mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 20h31


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Lettres: Triste décennale pour le moteur-roue

6 septembre 2006  Environnement
En 1994, un ambitieux projet de développement de véhicules hybrides voyait le jour au sein de la filiale d'Hydro-Québec, Technologies M4, sous la direction éclairée du Dr Pierre Couture, ingénieur et physicien de renom dans le milieu scientifique québécois.

Regroupant génératrice, groupe de traction et moteur-roue, ce modèle prometteur aurait pu relancer l'économie de toute une région avec une valeur pouvant atteindre plusieurs milliards de dollars à l'échelle internationale. Les prototypes étaient déjà à l'essai et les performances pouvaient atteindre celles des puissantes automobiles sport comme la Corvette. Ç'aurait été une fierté pour tous les citoyens du Québec d'être propulsés, grâce à cette invention, à l'avant-scène mondiale en matière de transport écologique et durable avant même d'entendre parler du protocole de Kyoto.

Malheureusement, en août 1996, la direction d'Hydro-Québec a mis fin au projet de véhicule hybride québécois du Dr Couture. Le scandale a fait des remous jusqu'à l'Assemblée nationale, où la commission parlementaire sur le sujet est restée sans réponse, constatant, impuissante, que les 150 millions dépensés dans le projet n'avaient pas porté fruit.

Aujourd'hui, on ne trouve nulle part ce moteur-roue sur les routes du Québec et du Canada. Seuls les Européens et les Chinois ont importé cette invention pour leur avantage. Les brevets dorment sur les tablettes poussiéreuses de la société d'État. Ils y resteront jusqu'en 2015. À ce moment, ceux qu'on soupçonne d'avoir fait pression pour saboter le projet, soit les compagnies pétrolières et les constructeurs automobiles, pourront aisément mettre la main dessus et les faire oublier.

C'est donc une triste décennale qui nous rappelle la fin du moteur-roue d'Hydro-Québec. Bien que Technologies M4 poursuive ses recherches très très tranquillement sur cette invention, des millions de tonnes d'essence sont encore gaspillées chaque jour sur les routes parce que nous n'avons pas exigé la mise au point finale de cette technologie. À la prochaine décennale, aurons-nous la chance de voir les véhicules hybrides devenir la norme plutôt que l'exception?






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009