Barbra Streisand a fait de sa vie, et son concert de mercredi soir en montait dans un savant désordre, telle une bande-annonce, les faits saillants. L’enfance (You’ll Never Know,...
Barbra Streisand a fait de sa vie, et son concert de mercredi soir en montait dans un savant désordre, telle une bande-annonce, les faits saillants. L’enfance (You’ll Never Know, enregistrée à 13 ans), les débuts (Happy Days Are Here Again), la consécration (Funny Girl, The Way We Were, Evergreen), le triomphe populaire (Guilty), l’apothéose (Here’s to Life, enregistrée avec Diana Krall), tout y était, avec elle pour méditer en chair et en os et à haute voix sur le chemin parcouru. Sans regret et sans se presser, la femme-orchestre de 70 ans, qui cultive la rareté, a donné aux spectateurs trois heures de sa vie (ou vendu à un prix exorbitant, le jury délibère encore) à travers un spectacle qui mettait aussi en valeur la Barbra qui m’enchante, c’est-à-dire celle qui fait du cinéma depuis 1968, comme actrice (à son sommet dans The Way We Were de Sydney Pollack) et comme productrice-réalisatrice (Yentl, Prince of Tides).