Fonds d'investissement: Des questions qui reviennent
Je lis et j'entends souvent les chroniqueurs ou journalistes répéter qu'il est important de bien comprendre ses finances, ses placements, etc.
Je dois vous dire que je m'intéresse peu à mes finances: je n'y comprends rien, mes intérêts sont ailleurs, mais j'ai un conseiller. Pourquoi cet engouement à tout comprendre?
C. T.
Montréal
Bien que je sois tenté de différer de point de vue, je me vois dans l'obligation de nuancer ma réponse. En effet, il est souhaitable, dans tous les domaines qui touchent les faits et gestes de la vie, de comprendre ce qui se passe pour saisir toutes les implications à moyen et à long terme. Les exemples pullulent. Ainsi, si je comprends bien toutes les implications inhérentes au fait de fumer, il est fort possible que je bannisse cette habitude si je l'avais contractée.
Est-ce que quelqu'un peut maintenir cette attitude sur toute la ligne? Un exemple personnel: lorsque je vais chez mon concessionnaire automobile, je ne comprends pas tout, et je dois avouer que mon intérêt pour l'automobile est bien mince. Par contre, j'ai une grande confiance en M. Chaput, mon concessionnaire. Autre exemple: je suis allé chez le médecin avec mon fils dernièrement pour un problème de tendon. Je me dois d'admettre que je n'ai pas vraiment saisi toute l'explication, sauf la conclusion.
Chaque jour, nous devons nous entourer de spécialistes avec lesquels nous avons une bonne «chimie». De même, il doit exister une entente solide entre vous et votre conseiller financier. Le contraire générerait une collaboration malsaine. À titre de spécialiste en fonds communs de placement, il est plus facile de collaborer avec des clients qui comprennent bien les raisons de mes actes. C'est vrai pour tous les domaines d'activités. Cependant, c'est utopique. La confiance entre un médecin et son patient, entre un garagiste et un automobiliste, entre un conseiller financier et son client est tout aussi importante. Que ça plaise ou non, la plupart des champs d'activités qui régissent l'humain sont de plus en plus spécialisés; il en va de même pour la gamme de produits financiers qui se comptent par milliers. Le choix d'un conseiller avec qui on se sent en confiance devient un geste capital.
Baisse du dollar américain
La baisse du dollar américain m'inquiète. Je désire prendre ma retraite aux États-Unis et je possède des fonds d'actions américaines en dollars américains. Je pense qu'il serait souhaitable que je transfère mes parts dans des versions en dollars canadiens. Est-ce le bon geste à faire?
C. D.
Boucherville
Si vous désirez dépenser votre capital-retraite en dollars américains, il est préférable de détenir les versions en dollars américains. De cette façon, vous vous prémunissez contre le risque associé au taux de change, les titres américains de votre fonds demeurant en dollars américains. En changeant pour la version en dollars canadiens, vous prenez le pari que le dollar américain va s'apprécier par rapport à la devise canadienne, et il s'agit donc d'un risque supplémentaire.
Rendement attendu
À quel rendement puis-je m'attendre au cours des prochaines années compte tenu des différents commentaires de certains observateurs du marché?
M. G.
Laval
Peu importe le contexte économique actuel ou prévu pour les prochains mois, de façon sûre, vous obtiendrez moins que le rendement auquel vous vous attendez et surtout pas ce que de nombreux observateurs et Jojo Savard prévoient.
Il y a cependant des constantes que la pratique nous enseigne. Ainsi, les meilleurs gestionnaires font toujours des prévisions beaucoup plus pessimistes que ce que finalement ils obtiendront dans le futur. De plus, la Bourse est encore plus imprévisible que la température. Même les meilleurs modèles économétriques ne peuvent tenir compte des nombreuses catastrophes naturelles, des nombreux crimes politiques ou autres, des décisions économiques des différents gouvernements qui suivent des logiques souvent peu cohérentes, etc.
Et s'ajoute à ces constantes l'humeur changeante des investisseurs. Lors de période de grande euphorie, comme au début de l'an 2000, où de nombreux investisseurs et observateurs étaient d'un optimisme absolument irréaliste, c'était le commencement d'une baisse de marché historiquement marquante. Le même phénomène d'humeur changeante a été également observable en octobre 2002, dans un creux historique, où la grande majorité des investisseurs avaient déjà jeté l'éponge depuis plusieurs mois. Et depuis, la Bourse a connu, et ce, en moins de 12 mois, des gains de plus de 25 %. Allez comprendre!
questions@avantages.com
Je dois vous dire que je m'intéresse peu à mes finances: je n'y comprends rien, mes intérêts sont ailleurs, mais j'ai un conseiller. Pourquoi cet engouement à tout comprendre?
C. T.
Montréal
Bien que je sois tenté de différer de point de vue, je me vois dans l'obligation de nuancer ma réponse. En effet, il est souhaitable, dans tous les domaines qui touchent les faits et gestes de la vie, de comprendre ce qui se passe pour saisir toutes les implications à moyen et à long terme. Les exemples pullulent. Ainsi, si je comprends bien toutes les implications inhérentes au fait de fumer, il est fort possible que je bannisse cette habitude si je l'avais contractée.
Est-ce que quelqu'un peut maintenir cette attitude sur toute la ligne? Un exemple personnel: lorsque je vais chez mon concessionnaire automobile, je ne comprends pas tout, et je dois avouer que mon intérêt pour l'automobile est bien mince. Par contre, j'ai une grande confiance en M. Chaput, mon concessionnaire. Autre exemple: je suis allé chez le médecin avec mon fils dernièrement pour un problème de tendon. Je me dois d'admettre que je n'ai pas vraiment saisi toute l'explication, sauf la conclusion.
Chaque jour, nous devons nous entourer de spécialistes avec lesquels nous avons une bonne «chimie». De même, il doit exister une entente solide entre vous et votre conseiller financier. Le contraire générerait une collaboration malsaine. À titre de spécialiste en fonds communs de placement, il est plus facile de collaborer avec des clients qui comprennent bien les raisons de mes actes. C'est vrai pour tous les domaines d'activités. Cependant, c'est utopique. La confiance entre un médecin et son patient, entre un garagiste et un automobiliste, entre un conseiller financier et son client est tout aussi importante. Que ça plaise ou non, la plupart des champs d'activités qui régissent l'humain sont de plus en plus spécialisés; il en va de même pour la gamme de produits financiers qui se comptent par milliers. Le choix d'un conseiller avec qui on se sent en confiance devient un geste capital.
Baisse du dollar américain
La baisse du dollar américain m'inquiète. Je désire prendre ma retraite aux États-Unis et je possède des fonds d'actions américaines en dollars américains. Je pense qu'il serait souhaitable que je transfère mes parts dans des versions en dollars canadiens. Est-ce le bon geste à faire?
C. D.
Boucherville
Si vous désirez dépenser votre capital-retraite en dollars américains, il est préférable de détenir les versions en dollars américains. De cette façon, vous vous prémunissez contre le risque associé au taux de change, les titres américains de votre fonds demeurant en dollars américains. En changeant pour la version en dollars canadiens, vous prenez le pari que le dollar américain va s'apprécier par rapport à la devise canadienne, et il s'agit donc d'un risque supplémentaire.
Rendement attendu
À quel rendement puis-je m'attendre au cours des prochaines années compte tenu des différents commentaires de certains observateurs du marché?
M. G.
Laval
Peu importe le contexte économique actuel ou prévu pour les prochains mois, de façon sûre, vous obtiendrez moins que le rendement auquel vous vous attendez et surtout pas ce que de nombreux observateurs et Jojo Savard prévoient.
Il y a cependant des constantes que la pratique nous enseigne. Ainsi, les meilleurs gestionnaires font toujours des prévisions beaucoup plus pessimistes que ce que finalement ils obtiendront dans le futur. De plus, la Bourse est encore plus imprévisible que la température. Même les meilleurs modèles économétriques ne peuvent tenir compte des nombreuses catastrophes naturelles, des nombreux crimes politiques ou autres, des décisions économiques des différents gouvernements qui suivent des logiques souvent peu cohérentes, etc.
Et s'ajoute à ces constantes l'humeur changeante des investisseurs. Lors de période de grande euphorie, comme au début de l'an 2000, où de nombreux investisseurs et observateurs étaient d'un optimisme absolument irréaliste, c'était le commencement d'une baisse de marché historiquement marquante. Le même phénomène d'humeur changeante a été également observable en octobre 2002, dans un creux historique, où la grande majorité des investisseurs avaient déjà jeté l'éponge depuis plusieurs mois. Et depuis, la Bourse a connu, et ce, en moins de 12 mois, des gains de plus de 25 %. Allez comprendre!
questions@avantages.com
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

