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Les négationnistes passent à l'attaque

Louis-Gilles Francoeur   2 février 2007  Environnement
Photo : Agence Reuters
En prévision du choc que risquent de provoquer ce matin les conclusions des experts sur le climat réunis à Paris depuis une semaine, des négationnistes nord-américains et canadiens ont entrepris d'attaquer la crédibilité du quatrième rapport onusien, qui sera dévoilé ce matin, pendant que d'autres reprochaient à mots couverts aux gouvernements et aux écologistes de trop mettre l'accent sur la lutte contre les causes du mégaproblème.

Ces attaques ont toutefois des allures de baroud d'honneur devant l'importance que prend le dossier des changements climatiques aux États-Unis, où trois aspirants à la présidence, un républicain et deux démocrates, ont publiquement pris position depuis deux jours en faveur d'un engagement ferme des États-Unis dans la bataille du climat.

Au Canada cependant, le Natural Resources Stewardship Project (NRSP) dénigrait par communiqué la crédibilité du rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC), dont le «Sommaire réservé aux décideurs» a été débattu et finalement approuvé la nuit dernière par plus de 500 climatologues et scientifiques de partout sur la planète et divulgué à 3h30 ce matin, heure d'ici. C'est l'ébauche soumise à cet imposant groupe scientifique que Le Devoir dévoilait samedi dernier.

Pour le NRSP, qui a mobilisé plusieurs chercheurs états-uniens à l'appui de sa thèse néanmoins marginale, l'adoption du sommaire proposé par le GIEC est un geste plus politique que scientifique.

Citant Richard Lindzen, professeur au MIT de Boston et membre du GIEC, le NRSP soutient que les conclusions du sommaire «traduisent un consensus entre des représentants gouvernementaux (dont plusieurs représentent leur pays au sein du protocole de Kyoto) plutôt qu'entre des scientifiques».

Aussi, ajoute le groupe négationniste, le rapport lui-même ne sera pas disponible avant le mois de mai, car il faudra le modifier pour le rendre conforme aux conclusions de la rencontre scientifique de Paris. Au cours de cet exercice, ajoute le communiqué du groupe canadien, on ne sait pas ce qui se passera, les auteurs du rapport final ayant fait le serment de garder secrètes leurs délibérations. Le NRSP poursuit ses attaques contre la crédibilité du GIEC en ajoutant que plusieurs de ses membres censés contrôler les études et le bilan quinquennal statuent aussi sur leurs propres études.

La réalité est quelque peu différente, car les analyses et les constats du GIEC sont basés sur une intégration des données et des analyses de 19 grands modèles mathématiques prévisionnels qui aboutissent par des chemins différents à des conclusions très similaires. Le bilan quinquennal du GIEC synthétise aussi les conclusions de plusieurs centaines d'études réalisées par plusieurs milliers de chercheurs à travers le monde, dont les conclusions généralement convergentes sont actuellement validées à Paris par un groupe scientifique qui requiert pour chaque mot l'unanimité des 500 participants. Les conclusions du GIEC sont pour une grande part basées sur plusieurs études de la NASA et de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis, un pays dont l'administration fédérale renie pourtant le protocole de Kyoto. Enfin, notons que l'Académie nationale des sciences des États-Unis, dont les négationnistes canadiens citent la critique d'un des chercheurs, a approuvé l'été dernier une déclaration conjointe avec quatre autres grands pays émetteurs de gaz à effet de serre, déclaration qui va précisément dans le sens des conclusions du GIEC.

D'ailleurs, hier à Paris, les débats se sont enflammés, selon l'agence Associated Press, autour de la marge d'erreur de la conclusion centrale du GIEC, qui attribue clairement aux humains le réchauffement en cours de la planète. Alors que le groupe scientifique concluait qu'il est «très probable» que le réchauffement soit d'origine humaine (c'est-à-dire probable à plus de 90 %), certains auraient voulu qu'on dise «quasiment certain» (c'est-à-dire à plus de 99 %). Mais la délégation de la Chine, le pays qui, l'an prochain, devrait devenir le premier émetteur en importance sur la planète, s'est opposée à tout durcissement supplémentaire de la formulation, ont rapporté les délégués de la Barbade, Leonard Fields, et du Zimbabwe, Washington Zhakata.

La conclusion finalement retenue — le «très probable» suggéré par le GIEC — va quand même plus loin que celle du rapport de 2001, qui affirmait, sans préciser le degré de fiabilité de l'assertion, que le réchauffement était «probablement» attribuable aux émissions de CO2 d'origine humaine.

Pendant ce temps, au Canada, le Conference Board déplorait, étude à l'appui, qu'on parle trop peu ici de la nécessité de s'adapter aux changements climatiques, ce qu'on devrait faire plutôt que de toujours discuter, comme le font les écologistes et les politiques, de la nécessité de mobiliser les énergies pour agir sur les causes du problème. Dans un communiqué rédigé uniquement en anglais, le Conference Board dit estimer que «quoi qu'on fasse pour réduire les émissions, le climat va changer et cela affectera les Canadiens», expliquait son vice-président, Gilles Rhéaume. La baisse des niveaux des Grands Lacs, donnait-il en exemple, risque de provoquer des pénuries d'eau et de modifier les récoltes dans les Prairies canadiennes alors que les trois régions côtières du pays seront aux prises avec la hausse du niveau des mers.

Il faut, selon le Conference Board, mettre en avant dès maintenant des politiques «d'adaptation» aux changements climatiques, axées sur les problèmes que les institutions publiques et le secteur privé devront affronter. Selon le Conference Board, les politiques, le public et les médias passent à côté d'une dimension fondamentale des changements climatiques en parlant trop peu des problèmes d'adaptation et en mettant trop l'accent sur la lutte contre les changements climatiques, un dossier qui a fait beaucoup jaser mais qui a suscité peu d'action, soutient l'organisme.

À l'opposé de cette démarche, un groupe d'investisseurs institutionnels américains totalisant des actifs de 41 trillions $US a demandé hier aux 2400 sociétés industrielles les plus importantes de la planète de dévoiler dès maintenant et chaque année leurs émissions de gaz à effet de serre afin que tout le monde puisse suivre leur progression ou le danger qu'elles représentent pour la sécurité climatique. Ces 284 grands investisseurs estiment que le Carbon Disclosure Project, qui vise à préciser aux investisseurs la dépendance au carbone des société industrielles, est désormais un incontournable pour qui veut vraiment donner l'heure juste à propos de ses perspectives d'avenir sur le plan économique. Ces grands investisseurs plaident pour un changement draconien des politiques gouvernementales dans la lutte contre les sources d'émissions car, à leur avis, il serait inutilement coûteux d'investir dans l'adaptation si le problème n'est pas attaqué à sa source même.

Le Congrès s'échauffe

Les conclusions du prochain rapport du GIEC et les majorités démocrates au Congrès modifient totalement le débat sur les changements climatiques.

C'est ainsi que la sénatrice Hillary Clinton et son principal adversaire à l'investiture démocrate, le sénateur Barack Obama, ont tous deux signé au cours des derniers jours le projet de loi présenté au Sénat par Joe Lieberman, un indépendant du Connecticut et ancien colistier d'Al Gore, ainsi que par le sénateur républicain John McCain, de l'Arizona. Ce projet de loi, un des cinq récemment déposés au Congrès, propose de ramener d'ici 2012 les émissions de GES des États-Unis au niveau de 2004 avec, par la suite, une baisse annuelle de 2 % pour atteindre une réduction globale de 60 % d'ici 2050.

Tous les projets de loi déposés proposent un plafonnement des émissions des grands émetteurs — et, dans certains cas, des émissions de tous les secteurs économiques — ainsi que la mise en place d'un marché de crédits d'émissions, calqué sur le modèle européen, ce que l'administration Bush et les promoteurs des combustibles fossiles refusent totalement.

Le comité sénatorial où les grandes figures du Sénat se sont presque toutes prononcées cette semaine pour un engagement ferme des États-Unis dans la bataille du climat siège en même temps qu'un autre comité sénatorial qui instruit une enquête sur les tentatives de l'administration Bush de museler les chercheurs de la NASA et de la NOAA, notamment, afin qu'ils ne parlent pas publiquement de leurs travaux et, surtout, qu'ils évitent les conclusions et les commentaires contraires aux voeux de l'administration. Le nombre d'interventions visant à forcer la science du climat dans le sens des visées de l'administration Bush est tel que le Sénat a ouvert une enquête publique.

Le Devoir

Avec l'Associated Press

et l'Environmental News Service






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  • Jean Menetrier
    Abonné
    vendredi 2 février 2007 03h20
    la cabale
    « Maintenant, je comprend presque les négationnistes américains de l'évolution; il y a encore pas mal de petits cerveaux savants qui manquent de connections pour comprendre les "presque-évidences à 90%" de notre évolution planétaire.il serait intéressant de nommer et de dénoncer publiquement ces négationnistes en décodant leurs attaches et les groupes d'intérêts qu'ils défendent afin de nous éclairer sur leurs vraies motivations et leurs assertions surement grassement rétribuées (peut-être en actions de pétrolières). On a vu à quelle catastrophe nous a conduit l'acharnement et l'obsession des faucons à la recherche d'armes de destruction massive. Ils viennent de les trouver, cachées dans le sable, pas en Irak, en Alberta dans notre meilleur plus beau pays au monde, mais pas pour longtemps, car leur jouet finira par nous faire sauter quand même! À moins qu'on les envoie discuter de ces problèmes avec nos ours blancs, mais sans 4x4, d'animal à animal, pardon à ours. »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    vendredi 2 février 2007 07h15
    Les négationistes Nord Américains et les changements climatiques évidents.
    « Faudra voir comment notre ministre de l'environnement et son chef réagiront à ce rapport produit par les plus grands scientifiques de notre planète qui appellent à l'urgence de la situation.
    Voici un extrait d'un article du journal Le Monde de ce jour qui en dit long sur l'idéologie Bushienne:

    Un rapport de l'Union of Concerned Scientists (UCS) rendu public mardi 30 janvier révèle que des considérations politiques ont interféré avec le travail en climatologie de nombreux chercheurs américains. L'association a adressé un questionnaire à plus de 1 600 scientifiques employés par des organismes de recherche fédéraux. Plus de 45 % d'entre eux ont eu connaissance ou ont personnellement été l'objet de pressions pour expurger des publications à caractère scientifique des termes comme "changement climatique" ou "réchauffement global". L'UCS a identifié 435 cas de ce type de censure au cours des cinq dernières années. L'organisation pointe la porosité existant entre l'administration Bush et les firmes pétrolières, en particulier Exxon Mobil. Selon The Guardian du 2 février, cette société a d'ailleurs, par le biais d'un "think tank" qu'elle finance, proposé une enveloppe de 10 000 dollars à plusieurs scientifiques afin qu'ils réfutent les dernières conclusions du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). »

  • Pierre Philippe
    Inscrit
    vendredi 2 février 2007 09h21
    La réserve est indispensanble
    « Pour se prononcer avec crédibilité sur cette problématique, il est indispensdable de comprendre comment les scientifiques aux prises avec un problématique complexe comme climat arrivent à leurs conclusions. Malheureusement, encore aujourd'hui, la grande majorité des scientifiques recourent à une approche linéaire des rapports de causalité.

    Or, il est démontré depuis fort longtemps que le climat est une problématique qui doit être approchée à l'aide d'une méthodologie dynamique et nonlinéaire.

    La particularité de ce type d'approche est qu'elle est basée sur des modèles qui n'ont rien en commun avec nos manières habituelles de raisonner sur les phénomènes de causalité dans notre vie de tous les jours.

    Autrement dit, il est impossible de prédire sur une base causale sans le recours à des ordinateurs qui peuvent manipuler les rapports de causalité nonlinéaires. Il suit que toute prétention à présumer de la causalité à partir d'un raisonnement linéaire simple conduit à des conclusions simplificatrices (et invalides) de la réalité.

    Une autre raison qui mine les conclusions simplistes dans la problématique du climat est que les modèles utilisés (à fortiori s'ils sont linéaires), s'ils sont incomplets, peuvent aussi entraîner des conclusions fort éloignées de la réalité. Autrement dit, on peut faire dire n'importe quoi aux modèles si les chercheurs circonscrivent mal les paramètres du phénomène à expliquer.

    Comme les scientifiques recourent le plus souvent à des modèles linéaires et appauvris de la réalité climatologique, il serait fort étonnant que les conclusions du rapport GIEC soient fondées scientifiquement. Beaucoup d'autres raisons militent pour le négationnisme en cette matière.

    Compte tenu des implications d'une intervention aussi majeure, on doit rester circonspect. Il n'est pas sûr que le phénomène auquel nous assistons n'est pas naturel, comme l'évolution climat des périodes géologiques du passé en témoigne. Le cas échéant, toute intervention ne constituerait qu'un coup d'épée dans l'eau.

    P.Philippe, Ph.D. »

  • Ivan Jobin
    Inscrit
    vendredi 2 février 2007 09h25
    10% de riches = 90% de polution
    « Aussi longtemps que l'avenir environnemental de la planète sera entre les mains des décideurs carriéristes et capitalistes nous pouvons être certain qu'il y aura dégradation de notre environnement. Le jour où, ces riches auront eux-mêmes de la difficulté à respirer l'air ambiant dans leurs retraites cachées et qu'ils auront de l'eau jusqu'aux genoux, là, peut être qu'ils considéreront le moment venu de faire quelque chose pour sauver non pas la planète mais leurs biens et leur petite santé. »

  • Jocelyn Bluteau
    Abonné
    vendredi 2 février 2007 09h52
    Seuil de non retour - Jocelyn Bluteau
    « Je crois que la réaction des négationnistes risque de les entraîner au-delà d'un seuil de non retour dans l'opinion publique à l'instar d'industrie du tabac dans les années 80. En effet, c'est à cette époque que cette insdustrie a perdu toute crédibilité en soutenant des positions qui tentait de discréditer les études révélant les effets néfastes du tabagisme et donc leur responsabilité directe.
    En ce qui concerne les changements climatiques, les récents évènements extrêmes vécus à différents points sur la planète ont conscientisés les populations qui cherchent aujourd'hui à comprendre et le discours du GIEC est hautement plus crédible en fournissant des moyens d'agir. »

  • lise jacques
    Abonnée
    vendredi 2 février 2007 10h43
    L'intégrité de certaines administrations est des plus douteuses
    « Que le comité ouvre une enquete sur le fait que l'administration Bush empechent les chercheurs de donner l'heure juste face aux résultats de leurs recherches est plus que nécessaire. Il gère son pays comme un vrai dictateur dans tous les domaines. Arriveront-ils à l'arreter? La majeure partie de son peuple ne veut pas la guerre , il s'y enfonce encore plus.

    Pour ce qui est des changements climatiques, nous, comme humanité avançons à pas de tortue...

    Déjè en 1992, 1600 scientifiques seniors parmi 71 pays, incluant des gagnants de prix Nobel parmi la moitié de ceux-ci, signaient et envoyaient un document intitulé " World Scientists Warning to Humanity"

    Cela commençait avec ces mots; "Les etres humains et le monde de la Nature vont entrer en collision"....

    "Les activités humaines affectent de façon irréversible l'environnement et causent de graves dommages à nos ressources. Si nous ne modifions pas nos façons de faire, nous risquons de modifier notre monde vivant de sorte qu'il ne pourra plus soutenir la vie de la manière que nous la connaissons. DES CHANGEMENTS FONDAMENTAUX SONT URGENTS SI NOUS VOULONS ÉVITER CETTE COLLISION.Nous les scientifiques membres seniors de la Communauté sceintifique avertissons l'humanité de ce qui s'en vient. Un grand changement dans notre façon de régir cette terre et la vie sur celle-ci est requise afin d'éviter que notre demeure ne soit mutillée à jamais" David Suzuki"The Sacred Balance"

    En 1999, the Unuion of Concerned Scientists publiait un livre et expliquait comment les choses que nous faisons dans notre quotidien affectent notre environnement. Focussant sur les réchauffements climatiques, le rapport concluait que les deux pires choses que nous pouvions faire pour endommager et pour aggraver la situation étaient de conduire des véhicules qui consomment beaucoup de pétrrole et de manger du boeuf"

    Comme on sait l'industrie du boeuf a rejoint les industries du pétrole et du charbon pour nier ces propos qui auraient pu changer le développement de l'histoire de l'humanité.

    Ça fait des décennies que l'on attend parler de ce qui s'en vient et personne ne bouge ou presque...Est-ce que nos représentants gouvernementaux nous représentent? Voilà la bonne question à se poser...

    Je suis d'accord avec David Suzuki quand il dit; 'C'est comme si nous étions dans une voiture géante et que nous nous dirigions à 200 km à l'heure vers un mur de brique. Dans l'auto, chacun discute de l'endroit ou il veut s'asseoir...Peu importe qui conduit, il faut que quelqu'un lui dise;"Mettez les freins et tournez le volant!" Mais ceux d"entre nous qui le disent sont enfermés dans le coffre, et personne ne les entend."

    et j'ajouterais que l'auto est conduite par un enfant de quatre ans qui n'est guidé que par des bonbons,,,(l'argent)

    Lise Jacques »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 2 février 2007 11h14
    Et le Québec bordel?
    « J'aimerais bien que l'ami Francoeur m'explique en quoi le réchauffement de la planète va être une catastrophe pour les Québécois? En quoi se retrouver dans 50 ans à Montréal avec un climat comparable à NY, avec un véritable printemps en avril et un été qui s'étire tout le mois de septembre peut être une catastrophe pour nous qui vivons, depuis 400 ans, dans l'un des climats les plus froids de la terre? »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    vendredi 2 février 2007 11h52
    Négationnistes ou obscurantistes ?
    « Il y a encore des gens qui croient que la terre n'est pas ronde et cela fait consensus depuis longtemps pourtant. Il n'est donc pas surprenant que des gens soient négationnistes de l'origine humaine de l'effet de serre. La science n'est jamais sûre de rien à 100%. Mais au fait, ces gens faisaient-ils l'école buissonnière quand on leur a parlé du cycle du carbone dans la nature ? Où donc croyez-vous que va ce carbone enfoui dans les nappes d'hydrocarbures, dans les arbres que vous avez coupés, etc. ? »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 2 février 2007 12h30
    La réserve s'oblige
    « Quand entendrons-nous ceux qui expriment une réserve? Ils doivent faire partie du chapitre. Le problème est grand et pourtant les débats n'y sont pas encore. Facile de manipuler une masse en communication mais tôt ou tard les question se posent pour entendre la version avec des nuances. Environnement ne veut pas dire GES avec quelques gaz à effet de serre. Peut-on faire des choix de société avant d'imposer des changements profonds. Réduire les GES et augmenter la pollution de l'air manque et de sérieux. Crouler sous les particules fines et le smog pendant que l'on baisse les GES est-ce la solution? Le respect de la vie mérite autant que la planète. »

  • francis dery
    Inscrit
    vendredi 2 février 2007 12h49
    Invitation à continuer les débat sur le forum de Projet Montréal
    « Que ce soit pour ou contre les moteurs au ralenti, les transports collectifs, la saleté dans nos rues, une nouvelle politique de l'habitation, le smog, le vélo, le recyclage, venez échanger vos points de vues sur le site de Projet Montréal, le seul parti politique municipal de Montréal qui milite vraiment pour l'environnement par l'action urbaine.
    Tous sont bienvenus (exception des spammeurs).
    Aucune carte de membre exigée, mais contribution appréciée.
    http://www.projetmontreal.org/phpBB2/index.php »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 2 février 2007 13h11
    D'autant plus
    « Les études étant linéaires, déplore Pierre Philippe, on ne doit pas se fier aux résultats. Il oublie de dire que les chercheurs pourraient alors s'être trompés dans le sens contraire et qu'il d'autant plus urgent d'agir contre les causes « probables » du réchauffement de la planète. Le négationnisme a deux visaves. »

  • Normand Desjardins
    Abonné
    vendredi 2 février 2007 13h18
    On ne voit pas le vent mais...
    « Il est très humain de nier l'évidence d'une menace confrontant une réalité confortable.

    Cela demande énormément d'humilité pour admettre que l'intelligence et l'imagination collective soit insuffisante pour prendre la mesure de notre impact sur l'environnement. Tant que cette humilité ne sera le fait que d'une minorité, le monde court à sa perte.

    Le problème avec les gaz à effet de serre, c'est qu'ils ne sont pas directement perceptibles. On ne peut prendre leur accumulation en photo. Si les gens pouvaient constater que leurs véhicules déposent l'équivalent d'une brique (140 à 300 grammes) à tous les kilomètres, l'amoncellement de briques sur la route ferait sûrement réagir.

    Quant à l'effet, M. Pierre Philippe qui se réfugie derrière une contestation des modèles informatiques oublie qu'il y a aussi des preuves physiques et réelles accablantes qui prouvent les changements climatiques. L'analyse des glaces et des sols qui nous permettent de remonter dans le temps nous confirment la composition de l'air et de l'eau jusqu'à des centaines de milliers d'années en arrière. L'étude des glaciers, des océans, de l'atmosphère, des cours d'eau... toutes les disciplines abondent dans le même sens... il y a réchauffement et le point de départ est l'industralisation et la combustion de matières fossiles.

    On ne voit pas le vent... mais on sait qu'il est là, on peut voir ses effets. Prétendre que les effets du vents n'existent pas ne fait pas disparaître la réalité... même accablante.

    1 médicin me dit que j'ai le cancer... je doute. 10 médecins me disent que j'ai le cancer... je dois envisager le pire. 1500 médecins me confirme que j'ai le cancer... je fais face à mon destin. Le GIEC de l'ONU est composé de milliers de scientifiques indépendants, de tous les pays, oeuvrant dans toutes les disciplines et qui arrivent par tous les chemins possibles aux mêmes conclusions. La Terre connait un changement climatique causé par l'Homme dans une probabilité de 90%. Cessons l'analyse et commençons le traitement avant que le patient ne meure, et nous avec lui. »

  • Gabriel Dumouchel
    Inscrit
    vendredi 2 février 2007 13h50
    Réponse à Pierre Philippe
    « Cher "Docteur" Pierre Philippe,

    Devant votre insistance à réduire la portée du rapport du GIEC, j'ai peut-être trouvé une possible source d'inspiration à vos propos.

    Il se trouve que l'American Enterprise Institute (AEI) a récemment envoyé des lettres à des scientifiques et des économistes américains, britanniques et autres, leur promettant argent (jusqu'à 10 000 $), frais de déplacement et autres dépenses, pour les aider à trouver des failles dans le rapport de l'organisation de l'ONU.

    Dans ces lettres, l'AEI décrit les auteurs du rapport comme étant:
    "resistant to reasonable criticism and dissent and prone to summary conclusions that are poorly supported by the analytical work"
    (tiré du quotidien britannique The Guardian du vendredi 2 février 2007 - http://environment.guardian.co.uk/climatechange/story/0,,2004397,00.html)

    De votre côté, vous dites:
    "Comme les scientifiques recourent le plus souvent à des modèles linéaires et appauvris de la réalité climatologique, il serait fort étonnant que les conclusions du rapport GIEC soient fondées scientifiquement."

    Dans ces lettres, l'AEI demande aussi que soient produits des essais qui:
    "thoughtfully explore the limitations of climate model outputs"
    (Ibid.)

    De votre côté, vous dites:
    "les modèles utilisés (à fortiori s'ils sont linéaires), s'ils sont incomplets, peuvent aussi entraîner des conclusions fort éloignées de la réalité."

    Ne trouvez-vous pas que vos propos coïncident étrangement avec ceux de l'AEI? Vous attaquez la même chose que ce que l'AEI demande d'attaquer et, en plus, vous le faites en même temps qu'est faite cette demande.

    Une idée comme ça: si vous utilisiez votre "Ph.D." avec sagesse, humilité et professionnalisme face aux changements climatiques, peut-être en aurions-nous fini de tourner autour du pot d'échappement? »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 2 février 2007 16h02
    Coupons bordel!
    « Le Québec subira les conséquences du réchauffement et les subis déjà.L'hivers que nous vivons, monsieur Noël, ne vous trouble pas? Ça ne fait que commencer. Même si vous n'aimez pas la neige et le froid vous pourriez penser aux autres habitants de la planète. Pour les plus conscients qu'est-ce que l'on attend pour réduire la puissance du parc automobile et rationner les vols par citoyens? Ça pourrait se faire demain matin en interdisant la circulation de ces cylindrés en semaine. Pourquoi 160 forces pour une personne de 160 livres? Qu'ils laissent leur auto à la maison pour aller travailler bordel! »

  • David White
    Inscrit
    vendredi 2 février 2007 16h57
    réponse à Et le Québec bordel!
    « Cet été le Biodome de Montréal proposait une exposition superbe sur le réchauffement planetaire et les effet que vivront les provinces canadiens et oui le Québec. Pour les provinces de l'est attendons nous a un surplus de pluie, des inondation, et plus d'ouragans qui seront plus feroces. Alors bonjour les beaux temps! »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 2 février 2007 19h35
    @L'heureux et White
    « Vs êtes incapables de répondre à ma question!
    Ca me dépasse que vs pensiez aux autres avant de penser à nous?
    Ca fait 4 siècles qu'on souffre du froid? Qui nous a aidé? Qui s'en est préoccupé?
    Plus de pluie? C'est plus d'eau dans nos rivières et plus d'électricité.
    Je le répète c'est quoi le problème du réchauffement pour les Québécois? »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    vendredi 2 février 2007 21h26
    Muselage des administrations américaines
    « Dans la bataille du climat, il est surprenant de voir les scientifiques américains au premier plan. Il est encore plus surprenant de voir l'administration Bush tenter de les museler. C'est une histoire à suivre. »

  • maurice trempe
    Inscrit
    samedi 3 février 2007 13h33
    Le Canada, région des U.S.?
    « Ne serait-il pas plus honnête pour Harper de fusionner le Canada aux U.S., puisque toutes ses politiques environnementales et autres sont dictées par les U.S.?
    Le sénateur et ministre Fortier n'a-t-il pas déclaré, hier, que le Canada n'est qu'une région? »

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