, les forêts boréales pour nos livres, maisons et journaux, et nos milieux humides comme assise première de la chaîne alimentaire.

Cette réduction de la vitalité globale de la planète atteignait déjà 60 % en 2005, ce qui implique que nous avons déjà franchi, dans le cas de plusieurs écosystèmes, le seuil au-delà duquel ils n'arrivent plus ou presque plus à se reproduire par eux-mêmes. Le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) prévoit même une autre perte de 20 à 30 % des espèces en moins de 100 ans.

Le rythme de disparition des espèces vivantes dépasse de 1000 fois celui de l'ère préindustrielle. Certains affirment que nous entrons dans la «sixième grande extinction», la dernière remontant à l'époque des dinosaures. La différence avec les précédentes grandes extinctions, c'est que la prochaine ne sera pas l'effet d'un cataclysme naturel mais de l'activité d'une espèce, d'une seule, la nôtre.

Des mégaproblèmes...

Jamais depuis la naissance de la Terre une espèce n'a eu le pouvoir de compromettre, par l'ensemble de ses activités, le tissu de relations qui unit toutes les autres en sapant comme maintenant les bases de leur survie par la pollution, la destruction des habitats naturels et les mégaproblèmes que sont l'amenuisement de la couche d'ozone et les changements climatiques.

Ce déclin du vivant sera d'ailleurs amplifié et non causé par les deux mégaproblèmes en question. Le rayonnement solaire accru stérilise les eaux douces et salées, tuant le phytoplancton et le zooplancton qui s'en nourrit. Or, ces deux maillons sont à la base de la chaîne alimentaire dont nous dépendons ultimement. Et les changements climatiques, en asséchant plusieurs régions, en inondant ou en érodant par le rehaussement des mers plusieurs zones littorales essentielles à certaines espèces et en modifiant les gradients thermiques de la planète, auront raison autant des ours polaires, privés de leurs banquises, que des forêts qui vivront une transition trop rapide ou des humains privés d'eau, d'agriculture et de ressources ou aux prises avec de nouveaux virus, bactéries et insectes, selon les régions.

Dresser pareil bilan relève pour plusieurs d'une approche inutilement alarmiste. Pourtant, tous ces problèmes ont été documentés et vérifiés par des scientifiques, des gouvernements et de grands organismes internationaux. Spontanément, nous récusons ce portrait qui nous renvoie l'image d'humains qui refusent de sacrifier un iota de leur confort, de réduire leur consommation, et qui s'interrogent le moins possible sur l'empreinte qu'ils laissent dans la nature.

... à la conscience des jeunes...

On peut aussi fuir cette réalité, faire comme si ces enjeux ne nous concernaient pas et refiler en réalité le problème à la génération future. Mais cette relève, sensée avoir mijoté dès son plus jeune âge dans les préoccupations liées à l'environnement, est-elle plus responsable que la précédente? Sans doute est-elle plus consciente que la précédente. Mais...

Un sondage réalisé pour le compte de Canon Canada par la maison Ipsos Reid indiquait cette semaine que la plupart des jeunes ne sont pas préoccupés par les problèmes écologiques autant qu'on le dit. Pas moins de 94 % d'entre eux se disent conscients de la nécessité de traduire les valeurs en actes. Mais dans les faits, 77 % des jeunes n'éteignent pas leur ordinateur, 41 % seulement réutilisent leur bouteille d'eau au lieu d'en acheter une autre, et 44 % ne prennent pas la peine de séparer leurs déchets des matières recyclables.

Pourtant, ils accusent, désabusés, les politiciens de ne pas donner suite à leurs engagements et, à 63 %, de minimiser les enjeux écologiques. Et 86 % d'entre eux pensent que la planète est loin d'avoir atteint ses limites, comme d'autres ont pensé avant nous que les richesses naturelles étaient inépuisables avant que forêts et morues ne plongent en déficit.

Mais les ados n'ont pas tort de penser que l'action des gouvernements est en deçà du discours.

... face à des gouvernements absents

Le dossier de la pollution, le premier auquel les gouvernements se sont attelés, se porte de moins en moins bien à plusieurs égards. On découvre des toxiques dont on ignorait les effets il y a dix ans ou qui déjouent toutes nos normes, comme les perturbateurs endocriniens. Plusieurs secteurs industriels ont réduit leurs émissions, comme le révèle l'Inventaire national des rejets polluants.

Mais plusieurs contaminants sont en hausse et l'Ontario, qui vient en tête du palmarès des grands pollueurs nord-américains, crache ses fumées et laisse filer ses effluents en direction du Québec. Le moindre accident dans un de ses nombreux réacteurs nucléaires ferait beaucoup de dommages au Québec en raison des vents dominants. Mais, bonne image du fédéralisme oblige, personne ne dénonce ces menaces à Québec. Ottawa relance les négociations avec les États-Unis sur la pollution atmosphérique transfrontalière pour préserver l'Ontario. Mais le gouvernement fédéral ne propose pas une attaque concertée sur la pollution transfrontalière ontarienne pour mieux protéger le Québec et le Nouveau-Brunswick.

Il y a pire. Québec et Ottawa se sont entendus pour amputer le quatrième Plan d'action Saint-Laurent du volet historique sur la dépollution industrielle, grâce auquel les deux gouvernements prenaient les entreprises en tenaille réglementaire et administrative. En tout, les deux gouvernements auront piloté conjointement la dépollution de 100 des centaines de grandes et moyennes entreprises polluantes avant de s'arrêter. Seulement deux des six plans de dépollution sectoriels ont été mis en place de-

puis 1989.

Et personne ne s'en émeut au Québec, même parmi les groupes écologistes qui ne relèvent jamais le fait que le Québec est encore un des rares États nord-américains à n'avoir aucun règlement d'application universelle concernant les rejets admissibles dans ses cours d'eau! Et pour cause, car Québec devrait alors moderniser plusieurs de ses usines d'épuration municipales et payer la facture. Et l'usine d'épuration de Montréal, pendant ce temps, continue d'y aller de 1500 à 2000 déversements d'eaux usées non traitées chaque année, faute de simples bassins de rétention et d'un procédé de stérilisation de son effluent, lequel, même traité, demeure une des plus grandes charges polluantes du Québec.

Quel espoir alors ?

Ces questions et bien d'autres mesures qui auraient un impact structurant sur nos politiques en matière d'environnement — comme le fait de réunir une fois pour toutes les services fauniques et le ministère de l'Environnement pour augmenter radicalement la place que doivent y prendre les biologistes — ne figurent jamais dans les programmes des partis politiques. Malheureusement, ces programmes visent rarement des réformes structurelles, qui modifieraient les choses en profondeur et pour de bon. Ils ressemblent plutôt à un étalage commercial de mets appétissants... dont la valeur nutritive demeure discutable.

Mais ce qui justifie l'espoir, c'est que la conscience des enjeux est sortie des milieux écologistes depuis 20 ans et a gagné la population, qui perçoit de plus en plus l'incohérence de certaines politiques telle la priorité accordée aux autoroutes en pleine bataille du climat. Cette conscience croissante et le désir des individus et des entreprises de minimiser de plus en plus leur empreinte écologique constituent, à n'en point douter, l'espoir fondamental d'une planète qui en a bien besoin.






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  • Suzann Méthot
    Abonnée
    vendredi 20 avril 2007 22h48
    Cher Louis-Gilles et chers lecteurs....
    « Je commencerai par les lecteurs: Svp, prenez le temps de vous arrêter. Au plus audacieux: Transmettez cette chronique aux amis; Entourez-vous de ces derniers; arrêtez-vous tous, le temps de lire attentivement cette chronique et laissez émerger les pensées, commentaires et actions qu'elles susciteront. Maintenant, Louis-Gilles, tu viens ici de synthétiser ¨en vrac¨ une somme de tes inquiétudes relevées au fil de tes chroniques quotidiennes. Tu n'as pas une fois, ici, mentionné le mot ¨catastrophe annoncée¨. Or, c'est de celà dont il est question. Considérant l'énormité de la tâche, facile de baisser les bras. Or, les groupes écologistes, malgré leur précarité, persistent malgré tout! Lorsque tu affirmes que «le Québec est encore un des rares États nord-américains à n'avoir aucun règlement d'application universelle concernant les rejets admissibles dans ses cours d'eau!» et qu'aucun groupe écologiste ne s'émeut à cet effet... Tu veux réellement savoir pourquoi? Ces groupes sont occupés (bénévolement) à éteindre une multitude d'autres feux. Nous ne suffisons pas à la tâche. Heureusement, la population et certains décideurs sont maintenant conscients, ils comprennent, ils espèrent...et l'espoir nait dans l'action! Lecteurs: relisez cette chronique, réfléchissez et passez à l'action. Agissez! »

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    samedi 21 avril 2007 10h32
    Tous et chacun doivent devenir des écologiste pas seulement une poigné de gens
    « Nous devons tous sans exception devenir écologistes à tout le moins tous doivent faire leur part et effort pour que l'on puisse rêver à un monde plus sain plus propre plus beau.... on peux si l'on s'y mets tous. Suzann dit vrai, les groupes sont débordés sous financés et parfois isolés nous avons besoin du support de la population il nous faut plus de militants militantes........... le sort de la planète en dépend vraiment........
    P.S: POUR LA MARCHE DE DIMANCHE LE 22 AVRIL AU PARC LAFONTAINE LA COALITION QUÉBEC-VERT-KYOTO A BESOIN DE QUELQUES BÉNÉVOLES POUR ASSURER LA SÉCURITÉ LORS DE LA MARCHE
    SI VOUS VOULEZ AIDER RDV À MIDI DEVANT LA Maison des cyclistes 1251, rue Rachel Est(coin Chambord, une rue Ouest de Lanaudière)
    Demandez Pierre Véronneau
    Merci »

  • Jean Baril
    Abonné
    samedi 21 avril 2007 10h39
    Et l'implication politique ?
    « Les constats sont clairs pour quiconque se donne la peine d'ouvrir les yeux, les oreilles ou d'aller se promener un peu... Cependant, "l'implication de tous" tant réclamée ne pourra se faire sans l'implication politique de ceux et celles qui, dans les groupes environnementaux, dans les chaires universitaires, les groupes de recherche, les medias, lancent les nécessaires cris d'alarmes. On ne peut se contenter de dénoncer l'absence de politiques cohérentes, le "vide gouvernemental" en matière d'environnement, la faiblesse du milieu politique en matière d'environnement et la sur-représentation du milieu économique dans les cabinets gouvernementaux. Pour que les traités "environnementaux" soient ratifiées, les politiques essentielles promulguées, les lois et des réglements dotés de véritables moyens d'application, il faudra aussi se poser la question de notre implication en politique "active". On a beaucoup parlé de l'implication des femmes en politique pour faire avancer cette cause. Il faudra aussi l'entrée des écologistes et de leurs leaders dans l'arène politique si on veut que les choses bougent suffisamment vite pour contrer la rapidité des changements dramatiques auxquels nous sommes confrontés. »

  • Alain Vézina
    Inscrit
    samedi 21 avril 2007 18h24
    Écoquartiers
    « N'avez-vous pas l'impression qu'à coté (et en même temps) que de la promotion de la responsabilité sociale des entreprises, c'est à une nouvelle thématisation, plus nettement politique et éthique, des écoquartiers et du niveau local dont nous avons besoin.

    Il faut que des universitaires, comme moi, se lance dans la recherche-action à ce niveau et avivent les écoquartiers, mettent l'automobile et le transport (38% du CO2 issus de l'activité humaine) au fronton des discussions mais avec un vif souci d'éthique démocratique. C'est mon objectif à court terme.

    J'en profite pour saluer l'excellent et récent livre sur le B.A.P.E. de Jean Baril, commentateur de l'acticle présent. Je souscris profondément à son analyse et ses suggestions bien que de mon coté, j'aurais aimé qu'y ait été démontré plus encore le lien existant les démocraties délibérative et participative et le développement soutenable. Lien qui n'a maintenant aucune équivoque pour moi. »

  • Thérèse Romer
    Abonnée
    samedi 21 avril 2007 21h18
    Implication citoyenne
    « Bravo à Louis-Gilles et au Devoir pour une couverture environnementale intelligente, éclairante et motivante !

    Oui, l'ampleur des problèmes dépasse ce que peuvent faire les citoyens, les individus. Il FAUT donc de l'action politique et gouvernementale. Mais les gouvernements ne vont pas bouger (en tout cas pas assez vite) tant que les citoyens ne s'y mettent pas eux-mêmes, de toutes leurs forces. Un peu le dilemme de l'oeuf et de la poule... Sauf si chacun de nous se dit: JE commence par moi-même.

    Continuez donc SVP à bien nous informer. Et à écrire en français avec clarté, précision et élégance -- toujours un plaisir à lire. Merci !

    Thérèse Romer »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 22 avril 2007 10h47
    Les gouvernemtns bougent à la mesure de nos moyens
    « Monsieur Francoeur, je vous félicite de votre discours réchauffant et combien vous suivez à la lettre le dirigisme du GIEC. Oui il y a des phénomènes planétaires qui dépassent l'humain et oui c'est la première fois que l'humain a assez évolué pour en remarquer la présence. Mais est aussi alarmant 1 % en 100 ans ? Faut-il dilapider nos richesses pour en payer le prix de réparer le tort qu'on a fait pendant des siècles ?

    Prendre conscience que l'homme a gaspillé pendant des siècles la richesse de sa planète est une chose, vouloir la contrôler est une autre. Chacun doit faire un effort pour netoyer son perron. L'évolution de la mentalité de l'homme fera en sorte qu'il réussira à la longue à se domestiquer et à respecter enfin la nature.

    Mais est-ce que le passé doit être réparé à tout prix et est-il trop tard ? Non, dans les deux cas. Le passé, la nature a déjà compensé et le réparer serait une entreprise hasardeuse et coûteuse. En voulant réparer des fois on fait plus de tort que de bien surtout que la science du climat est à ses premiers balbutiements et que les solutions envisagées sont nouvelles et l'efficacité n'est pas encoire la norme.

    Même si j'adopte assez facilement certaines initiatives comme le bac de recyclage ou le transport en commun ou d'éviter de faire le moinsd de déplacements possibles en auto. Je rebute à certaines autres. Ainsi, le baxc de récupération des matières putrécibles est contestable à priori. Sous prétexte de moins polluer, on laisse pourrir pensdant deux semaines des aliments à l'air (bacs aérés) alors que la décomposition de ces matières en plus de sentir mauvais crée du méthane 23 fois plus dommageable que le CO2. Alors, je me questionne encore sur les expériences actuelles. À Québec, on va l'implanter en 2009 et je veux en débattre avant de faire une dépense de plusieurs millions sans savoir si ca améliorera ou détériorera mon milieu davantage. Rien n'est prouvé et tout reste à faire, nous sommes dans une nouvelle industrie en expansion. Mais je crois que si tous on est respectueux de notyre environnement notre milieu respirera mieux, nonobstant kyoto.

    Même si mes critiques sont sévères à l'endroit des environnementalistes, il n'en demeure pas moins que je respecte et j'ai toujours respecté la nature. À chaque fois que l'homme a voulu dompter la nature, elle s'est revengée.

    En passant le Québec n'a que 8% des émissions de tout le Canada. Aujourd'hui d'autres reportages de votre journal, nous apportent d'excellentes nouvelles au sujet des papetières et des alumineries. Comme quoi, l'on progresse et qu'il est faux de prétendre qu'il ne se fait rien.

    Le gouvernement Harper n'a pas fait de discours flamboyant comme les libéraux et les activistes du climat (Guilbault, Suzuki, Lemire, Reeves) mais agi de façon rationnelle et intégrée. N'a t'il aps dcomme conseiller en environnement un ex- dirigeant du Parti Vert !

    Et la catastrophe écologique de Sydney Steel qui a injecté 400 millions en 2007. Pas ceux qui font des discours et des études interminables mais un gouvernement responsable et pro-actif en partenariat avec celui de la Nouvelle-Écosse.

    Que nous prépare Harper pour les jeux de 2010 en Colombie? Une autoroute à L'hydrogène qui a abouter celle du gouverneur de la Californie, rien de moins. Les alarmistes le cachent bien.

    Qui a développé un plan sur le classement et le traitement des matières toxiques à faire rêver Hubert Reeves ? Le gouvernement Harper.

    Qui encourage les automobilistes à adopter des voitures hybrides et teste des autobus hybrides avec plusieurs villes. Le gouvernement Harper.

    Les industries emboîtent une à une le pas et la conscientisation des hommes d'affaires est en bonne voie.

    L'industrie pétrolière est réglementé par la province d'Alberta qui est jalouse de sa souveraineté et je comprends le gouvernement Harper de ne pas trop s'immiscer dans les affaires de cette province tout en encadrant bien l'opération par le régistre des émissions de GES. Les progrès sont plus lents dns ce sercteur mais il n'y a pas péril en la demeure et les alarmistes devraient se calmer au lieu de dire des stupidités.

    Dons<c, loin d'être pessimiste, je suis optimiste que dns la mesure de nos capacités le virage vert sera pris.

    Le monde a compris le message et le messager devra se discipliner car le peuple est prêt ;a faire un effort dans la mesure de ses moyen. Kyoto est trop dispendieux... »

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