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Le réchauffement est irréversible

Des hivers aussi aberrants que celui qui a cours présentement, s'ils ne sont pas nécessairement un effet du réchauffement du climat, nous donnent cependant une idée très claire de ce qui s'en vient d'ici 2050, car le mégaphénomène climatique est désormais «irréversible».

«Irréversible, certes, et c'est pourquoi il faut intensément se préoccuper de nous y préparer par l'étude des meilleures stratégies d'adaptation. Mais pas encore en phase d'emballement, ce qui le rendrait hors de contrôle par les humains», explique en entrevue au Devoir André Musy, le directeur du Centre Ouranos de Montréal, qui se spécialise dans l'étude du réchauffement climatique.

On sait depuis plusieurs années — parce que des dizaines d'études le confirment — que le réchauffement du climat s'accélère, au point de rejoindre certains scénarios parmi les plus pessimistes, ajoute le directeur d'Ouranos. Mais on ne sait pas encore où se situe exactement le seuil à partir duquel le réchauffement s'emballerait grâce à la libération des millions de tonnes de CO2 emprisonnées dans le pergélisol ou des millions de tonnes de méthane solide — 22 fois plus efficace que le CO2 comme gaz à effet de serre (GES) — qui dorment sur le plancher des océans à très grande profondeur. Sans parler des impacts de l'arrêt de l'oscillation de l'océan Atlantique et du Golf Stream, dont dépend le climat européen.

«Ce qu'on sait cependant, explique André Musy, c'est qu'il est pratiquement inévitable que le climat de la planète se réchauffe de 4 à 5 °C d'ici 2050, car on ne peut pas retirer de l'atmosphère terrestre les énormes quantités de GES émises depuis 10 ou 15 ans, qui vont y rester encore longtemps. L'effet de ce réchauffement variera selon les régions. Dans le nord du Canada, on parle d'un réchauffement qui pourrait atteindre 7 à 8 °C si la couverture de neige s'y modifie sensiblement. Même si la marge d'erreur dans ce domaine demeure relativement importante, il faut constater que tous les modèles mathématiques convergent dans la même direction.»

C'est un réchauffement du climat terrestre moyen de cette ampleur, soit entre 3,5 et 4 °C, qui a fait fondre la calotte de glace d'environ deux kilomètres d'épaisseur qui recouvrait Montréal il y a 15 000 ans. On peut difficilement imaginer à quoi ressemblerait la métropole si le climat devait se réchauffer autant en moins de deux générations. Mais c'est ce que prédisent les modèles à partir de la situation actuelle, et cela, ajoute André Musy, même si on amorçait une diminution radicale de nos émissions de GES dès maintenant.

Le véritable enjeu, dit-il, c'est de savoir si on peut éviter l'emballement du réchauffement climatique, qui pourrait provoquer un réchauffement planétaire moyen, pouvant atteindre 7 à 8 °C, ce qui serait possible si les émissions d'origine humaine déclenchent la libération des forces naturelles dormantes dans le pergélisol et le fond des mers. À ce stade, toutes les tentatives humaines pour contrôler l'évolution du climat seraient vaines.

«Tous les scientifiques travaillent présentement avec des scénarios qui tablent sur un doublement des concentrations du CO2 atmosphérique d'ici 2050. C'est ce qui devrait provoquer une hausse du climat moyen de la planète qui pourrait atteindre 4 à 5 °C. Mais si on n'arrive pas à décarboniser l'activité humaine à temps, i.e. à réduire globalement et sensiblement les émissions de GES sur la planète, on pourrait, non pas doubler mais tripler, voire quadrupler ces concentrations. Et là, on entrerait dans la phase de l'emballement du climat, ce qu'il faut à tout prix éviter», explique André Musy.

Ce dernier voit une timide lueur d'espoir dans le récent décret américain qui classe les ours polaires en tant qu'espèce menacée aux États-Unis. Une lueur d'espoir parce que la loi américaine sur les espèces menacées oblige l'administration Bush à modifier ses politiques pour qu'elles n'ajoutent plus à la menace climatique qui pèse sur cette espèce. S'il s'agit d'une manoeuvre habile pour amorcer un virage dans le dossier du climat, peu importe la subtilité de l'astuce, il s'agira d'un pas très important, dit-il.

Les trois prochains rapports quinquennaux — le premier au début de février — du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC), le groupe-conseil de l'ONU en matière de climat, pourraient non seulement mesurer l'accélération du réchauffement, mais évoquer la question la plus critique entre toutes, celle du seuil d'emballement du climat, ajoute André Musy.

Un peu partout dans le monde, plusieurs chercheurs ont commencé à dire que l'humanité n'a plus que dix ou vingt ans pour éviter ce seuil fatidique. Certains soutiennent même que ce seuil aurait déjà été franchi et que les dérèglements du climat, de plus en plus frappants à l'échelle mondiale, ne se situent plus dans la «variation» de la météo mais dans la tendance lourde du réchauffement planétaire.

Un hiver chaud

Aucun chercheur n'ose en effet affirmer si l'hiver en cours, pour le moins doux et parcimonieux côté neige, se situe dans la gamme des caprices souvent exceptionnels de dame Nature ou s'il est l'effet de la tendance lourde et «irréversible» du réchauffement climatique.

Ross Brown, un climatologue d'Environnement Canada prêté au Centre Ouranos, expliquait hier au Devoir qu'il a relevé dans les séries météo plusieurs hivers exceptionnellement doux, comme maintenant, qui surviennent justement durant les années du phénomène El Niño. Comme maintenant.

Il a noté que, durant les hivers El Niño, le Québec, notamment, a enregistré beaucoup moins de chutes de neige. En somme, l'hiver démarre ces années-là plus tard et le dégel survient plus tôt au printemps. Mais il se dit d'accord avec d'autres collègues qui y voient une synergie entre El Niño, la tendance au réchauffement et le fait que janvier affiche historiquement les écarts les plus variables en matière de température.

On s'en rend compte lorsqu'on consulte les statistiques d'Environnement Canada sur le mois de janvier: la température moyenne historique se situe à - 10,2 °C; la température maximale moyenne quotidienne se situe, elle, à - 5,7 °C, ce qui est nettement plus froid que maintenant. Le minimum moyen quotidien atteint - 14,7 °C. Et c'est effectivement un mois de surprises extrêmes, car le maximum jamais enregistré y a atteint 13,9 °C en 1950. On ne sera pas loin de ce maximum en fin de semaine, avec un maximum de 10 °C. Mais en 1957, le thermomètre chutait aussi en janvier à - 37,8 °C!

Si on ne peut pas vraiment trancher entre «variation ou tendance» pour expliquer l'hiver actuel, estime André Musy, une chose est certaine: ce genre d'hiver illustre ce que pourrait être dans un demi-siècle la température hivernale au Québec et dans l'est du Canada, avec son cortège d'impacts appréhendés, comme l'érosion accélérée des côtes du golfe Saint-Laurent, le dégel du pergélisol dans les communautés nordiques et des impacts de toutes sortes sur la végétation, les forêts, la faune et les populations d'insectes, etc.






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Vos réactions

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  • Jacqueline Bordeleau
    Inscrite
    jeudi 4 janvier 2007 07h47
    Le réchauffement de la planète est-il un mythe ?
    « M. Francoeur,

    Avez-vous lu le livre de Michael Crichton " ÉTAT D'URGENCE ". Il se pose la question Le réchauffement de la planète est-il un mythe ? Il s'appuie comme le spécialiste de votre article sur des dizaines ( et même plus ) de rapports démontrant que le réchauffement n'est pas significatif...

    Je me pose moi aussi de sérieuses questions...

    Jacqueline Bordeleau

    Merci de me répondre »

  • Pierre Marchand
    Inscrit
    jeudi 4 janvier 2007 08h48
    Info d'un autre monde que le nôtre ?
    « Je me demande combien d'article devront être écrits avant que les gens réalisent que ce sujet les concernent personnellement et individuellement plutôt que de lire ces articles comme s'il s'agissait de nouvelles de l'étranger. À voir le nombre de voiture qui tourne seuls dans les stationnements, le sourire sur le visage de certaines personnes qui sont heureux de ne pas avoir à sortir leur pelle et à économiser le chauffage...sans se demander plus loin si ce phénomène est normale ou pas.... je suis parfois un peu découragé face à la tâche collective que nous avons à réaliser et le nombre de participants qui y prendront part...... »

  • Catherine Lapierre
    Abonné
    jeudi 4 janvier 2007 09h50
    Bonne chance les enfants
    « Cette année, mon frère m'a souhaité comme voeu du nouvel an, non pas la traditionelle «bonne santé», mais plutôt une révolution. LA révolution. La perpétuelle. J'en discuttait d'ailleurs avec des confrères de travail hier, et même chez des fonctionnaires qu'on associe habituellement à la lassitude, la situation du climat nous a amené au même constat. Il est faux de croire que nous viendrons à bout du problème du réchauffement climatique mais que par ailleurs, il est juste et bon de perpétuer un système socio-économique dont les assises sont la recherche du profit absolu.

    Le grand responsable est là, devant nos yeux, tous les jours, mais nous choisissons de vivre dans le déni. Assez, c'est assez! Il en va de la vie humaine sur cette planète. Pour notre progéniture, il faut faire face au problème. Mettons fin à cette façon aliénante de regarder nos enfants le coeur rempli d'amour pour leur souhaiter «bonne chance» sur un ton défaitiste. Nous avons tout ce qu'il nous faut pour que la vie humaine se perpétue infiniment sur terre. Les sages affirment que la sagesse ne consiste pas à acquérir ce qui nous manque, mais plutôt à se débarasser de ce qu'on a en trop. Qu'en pensez-vous? »

  • Richard Landry
    Abonné
    jeudi 4 janvier 2007 10h38
    Mobilisation nécessaire
    « La mobilisation requise pour combattre le réchauffement climatique équivaut à celle qui a prévalu lors de la Deuxième Guerre mondiale. Ce n'est pas un rapport scientifique qui déclenchera cette mobilisation mais plutôt un prétexte suffisamment "scandaleux" pour susciter la crainte des gouvernants. Quelle serait la frontière "polonaise" du dérèglement climatique suxceptible de faire lever les gouvernants mais surtout les peuples qui les suivent ? »

  • Érick Beaulieu
    Abonné
    jeudi 4 janvier 2007 10h48
    De l'égologie à l'écologie
    « Voici ce que m'inspire (est-ce le bon mot???) cet article:
    http://pages.videotron.com/erickbo/essai_poetique.html »

  • Denis Gagnon
    Abonné
    jeudi 4 janvier 2007 11h11
    Quelle responsabilité ?
    « Montréal a déjà connu un réchauffement du climat terrestre moyen entre 3,5 et 4 °C qui a fait fondre la calotte de glace d'environ deux kilomètres d'épaisseur qui recouvrait sa région il y a 15 000 ans. Et cela bien avant les actions des humains. Alors, aujourd'hui, pourquoi serait-ce dû aux actions de l'homme ? »

  • Pascal Vignon
    Abonné
    jeudi 4 janvier 2007 11h32
    Ça va chauffer - par Pascal Vignon (pascalvignon@videotron.ca)
    « Il est des phénomènes qui dépassent la capacité des hommes à se projetter dans l'avenir. Les changements climatiques importants prévus par les scientifiques bien que très rapides à l'échelle de la planète sont sufisamment loin à l'échelle humaine pour une prise de conscience immédiate face à l'urgence que nous rencontrons.

    En effet, 2050 c'est dans 43 ans et autant dire que pour les "baby boomers" qui ont vécu dans l'oppulence et l'absence de soucis écologiques, cela ne représente et ne représentera plus rien dans leurs vies. La dette écologique est désormais sur les épaules des générations suivantes qui devront radicalement changer de modes de vie. Seulement, ces jeunes sont minoritaires et on le sait tous, ce sont les sondages qui gouvernent.

    Alors désolé mais la priorité est à la santé de nos futurs petits vieux et à leurs fonds de pensions... Fonds de pensions qui d'ailleurs spéculent outrageusement en plaçant de l'argent dans les industries les plus polluantes.

    Désolé pour ces sombres constats mais attendant ça va chauffer ! »

  • Pierre Marchand
    Inscrit
    jeudi 4 janvier 2007 11h52
    Information d'un autre monde que le nôtre ???
    « Je me demande parfois combien d'article seront nécessaires afin que les gens réalisent que ces scénarios catastrophiques prévues s'appliquent ici chez nous, et qu'il ne s'agit pas d'information de l'étrager avec ses conséquences lointaines....Il s'agit d'information d'ici qui a un impact sur tous et toutes ici au québec......

    Quand je vois toutes ces voitures tournant seuls dans les stationnements et tous ces gestes exprimant le peu de conscience des impacts de chacun sur l'environnement de notre planête, je me sens parfois un peu découragé face à la tâche collective à réaliser et le peu de participants prêt à relaver les manches et à marcher ensemble vers une solution viable pour nous tous..... »

  • Sylvie charlebois
    Inscrite
    jeudi 4 janvier 2007 12h43
    Irop consciente????
    « Je suis très triste de voir à quel point le monde est inconscient. Je n'ai pas d'enfants avec l'inconscience de ce monde dans lequel je vis, je suis très heureuse d'Avoir fait ce choix...

    désolée... »

  • Maurice Monette
    Abonné
    jeudi 4 janvier 2007 12h46
    Les humaines et les humains vivent en partie les CONSÉQUENCES de leur$ ABU$...!
    « En effet, il est évident que la productivité qui a été déifiée et EXACERBÉE depuis le dernier quart de siècle du millénaire précédent est directement en cause avec l'aggravation du PHÉNOMÈNE NATUREL des catastrophes apocalyptiques que NOUS aurons à "TRANSCENDER". Mais, de toutes façons, le PHÉNOMÈNE se produit invariablement après chaque CYCLE CÉLESTE d'environ 2000 ans... Donc, je répète, c'est un phénomène NATUREL.

    Qui dit "NATUREL" comprend qu'on ne pourraient RIEN changer au scénario de l'ÉVOLUTION PLANÉTAIRE mais, pour ne pas amplifier les divers cataclysmes qui se pointent et réussir à s'ADAPTER aux divers nouveaux modes de vie qu'engendreront cette ÉVOLUTION alors, c'est sur ce point que les gens peuvent intervenir...

    Je ne veux pas répéter toutes les CON$ÉQUENCE$ NÉFA$TE$ qu'ont eues les encouragements à $URcon$ommer pendant le dernier quart de siècle du millénaire précédent mais, cette INEPTIE de la civilisation humaine actuelle a amplifiée cette TRANSITION APOCALYPTIQUE de cette période de PASSAGE à un NOUVEAU CYCLE d'environ 2000 ans. Se croyant les maîtres du monde, les gen$ d'affaire$ ont fait FI de tous les AVERTISSEMENTS qui leurs étaient exposés, n'ayant foi qu'en leur dieu dollar$ alors, NOUS paierons les GRAVES CONSÉQUENCES de leurs VICE$ de CUPIDITÉ qui a TOUT DÉTRUIT des PROTECTIONS NATURELLES de la BIOSPHÈRE. Ce qui fait qu'il est possiblement devenu trop TARD pour revenir en arrière et apaiser l'APPÉTIT du LUCRE donc, les décennies qui viennent seront probablement des années au cours desquelles NOUS assisterons à la DÉGÉNÉRATION de GAÏA au point que le sens VÉRITABLE d'APOCALYPSE pourrait devenir IRRÉVERSIBLE et DÉFINITIF...

    La minorité des gens pour qui le$ RICHE$$E$ sont le $EUL et UNIQUE but de nos INCARNATIONS va ANÉANTIR DÉFINITIVEMENT ce PROCESSUS ÉVOLITIF des âmes / esprit qu'est l'INCARNATION. Ainsi, ces minables GÉANTS(ES) des finances pourront avoir la satisfaction d'avoir enfin pu vaincre la VIE sur cette TERRE d'ÉMERAUDE... »

  • Maurice Monette
    Abonné
    jeudi 4 janvier 2007 12h49
    Les humaines et les humains vivent en partie les CONSÉQUENCES de leur$ ABU$...!
    « En effet, il est évident que la productivité qui a été déifiée et EXACERBÉE depuis le dernier quart de siècle du millénaire précédent est directement en cause avec l'aggravation du PHÉNOMÈNE NATUREL des catastrophes apocalyptiques que NOUS aurons à "TRANSCENDER". Mais, de toutes façons, le PHÉNOMÈNE se produit invariablement après chaque CYCLE CÉLESTE d'environ 2000 ans... Donc, je répète, c'est un phénomène NATUREL.

    Qui dit "NATUREL" comprend qu'on ne pourraient RIEN changer au scénario de l'ÉVOLUTION PLANÉTAIRE mais, pour ne pas amplifier les divers cataclysmes qui se pointent et réussir à s'ADAPTER aux divers nouveaux modes de vie qu'engendreront cette ÉVOLUTION alors, c'est sur ce point que les gens peuvent intervenir...

    Je ne veux pas répéter toutes les CON$ÉQUENCE$ NÉFA$TE$ qu'ont eues les encouragements à $URcon$ommer pendant le dernier quart de siècle du millénaire précédent mais, cette INEPTIE de la civilisation humaine actuelle a amplifiée cette TRANSITION APOCALYPTIQUE de cette période de PASSAGE à un NOUVEAU CYCLE d'environ 2000 ans. Se croyant les maîtres du monde, les gen$ d'affaire$ ont fait FI de tous les AVERTISSEMENTS qui leurs étaient exposés, n'ayant foi qu'en leur dieu dollar$ alors, NOUS paierons les GRAVES CONSÉQUENCES de leurs VICE$ de CUPIDITÉ qui a TOUT DÉTRUIT des PROTECTIONS NATURELLES de la BIOSPHÈRE. Ce qui fait qu'il est possiblement devenu trop TARD pour revenir en arrière et apaiser l'APPÉTIT du LUCRE donc, les décennies qui viennent seront probablement des années au cours desquelles NOUS assisterons à la DÉGÉNÉRATION de GAÏA au point que le sens VÉRITABLE d'APOCALYPSE pourrait devenir IRRÉVERSIBLE et DÉFINITIF...

    La minorité des gens pour qui le$ RICHE$$E$ sont le $EUL et UNIQUE but de nos INCARNATIONS va ANÉANTIR DÉFINITIVEMENT ce PROCESSUS ÉVOLITIF des âmes / esprit qu'est l'INCARNATION. Ainsi, ces minables GÉANTS(ES) des finances pourront avoir la satisfaction d'avoir enfin pu vaincre la VIE sur cette TERRE d'ÉMERAUDE... »

  • Caroline Pilon
    Abonné
    jeudi 4 janvier 2007 13h00
    Pas un mythe
    « Actuellement, rares sont les scientifiques qui remettent sérieusement en question les changements climatiques. C'est à peu près du même ordre que ceux qui refusaient d'accepter que la cigarette pouvait nuire à la santé dans les années 70... La corrélation concentration de GES/variation des températures approche des niveaux qui sont difficilement le fruit du hasard (bien que c'est toujours possible, rien n'est jamais certain dans ce domaine).

    Est-ce que certains (ONG, "ecolo", chercheurs en climato) en rajoutent pour, mettons, obtenir plus de crédits de recherche ou de financement, peut-être. Mais mêmes des spécialistes d'autres domaines corroborent les résultats et on peut difficilement croire à une complot mondial des scientifiques. Par ailleurs, les éléments de recherche sont disponibles, notamment les rapports du GIEC dont certains éléments sont assez compréhensibles, beaucoup ont essayé de tout démonter, sans réel succès depuis quelques années.

    Pour ce qui est du livre de Crichton, je vous invite à lire ces deux textes :

    http://www.realclimate.org/index.php/archives/2004/12/michael-crichtons-state-of-confusion/

    http://www.boston.com/news/globe/ideas/articles/2005/02/06/checking_crichtons_footnotes/

    La plupart des éléments soulevés dans ce livre sont connues, certaines sont de vraies enigmes, d'autres sont des faux-problèmes. Du point de vue scientifique, la question est la même que l'ascendance des humains : la preuve ultime n'existe pas, il y a des trous ou des incertitudes à certains niveaux, mais le faisceau d'indices et des preuves amènent à croire que la théorie posée peut-être considérée comme une référence, éventuellement sujette à précision. »

  • M LG
    Inscrit
    jeudi 4 janvier 2007 15h36
    Je crois en dieu, je l'épelle seulement Nature.
    « Alors que la calote glaciaire disparait a vue d'oeil, on se permet encore de douter de la présence des ''changements climatiques''. une expression tellement usée déjà. Consomez mieux mes amis, car ce qui arrive est de votre faute, isoler vos fenetres et récuperer vos sac ziploc. Persone n'osera dire le mot magique... consomez moins?

    Au risque de passer pour un écolo, une caricature de hippi, un fossile des années 60, il faudrait peut-etre chercher la source du probleme.. peut-etre es-ce l'hystérie collective qui nous pousse a consomer pour combler des besoins qui apparaissent plus vite qu'on ne peut les combler.

    A force de détruire notre bonne vielle dame nature, on ne devrait pas se surprendre qu'il y ai des conséqueces. Une action entraine une réaction.

    Aristote a écrit en 300 avant JC : La nature ne fait rien d'inutile. Aujourd'hui on la traite comme une vulgaire produit manufacturé, on la vend on l'achete. On se l'approprie a coup de brevet, on croit pouvoir la gerer ou la modifier. N'oubliez pas que tout est connecté, nous récoltons aujourd'hui ce que nous semmons depuis des décénies.

    La situation se dégrade encore et le pire est probablement a venir. Certain me traiterons d'allarmiste, ces gens sont souvent ceux qui ne seront plus ici dans 50 ans. j'ai fait mon deuil de la planete d'antan, je ne crois plus les gouverments et leur solutions pour gagner du temps, je ne crois plus la classe affaire qui nous répete que tout va bien et qu'il faut s'occuper de l'économie avant tout.

    Je ne suis pas ce qu'on appelle un écolo, je suis simplement quelqun qui aime la vie sous toute ses formes et qui veux la voir prosperer.

    J'ai pitier de mes freres et soeurs, je suis désolé pour nos enfants et je maudit ceux qui nous ont dirigé dans cette voie. pour reprendre mon titre : Pardonne leur seigneur, car il ne savent pas ce qu'ils font. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 4 janvier 2007 16h32
    La nouvelle religion
    « Il y a une réalité que la plupart escamotent dans l'évangile environnementaliste, c'est que notre existence même contribue à la pollution, dont le degré il va de soi, varie avec le mode de vie. De grands pays pollueurs, comme la Chine et l'Inde, sont exemptés de Kyoto. D'abord, qu'est-ce que la pollution? À la limite, tout pollue: une éruption volcanique, les poissons dans l'eau, les oies blanches, etc... Nous ne pouvons exister sans respirer, sans manger, etc... C'est donc le volume de polluants qui est le problème et c'est le succès même de la race humaine à s'imposer et à se reproduire qui est foncièrement mis en question par les verts.

    L'hypothèse principale derrière Kyoto est que nous sommes les seuls et principaux responsables du réchauffement planétaire. Nul doute que nous y contribuons mais l'histoire de la planète regorge de périodes de refroidissement et de réchauffement sans que nous ayons rien à y voir. Il faut se méfier de l'exploitation des faits pour en dégager de fausses conclusions. Nos cinéastes n'étaient pas là pour filmer la dernière époque glacière qui a eu des conséquences désastreuses pour nos... belles montagnes.

    Sur le sujet du réchauffement voir:"The Consequences of Kyoto".

    Kyoto sent le réchauffé

    Il y a quelques décennies (certains s'en souviennent peut-être) des scientifiques nous prédisaient un retour de la glaciation parce que l'on observait une tendance à la baisse des températures. Aujourd'hui, c'est tout le contraire, même si un retour à une période glacière ne peut être exclue à très long terme. «Le changement climatique constitue l'un des plus graves problèmes environnementaux auxquels le monde ait été confronté jusqu'ici. Selon certaines prévisions, le réchauffement continu de la température terrestre déclencherait une vaste gamme de changements climatiques -- des changements qui pourraient avoir des répercussions considérables sur notre environnement, notre santé, notre économie et l'avenir de nos enfants.» Ce discours alarmiste vient de nul autre que d'Environnement Canada qui nous renvoie à son site sur les changements climatiques. Ce sont ces mêmes climatologues d'Environnement Canada qui ne peuvent prédirent la température correctement deux jours à l'avance qui prennent pour acquis que nous aimons l'environnement, l'avenir de nos enfants, etc., les écolos et à leur tête les politiciens s'apprêteraient-ils à nous faire avaler n'importe quoi?

    Pour un autre son de cloche je vous réfère à l'excellent article de l'économiste Jean-Luc Migué paru dans le webzine Le Québécois Libre du 12 octobre : «Kyoto: le Canada en voie de se faire hara-kiri». Voici les principaux éléments de l'article de M. Migué :

    1. Il n'y a pas de consensus scientifique sur le réchauffement et celui-ci est grandement exagéré. «Global warming is vastly overrated as an environmental threat, argue leading climatologists Patrick J. Michaels and Robert Balling, Jr.» (The Satanic Gases: Clearing the Air about Global Warming).
    2. L'activité industrielle compterait pour environ 5% seulement du CO2, alors que le CO2 aurait augmenté de 25%. De 25% à 50% du CO2 proviendrait de sources naturelles (forêts, océans). En fait, des changements climatiques plus importants sont survenus au cours des millénaires antérieurs et ont une cause entièrement naturelle. On a enregistré des taux record de CO2 en 1997 et 1998 qui seraient dus principalement à des feux de tourbières en Indonésie et les grandes périodes de réchauffement ont correspondu à une forte activité solaire. L'effet de serre lui-même ne serait pas dû au CO2 lui-même mais plutôt à la présence de vapeur d'eau dans l'atmosphère. Que penser des barrages de la Baie de James, alors???
    3. Jean Chrétien et notre Commissaire politique à la pollution, l'ineffable André Boisclair, sont des partisans aveugles du protocole de Kyoto puisque ce protocole s'inspire d'une volonté de transformation sociale, dirigée par l'État. Or, écrit Migué, «la condamnation la plus solide de Kyoto vient sans doute de ce que l'impact net de ce traité sur la réalisation de l'objectif déclaré sera rigoureusement nul: Selon les modèles vénérés d'ordinateurs, si les dispositions en étaient appliquées intégralement, la température de la planète dans cent ans sera de 0,1 de degré inférieure. Sans la participation des États-Unis, elle ne baissera que de 0,02, je répète, de 0,02 de degré. Elle aura donc gagné 2,98 degrés plutôt que 3,00 degrés. Ce résultat illustre le caractère grotesque d'un premier ministre canadien qui convie la population à lui confier le pouvoir de changer le climat de la planète.» Et il n'y a pas que les États-Unis qui refusent de signer le protocole! Maintenant Dion prend la relève...
    4. Ceci veut dire que les dépenses engagées pour se conformer à Kyoto ressembleront à celui qui creuse un trou pour ensuite le remplir. L'impact négatif de Kyoto est estimé à 2,6% du PIB. C'est 4000$ par tête de pipe. Des capitaux iront ailleurs, aux États-Unis en particulier, pendant que le Québec continuera de se péter les bretelles en couvrant le territoire de barrages hydroélectriques que des écolos affirment sans impact sur l'environnement (alors que d'autre options sont plus prometteuses, tel les éoliennes).

    Huit experts en climatologie se sont réunis à Ottawa le 13 novembre pour mettre en garde le gouvernement sur la ratification du Protocole de Kyoto. Ils ont bien sûr été décriés par des médias qui n'aiment pas entendre autre chose que leur point de vue. En résumé, ce qu'ils ont dit (le résumé est un extrait de «Climate experts call for Kyoto delay», Globe and Mail): «Humanity is not the primary cause of global climate change, computer models do not show catastrophic warming in the future, there is no reason to believe that current rates of temperature change are in any way different from what one would expect from entirely natural causes, and variations in the Sun's brightness, not CO2 levels, (are responsible) for most of Earth's climate change.»

    Selon les connaissances actuelles, les partisans de Kyoto nous demandent de faire un acte de foi. C'est peut-être pour cette raison, qui incite à la déraison, que les politiciens et certains gourous se sont emparés du sujet. Par la peur, il est plus facile de manipuler l'opinion. Il est inquiétant de voir certains scientifiques se comporter comme des gourous alors que normalement le scepticisme doit animer toute recherche. Mais l'histoire des sciences, y compris l'économie politique, foisonne d'exemples similaires. Ce débat de scientifiques me rappelle l'époque de la pilule appelée la Talydomide prescrite aux femmes enceintes et de ses conséquences. Plus récemment celui de la grippe aviaire. Ce cataclysme ne s'est pas produit malgré les alertes des scientifiques et les $$$ en prévention gouvernementale allant jusqu'à faire des essais de vitesse d'inoculation du vaccin... Enfin, il est étrange qu'à Naïrobi, les délégués ne pouvaient s'entendre pour revoir les objectifs de Kyoto car les données scientifiques étaient jugées... insuffisantes !!!

    Les températures plus élevées qui sont observées seraient liées à une activité solaire plus intense. «The Sun is more active now than it has been for a millennium». Voir le New Scientist à www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99994321 (un article du 2 novembre 2003).

    Il y a réchauffement dans l'ouest de l'Arctique (+1,5°C depuis 40 ans) mais un refroidissement modeste dans l'est, y compris le long de la partie ouest du Groenland. Il y a de 4 000 à 7 000 ans l'Arctique était en moyenne 2°C plus chaud; il était plus chaud dans les années 30. L'épaisseur moyenne de la glace dans l'Arctique a diminué à certains endroits, mais elle a augmenté dans l'Antarctique!

    Au Groenland, ce qui a été observé est différent de ce que disent les médias: l'épaisseur de la glace en hauteur a augmenté. Il est bien évident que si le réchauffement crée plus de vapeur d'eau il y aura accumulation de glace à des températures sous zéro... Au sud du Groenland, c'est de 1900 à 1930 que les températures ont augmenté, soit avant qu'il y ait une forte accumulation de gaz à effet de serre. «The reality of the overall cooling of Greenland seems to have little incluence on what environmental activists will write or what the press will repeat.»

    Oui, les glaciers fondent mais ce processus se poursuit depuis 150 ans, soit depuis la fin d'une période froide qui s'était poursuivie dans les deux siècles précédents.

    Nous assistons à la... fonte des modèles climatiques

    La projection la plus réaliste que l'on a de la température moyenne dans cent ans est une hausse de 1,7°C. Inutile de tenir compte des effets de l'accord de Kyoto car ils seront minimes sur le climat; toutefois, ils seront coûteux sur le plan économique.

    La fantaisie la plus énorme est sans doute que les médias et les activistes du climat attribuent à peu près tout aux changements climatiques. Dans cette cacophonie (ou cacaphonie..., si vous préférez) millénariste, les politiciens pensent se rendre utiles en se posant comme des don Quichotte se battant pour éviter des catastrophes imaginaires. Al Gore est le plus bel exemple...

    Le modèle climatique canadien, fait par le ministère fédéral de l'Environnement, est celui qui est le plus pessimiste ou catastrophique. Il faudrait savoir combien ce modèle nous a coûté et qu'il va nous coûter. Le ministre Béchard avait besoin de 328 millions du fédéral pour son plan vert 2006-2012 dont 60% du budget va au remplacement des wagons du métro de Montréal !!! Comme quoi, l'environnement sert à tout...

    J'ai trouvé cet article du National Post, signé Kenneth Green, et intitulé «Kyoto's bad Canadian science should be Martin's major concern». Voici un extrait: «Skeptics of catastrophic climate change theory such as myself have long complained that the way governmental agencies conduct science is badly politicized. We have also complained about a lack of consultation--although some of the world's most reputable climate scientists work in Canada, they have rarely been consulted or asked to advise the government on the science of climate change.» (National Post, 12 décembre 2003).

    Voir aussi la page de références du Cato Institute sur le «Global Warming». «How does that factor into warming? U.S. surface temperatures has risen a mere 0.4ºC in the last 100 years. Are we getting drier? The answer is no. U.S. precipitation has increased about 10 percent over the 20th century, an increase of around 3 inches in the last 100 years. (...) Do the math. Precipitation has increased by 3 inches. Overall, evaporation hasn't changed much at all. Even in the worst years, it has increased by 1.5 inches. So, if global warming causes climate changes, the result nationwide is an increase (not a decrease) of about 1.5 inches of available water in a bad year and 3 inches in an average year. If anything, global warming is making us wetter.» (Drought-Inspired Climate Panic, par Patrick J. Michaels).

    Voir aussi l'article de Cybersciences «Quand les tourbières brûlent...»

    Le scepticisme est le commencement de la sagesse

    En science, il faut d'abord faire soi cette maxime qui dit que le doute est le commencement de la sagesse, que la recherche d'un consensus ne peut qu'être nuisible à la recherche elle-même car un consensus suppose que l'on met fin à la critique. C'est ce qu'écrit avec raison Yves Lenoir, dans son livre Climat de panique , pour qui les changements climatiques sont aussi vieux que la Terre elle-même !

    «Vouloir, écrit-il, discuter science dans ce contexte est assez malaisé car cette même institution, l'IPCC, qui coopte et met en forme la science officielle du climat, est aussi celle qui organise et contrôle le lourd processus d'évaluation des impacts futurs (de moins en moins hypothétiques et de plus en plus prophétisés...) et qui a largement contribué à définir le contenu des traités internationaux, la Convention Climat (Rio 1992) et le Protocole de Kyoto (1997) dont la ratification et la mise en oeuvre entérineraient pour l'Histoire le succès d'une stratégie d'influence engagée depuis plus de quinze ans. La crédibilité d'une telle entreprise requiert à l'évidence un consensus scientifique officiellement inoxydable. L'idée de ce consensus constitue en effet le socle de l'édifice socio-économico-politique dont la construction a débuté au milieu des années 80 et se poursuit depuis de conférence en conférence,...Berlin, Genève, Buenos Aires, Bonn, Kyoto, La Haye, Marrakech...

    Consensus... ce mot n'a pas sa place en science, une activité impliquant un inlassable exercice du doute méthodique et la recherche des défauts des cuirasses théoriques.»

    Yves Lenoir, qui n'est pas le seul sceptique, souligne que la pseudo-science a proclamé l'année 1998 la plus chaude du millénaire, et pourtant, écrit-il, l'Asie du Nord et de l'Est a été frappée par «deux hivers successifs les plus longs et les plus rudes de l'Histoire».

    Un scientifique chevroné a écrit dans le Wall Street Journal du 12 avril 2006, un article intitulé: «Climate of Fear». Le Dr. Richard Lindzen est un spécialiste de l'atmosphère, titulaire de la chaire Alfred Sloan de météorologie au MIT. Il a démissionné du GIEC en 2001, considérant que les comptes rendus de cet organisme ne reflétaient plus la réalité des connaissances scientifiques, au moins pour sa partie (la validité des modèles océan-atmosphère). Le texte commence par un constat : du cyclone Katrina à la canicule 2003 en passant par les records de neige de Buffalo, tout événement un peu exceptionnel est désormais rattaché au réchauffement climatique. "Comment un petit degré à peine discernable de réchauffement depuis la fin du XIXe siècle peut-il être ainsi publiquement désigné comme le responsable des récentes catastrophes ?", se demande Lindzen. Il propose une première réponse assez simple : «certains y ont grand intérêt. L'alarmisme nourrit le discours des politiques, qui nourrissent en retour les alarmistes. Les fonds fédéraux alloués chaque année à la recherche climatologique aux États-Unis atteignent 1,7 milliard de dollars contre quelques centaines de millions voici 15 ans. Cette somme est un peu plus considérable que les mannes du fameux « lobby pétrolier ».

    Mais ces manoeuvres masquent des distorsions autrement plus graves du débat. "Les chercheurs qui refusent l'alarmisme voient leurs subventions disparaître, leur travail décrié et ils sont qualifiés de suppôts de l'industrie, de piètres scientifiques ou pire encore." Pas étonnant dans ces conditions que "les mensonges à propos du changement climatique gagnent en crédibilité alors même qu'ils contredisent de plein fouet la science qui est leur fondement supposé". Alors que les modèles alarmistes eux-mêmes prévoient une diminution de l'amplitude thermique tropiques-pôles et un surcroît d'humidité, on affirme sans sourciller que les tempêtes tropicales vont très probablement dévaster ce monde coupable dans les prochaines décennies. C'est-à-dire que l'on n'hésite même plus à se contredire entre les attendus et les conclusions, pourvu que ces dernières flattent le public dans le sens du poil hérissé par la catastrophe à venir.

    Mais le champ de bataille climatique n'est pas qu'une guerre de mots. Lindzen rappelle les mises à l'écart de Henk Tennekes (Pays-Bas), d'Aksel Winn-Nielsen (WMO-OMM), d'Alfonso Sutera et Antonio Speranza (Italie)... tous climatologues respectés mais tous coupables d'avoir émis de sérieux doutes sur le nouveau catéchisme du réchauffement.

    Et que dire de la substance même du débat scientifique, à savoir la publication dans les revues peer-reviewed et les commentaires critiques qui s'ensuivent ? Lindzen souligne quelques-unes des manoeuvres que nous avons souvent mentionnées ici : refus de publier les commentaires critiques d'études alarmistes sous divers prétextes, lynchage à distance des déviants (non pas en commentant directement leur travail, mais en faisant savoir partout sauf dans la revue initiale de publication combien ce travail est infondé), parti pris écrasant des comités de lecture des grandes revues généralistes (Science, Nature) en faveur de l'alarmisme, conduisant à la publication de plus en plus fréquente de résultats de modèles de plus en plus confus ne faisant pas avancer d'un iota la science du climat...

    Après tout, les alarmistes finiront peut-être par avoir raison, faute de combattants en face d'eux. "Seuls les scientifiques âgés peuvent désormais se dresser face à la tempête alarmiste", conclut amèrement Lindzen. Ceux qui commencent leur carrière ont un choix assez simple entre le conformisme réchauffeur ou la fraîcheur d'un placard.

    Bien sûr, les croyants du mythe du réchauffement et fidèles de l'église du GIEC lisant ces lignes considéreront sans doute que Lindzen exagère. Qu'il est animé par la rancoeur ou l'aigreur. Voire qu'il manipule le public au profit d'intérêts cachés. Qu'ils méditent pourtant ceci : dans l'histoire récente de la science, c'est la première fois qu'un spécialiste reconnu en vient ainsi à tirer la sonnette d'alarme sur la médiocrité scientifique croissante de sa propre discipline. Et cela, on ne peut plus faire semblant de l'ignorer.

    Pour d'autres articles de scientifiques sceptiques voir le site http://www.climat-sceptique.com/

    Les prévisions de l'ONU, sur lesquelles s'appuie l'accord de Kyoto

    L'ONU est d'abord un organisme où siègent les politiciens de toute la planète autour d'une table. Seulement 33% des experts ayant produit des rapports pour le groupe intergouvernemental de travail de l'ONU sur les changements climatiques étaient des climatologues. Dans leurs prévisions pour les cent prochaines années, ces experts ont produit 245 possibilités variant d'une hausse de seulement 1,4°C à 5,8°C. Mais 50% de ces prévisions étaient sous 2,5°C, donc plus près de la prévision minimale. Ces experts n'ont fourni aucune analyse des probabilités d'obtenir 1,4°C ou n'importe laquelle des 245 prévisions. Ils ont tiré à pile ou face, sous l'influence politique, pour dire que le scénario le plus pessimiste était le plus probable.

    Voici un autre exemple des prévisions venant de l'ONU: en 1980 l'ONU prédisait que la population mondiale en l'an 2050 serait de 15 milliards d'habitants; leurs estimés les plus récents parlent maintenant de 9 milliards, une baisse de 67%!

    Les émissions de CO2 par habitant ont diminué. Or, tous les modèles de l'ONU sont basés sur une croissance exponentielle du CO2, croissance qui s'est stabilisée il y a déjà 25 ans. Certains scénarios de l'ONU font l'hypothèse qu'en 2100, des pays tels la Corée du Nord, la Lybie, la France, l'Argentine, auront un PIB per capita supérieur à celui des États-Unis!

    Soyons réalistes au lieu d'être alarmistes. Une couple de degrés de plus dans notre climat aurait des conséquences positives: moins d'accidents sur les routes et économies de carburant, économie de chauffage, de vêtements, saison allongée pour l'agriculture. Le petit réchauffement observé depuis un siècle s'est surtout manifesté en hiver... Tout n'est pas mauvais en ce bas monde.

    «L'idée la plus généralement admise postule que ce changement consiste principalement en un réchauffement global et qu'il serait causé par le gaz carbonique (CO2) émis par l'homme suivant le phénomène physique dit de l'effet de serre. Je fais partie des membres de la communauté scientifique, certes aujourd'hui très minoritaires, qui contestent cette interprétation, la trouvant simpliste et occultant les dangers véritables.» de Claude Allègre, géophysicien, dans L'Express du 10 octobre) Le quotidien Libération a sauté sur l'occasion pour reprendre l'Évangile selon le GICC, ce qui leur a valu la réponse au lien suivant de Climat sceptique: L'affaire Allègre. Climat sceptique se définit comme «le blog de résistance à l'air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences.» Précisons que ce site ne bénéficie d'aucune subvention gouvernementale, sûrement pas de notre ministre québécois Claude Béchard...
    http://www.climat-sceptique.com/


    Comment expliquer cette coalition, entre Steven Guilbault (le chef de bureau de Montréal de Greenpeace Canada, bénéficiaire d'un abonnement d'invité de Radio-Canada) et le ministre Claude Béchard (ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Gouvernement du Québec--MDDEP), si ce n'est par cette quête d'un transfert fédéral de 328 millions de $ qui permettrait de rencontrer le plan 2006-2012 déposé en juin 2006 et concocté par Béchard, ses fonctionnaires, et Greenpeace ? Qu'est devenue la climatologie au Québec et au Canada, si elle n'est pas la pseudo-science des politiciens, de leurs activistes et de tous ceux qui peuvent bénéficier des dépenses gouvernementales en matière de climat ?

    Béchard serait-il un "politicailleux" qui tente de profiter d'une réalité afin de se faire du capital politique? À la question « quelle satisfaction retirez-vous de votre poste de ministre ? », béchard avait répondu que : «son trip le plus fort était que chaque matin il se levait en se disant que s'il décidait de ne pas signer ceci ou cela, ou de ne pas lever le petit doigt, c'est tout le Québec qui serait bloqué... » Bref, un vrai "power-trippeux", et qui s'avoue!...

    Tartuferie oblige. C'était hilarant de lire cette nouvelle rapportée sérieusement sur le site internet de la Coalition, sauvons Kyoto : «Les gaz intestinaux des bovidés d'Australie et de Nouvelle-Zélande produiraient trop de méthane. Les autorités des deux pays ont donc décidé d'investir des millions de dollars pour réduire les flatulences de leurs vaches en créant une race à "haut rendement énergétique"». Et se souvient-on de ce scientifique qui proposait de couvrir le Kilimanjaro d'un drap blanc afin d'empêcher la fonte du glacier ? Sauf que la fonte de ce glacier est due à l'absence relative de précipitations de neige.

    Et si nous étions réellement en fin de période interglaciaire ?

    La climatocratie affirme que l'activité humaine est responsable de la hausse du CO2 depuis une centaine d'années et que ce gaz est aussi le grand responsable de l'effet de serre; il s'ensuit que si nous sommes responsables des changements climatiques, nous pouvons donc changer le climat en cessant de produire les gaz causant l'effet de serre (CO2, vapeur d'eau, méthane, ozone, oxyde d'azote...). Je résume ainsi la bible des Al Gore et autres prédicateurs du climat. Ces hypothèses sont lourdes de conséquences, comme en fait foi le rapport de l'économiste Stern. Son chiffre : 7000 milliards de dollars. L'équivalent d'une récession pire que celle de 1930. Tout n'est pas aussi simple. Qui a-t-il donc de si nocif dans le CO2 que nous expirons et le CH4 que nous pétons ?

    En fait, l'analyse des carottes de glace de l'Antarctique permet d'affirmer que la Terre a connu huit glaciations importantes depuis 500 000 ans. .Selon Brigitte Van Vliet-Lanoë, la hausse observée du CO2, qui n'est pas une hausse inhabituelle par rapport à l'Histoire de la Terre, ne peut que retarder la venue d'une prochaine glaciation. Mme van Vliet-Lanoë était professeur en sciences de la Terre à l'université de Lille (était, jusqu'au 6 novembre dernier, concensus oblige...Le Dr Lindzen l'avait oubliée dans sa liste de mises à l'écart. On se croirait à l'époque de l'inquisition et des châtiments...).

    Pourtant une étude récente vient appuyer les affirmations de cette éminente scientifique dans un article publié sur le site : http://www.climat-sceptique.com/ Vous y lirez un article sur le Groenland qui contredit toutes les théories alarmistes. Voici un extrait : «Décidément, plus la publication du rapport GIEC / IPCC 2007 approche et plus la température monte. Une nouvelle étude sur le Groënland démontre que les températures récentes n'ont rien d'exceptionnel par rapport aux 100 dernières années. Et les animateurs de Real Climate, site "anthropique" bien connu, sont obligés d'admettre que les modèles ne prévoient pas un réchauffement massif de la région dans les 100 ans à venir, mais au contraire le réchauffement le plus faible des zones terrestres de l'Hémisphère Nord. Alors, pourquoi soutenir les délires catastrophistes d'Al Gore et consorts ? B.M. Vinther (Institut Niels Bohr, Université de Copenhague) et son équipe viennent de publier une nouvelle reconstruction des températures du Groënland (Vinther 2006). Les auteurs ont repris l'ensemble des données disponibles sur les stations météorologiques du XXe siècle, et ont ajouté des séries de mesures plus anciennes remontant parfois jusqu'en 1784. Un travail salué pour sa qualité et son sérieux.».

    Comme vous voyez tout ce qui est à la mode n'est pas nécessairement vérité...

    Enfin terminons sur une note humoristique en disant que certains se font les «Brigitte Bardot» des ours polaires dans ce dossier... »

  • Sylvain Bergeron
    Inscrit
    jeudi 4 janvier 2007 16h53
    Michael Crichton
    « Réponse à Madame Bordeleau.

    Croyez-vous en Adam et Ève ?

    Michael Crichton est à l'environnement ce que sont les créationnistes dans le domaine de l'évolution. »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    jeudi 4 janvier 2007 17h28
    Je vais m'acheter une voiture, juste pour être dans le coup
    « De mon jeune âge, j'ai remarqué depuis longtemps que le principal problème concernant l'environnement, celui qui saute le plus aux yeux, est causé par l'automobile. Pas vraiment besoin d'avoir l'âge de raison pour comprendre que l'automobile pollue énormément, mais qu'en plus, c'est totalement absurde que l'être humain en ait fait le centre de sa vie. Je crois que nous avons fait erreur. En 1972, un ouvrage qui avait pour titre "Changer ou disparaître: un plan pour la survie" (Editions Fayard , Paris - 1972 , collection "écologie" , traduit de l'anglais par Armand Petitjean , 162 pages) annonçait la fin du monde si l'Humain ne changait pas ses habitudes de vie.

    Il faudrait peut-être, une fois pour toute, que l'on arrête de jouer à l'autruche. Dans tout les cas, j'ai 28 ans et je crois bien être de la dernière génération. Enfin, je vais même aller m'acheter une voiture juste pour faire partie de la gang! Quand je pense que j'ai perdu des amis parce que j'ai critiqué leur mode de vie et leur façon de voir le monde avec leur maudit "char" qui était au centre de leur vie! Comme d'autre, j'ai plus envie de me battre. je n'ai pas la force de me battre contre ce système où les gens ne pourraient pas être plus conditionnés et paradoxaux. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 4 janvier 2007 19h52
    C'est pas nous
    « À en lire plusieurs c'est pas nous qui sommes responsables de ce réchauffement. C'est pas nous, moi j'ai le droit de consommer et ne venez pas me parler de devoir, non j'ai juste le droit de consommer.

    Mettons que nous ne sommes pas responsable du réchauffement et que celui-ci est un phéomène climatique ciclique. Imaginons que la terre c'est l'Île de Pâques et que nous nous multiplions comme des lemming: ça se pourrais-tu qu'il nous manque d'espace pour vivre si les plus riches s'obstinent à consommer ving boeufs et deux baleines par année? Plus sérieusement ne devrions-nous pas nous préoccuper de la pollution causée par notre façon de vivre comme les européens auraient dû le faire pour contrer toutes les épidémies qui les décimais autrefois?

    Quand aux bien pensant qui refusent de mettre des enfants au monde, dans ce monde, je leur dit: avoir des enfants (plusieurs) n'est-ce pas le meilleur moyens de mettre ses priorités (valeurs) à la bonne place pour ainsi moins consommer? »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    jeudi 4 janvier 2007 20h14
    Les fourberies de Fernand Trudel: ça sent le babyboomers aliéné
    « Je lisais le commentaire d'Yvon Trudel et je me suis tout de suite dit: "Merde, il écrit tellement bien, il semble tellement intelligent, il a un esprit argumentatif fabuleux, etc...., il ne peux pas avoir pris la peine de faire toute cette propagande pour tenter d'annihiler tous les efforts des scientifiques et des intellectuels qui analysent avec objectivité la situation de notre environnement pour prendre la défense de l'automobile et d'un mode de vie qui depuis plus de 25 ans sont néfastes pour l'environnement."

    J'ai alors copié-collé des extraits de son commentaire pour arriver à ce site: http://pages.globetrotter.net/yvon_dionne/climat.html

    Comme le faisait remarquer Al Gore dans "Un Unconvenient Truth", il suffit de quelques imbéciles pour qu'on prenne encore 25 ans avant d'agir radicalement. Après ça, on réprimera mon cynisme et mon désespoir, mes on ne doutera plus de mon scepticisme qui a survécu à la reproduction narcissique d'une certaine catégorie de babyboomers. Allez, le débat est vraiement lancé. »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    jeudi 4 janvier 2007 20h40
    Prête à un virage
    « Si certain font des "copier-coller" d'écrits qui ne leur appartiennent pas, je vais me permettre d'en faire autant, mais avec un travail de recherche que j'ai moi même effectué.
    Mais aussi, comme plusieurs autres, j'en avais marre de me faire dire "c'est nouveau la pollution, on ne savait pas avant, personne en parlait, comment je vais faire pour aller au travail si je n'ai pas de "char"".

    Alors voici un extrait de mon travail qui voulait démontrer que la population au Québec était certainement prête à prendre un virage vert en 2006 concernant le projet de loi 390 concernant les sacs de plastiques. Lors d'une petite recherche d'un jour ou deux à la bibliothèque de l'UDM, j'ai trouvé suffisemment d'ouvrages me permettant d'affirmer que soit nous avons un problème de diffusion du savoir, soit nous sommes de réels abrutis. Lisez et faites vos propres conclusions!

    Début de l'extrait de mon travail:

    1970-1980
    C'était en 1972, voilà plus de trois décennies, qu'un livre ayant pour titre Changer ou disparaître était publié en français. Il s'agissait de la traduction de la version de l'édition originale britannique Blueprint for Survival. Avec la parution de ce livre, les auteurs rêvaient d'une conscientisation à l'échelle mondiale à propos de l'état critique de la planète. Dans la préface anglaise traduite en français il y est écrit :

    "L'examen objectif de l'information disponible nous a fait conclure qu'à l'heure actuelle, la situation de la Terre est critique. Sauf renversement de la tendance en cours, l'effondrement de notre société, et la rupture définitive des systèmes qui permettent le développement de la vie sur notre planète, sont inévitables; nous y assisterons peut-être d'ici à la fin du siècle - nos enfants, certainement (Goldsmith, Edward, c1972: préface)."

    Une raison pour laquelle les écologistes de cette période se sont réunis d'une voix dans cet ouvrage est qu'ils désiraient mettre de la pression sur les gouvernements pour que ces derniers prennent des décisions éclairées pour empêcher le désastre envisagé qui serait causé par la pollution. Il voulaient aussi s'assurer que les gouvernements du monde entier fassent face à la réalité et qu'ils cessent d'utiliser des hommes de science ou autres ruses de lobbying pour minimiser la dangerosité de la situation. Dans cet ouvrage, on écrit que

    "notre industrie peut réduire sa pollution en recourant à d'autres matériaux. La substitution de produits synthétiques à ceux qui se trouvent couramment dans la nature a causé de graves dommages à l'environnement, puisque, dans certains cas, ils ne sont que difficilement biodégradables, et dans d'autres pas du tout (Goldsmith, Edward, c1972)."

    Il vaut la peine de rappeler que cet ouvrage a été publié en 1972. Cet extrait prouve que l'on avait déjà conscience du problème que causent les objets non biodégradables sur l'environnement. Dans Changer ou disparaître, on explique aussi clairement que les gouvernements doivent se préoccuper de la pollution et que le pollueur doit être tenu responsable des désagréments qu'il occasionne. En effet, la nocivité des matières non biodégradables faisait énormément discourir et les options biodégradables semblaient devenir les seules à pouvoir sauver l'environnement. C'est aussi ce que croyait Elsen (c1973). L'auteur écrivait qu'entre 1950 et 1970, les progrès techniques avaient été si considérables qu'il était facile de remplacer les agents polluants par d'autres moins polluants, idéalement par des matières biodégradables. On peu lire qu'une lutte vraiment efficace pour empêcher la pollution de l'environnement ne peut trouver de victoire qu'avec une réglementation faite de « lois précises et sévères. » Aussi, on y apprend que c'est l'année de la création du ministère de l'Environnement au Canada, ce qui se traduit par une prise de conscience de l'impact qu'a notre mode de vie sur l'environnement. (J'en doute aujourd'hui) Le sac de plastique est fabriqué avec du pétrole.

    Aujourd'hui, le population en générale accepte l'idée que le pétrole est une cause de conflit dans le monde et produit des gaz à effets de serre lorsqu'il est consumé. Notons aussi qu'au courant de cette décennie, une grande crise du pétrole a secoué le monde. Dans un livre paru en 1970, on dit clairement que le pétrole pollue notre planète et qu'il est important de prendre les mesures pour contrer notre autodestruction.

    "The oil industry, vitually a world government, presides over an economy organized toward the destruction of life. It's power must be broken, not merely circumvented. The avenues of oil must reached at their point of production, not merely in our own individual use (Love, Glen A (c1970)."

    Il faut donc convenir que les années 1970 ont marqué le début du changement des mentalités face à la pollution environnementale. L'ouvrage Changer ou disparaître ou bien encore à la création du ministère de l'Environnement au Canada sont deux exemples indéniables de ce changement des mentalités.

    Si monsieur Fernand Trudel doute de ce qui vient de lire, je peux lui envoyé mon travail personnellement.

    Cordialement,

    Sylvain Racine »

  • Pierre-Andre Morin
    Inscrit
    jeudi 4 janvier 2007 23h47
    Crichton: RealClimate.org
    « Madame Bordeleau

    J'ai lu "State of Fear" (un ROMAN fascinant) et je me suis aussi posé de sérieuses questions. J'ai trouvé le site RealClimate.org (j'ai exploré la section anglaise) donne plusieurs réponses scientifiques (entrez Crichton dans la boite de recherche en haut à droite).

    Par exemple vous pourrez confirmer une des seules affirmation de Crichton qui soit vraie: L'Antartique 'pourrait' voir sa masse augmenter car le réchauffement global va augmenter les précipitations.

    Les modèles montrent aussi que l'hémisphère Nord va le plus souffrir le plus du réchauffement Global. Suffit de regarder les couleurs sur un modèle et ça apparait.

    J'estime que les fermes de l'Ouest Canadien sont condamnées à moyen terme (un mini désert dans 10-15 ans ca vous tente) mais je ne suis pas un climatologue.

    Le vrai drame qui n'est couvert pas AUCUN modèle est celui dans lequel:
    1) le Pergelisol se dégèle;
    2) Le méthane au fond des océans (2 ou 3 degrés peuvent amorcer le processus) se met a dégeler;
    Dans ce cas, l'impact sur la planète serait dramatique car les effets seraient plusieurs fois supérieurs à tout ce que la race humaine à fait... Cataclismique est le seul mot qui me vient à l'esprit.

    De toute manière dans trois semaines le premier des rapports de l'IPCC (International Panle on Climate Change) va sortir et les contradicteurs vont avoir la vie dure!

    Les deux défis du 21 siècle:
    - le réchauffement Global;
    - le disparition du pétrole et du gaz (crete atteinte cette année);
    Aucune solution en vue (rien avant 10-20 ans dans les deux cas) et un changement dramatique dans notre vie.

    Pierre-Andre »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 5 janvier 2007 01h25
    La course aux sorcières
    « Certe la planète se réchauffe, pour quelle raison peut-être nous avons une responsabilité mais ce n'est pas une raison pour augmenter des pollutions sous prétexte de réduire les gaz à effet de serre. Les preuves que les particules fines (PM) tuent sont faites et l'on s'oriente pour augmenter cette pollution afin réduire les gaz à effet de serre est tout à fait désastreux. L'image du glacier qui fond semble plus importante que les pertes de vie humaines et animals causé par le smog?

    Les solutions sont de pure improvisation, même ridicules comne augmenter le diesel, les incinérations, les chauffage au bois, les moteurs à deux temps. Soyons sérieux...allez travailler à pied mais subventionnons les motos neiges, encourageons les motos à deux temps, donnons toute la place aux camions qui au Québec sont excessivement polluants, vendons notre énergie propre aux autres pour chauffer au bois (mais avec des poêles propres EPA) comme si c'était l'appareil qui pollue et non la combustion de biomasse.

    Actuellement au Québec nous sommes les champions de toute les provinces canadienne des émissions de particules fines par le chauffage au bois etle diesel et pour Kyoto augmenter cette pollution est tout à fait irresponsable de faire vivre un plus grand calvaire aux gens vulnérables de ces fumées toxiques. L'absolu dans la nature commence par les être vivants et non par un petit coin enchanteur pour y vivre paisiblement ou pour les loisirs. Soyez dont plus clair et franc auprès de la population qu'est ce que veut dire réduire la pollution? Plusieurs croient à tord que les camions ou les feux du voisin ou les motos neige ou les motos etc seront interdit. »

  • Pierre-Andre Morin
    Inscrit
    samedi 6 janvier 2007 15h11
    Les sorcières: Vos souhaits recèlent des défis.
    « Bonjour

    Je suis d'accord avec Madame Bergeron sur l'effet de la polution des particules. En plus, les coûts de santé dépassent surement les coûts de corriger la situation.

    Un autre effet peu connu de ces particules et d'une partie de la polution est de réduire l'impact du réchauffement global (Global Dimming).
    En effet ces micros particules augmentent la reflexivité des nuages en favorisant des goutelletes plus petites. En effet, la vapeur d'eau s'accumule dans de plus petites goutelettes autour de ces particules. Ceci augmente la réflexivité des nuages - plus la goutte est grosse, plus le volume d'eau requis par rapport à la surface de reflexion est grande (puissance de 3 pour un volume, au carré pour une surface). Le 'Global dimming' a été mesuré scientifiquement.

    Deux effets pervers:
    1) Diminuer l'impact perceptible du réchauffement global. Par contre, c'est plus facile d'éliminer ces micro-particules avec des filtres que d'éliminer les émissions de dioxide de carbone - donc un jour le réchauffement de la planète devrait s'accélérer. En Chine ils ont d'ailleurs 'intercepté' une des meilleure technologie de captations des particules qui était propriété dèune compagnie Québecoise (partie du milliard 'virtuel' de la mission de Lucien Bouchard). En passant attendez que 5% ou 10% du pétrole consommé pour produire de l'électricité soit remplacé par du charbon. Ces usines sont repayés en 6 ou 7 années. Par la suite, tentez de fermer une usine qui ne génère que des profits... Ça va faire mal!
    2) Il est prouvé qu'une diminution de la quantité de lumière à un impact sur la dépression. Est-ce que la diminution de la lumière du soleil pourrait être une des causes de l'augmentation de la médication anti-dépression dans notre société? Bof, tant que l'on prend sa pilule, le soleil brille et l'on n'a pas de problème avec le réchauffement global.

    Quoiqu'il en soit, les défis pour l'humanité sont aussi grand que notre technologie. Malheureusement, pour y faire face, il va falloir que l'on change fondamentalement notre manière de penser. Pour le moment, c'est chacun pour soi, pas dans ma cour. Dans 20 ans, des gouvernements comme ceux que l'on a actuellement seront chose du passé.

    Le défi est si grand qu'il faut non seulement diminuer nos émissions mais trouver un moyen de compenser pour le niveau d'émission cible.

    Je propose que l'on commence par planter des arbres. Au Québec nous devons faire notre Mea culpa, notre exploitation de la forêt et nos barrages (les arbres sous l'eau se décomposent et favorisent l'effet de serre). Il faudrait planter des dizaines de millions d'arbres pour compenser à chaque année. Ça doit pas être si cher: Si on offre deux dollars par arbre de dix centimêtres (incluant les taxes), 100 millions d'arbres par année ça fait 200 millions de dollars. Je suis sur que l'on pourrait trouver plein de travailleurs. Dix arbres par Kilomêtres carrés au Canada, c'et un arbre à tous les cent mêtres carrés après dix ans: Cout 1$ pour chaque 5500$ de notre PIB: soyons pessimiste: 1$ pour 1000$ de PIB. En plus, on créé des emplois ICI (on peut rescaper une partie des chomeurs de l'industrie forestière) et en prime, une partie revient au gouvernement (15% de taxes plus les impots ca doit bien faire 25% à 30%). Frédéric Bach échangerait surement son Oscar contre un programme de plantation d'arbres. Avec le terrain que l'on à et une partie de notre Grand Nord qui se réchauffe, on à une opportunité en or de corriger le tir. Le Gouvernement ne veut pas prendre ses responsabilitées.

    C'est criminel de laisser aller les choses mais personne ne dit rien. Nos gouvernements sont comme les éxécutifs des grandes firmes. Il faut aussi regarder comment ça va se faire, car si on plante uniquement une espèce en vue de profits de l'industrie forestière, on favorise les désastres (un seul insecte dans une foret uniforme peut totallement décimer cette foret). Les espèces doivent être déterminés par des écologistes/agronomes et autres, pas des adminitrateurs. Et une vision uniforme: c'est un peu militaire pour la nature.

    Ma position est prise. Pendant les 10 prochaines années, je vais systématiquement voter pour le parti Vert (je ne l'ai jamais fait) car nous n'avons qu'une seule priorité: Garder cette planète dont nous sommes seulement les régents.
    Aucun parti Fédéral ou Provincial ne présentera de vrai solution. Ca sont des menteurs, des magiciens, et ils vivent quatre ans à la fois et aucun ne nous à prouvé qu'il était sérieux: depuis 1990, le Canada à augmenté ses émissions de gaz à effet de serre de 26% à 28%. Dehors les vautours.

    En passant pour les Sceptiques, Avez-vous des assurances? Supposez que vous avez une chance sur dix (10%) que des changements importants se produisent dans les 20 prochaines années (et que vous avez moins de 65 ans). Etes-vous prêt à prendre le risque: une chance sur cent que les évènements du Saguenay (ou encore la tempète de verglas) se reproduisent de manière régulière (à tous les 6 mois par exemple)? Je ne parle pas du niveau des océans, simplement de 1.5 degrés Celsius sur la planète: quatre degrés dans l'hémisphère nord (comme à Montréal) et on à le jackpot!

    Bof, tant qu'on ne change pas, ça va dégrader et le prix à payer va augmenter de manière exponentielle: un an = deux fois pire, deux ans = quatre fois pire, trois ans = 8 fois pire (OK c,'est peut être seulement 5% par année mais après 20 ans: c'est 265%...). En plus les correctifs ne s'implantent pas en six mois. Faut planifier pour 100 ans et commencer tout de suite. La perfection ça viendra en chemin.

    Bonne chance humanité parce que la planète dans 1000 ans, elle aura bien le dernier mot! »

  • Eric Desgagnes
    Inscrit
    mardi 9 janvier 2007 23h02
    Appui personnel
    « Vous avez bien raison les péssimistes de ce monde, le climat s'emballe ! Hoé y a jamais fait chaud comme ca aussi longtemps aussi souvent depuis les 5 dernières années !!! Oui ou non ?

    Avez vous déja vu la couleur bleuätre du ciel dans le Bas du fleuve et en Gaspésie autant que depuis les 3 dernières années ?! Du smog en Gaspésie ?!! Il ne faut pas ce faire endormir par les optimistes provenant des riches et bourgeois de ce monde...

    Il faut absolument que tout le monde ce RÉVEIL !!!!!!!!!!Autant les Chinois, Indoux, Américains, Tous ensembles, Pourquoi ne pas créer un Earth-Aid ! Riches et pauvres !Ensemble nous pourrons, divisé nous perdons un précieux temps...le décompte est commencé messieurs, dames ! Le vaissaux que nous appelons la TERRE n'a pas de pilot qui peu nous diriger tous ensemble pour éviter ce qui semble maintenant ëtre inévitable si personne ne ce bouge le cul ! »

  • frank Sarfati
    Inscrit
    mercredi 10 janvier 2007 08h18
    Rechauffement de la planete - mythe ou realite ? et alors ?
    « Supposons que la planete se rechauffe effectivement, quel est le risque ? S'il y en a que peut on faire ? Il faut arreter de s'agiter et de s'enerver sur le rechauffement de la planete.

    Agissons s'il y a lieu d'agir. Mon seul regret, s'il y a effectivement rechauffement de la planete, c'est qu'il ne sera plus possible de faire de patinoires pour nos enfants dans nos jardins.

    Au dela de l'aimable plaisanterie, ce que je veux dire, c'est qu'il faut non plus debattre a l'infinie sur le sujet mais agir la ou c'est possible en commencant par les plus petits gestes que chacun de nous pouvons faire au quotidien, jusqu'aux "macro mesures" des gouvernements et de l'industrie.

    Frankie »

  • Hugues Charbonneau
    Inscrit
    jeudi 11 janvier 2007 11h09
    Réponse au commentaire : La nouvelle religion
    « M. Fernand Trudel, n'y croyez pas si cela vous donne bonne conscience pour acheter un gros SUV, un ski-doo et un chauffage à l'huile...Les riches aveuglés du Titanic, non préparés au désastre, ont péri. C'est le sort réservé à beaucoup d'humains à cause du réchauffement. Si vous habitez dans une zone inondable, vous aller y croire éventuellement. Bonne chance quand même, à vos enfants!
    Hugues Charbonneau »

  • Éric Miltours
    Inscrit
    jeudi 15 mars 2007 00h00
    Thomas ou Juda?
    « Est-ce vraiment vrai tout ça? J'ai l'impression d'assiter à un débat comme au temps de Galilée à savoir si la terre est ronde! En tout cas, ça ne tourne pas rond, rond. À moins que nous soyons tout simplement en train de tourner en rond...

    Je ne peux affirmer personnellement et scientifiquement le fait du réchauffement sur le climat. N'étant pas spécialiste, je suis obligé de m'en remettre à l'avis de centaines de chercheurs qui tentent de "prédire" ce qu'il adviendra de notre berçeau d'ici 100 ans, lorsque la quasi totalité d'entre nous aurons disparu, d'une manière ou d'une autre.

    Monsieur Trudel, vous me faite penser à un fumeur invétéré qui répond à son médecin qui lui annonce qu'il a des lésions pré-cancéreuses aux poumons qu'il faut bien mourrir de quelque chose..! Vous n'y croyez pas tant que vous ne vous êtes pas brûlé. Je crois que vous êtes obnubilé par le chant des sirènes du modèle néolibéralisme. "votre" discours, si l'on peu dire, sert bien l'apologie de la fuite par en avant. Peut-être avez-vous peur de voir la valeur de vos actions dans quelques compagnies pétrolières fondre comme calotte glacière au soleil? Que deviendra votre fond de pension? À moins que vous n'y soyez déjà arrivé... dans ce cas, peut-être serez-vous épargné lorsque l'humanité touchera le fond de son baril... Et si c'était vrai?

    Pour ma part et celle de ma descendance, je préfère croire (pas aveuglément) qu'il y a péril en la demeure et faire en sorte de ne pas trop regretter d'avoir contribué activement et sciemment à sa perte. Je ne suis pas un ange. Je suis responsable à la hauteur de mes moyens pour détruire ou constuire ce monde. Comme je ne veux pas trahir l'espèce dont je suis, je me dois de faire des choix parfois difficiles, qui mèneront vers la construction plutôt que la destruction.

    Que vais-je laisser à la fin? »

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