Fonds d'investissement: Momentum pour nerfs solides
Avec une augmentation du marché canadien de près de 45 % par rapport au creux de 2002, les investisseurs tentés par les styles de gestion «agressifs» sont nombreux. C'est dans ce contexte que l'approche momentum, qui a connu sa part de succès dans les années 90, nous revient en force.
Il faut tout d'abord souligner que le style de gestion momentum ne s'adresse pas à tous les investisseurs. Celui qui possède un horizon de placement relativement long et qui n'est pas effrayé par l'obtention de rendements inférieurs au marché en période de baisse peut y trouver son compte.
Le risque est associé au fait que les gestionnaires momentum sont guidés par une vision à court terme, ne s'intéressant principalement qu'aux entreprises affichant des «surprises» positives. Les données telles que l'élan des bénéfices, la direction du cours de l'action et d'autres données à court terme prennent une importance capitale dans le processus de décision de vente et d'achat de titres. Généralement, l'analyse fondamentale y prend peu de place, et le taux de rotation des titres à l'intérieur de ces fonds dépasse 100 % par année. Il s'agit en fait d'une approche tout à fait opposée à la philosophie d'investissement qui consiste à «acheter et à conserver».
L'avantage des fonds
Étant donné la complexité de la mise en pratique de l'approche momentum, les fonds possèdent certains avantages sur l'investisseur qui applique lui-même cette stratégie. D'une part, la taille de l'actif a un effet sur les frais marginaux reliés aux nombreuses transactions: ils sont moins élevés pour les fonds.
De plus, il faut considérer le fait que l'approche momentum exige une attention de tous les instants et des réactions rapides quant aux décisions d'achat et de vente. Seuls les investisseurs qui ont beaucoup de temps peuvent mettre en pratique cette stratégie. Évidemment, avec un fonds, l'investisseur laisse à un gestionnaire professionnel le soin de s'occuper de tout, y compris de l'aspect touchant la laborieuse et fastidieuse analyse technique.
Un exemple
Le fonds Synergy Catégorie momentum canadien, géré par David Picton, permet de tirer le maximum de profit de la hausse du marché boursier canadien.
David Picton a plus de 13 années d'expérience dans le domaine des placements. Pendant plus de 5 ans et demi, il a géré plusieurs portefeuilles pour Synergy Mutual Funds. M. Picton a joint CI à la suite de l'acquisition de Synergy en octobre 2003.
C'est un modèle quantitatif qui est utilisé pour la sélection des titres détenus à l'intérieur du fonds. Ce modèle tient compte des éléments suivants: accélération des bénéfices, changements positifs dans les prévisions des analystes et bénéfices positifs inattendus.
Une fois que le modèle permet de sélectionner une série de placements éventuels, les données fondamentales de chaque société sont analysées, notamment la qualité des flux de ses bénéfices et les raisons pour lesquelles les titres pourront profiter de la conjoncture économique. Le gestionnaire souligne également que le portefeuille est surveillé de façon constante afin de recenser les sociétés dont les caractéristiques principales faiblissent, pour ainsi les vendre avant que leur rendement relatif ne chute de manière importante.
Le fonds est bien étoffé et comporte pas moins de 230 titres, et les 15 premières positions comptent pour 35 % de l'actif. Quant à l'horizon de placement des titres détenus, il se situe entre 9 et 12 mois.
Bien sûr, un style de gestion aussi entreprenant n'est pas à l'abri lorsqu'une tempête boursière se pointe. Les rendements du fonds ont été de -11,1 % en 2001 et de -12,8 % en 2002. Mais ce sont, somme toute, des rendements acceptables si on les compare à ceux de l'indice S&P/TSX: -12,6 % en 2001 et -12,4 % en 2002. Fait surprenant, le gestionnaire a obtenu un rendement de 20,2 % pour 1998, une année pourtant difficile pour les marchés boursiers.
En période de marché haussier, la capacité de M. Picton à générer des profits ne fait aucun doute. Au cours de l'année 2003, le fonds a affiché un rendement premier quartile de 32 % comparativement à 22 % pour le S&P/TSX. La différence est également notable pour l'année 1999 où le fonds a donné un rendement de 41,9 %, soit un rendement supérieur de plus de 10 % au S&P/TSX.
Dernier fait important à noter: l'achat et la vente continuels des titres à l'intérieur de ce genre de produit se répercutent négativement sur l'efficacité fiscale de ces produits. Il est donc préférable de les détenir à l'intérieur d'un REER.
questions@avantages.com
Il faut tout d'abord souligner que le style de gestion momentum ne s'adresse pas à tous les investisseurs. Celui qui possède un horizon de placement relativement long et qui n'est pas effrayé par l'obtention de rendements inférieurs au marché en période de baisse peut y trouver son compte.
Le risque est associé au fait que les gestionnaires momentum sont guidés par une vision à court terme, ne s'intéressant principalement qu'aux entreprises affichant des «surprises» positives. Les données telles que l'élan des bénéfices, la direction du cours de l'action et d'autres données à court terme prennent une importance capitale dans le processus de décision de vente et d'achat de titres. Généralement, l'analyse fondamentale y prend peu de place, et le taux de rotation des titres à l'intérieur de ces fonds dépasse 100 % par année. Il s'agit en fait d'une approche tout à fait opposée à la philosophie d'investissement qui consiste à «acheter et à conserver».
L'avantage des fonds
Étant donné la complexité de la mise en pratique de l'approche momentum, les fonds possèdent certains avantages sur l'investisseur qui applique lui-même cette stratégie. D'une part, la taille de l'actif a un effet sur les frais marginaux reliés aux nombreuses transactions: ils sont moins élevés pour les fonds.
De plus, il faut considérer le fait que l'approche momentum exige une attention de tous les instants et des réactions rapides quant aux décisions d'achat et de vente. Seuls les investisseurs qui ont beaucoup de temps peuvent mettre en pratique cette stratégie. Évidemment, avec un fonds, l'investisseur laisse à un gestionnaire professionnel le soin de s'occuper de tout, y compris de l'aspect touchant la laborieuse et fastidieuse analyse technique.
Un exemple
Le fonds Synergy Catégorie momentum canadien, géré par David Picton, permet de tirer le maximum de profit de la hausse du marché boursier canadien.
David Picton a plus de 13 années d'expérience dans le domaine des placements. Pendant plus de 5 ans et demi, il a géré plusieurs portefeuilles pour Synergy Mutual Funds. M. Picton a joint CI à la suite de l'acquisition de Synergy en octobre 2003.
C'est un modèle quantitatif qui est utilisé pour la sélection des titres détenus à l'intérieur du fonds. Ce modèle tient compte des éléments suivants: accélération des bénéfices, changements positifs dans les prévisions des analystes et bénéfices positifs inattendus.
Une fois que le modèle permet de sélectionner une série de placements éventuels, les données fondamentales de chaque société sont analysées, notamment la qualité des flux de ses bénéfices et les raisons pour lesquelles les titres pourront profiter de la conjoncture économique. Le gestionnaire souligne également que le portefeuille est surveillé de façon constante afin de recenser les sociétés dont les caractéristiques principales faiblissent, pour ainsi les vendre avant que leur rendement relatif ne chute de manière importante.
Le fonds est bien étoffé et comporte pas moins de 230 titres, et les 15 premières positions comptent pour 35 % de l'actif. Quant à l'horizon de placement des titres détenus, il se situe entre 9 et 12 mois.
Bien sûr, un style de gestion aussi entreprenant n'est pas à l'abri lorsqu'une tempête boursière se pointe. Les rendements du fonds ont été de -11,1 % en 2001 et de -12,8 % en 2002. Mais ce sont, somme toute, des rendements acceptables si on les compare à ceux de l'indice S&P/TSX: -12,6 % en 2001 et -12,4 % en 2002. Fait surprenant, le gestionnaire a obtenu un rendement de 20,2 % pour 1998, une année pourtant difficile pour les marchés boursiers.
En période de marché haussier, la capacité de M. Picton à générer des profits ne fait aucun doute. Au cours de l'année 2003, le fonds a affiché un rendement premier quartile de 32 % comparativement à 22 % pour le S&P/TSX. La différence est également notable pour l'année 1999 où le fonds a donné un rendement de 41,9 %, soit un rendement supérieur de plus de 10 % au S&P/TSX.
Dernier fait important à noter: l'achat et la vente continuels des titres à l'intérieur de ce genre de produit se répercutent négativement sur l'efficacité fiscale de ces produits. Il est donc préférable de les détenir à l'intérieur d'un REER.
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