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Fonds d'investissement: Mes bons et mauvais coups

Michel Marcoux   10 janvier 2005  Finances personnelles
Au cours de l'année 2004, j'ai cru important de souligner la qualité de certains fonds qui se distinguaient dans leur catégorie respective. Quand je fais ce genre de sélection, j'utilise généralement des critères précis : les performances à long terme, la volatilité, la constance au niveau de la gestion et le ratio des frais de gestion. En tenant compte de tous ces critères, j'estime que l'on est en mesure de sélectionner les meilleurs fonds disponibles.

Il m'arrive également de me prononcer sur les perspectives de certains secteurs. Cet exercice comporte évidemment un certain risque d'erreur. Pour l'année 2004, mon erreur aura été de sous-estimer les fiducies de revenu, qui ont encore connu une année de forte croissance, alors que j'avais la nette impression que ce secteur était sujet à une sérieuse correction... Malgré tout, ma crainte persiste. Dans cette catégorie, j'avais suggéré deux fonds aux propriétés défensives, le Talvest Millénium et l'Elliott & Page revenu mensuel élevé, qui ont tous deux été en mesure de générer des rendements respectifs sur un an de 17,3 % et 17,9 %. Répétons que de tels fonds sont destinés aux investisseurs cherchant en premier lieu une source de revenu et non pas la croissance du capital.

De façon générale, je suis assez satisfait de l'ensemble de mes suggestions de fonds en 2004. Et, la performance la plus impressionnante, c'est le Sprott actions canadiennes qui l'a enregistrée. Il a obtenu un rendement de 37,85 %. Croyez-le ou non, il s'agit de la 6e année consécutive que ce produit montre un rendement supérieur à 30 %. Actuellement, les gestionnaires surpondèrent fortement le secteur des métaux précieux et des ressources naturelles.

Le NordOuest spécialité action est un autre fonds habitué aux solides performances, et nous l'avons présenté. Ce fonds détenant des titres d'entreprises de petite et moyenne capitalisation affiche un rendement de 24,7 % sur un an et un rendement annualisé de 16,7 % sur 15 ans. Il ne reste cependant que quelques jours pour se procurer ce fonds qui sera fermé à partir du 15 janvier.

Nos suggestions du côté des fonds prônant l'approche valeur nous ont satisfait avec des performances plutôt respectables. Soulignons que ce sont des produits financiers desquels ont ne doit pas attendre des performance à tout casser sur de courtes périodes. Les gestionnaires qui utilisent l'approche valeur tentent principalement de détenir de bonnes entreprises sous-évaluées. Ces fonds sont donc en mesure de bien résister aux aléas du marché boursier. Voici les rendements sur un an de ces suggestions : CI placement canadien (19,6 %), Mackenzie Cundill canadien sécurité (13,9 %), Renaissance valeur de base canadien (19,2 %), Mackenzie Ivy canadien (8,7 %) et Brandes actions canadiennes (24,6 %).

Quant aux fonds d'actions étrangères, ce sont des fonds des marchés émergents qui s'avèrent les plus performants sur un an. Mes suggestions, le Brandes actions émergents et le Templeton marchés émergents, obtiennent des rendements respectifs de 20,3 % et 17 %.

Si l'on considère les fonds d'actions internationales, le Fidelity Étoile du Nord, une étoile montante, tient jusqu'à maintenant sa promesse. Ce fonds, qui ne comporte pas de restrictions quant à sa pondération géographique et sectorielle, affiche un solide rendement de 14,6 % en un an. Le Mackenzie Cundill valeur a pour sa part fait une montée de près de 9 % sur un an. Ce produit, géré par Peter Cundill, affiche maintenant un rendement annualisé de pas moins de 10 % sur 10 ans.

La déception nous vient des fonds américains qui ont été grandement affectés par la débandade du billet vert. C'est ainsi que le CI secteur valeur de fiducie, un fonds d'actions américaines géré par le gestionnaire Bill Miller, obtient un rendement de -0,9 % malgré la bonne tenue du marché boursier américain. M. Miller s'est bâti une solide réputation en éclipsant le rendement du S&P 500 au cours de 14 dernières années. La version en dollars américains du même fonds montre tout de même un rendement positif de 8,6 % sur un an.

C'est le TD obligations à rendement réel qui obtient le meilleur résultat du côté des fonds composés de titres à revenus fixes. Le rendement sur un an s'élève à 13,8 %. Le gestionnaire Satish Rai a encore une fois profité de la bonne tenue du secteur des obligations à rendement réel. De nouveaux compétiteurs sont toutefois apparus dans ce segment du marché au cours des dernières années : Mackenzie Sentinelle obligations à rendement réel qui a été créé en avril 2003 et Renaissance obligations canadiennes à rendement réel, sur le marché depuis mai 2004, ainsi que FISQ Rendement réel, créé en mars 2004. Ces produits sont à surveiller.

Nos suggestions de 2004 demeurent toujours valables, et ce, non pas tellement en raison de leur bonne tenue au cours de l'année, mais plutôt grâce à leur feuille de route à long terme.

question@avantages.com

L'auteur est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers, une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement et dans la gestion privée.
 
 
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