Fonds d’investissement: Coup d’oeil sur la Financière Power
Bien qu’elle s’identifie à l’industrie de l’assurance, Corporation financière Power (Tor., PWF) se distingue des autres grandes firmes telles que Manuvie et Sun Life par son modèle d’affaires, qui épouse celui d’un conglomérat.
Et comme tout conglomérat, la compagnie et filiale du Groupe Power Corporation appartenant au richissime Paul Desmarais montre un degré élevé de diversification. Une diversification obtenue d’abord au sein d’un secteur, celui des services financiers, qui constitue l’essence même de la mission de la compagnie dirigée de main de maître par Robert Gratton. Grâce à cette diversification, Corporation financière Power est parvenue à s’implanter solidement dans deux créneaux importants de notre secteur financier: celui de l’assurance par l’entremise de Great West Lifeco, qu’elle détient à la hauteur de 70,4 %, et celui des fonds communs par l’entremise du Groupe Investors, dans lequel elle détient une participation majoritaire de 56 %.
À titre de conglomérat, Corporation financière Power a bien joué son rôle de prédateur en faisant main basse sur plusieurs firmes du secteur au cours des dernières années. C’est ainsi qu’elle a acheté en 1997 la compagnie d’assurance vie London Life, un joueur dominant au Canada dans les polices d’assurance vie participatives. En 2001, elle a gobé Corporation financière Mackenzie, renforçant ainsi sa position dans l’industrie des fonds communs d’investissement. Et, plus récemment, elle a ajouté à son organigramme Canada-Vie, un acteur canadien important dans le secteur des rentes et de l’assurance vie et maladie collective présent non seulement au Canada, mais également en Europe, plus particulièrement au Royaume-Uni, en Irlande et en Allemagne.
Des acquisitions qui font en sorte que, aujourd’hui, Corporation financière Power a sous son seul volet assurance vie des fonds sous gestion de plus de 159 milliards de dollars. Quant au volet fonds communs d’investissement, ses filiales Groupe Investors et Corporation financière Mackenzie comptent près de deux millions de clients, dont les fonds sous gestion totalisent plus de 74 milliards de dollars. Cela en fait la firme canadienne la plus importante du secteur des fonds communs.
Outre le secteur des services financiers, Corporation financière Power a étendu ses tentacules en Europe aux secteurs industriels, des services publics et des médias en détenant une participation de 54 % dans son holding européen Pargesa. Ce holding détient des participations importantes dans Bertelsmann, qui contrôle RTL Group, le plus important groupe européen de télévision, et Random House, le plus grand éditeur de livres au monde. Par l’intermédiaire de sa participation dans Imerys, Pargesa est présent dans le secteur industriel des matériaux composites et des céramiques. Pargesa détient aussi des participations dans Total, une firme pétrolière intégrée, et dans Suez, une société de services publics évoluant dans l’électricité et dans le traitement des eaux.
Cet amalgame de sociétés regroupées sous l’égide d’un conglomérat donne des résultats étonnants au chapitre financier. Pour l’exercice 2003, Corporation financière Power a réalisé un profit net de 1,2 milliard de dollars (cela exclut un gain non récurrent de 760 millions) ou 3,43 $ l’action. En 2002, le profit net réalisé a été de 1,1 milliard ou 2,97 $ l’action. Pour les deux exercices en question, Corporation financière Power a obtenu un rendement annuel de l’avoir de plus de 17 %, ce qui se compare au rendement des meilleures grandes banques canadiennes.
Magie du dividende
Côté dividende, les actionnaires à long terme ont bénéficié grandement de l’effet du dividende élevé et croissant. En 1988, ceux-ci ont pu acheter les actions autour de 2 $ alors que le dividende annuel versé était de 7,5 ¢ l’action. Aujourd’hui, l’action s’échange autour de 28,50 $ alors que le dividende annuel versé est de 73 ¢ l’action. Ce dividende annuel donne un taux de dividende courant de 36,5 % du capital initial investi (soit un taux d’intérêt annuel équivalent de 46,4 %).
Pour une information plus complète sur l’entreprise (données et ratios financiers fournis par Stock Guide), rendez-vous sur le site de la classe Internet Pro-Placement (www.proplacement.qc.ca).
Mise en garde: il ne s’agit pas ici d’une recommandation d’achat. Pour bien bâtir son portefeuille, il importe d’accumuler les actions au bon prix et de bien suivre l’évolution de l’entreprise.
cchiasson@proplacement.qc.ca
Et comme tout conglomérat, la compagnie et filiale du Groupe Power Corporation appartenant au richissime Paul Desmarais montre un degré élevé de diversification. Une diversification obtenue d’abord au sein d’un secteur, celui des services financiers, qui constitue l’essence même de la mission de la compagnie dirigée de main de maître par Robert Gratton. Grâce à cette diversification, Corporation financière Power est parvenue à s’implanter solidement dans deux créneaux importants de notre secteur financier: celui de l’assurance par l’entremise de Great West Lifeco, qu’elle détient à la hauteur de 70,4 %, et celui des fonds communs par l’entremise du Groupe Investors, dans lequel elle détient une participation majoritaire de 56 %.
À titre de conglomérat, Corporation financière Power a bien joué son rôle de prédateur en faisant main basse sur plusieurs firmes du secteur au cours des dernières années. C’est ainsi qu’elle a acheté en 1997 la compagnie d’assurance vie London Life, un joueur dominant au Canada dans les polices d’assurance vie participatives. En 2001, elle a gobé Corporation financière Mackenzie, renforçant ainsi sa position dans l’industrie des fonds communs d’investissement. Et, plus récemment, elle a ajouté à son organigramme Canada-Vie, un acteur canadien important dans le secteur des rentes et de l’assurance vie et maladie collective présent non seulement au Canada, mais également en Europe, plus particulièrement au Royaume-Uni, en Irlande et en Allemagne.
Des acquisitions qui font en sorte que, aujourd’hui, Corporation financière Power a sous son seul volet assurance vie des fonds sous gestion de plus de 159 milliards de dollars. Quant au volet fonds communs d’investissement, ses filiales Groupe Investors et Corporation financière Mackenzie comptent près de deux millions de clients, dont les fonds sous gestion totalisent plus de 74 milliards de dollars. Cela en fait la firme canadienne la plus importante du secteur des fonds communs.
Outre le secteur des services financiers, Corporation financière Power a étendu ses tentacules en Europe aux secteurs industriels, des services publics et des médias en détenant une participation de 54 % dans son holding européen Pargesa. Ce holding détient des participations importantes dans Bertelsmann, qui contrôle RTL Group, le plus important groupe européen de télévision, et Random House, le plus grand éditeur de livres au monde. Par l’intermédiaire de sa participation dans Imerys, Pargesa est présent dans le secteur industriel des matériaux composites et des céramiques. Pargesa détient aussi des participations dans Total, une firme pétrolière intégrée, et dans Suez, une société de services publics évoluant dans l’électricité et dans le traitement des eaux.
Cet amalgame de sociétés regroupées sous l’égide d’un conglomérat donne des résultats étonnants au chapitre financier. Pour l’exercice 2003, Corporation financière Power a réalisé un profit net de 1,2 milliard de dollars (cela exclut un gain non récurrent de 760 millions) ou 3,43 $ l’action. En 2002, le profit net réalisé a été de 1,1 milliard ou 2,97 $ l’action. Pour les deux exercices en question, Corporation financière Power a obtenu un rendement annuel de l’avoir de plus de 17 %, ce qui se compare au rendement des meilleures grandes banques canadiennes.
Magie du dividende
Côté dividende, les actionnaires à long terme ont bénéficié grandement de l’effet du dividende élevé et croissant. En 1988, ceux-ci ont pu acheter les actions autour de 2 $ alors que le dividende annuel versé était de 7,5 ¢ l’action. Aujourd’hui, l’action s’échange autour de 28,50 $ alors que le dividende annuel versé est de 73 ¢ l’action. Ce dividende annuel donne un taux de dividende courant de 36,5 % du capital initial investi (soit un taux d’intérêt annuel équivalent de 46,4 %).
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