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    Chronique — Vos finances

    2017, une année financière de toutes les surprises

    L’année 2017 a déjoué nombre de scénarios et de pronostics. Et faute de choc d’ici à la fin de décembre, il faudrait être plutôt malchanceux pour dégager un rendement négatif cette année.

     

    En Bourse, les progressions des indices à ce jour atteignent les 20-25 % à New York, les 6 % à Toronto. Le goût du risque est revenu, embrasant les marchés émergents, avec notamment une poussée de 22,5 % de l’indice des plus grandes capitalisations chinoises, propulsant les valeurs technologiques, comme en témoigne l’augmentation de 29 % du Nasdaq depuis le début de l’année.

     

    Sur le marché obligataire, seuls les investisseurs coincés dans les échéances de court terme auraient éprouvé de la difficulté à dégager des rendements positifs. Même les marchés immobiliers de Toronto et de Vancouver ont bien fait, commente Robert Kavcic, économiste en chef de BMO Marché des capitaux.

     

    Les surprises. Vendredi, l’indice S P 500 atteignait une séquence de 377 jours sans connaître une correction de 5 % ou plus. C’est la plus longue série depuis celle de 369 jours commencée en novembre 1963 puis en décembre 1994, indique la Financière Banque Nationale (FBN). L’indice de référence de la Bourse de New York se situe aujourd’hui à plus de 18 fois les bénéfices prévus, augmentant ainsi les probabilités d’une contraction des cours boursiers. Mais tout repli ne serait ni sévère ni de longue durée, compte tenu de la santé économique, dit-on.

     

    L’effet de l’année

     

    Cette vigueur économique est également venue embrouiller les boules de cristal. L’accélération de la croissance économique un peu partout dans le monde a été l’effet-surprise de l’année pour l’économiste de BMO. L’accélération a été observée au Japon, en Europe, en Chine, aux États-Unis, avec une progression globale du PIB mondial à 3,6 %. Ce niveau devrait se maintenir l’an prochain.

     

    Autre point d’attention : le Canada a rayonné avec une croissance dominant la liste du Groupe des 7, autour des 3 %. La FBN a parlé d’une « année phénoménale » pour le marché canadien de l’emploi, avec la création de 390 000 emplois au cours de la période de douze mois terminée en novembre, soit la meilleure performance à ce chapitre en dix ans. Les économistes n’y croyaient plus, cette bonne tenue a finalement généré des gains salariaux au-dessus de l’inflation, de l’ordre de 2,5 % au Canada contre 1,5 % en 2016. Et ce, sans que l’inflation s’emballe, également à la grande surprise générale, ou empêche l’Ontario et l’Alberta de défier les plus crédules et d’enclencher le mouvement vers un salaire minimum à 15 $ l’heure.

     

    Mais la relance de l’inflation n’est que partie remise, retirant le dernier argument à ceux qui tablent sur un décalage des prochaines augmentations des taux directeurs des banques centrales. La persistance de taux réels négatifs dans un contexte de non-récession n’a plus sa raison d’être, souligne la FBN.

     

    La FBN note aussi dans ces événements marquants la performance migratoire du Canada, notamment dans le segment des 25-54 ans. Il est rappelé qu’au chapitre de l’immigration, le Canada se classait au premier rang des pays de l’OCDE en 2015 avec au moins 170 000 nouveaux arrivants se voyant accorder le statut de résident permanent.

     

    Revenant à la Bourse, le scepticisme à l’égard de la capacité des entreprises à renouer avec une rentabilité supérieure a fait long feu. La hausse du bénéfice d’exploitation des entreprises composant le S P 500 devrait atteindre les 17 % cette année, soit le plus fort taux depuis 2010.

     

    Qu’en sera-t-il l’an prochain ? Contre toute attente, Donald Trump a obtenu sa réforme fiscale, au grand bonheur des entreprises et multinationales américaines. Le stimulus économique est toutefois moins certain. Robert Kavcic répond à cette réforme avec un déplacement, de 2,4 à 2,6 %, de sa cible de croissance du PIB américain en 2018. Il rappelle que cet incitatif survient à un mauvais moment dans le cycle économique, avec un marché du travail devenu plutôt serré.

     

    Et autre surprise : la disparition de la volatilité. Le S P est sur le point de terminer l’année sans avoir connu un recul d’au moins 3 % au cours d’une séance. Pour sa part, l’indice de volatilité VIX est tombé sous les 10 points, à son niveau le plus bas depuis 1990. « Une réédition de ce calme en 2018 serait toute une surprise », martèle l’économiste de BMO.

     

    Et non, la multiplication par 16 du cours du bitcoin n’a pas été évoquée.













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