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    Chronique — Vos finances

    Stratégies pour marché boursier surévalué

    Tous ces records en Bourse qui font les manchettes, mais cette correction maintes fois appelée ne survient toujours pas. Quelques petites stratégies pour marché boursier devenu surévalué après plus de huit ans de hausse.

     

    L’effervescence boursière a dominé une nouvelle fois cette année. À ce jour, l’indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto n’offre qu’une progression de 5,3 %, qui s’ajoute toutefois au bond de 17,5 % de 2016. Aux États-Unis, là où les records pleuvent, le S&P 500 est en progression de 18,4 % depuis le début de l’année et le Dow Jones, de 23,3 %, après avoir offert l’an dernier du 9,5 % et du 13,4 % respectivement.

     

    Il y a consensus. Les marchés sont surévalués, la prise de risque est de retour, mais le « fondamental » présente une assise limitant ultimement l’ampleur des phases de correction. La croissance de l’économie est devenue synchronisée et se vit en accéléré. Et même si les ratios cours/bénéfice sont à des niveaux élevés historiquement, les profits des entreprises sont au rendez-vous et, aux États-Unis, les investisseurs n’ont d’yeux que pour la réforme fiscale de Donald Trump. Mais cela, c’est du connu. Et la Bourse étant un marché d’anticipation, le scénario pour la prochaine année fait ressortir une décélération de la croissance accompagnée d’une remontée graduelle des taux d’intérêt.

     

    Les FNB à faible volatilité

     

    Dans l’univers spéculatif, la vente à découvert et le recours à des stratégies d’options de vente permettent de jouer pleinement la baisse du marché. Quelques gestionnaires de portefeuille ou fonds négociés en Bourse (FNB) s’y adonnent, et se cassent les dents. D’autres vont chercher à greffer une police d’assurance contre les replis à leur portefeuille. Les options de vente sur fonds indiciels obtiennent une certaine attention. On assiste également à l’émergence d’une panoplie de FNB à rendement inverse, où baissier, conçus pour réagir à l’opposé de son indice de référence, avec ou sans effet multiplicateur. Mais comme toute assurance, ces véhicules deviennent un coût abaissant le rendement lorsque l’événement ne se produit pas.

     

    D’autres véhicules vont s’inscrire dans une démarche plus proactive. On pense aux FNB à faible volatilité, entrant dans une famille plus large dite de produits à bêta intelligent, se sont imposés ces dernières années. À tel point cependant qu’ils sont également devenus chers. Mais des recompositions des jeux de pondération entre le fonds et son indice ou portefeuille de référence, notamment pour s’ajuster à la remontée des taux d’intérêt, peuvent leur redonner un deuxième souffle. Résumé simplement, le coefficient bêta mesure la sensibilité d’un titre aux fluctuations du marché. On parle ici de véhicules ciblant des facteurs ou indices spécifiques, conçus pour offrir une meilleure protection contre les pertes tout en participant à la croissance des marchés. La volatilité est gérée grâce au bêta, à l’écart type et aux corrélations, dans le but d’atténuer l’impact des grands événements de marché, a-t-il déjà été écrit.

     

    Selon les données historiques compilées par BMO Gestion d’actifs, les fonds à faible volatilité peuvent capter, bon an, mal an, entre 70 % et 90 % de la hausse de l’indice de référence, mais entre 35 % et 60 % de la baisse. À plus long terme — c’est l’approche Warren Buffet — « les titres moins volatils ou plus défensifs obtiennent un meilleur rendement que l’ensemble du marché puisque leur valeur baisse souvent moins pendant les périodes de correction et qu’elle augmente tout de même pendant les périodes haussières ». Aussi, le rendement fluctue beaucoup moins, ajoutait BMO.

     

    Les FNB de dividendes peuvent aussi jouer ce rôle à moins de frais, offrant une protection en cas de baisse tout en produisant un revenu plus élevé et plus avantageux sur le plan fiscal en misant sur des entreprises stables et en pleine maturité. Mais ils sont moins efficaces. On dit qu’ils capturent, en moyenne, 65 % de la baisse et 75 % des reprises boursières. Et qu’ils sont plus sensibles à la remontée du loyer de l’argent.

     

    Une autre stratégie, moins « sexy » mais d’autant plus efficace que l’horizon d’investissement est à long terme, est cette bonne vieille méthode de la moyenne d’achat. Elle permet de faire fi d’une synchronisation avec le marché de toute façon quasi impossible, de se jouer des hauts et des bas, voire de profiter davantage des bas que des hauts.

     

    Il est reconnu que, dans un marché haussier, le coût moyen est toujours inférieur au prix courant sur une période donnée. Dans un marché baissier, le risque est amoindri par l’achat d’un plus grand nombre de titres à un prix plus bas. Sur un cycle complet, le prix moyen est pondéré ou lissé.













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