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    À quel âge encaisser des unités du fonds FTQ?

    Mon conjoint a 62 ans. Il possède environ 25 000 $ en REER à la FTQ. Ses seuls revenus proviennent présentement de la Régie des rentes. Ils sont d'environ 150 $ par mois. Il a par ailleurs des investissements d'environ 225 000 $.

    Devrait-il retirer ses REER de la FTQ maintenant, pendant qu'il n'a pas beaucoup de revenus? Certains disent que non, que les REER sont les derniers à être retirés. Moi, je crois qu'il devrait retirer ses REER de la FTQ.

    Qu'en pensez-vous?

    T. T.

    Sherbrooke

    Effectuer des retraits du REER et encaisser les unités d'un fonds de travailleur sont deux activités distinctes à ne pas confondre.

    Effectuer un retrait du REER implique que ledit retrait s'ajoute à vos autres revenus imposables et qu'il sera imposé à votre taux marginal d'impôt prévalant dans l'année dudit retrait.

    Par ailleurs, vous pouvez très bien encaisser vos unités d'un fonds de travailleurs sans pour autant sortir lesdites sommes du REER. Le produit de la vente des unités pourra être transféré dans un autre REER préférablement autogéré et pourra alors servir à acheter d'autres types de placement. Dans ce cas, il n'y a pas d'impact fiscal puisqu'il n'y a pas de retrait proprement dit du REER. Lesdites sommes demeurent toujours dans l'un ou l'autre des régimes enregistrés.

    Cela dit, à 62 ans, votre conjoint a probablement avantage à encaisser ses unités du fonds FTQ dont le rendement à long terme n'est pas supérieur à celui d'obligations de grande qualité. Ces dernières sont de meilleure qualité et comportent donc un risque implicite moindre que les unités de fonds de travailleurs.

    L'autre volet maintenant à considérer: votre conjoint doit-il effectuer des retraits du REER? Rendu à la retraite, il est important que tout retraité puisse établir un plan de retraits à long terme de ses REER. Un tel plan permet d'établir le retrait annuel initial qui devra par la suite être ajusté à l'inflation annuelle prévue. Ce plan devra aussi montrer l'évolution du solde du REER jusqu'à 80 ans environ si le bénéficiaire est en bonne santé. Idéalement, les retraits annuels planifiés ne devraient pas excéder les revenus de placement prévus du capital investi du REER. Toutefois, si la personne ne parvient pas à obtenir de ses rentes et de ses revenus de placement REER et hors REER le revenu global annuel minimum désiré lui permettant de soutenir un niveau de vie satisfaisant, elle peut alors établir un plan de retraits qui comprendra à la fois les revenus de placement annuels du régime et un épuisement graduel (très graduel) du capital investi du REER. Ici, il est important de bien superviser le plan de retraits de façon à ne pas épuiser trop rapidement ledit capital du régime.

    Un planificateur financier attitré est certainement en mesure d'établir un tel plan de retraits indispensables pour de nombreux retraités.

    Société de fiducie: krach en vue!

    Que pensez-vous des sociétés de fiducie? Leurs unités sont cotées à la Bourse comme les actions. Ces sociétés versent des revenus parfois même supérieurs à leur bénéfice d'exploitation. Dans ce dernier cas, comment font-elles pour couvrir leurs distributions?

    M. B.

    L'article écrit sous la plume de Gérard Bérubé dans l'édition du Devoir du lundi 21 février 2005, intitulé «Krach en vue!», en dit long sur les sociétés de fiducie et, en particulier, sur les sociétés de redevances pétrolières.

    Expliquons d'abord ce qu'est une société de fiducie. Les entreprises existent sous diverses formes légales. Il y a des entreprises enregistrées, d'autres incorporées. Les sociétés de fiducie, les sociétés en commandite et les sociétés de redevances sont simplement d'autres cadres légaux sous lesquels une entreprise peut être exploitée. Une société incorporée émettra des actions pour lever des capitaux propres; une société de fiducie émettra des unités pour le faire. Actions et unités s'échangent sur le parquet boursier.

    Cela dit, deux facteurs avantagent nettement les sociétés de fiducie par rapport aux sociétés incorporées. Le premier est d'ordre fiscal. Avant de verser un dividende à ses actionnaires, la société incorporée doit payer ses impôts. La société de fiducie n'a pas à le faire. Ces revenus ne sont pas imposables. Elle peut par conséquent transférer directement à ses sociétaires (détenteurs d'unités) tous ses profits d'exploitation (ceux réalisés après les frais d'exploitation). Les revenus seront alors imposés dans les mains des sociétaires à leur taux marginal d'impôt. Évidemment, ces derniers, pour reporter le plus tard possible les impôts dus, verront à inscrire les unités des sociétés de fiducies et celles des sociétés de redevances pétrolières dans leur REER. Aussi longtemps que ces unités demeureront dans le régime, les revenus de placement qu'elles génèrent se composeront affranchis de tout impôt.

    On comprend ici aisément pourquoi les taux de distributions (souvent mensuelles) des sociétés de fiducie sont généralement bien supérieurs aux taux de dividende offerts par les sociétés incorporées à leurs actionnaires.

    L'autre facteur plus éphémère ayant favorisé les sociétés de fiducie sont les faibles taux d'intérêt. Ceux-ci ont régulièrement baissé au cours des dernières années, au point d'atteindre des planchers historiques. Confrontés à des taux d'intérêt très faibles, les investisseurs à la recherche de revenus réguliers de placement ont jeté leur dévolu sur les unités de sociétés de fiducie aux taux de distribution parfois de 8 % et plus l'an. Cet engouement a contribué à la hausse du cours des unités et à la multiplication de leurs émissions.

    Ces deux facteurs font qu'aujourd'hui les sociétés de fiducie sont devenues une avenue prisée par les sociétés ouvertes pour vendre des éléments de leur actif (qui ne figurent plus dans leur plan stratégique) à un prix qu'elles n'auraient pas pu obtenir autrement. Ce prix, ce sont les petits investisseurs (qui achètent les unités des sociétés de fiducie dans lesquelles sont transférés les actifs à vendre) qui acceptent de le payer afin d'encaisser les généreuses distributions promises.

    Le hic: l'investisseur se trouve du mauvais côté de l'équation. C'est lui qui accepte de payer le gros prix et de supporter tous les risques. Les entreprises sont quant à elles bien heureuses de se départir d'éléments d'actif en les transférant à gros prix dans des sociétés de fiducie qu'elles ont créées à cette fin. Les courtiers en valeurs mobilières sont heureux de créer ces sociétés de fiducie et d'en multiplier les émissions d'unités desquelles ils tirent de généreuses commissions.

    Tout le monde y trouve son compte, du moins pour l'instant. L'affaire risque cependant de mal se terminer. Les experts interviewés par Gérard Bérubé, du Devoir, admettent d'emblée que bulle spéculative il y a avec les sociétés de fiducie, une bulle identique à celle connue en 2000 avec les titres de haute technologie. Une bulle prête à éclater aussitôt qu'une nouvelle tendance à la hausse des taux d'intérêt s'amorcera. Une bulle qui éclatera avec d'autant plus de fracas que nombreuses sont les sociétés de redevances pétrolières dont les revenus d'exploitation ne couvrent même plus les distributions faites aux sociétaires. Pour parvenir à effectuer ces distributions, ces sociétés n'ont plus qu'une seule avenue: lever des capitaux par de fréquentes émissions d'unités.

    Conclusion: la prudence s'impose avec les sociétés de fiducie.

    cchiasson@proplacement.qc.ca

    Classe Internet: www.proplacement.qc.ca
     
     
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