Greenpeace lance une campagne de boycottage contre la pétrolière Esso
Huit militants de Greenpeace ont été arrêtés hier à Montréal, Toronto et Vancouver en rapport avec des incidents symboliques planifiés visant à attirer l'attention sur le lancement d'une campagne nord-américaine de boycottage des produits de la multinationale Exxon et sa filiale canadienne, l'Impériale Esso.
À Montréal, deux des cinq militants en habit orange arrêtés ont été accusés de méfaits pour s'être enchaînés à des pompes à essence à une station-service située à l'angle Sherbrooke et Saint-Laurent. Les trois autres militants, dont le porte-parole national dans le dossier des changements climatiques, Steven Guilbeault, qui était là pour informer les médias, ont été accusés de s'être trouvés sans permission sur ce terrain à vocation plutôt publique...
D'abord en Europe
La campagne de Greenpeace contre Exxon a démarré à la fin de la dernière année en Europe, tout particulièrement en Grande-Bretagne, mais c'était hier la grande attaque à l'échelle nord-américaine, offensive que la multinationale de l'environnement entend mener contre la multinationale du pétrole dans son fief principal, les États-Unis.
Greenpeace accuse Exxon — et l'Impériale — d'être «la pétrolière la plus rétrograde dans le dossier des changements climatiques», de tenter avec des fonds de dix millions par année de saper avec une armée de lobbyistes le protocole de Kyoto dans tous les coins du globe, de financer les pires réactionnaires environnementaux en finançant notamment l'élection du président Bush et en allant jusqu'à lui mâcher ses déclarations publiques sur la question.
Au Canada, Greenpeace a de plus accusé Esso de vendre l'essence affichant les plus hauts taux de soufre, ce qui ajoute au smog urbain et aux pluies acides. À l'opposé, les tests d'Environnement Canada indiquent qu'au Québec, c'est l'essence d'Ultramar qui est la moins polluante sous ces deux rapports.
La réponse d'Esso
Sur la question du soufre, le porte-parole d'Esso, Pierre Desrochers, répond que la multinationale a toujours respecté la norme de 1000 parties par million, qu'elle respectera la nouvelle norme de 150 ppm à compter du 1er juillet prochain et qu'elle devancera dès l'automne 2003 la norme de 30 ppm imposée par Ottawa pour 2005 grâce à des investissements de 500 millions dans ses quatre raffineries canadiennes.
La pétrolière, poursuit Pierre Desrochers, contribue au débat public sur le réchauffement du climat en tentant de démontrer que les avantages de la ratification de Kyoto, toujours incertains à son avis, «vont être minimes alors que les coûts vont être excessivement élevés».
Le porte-parole d'Esso reconnaît cependant que cette pétrolière n'investit pas massivement dans les énergies «renouvelables», comme Shell et BP. Cependant, dit-il, Esso investit dans les énergies «alternatives», dont de nouvelles piles à combustibles qu'il faudra alimenter... avec du pétrole.
À Montréal, deux des cinq militants en habit orange arrêtés ont été accusés de méfaits pour s'être enchaînés à des pompes à essence à une station-service située à l'angle Sherbrooke et Saint-Laurent. Les trois autres militants, dont le porte-parole national dans le dossier des changements climatiques, Steven Guilbeault, qui était là pour informer les médias, ont été accusés de s'être trouvés sans permission sur ce terrain à vocation plutôt publique...
D'abord en Europe
La campagne de Greenpeace contre Exxon a démarré à la fin de la dernière année en Europe, tout particulièrement en Grande-Bretagne, mais c'était hier la grande attaque à l'échelle nord-américaine, offensive que la multinationale de l'environnement entend mener contre la multinationale du pétrole dans son fief principal, les États-Unis.
Greenpeace accuse Exxon — et l'Impériale — d'être «la pétrolière la plus rétrograde dans le dossier des changements climatiques», de tenter avec des fonds de dix millions par année de saper avec une armée de lobbyistes le protocole de Kyoto dans tous les coins du globe, de financer les pires réactionnaires environnementaux en finançant notamment l'élection du président Bush et en allant jusqu'à lui mâcher ses déclarations publiques sur la question.
Au Canada, Greenpeace a de plus accusé Esso de vendre l'essence affichant les plus hauts taux de soufre, ce qui ajoute au smog urbain et aux pluies acides. À l'opposé, les tests d'Environnement Canada indiquent qu'au Québec, c'est l'essence d'Ultramar qui est la moins polluante sous ces deux rapports.
La réponse d'Esso
Sur la question du soufre, le porte-parole d'Esso, Pierre Desrochers, répond que la multinationale a toujours respecté la norme de 1000 parties par million, qu'elle respectera la nouvelle norme de 150 ppm à compter du 1er juillet prochain et qu'elle devancera dès l'automne 2003 la norme de 30 ppm imposée par Ottawa pour 2005 grâce à des investissements de 500 millions dans ses quatre raffineries canadiennes.
La pétrolière, poursuit Pierre Desrochers, contribue au débat public sur le réchauffement du climat en tentant de démontrer que les avantages de la ratification de Kyoto, toujours incertains à son avis, «vont être minimes alors que les coûts vont être excessivement élevés».
Le porte-parole d'Esso reconnaît cependant que cette pétrolière n'investit pas massivement dans les énergies «renouvelables», comme Shell et BP. Cependant, dit-il, Esso investit dans les énergies «alternatives», dont de nouvelles piles à combustibles qu'il faudra alimenter... avec du pétrole.
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