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    Chronique

    Vos finances: la FinTech reste un mal nécessaire

    La technologie financière est devenue un incontournable dans l’écosystème financier, mais elle reste encore une source de perturbation pour la majorité des institutions financières. Et elles sont peu nombreuses à adopter une approche systémique intégrée face à la FinTech.

     

    Le sondage vient du cabinet KPMG. Il a été réalisé auprès de 160 institutions financières réparties entre 36 pays. Pour 57 % d’entre elles, l’émergence de la FinTech est la principale source de perturbation, suivie par l’incertitude réglementaire grandissante (51 %).

     

    Aussi, seulement 46 % des répondants soulignent avoir mis en place une stratégie de développement FinTech, 42 % entendent le faire et 10 % disent n’avoir aucune approche en ce sens. Parmi les premiers, seulement 47 % croient que leur stratégie est bien alignée avec les défis que pose cette nouvelle génération de services financiers.

     

    « Dans bien des cas, l’innovation en FinTech est laissée aux initiatives individuelles ou sectorielles sans autre approche globale au sein de l’institution », ajoute KPMG. Elle va également se concentrer sur l’amélioration du service à la clientèle puis sur la transformation des capacités existantes en matière de distribution des services financiers. Mais peu ou pas d’attention est accordée à l’accroissement de l’efficacité opérationnelle des activités de soutien administratif et aux gains d’efficacité, qui pourraient répondre aux enjeux réglementaires et de clientèle.

     

    En juillet dernier, le cabinet Ernst Young (EY) évoquait un taux d’adoption accéléré de la FinTech parmi les institutions financières. Il était question, ici, de consommateurs sondés ayant eu recours à au moins deux services FinTech au cours des six mois précédents. Les banques s’y aventuraient de manière défensive, ajoutait-on, mais aussi pour accroître leur rendement sur fonds propres, alors que les assureurs se positionnaient pour dominer la croissance future attendue. Les transferts d’argent et les paiements électroniques demeuraient toutefois les grandes finalités.

     

    Des taux d’adoption différents

     

    Le taux d’adoption atteignait 33 % à l’échelle mondiale, selon l’indice du cabinet de fiscalité. Il n’était que de 18 % au Canada, un taux s’inscrivant tout de même en double par rapport l’édition 2015 de l’indice. Il est passé de 18 à 50 % de 2015 à 2017 dans le segment des transferts d’argent et des paiements électroniques. L’assurance a vite pris le deuxième rang, avec un taux passant de 8 à 24 %. L’épargne et l’investissement affichaient un taux d’adoption de 17 % en 2015, de 20 % en 2017, les services de planification financière de 8 et de 10 % respectivement. L’emprunt reste au bas de l’échelle avec un taux de 6 et de 10 % respectivement.

     

    Quant au pourquoi de ce faible taux selon la comparaison mondiale, la première raison est le manque de connaissance. « La deuxième raison la plus évoquée pour expliquer la faible utilisation des FinTech est tout simplement que les répondants préfèrent faire appel à un fournisseur de services traditionnel pour répondre à leurs besoins », ajoute EY. L’avenir appartient tout de même aux FinTech, les consommateurs recherchant des frais moindres et désirant récupérer un plus grand contrôle sur leurs données. Selon les projections du cabinet, le taux d’adoption globale se dirige vers les 52 % à l’échelle mondiale, la prochaine lecture pour le Canada devant être de 34 %.

     

    Et chez les conseillers ?

     

    Ce déni de la FinTech est plus remarqué chez les conseillers financiers. Un autre sondage, réalisé par Déontologie CA en collaboration avec l’École de technologie supérieure et l’École des sciences de la gestion de l’UQAM auprès d’eux, allait jusqu’à évoquer une « grande rupture » entre les conseillers financiers et le défi numérique. Ce sondage, publié également en juillet dernier, soulevait toutefois une série de bémols, sur la faible taille de l’échantillon et sur la représentativité, géographique et des différents statuts du conseiller.

     

    Parmi les faits saillants, les conseillers sont pourtant majoritaires à déclarer que la technologie leur est indispensable, cette importance semblant toutefois se limiter à l’utilisation d’un téléphone intelligent. Les supports mobiles sont devenus une nécessité, 54 % des répondants disant passer plus de temps chez le client ou en formation qu’au bureau.

     

    Sur le plan organisationnel, 47 % des conseillers voient dans la nouvelle technologie un apport à l’amélioration de leur système d’archivage et d’entrées-sorties de documents. Sur celui du soutien à l’investissement, les robots-conseils et autres applications agissent en complémentarité de leur travail, une perception que ne partage cependant qu’une petite partie des répondants. Ils ne sont aussi que 30 % à se réjouir de pouvoir bénéficier d’une plateforme plus perfectionnée de gestion selon le profil client, et 28 % d’un système intelligent de rééquilibrage de portefeuille.













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