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Le Haut-Richelieu perd l'équivalent d'un terrain de football de forêt chaque jour

Louis-Gilles Francoeur   26 janvier 2006  Environnement
Le Haut-Richelieu, une des régions les plus déboisées du Québec, a perdu en cinq ans 737 hectares de forêt, l'équivalent de 1500 terrains de football. Presque un par jour!

Située en Montérégie, la MRC du Haut-Richelieu est une des trois MRC de cette région où les pertes en territoire boisé ont été les plus importantes.

C'est ce que révèle une étude de Géomont, l'agence géomatique montérégienne, faite à la demande de l'Agence forestière de la Montérégie. Ces chiffres confirment, avec plus de précision, la «tendance lourde» décelée par d'autres études réalisées antérieurement par les ministères québécois de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) ainsi que par le ministère de l'Environnement, des études divulguées à l'époque par Le Devoir. Une partie de cette tendance au déboisement résulte de la mise en place de normes environnementales qui obligent les agriculteurs à se doter de superficie d'épandage suffisantes pour éliminer leurs lisiers et fumiers, au lieu d'imposer une réduction de la production animale des régions en surplus sous cet angle.

Sur une superficie globale de 99 621 ha, le Haut-Richelieu bénéficiait en 1999 de 12 227 ha de forêt, soit 12,27 % de son territoire. En juillet 2004, cette surface avait été ramenée à 11 489 ha, soit 11,53 % du territoire. Cette perte de 737 ha se concentre à 94 % en zone agricole, soit 696 ha, contre seulement 41 en zone urbaine.

Avec aussi peu de forêt, la MRC du Haut-Richelieu se retrouve néanmoins derrière la championne du déboisement en Montérégie, soit la MRC de Beauharnois-Salaberry, dont le territoire forestier ne représente plus que 9,9 % de sa superficie totale. Cette MRC tente cependant de renverser la tendance, car c'est dans son territoire qu'il y a eu le moins de déforestation au cours des cinq dernières années. Présentement, les MRC de Rousillon (Laprairie, Candiac et Châteauguay), avec 11,74 %, et la MRC de Longueuil, avec 12,49 % de territoire boisé, sont proportionnellement encore plus boisées que celle du Haut-Richelieu!

Dans cette dernière MRC, c'est à Saint-Jean-sur-Richelieu que les pertes en territoire boisé ont été les plus importantes, avec 154 ha de moins en cinq ans, ce qui lui laisse tout au plus 7,5 % de territoire forestier. Mais c'est à Saint-Valentin que le déboisement se poursuit au rythme le plus effréné dans le Haut-Richelieu. Passant de 509 à 409 ha, la perte en territoire boisé a atteint 20 % en cinq ans, ce qui ne laisse à cette municipalité qu'une surface de 10,4 % couverte d'arbres. La municipalité de cette région qui a connu le plus faible taux de déboisement est Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix. Mais c'est probablement parce qu'il ne reste à peu près plus rien à couper, la surface boisée étant la plus petite de toute la région, avec seulement 4,2 %.

Québec a promis d'obliger les MRC à maintenir un couvert forestier minimal mais, jusqu'à présent, cette promesse est restée lettre morte, comme celle de protéger les milieux humides en voie de destruction intensive dans les mêmes parties du sud du Québec.






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  • gaetan lebel
    Abonné
    jeudi 26 janvier 2006 08h04
    La fin de sgrands arbres à Batiscan
    « Notre village était émaillé d'arbres gigentesques il ya une dizaine d'années.Les tempêtes de vent, le verglas et la peur que les branches ne brisent la toiture du voisin ont fait disparaître progressivement ces beaux arbres. Les raisons invoquées sont justes, mais ne faudrait-il pas que nous les remplacions pour ne pas créer un bilan forestier négatif. Notre association écologique a reboisé le terrain de la petite école de Batiscan, le terrain de la Chambre de Commerce, le site de l'ancien dépotoir et a encouragé les citoyens à reboiser. Il faut aller plus loin. Nous projetons de demander à la municipalité de devenir acquéreur de terrains près du marais Saint-Eloi avec des feuillus qui couvraient ce secteur au début de la colonie. Champlain sera surement heureux de revoir le décor qu'il a connu le 26 juin 1603 quant il a rencontré les tribus indiennes sur cette île qu'il nommera Saint-Éloi. Nos élus municipaux auront-ils l'ouverture pour comprendre l'importance de garder un couvert forestier maximal et de reboiser le long de rivières et ruisseaux des arbres coupés ailleurs par néccessité ou par ignorance?
    Gaétan Lebel.
    Batiscan »

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