Achat direct d'actions ou fonds de placement
Il y a deux semaines, Michel Marcoux comparait dans sa chronique (présentée chaque lundi dans Le Devoir) sur les fonds communs de placement, le rendement de ceux-ci par rapport à celui de trois titres-vedettes, soit BCE, Bombardier et Nortel.
Évidemment, la dernière année fut assez misérable pour ces trois titres, comme l'a d'ailleurs montré M. Marcoux dans son tableau. Rendement sur un an de BCE, -21,04 %, de Bombardier, -34,7 % et de Nortel, -68,5 %. À titre de comparaison, les 20 plus importants fonds d'actions canadiennes ont enregistré durant cette période un rendement annuel de 9 %. Voilà de quoi encenser les gestionnaires de portefeuilles comme l'a fait M. Marcoux dans sa chronique. Une comparaison qui, cependant, ne dit pas tout, loin de là.
D'abord, parce que les fonds communs de placement, par leur nature, profitent de l'élément diversification, facteur dont ne profitent pas les trois titres pris seuls ou dans leur ensemble. Donc, comparer la performance des fonds à ces trois titres implique une grande supposition, soit celle que les petits investisseurs ne détenaient que trois titres dans leur portefeuille ce qui n'est pas nécessairement le cas. Qu'à cela ne tienne, la diversification est le propre des fonds communs de placement et, par le fait même, elle fait de ceux-ci des véhicules de placement à caractère plus défensif quand survient une période difficile comme celle connue depuis l'éclatement de la bulle spéculative survenue en 2000.
Ensuite, il y a la période beaucoup trop courte utilisée par M. Marcoux pour comparer lesdits rendements. Une période d'un an n'est guère significative dans une perspective de placement à long terme, sauf pour les gestionnaires de portefeuille qui sont obligés de comparer leur performance entre eux, à chaque trimestre. Le petit investisseur qui accumule les actions de grandes compagnies (six grandes compagnies permettant de participer à au moins trois secteurs distincts selon ma politique) au rythme de son épargne, bien souvent en profitant des programmes d'achat d'actions offerts par ces entreprises à leurs actionnaires, le fait dans une perspective à long terme. Aussi, s'il faut comparer la performance des fonds à celles de ces trois titres, il faut le faire sur une période plus longue, d'au moins cinq ans.
Voyons ce que donne une telle comparaison. D'abord, le titre de BCE. Avant que BCE ne distribue ses actions de Nortel à ses actionnaires, son action a atteint (février 2000 environ) des pointes à près de 200 $. Une fois la distribution effectuée, son titre s'est échangé autour de 40 $. Une distribution qui équivaut ni plus ni moins à un fractionnement d'une ancienne action contre cinq nouvelles. Je vous dis cela car, pour des fins de comparaison, je me dois de tenir compte de ce facteur. Au début de 1997, l'action de BCE s'échangeait autour de 20 $, donc, en son équivalent d'aujourd'hui (qui tient compte de la distribution des actions de Nortel) de 4 $ environ. Or, l'action, même après sa dégringolade des derniers mois, s'échange à 26,41 $ (fermeture du vendredi 10 mai). Sur cinq ans, cela donne un rendement composé annuel de 45,9 %. Ce n'est pas tout. A ce rendement, il faut ajouter le taux de dividende annuel qui a été environ de 2,5 % en moyenne durant la période. Pas si mal pour le titre de BCE que tous semblent maudire maintenant. Sentiment qui d'ailleurs prévalait en 1996 et 1997 alors qu'on craignait que la compagnie coupe à tout moment son dividende.
Et que dire de Bombardier. Durant cette période, le titre est passé de 6 $ (cela tient compte des fractionnements passés de l'action) à 14,15 $ (clôture du vendredi 10 mai). Sur cinq ans, cela donne un rendement composé annuel de 18,4 % auquel il faut ajouter un taux de dividende annuel de près de 1 % .
Reste l'affreuse Nortel. Le cours de son action ajusté aux divers fractionnements est passé de 10 $ environ à 4,14 $, un rendement négatif composé annuel de 16 % sur cinq ans.
Enfin, en supposant qu'un investisseur ait réparti son pécule à part égale entre ces trois titres, son rendement composé annuel sur cinq ans aurait été de 17,3 % auquel il faut ajouter les dividendes perçus.
Pas si mal comme rendement, vous en conviendrez. Ah oui! J'oubliais. Savez-vous quel a été le rendement composé annuel des fonds communs de placement d'actions canadiennes durant cette période? Un peu plus de 7 %.
Évidemment, la dernière année fut assez misérable pour ces trois titres, comme l'a d'ailleurs montré M. Marcoux dans son tableau. Rendement sur un an de BCE, -21,04 %, de Bombardier, -34,7 % et de Nortel, -68,5 %. À titre de comparaison, les 20 plus importants fonds d'actions canadiennes ont enregistré durant cette période un rendement annuel de 9 %. Voilà de quoi encenser les gestionnaires de portefeuilles comme l'a fait M. Marcoux dans sa chronique. Une comparaison qui, cependant, ne dit pas tout, loin de là.
D'abord, parce que les fonds communs de placement, par leur nature, profitent de l'élément diversification, facteur dont ne profitent pas les trois titres pris seuls ou dans leur ensemble. Donc, comparer la performance des fonds à ces trois titres implique une grande supposition, soit celle que les petits investisseurs ne détenaient que trois titres dans leur portefeuille ce qui n'est pas nécessairement le cas. Qu'à cela ne tienne, la diversification est le propre des fonds communs de placement et, par le fait même, elle fait de ceux-ci des véhicules de placement à caractère plus défensif quand survient une période difficile comme celle connue depuis l'éclatement de la bulle spéculative survenue en 2000.
Ensuite, il y a la période beaucoup trop courte utilisée par M. Marcoux pour comparer lesdits rendements. Une période d'un an n'est guère significative dans une perspective de placement à long terme, sauf pour les gestionnaires de portefeuille qui sont obligés de comparer leur performance entre eux, à chaque trimestre. Le petit investisseur qui accumule les actions de grandes compagnies (six grandes compagnies permettant de participer à au moins trois secteurs distincts selon ma politique) au rythme de son épargne, bien souvent en profitant des programmes d'achat d'actions offerts par ces entreprises à leurs actionnaires, le fait dans une perspective à long terme. Aussi, s'il faut comparer la performance des fonds à celles de ces trois titres, il faut le faire sur une période plus longue, d'au moins cinq ans.
Voyons ce que donne une telle comparaison. D'abord, le titre de BCE. Avant que BCE ne distribue ses actions de Nortel à ses actionnaires, son action a atteint (février 2000 environ) des pointes à près de 200 $. Une fois la distribution effectuée, son titre s'est échangé autour de 40 $. Une distribution qui équivaut ni plus ni moins à un fractionnement d'une ancienne action contre cinq nouvelles. Je vous dis cela car, pour des fins de comparaison, je me dois de tenir compte de ce facteur. Au début de 1997, l'action de BCE s'échangeait autour de 20 $, donc, en son équivalent d'aujourd'hui (qui tient compte de la distribution des actions de Nortel) de 4 $ environ. Or, l'action, même après sa dégringolade des derniers mois, s'échange à 26,41 $ (fermeture du vendredi 10 mai). Sur cinq ans, cela donne un rendement composé annuel de 45,9 %. Ce n'est pas tout. A ce rendement, il faut ajouter le taux de dividende annuel qui a été environ de 2,5 % en moyenne durant la période. Pas si mal pour le titre de BCE que tous semblent maudire maintenant. Sentiment qui d'ailleurs prévalait en 1996 et 1997 alors qu'on craignait que la compagnie coupe à tout moment son dividende.
Et que dire de Bombardier. Durant cette période, le titre est passé de 6 $ (cela tient compte des fractionnements passés de l'action) à 14,15 $ (clôture du vendredi 10 mai). Sur cinq ans, cela donne un rendement composé annuel de 18,4 % auquel il faut ajouter un taux de dividende annuel de près de 1 % .
Reste l'affreuse Nortel. Le cours de son action ajusté aux divers fractionnements est passé de 10 $ environ à 4,14 $, un rendement négatif composé annuel de 16 % sur cinq ans.
Enfin, en supposant qu'un investisseur ait réparti son pécule à part égale entre ces trois titres, son rendement composé annuel sur cinq ans aurait été de 17,3 % auquel il faut ajouter les dividendes perçus.
Pas si mal comme rendement, vous en conviendrez. Ah oui! J'oubliais. Savez-vous quel a été le rendement composé annuel des fonds communs de placement d'actions canadiennes durant cette période? Un peu plus de 7 %.
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