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Fonds d'investissements: En promotion cette semaine

En tant que conseillers en placement, nous nous sentons souvent comme l'épicier à qui on demande: «Qu'est-ce qu'il y a de bon de ce temps-ci?», ou: «Quels sont les spéciaux de la semaine?» En fait, c'

Introduction

En effet, nous pouvons définir les grandes tendances en regardant bien dans le rétroviseur du passé. L'économie, c'est bien connu, évolue de façon cyclique. Cependant, la grande inconnue demeure la durée et l'amplitude des cycles. En tenant compte de ces paramètres généraux, nous pouvons nous essayer à définir ce que nous réservent les prochains mois.


L'indice boursier canadien de référence, le TSE 300, depuis juillet-août 2000, a connu une baisse de plus de 30 %. Surprenant? Pas tellement, compte tenu de la hausse historiquement longue qui avait débuté en 1992. Cette hausse du marché canadien a également été caractérisée par une intensité exceptionnellement forte. Ce que nous avons vécu récemment n'est en fait que le retour normal du balancier économique. On pourrait tout aussi bien appeler cette période la fin de la fête.


Mais tout ne va pas aussi mal que les apparences semblent le montrer. Certains secteurs ont très bien marché depuis quelques mois. Les fonds de métaux précieux, par exemple, ont obtenu des rendements moyens supérieurs à 30 % depuis trois mois, et ce, grâce à la montée en flèche des titres aurifères. Les titres concentrés sur les ressources naturelles ont également fait bonne figure. Un indice boursier n'est donc que le reflet global d'un amalgame de secteurs. Même au cours d'une baisse de l'indice, il existe toujours certains secteurs qui obtiennent des rendements appréciables.


Nous constatons aussi que les titres dits «valeurs», titres qui rapportent des dividendes, ont participé à cette hausse. Pendant cette même période, les titres de croissance n'ont rien fait qui vaille. Alors, qu'est-ce que notre boule de cristal nous permet d'entrevoir?


Actuellement, le secteur des petites capitalisations semble connaître une période des plus intéressantes. Au cours des six derniers mois, en date du 31 mars dernier, la hausse moyenne a été de 27,2 %. En fait, il était temps: ce type de capitalisation n'avait rien connu de valable depuis septembre 1997. Est-ce toujours le temps d'investir dans des fonds de ce secteur? Sûrement, puisque le rendement à moyen terme est beaucoup plus faible que son rendement historique. Selon le gestionnaire-vedette Sébastien Van Berkom, un cycle de petite capitalisation connaît six ans de misère suivis de cinq ans de hausse. Il n'est donc pas trop tard pour sauter dans le train.


Des suggestions? Les fonds Fidelity Dynamisme Canada et Talvest Petite Capitalisation. Deux gestionnaires québécois en sont responsables, même si dans le premier cas la gestion se fait à partir de Boston, au siège social de la firme. Dynamisme Canada est un jeune fonds, à peine 20 mois, mais tous les ingrédients d'un fonds-vedette sont réunis. En effet, jeune et brillant gestionnaire, Maxime Lemieux, diplômé de l'université McGill, est encadré d'une équipe exceptionnelle, celle de Fidelity avec Radlo et Harber dont les feuilles de route sont des plus intéressantes.


Et quand on sait que Fidelity gère le plus célèbre fonds commun de placement au monde, le Fonds Magellan, avec ses 72 milliards d'actif sous gestion, on a là un indice de fiabilité. Depuis sa création, en juillet 2000, le fonds Fidelity Dynamisme a procuré un rendement d'environ 8 % supérieur au marché de la petite et moyenne capitalisation. Le risque, assez élevé compte tenu d'un historique trop court, en vaut toutefois la peine.


Quant au fonds Talvest Petite Capitalisation, il a deux atouts de taille. En effet, il est sur le marché depuis plus de huit ans, et son gestionnaire, Sébastien Van Berkom, a une réputation et une expérience incontestables. La volatilité de ce fonds est plus faible que la moyenne de sa catégorie, et le rendement, plus élevé.


Les entreprises composant les fonds de petites capitalisations offrent habituellement des rendements supérieurs à la fin d'un ralentissement économique et ainsi que pendant la période de reprise. Ce sont toutefois des entreprises plus fragiles que leurs grandes soeurs à forte capitalisation. Pour ceux qui croient que la participation à ce genre de fonds les rendrait insomniaques, les fonds à capitalisation moyenne constituent un compromis à considérer dont on parlera dans une autre chronique. Mais n'oubliez pas, la proportion de votre portefeuille ne devrait jamais dépasser 10 % en petite capitalisation.





Michel Marcoux est président d'Avantages Services Financiers inc.,
une société indépendante spécialisée
dans le courtage de fonds communs
de placement et auteur de l'ouvrage
Les 100 meilleurs fonds 2002.



On peut lui écrire à l'adresse (temporaire) suivante: michelm2100@hotmail.com.
 
 
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