Les expositions en solo d’Angela Grauerholz ont été relativement rares ces dernières années à Montréal. En voici une qu’il ne faut pas manquer de voir. Le convaincant contenu de cette exposition tient en seulement quatre oeuvres, des « photographies », comme l’annonce simplement le titre.
L’Américain Whit Stillman est passé par Montréal afin de promouvoir Damsels in Distress, en salle cette semaine, une comédie décalée inspirée de ses années d’étude à Berkeley et à Harvard. Rencontre avec un amoureux de Truffaut… qui fait du Rohmer.
Whit Stillman est un cinéaste américain connu dans les cercles cinéphiles pour sa trilogie consacrée à la jeunesse intellectuelle nantie. Conjugués au passé, celui des années 1980, Metropolitan, Barcelona et The Last Days of Disco se distinguent par leurs dialogues spirituels. Montrant souvent le parcours de protagonistes recherchant l’acceptation au sein de cliques prestigieuses, le cinéma de Whit Stillman pourrait avoir été écrit par un F. Scott Fitzgerald tenté par l’humour. Damsels in Distress, qui illustre le cheminement inverse, est le quatrième long métrage du cinéaste en 22 ans.
Ce documentaire tient du reportage plus que de l’objet filmique et repose essentiellement sur son thème. Les bonnes intentions de Paul Arcand ne sauraient être remises en question. Si Dérapages a des impacts, ne serait-ce qu’auprès des parents qui pourraient mieux encadrer leur progéniture, il aura servi à quelque chose, mais il eût sans doute gagné à être destiné au marché télévisuel. De fait, on a de la difficulté à croire que son public cible - les adolescentes et les jeunes adultes - se déplacera pour voir ce film sur les fous du volant qui fauchent des vies. Comme il le rappelle, au cours des cinq dernières années, 725 jeunes Québécois âgés de 16 à 24 ans ont perdu la vie sur nos routes. Mais le film tombe à un moment où les 24-35 ans deviennent particulièrement à risque.