Votre portefeuille: Coup d'oeil sur Fortis (Tor., FTS)
Les titres de quelque cinquante compagnies, voilà à quoi se résume en bonne partie l'univers de placement du petit épargnant et investisseur canadien. Pour amorcer cette nouvelle chronique, nous ferons le tour au cours des prochaines semaines (la chronique est publiée toutes les deux semaines) des entreprises d'un secteur intéressant: l'électricité.
Au Québec, nous avons bien Hydro-Québec, le plus important producteur d'électricité au pays. Mais l'entreprise n'a pas d'actions inscrites à la Bourse, puisqu'il s'agit d'une société d'État. Heureusement, bien que sensiblement plus petits qu'Hydro-Québec, il existe d'autres producteurs d'électricité dont les actions sont cotées à la Bourse de Toronto. L'un d'eux est Fortis. L'entreprise trouve ses origines à la Newfounland Power, le producteur et distributeur d'électricité de Terre-neuve depuis 1885. C'est en 1987 que Fortis fut créée pour chapeauter Newfoundland Power à titre de compagnie mère avec pour mission d'élargir la portée du groupe au-delà de cette lointaine province de l'Atlantique. C'est ainsi qu'au fil des années, Fortis est parvenue à acquérir centrales électriques et réseaux de distribution d'électricité dans d'autres provinces, voire même dans d'autres pays. Elle a même débordé son champ de compétence en acquérant des immeubles commerciaux ainsi que des hôtels. Fortis, tout en demeurant d'abord un producteur et distributeur d'électricité, a pris les allures d'un véritable conglomérat.
La Newfoundland Power demeure toujours sa plus importante source de revenus alors qu'elle fournit l'électricité à 220 000 Terre-Neuviens. Sa filiale FortisOntario possède les centrales et réseaux de distribution de Canadian Niagara Power, de Port Colbourne Hydro, de Cornwall Electric et de Granite Power qui fournissent l'électricité à près de 55 000 personnes. FortisOntario est la seconde filiale en importance du groupe. Vient ensuite sa filiale Maritime Electric qui fournit presque toute l'Île-du-Prince-Édouard (elle sert près de 68 000 personnes). Cette filiale possède en plus quatre centrales électriques aux États-Unis, dans l'État de New York.
À l'étranger, Fortis fournit de l'électricité en Amérique centrale, dans le Belize (par l'entremise de ses filiales Belize Electric (BECOL) et Belize Electricity) et dans les îles Caïmans (par l'entremise de sa société affiliée Caribbean Utility dont elle détient 38 %).
Enfin, comme activités connexes, Fortis détient un parc d'immeubles commerciaux et d'hôtels situés dans les Maritimes.
En quinze ans, Fortis est ainsi parvenue à prendre son envol et à devenir un conglomérat avec, à son dernier exercice achevé le 31 décembre 2002, des revenus de 716 millions contre 250 millions environ en 1987, soit une croissance composée annuelle de 7 %. Son bénéfice et ses fonds autogénérés ont atteint, en 2002, 67,5 millions et 133 millions respectivement. Pour l'exercice en cours, l'entreprise se dirige vers des revenus de 900 millions et des fonds autogénérés de l'ordre de 160 millions, ou près de 9,05 $ l'action. Son actif total frôle le deux milliards de dollars alors que son avoir s'élève à 723 millions (41,79 $ l'action — c'est ici la valeur comptable de l'action).
Un actif qui s'apprête à faire un bon gigantesque, alors que Fortis a conclu, il y a deux semaines, l'acquisition de Aquila Alberta et Aquila British Columbia qui fera passer son nombre de clients de près de 400 000 à plus de 900 000 et son actif de près de deux milliards à 3,6 milliards de dollars.
La magie du dividende
Maintenant, qu'en est-il de la magie du dividende dans le cas de Fortis? Un investisseur pouvait acheter en 1987 l'action de la société autour de 18 $, alors que le dividende versé était de 1,24 $ l'action pour un taux de dividende annuel de 6,9 %. Aujourd'hui, ce même investisseur encaisse un dividende de 2,08 $ l'action ce qui donne sur son capital initial investi en 1987 de 18 $ l'action un taux de dividende annuel de 11,5 % (rendement d'intérêt équivalent annuel de 15 %). Et il a vu depuis le cours de son action passer de 18 $ à 55,60 $. Tel a été l'effet de la magie du dividende sur l'enrichissement de l'actionnaire de Fortis.
- Pour une information plus complète sur l'entreprise (données et ratios financiers fournis par Stock Guide), rendez vous sur le site de la classe Internet Pro-Placement (www.proplacement.qc.ca).
- Mise en garde: il ne s'agit pas ici d'une recommandation d'achat. Pour bien bâtir son portefeuille, il importe d'accumuler les actions au bon prix et de bien suivre l'évolution de l'entreprise.
cchiasson@proplacement.qc.ca
Au Québec, nous avons bien Hydro-Québec, le plus important producteur d'électricité au pays. Mais l'entreprise n'a pas d'actions inscrites à la Bourse, puisqu'il s'agit d'une société d'État. Heureusement, bien que sensiblement plus petits qu'Hydro-Québec, il existe d'autres producteurs d'électricité dont les actions sont cotées à la Bourse de Toronto. L'un d'eux est Fortis. L'entreprise trouve ses origines à la Newfounland Power, le producteur et distributeur d'électricité de Terre-neuve depuis 1885. C'est en 1987 que Fortis fut créée pour chapeauter Newfoundland Power à titre de compagnie mère avec pour mission d'élargir la portée du groupe au-delà de cette lointaine province de l'Atlantique. C'est ainsi qu'au fil des années, Fortis est parvenue à acquérir centrales électriques et réseaux de distribution d'électricité dans d'autres provinces, voire même dans d'autres pays. Elle a même débordé son champ de compétence en acquérant des immeubles commerciaux ainsi que des hôtels. Fortis, tout en demeurant d'abord un producteur et distributeur d'électricité, a pris les allures d'un véritable conglomérat.
La Newfoundland Power demeure toujours sa plus importante source de revenus alors qu'elle fournit l'électricité à 220 000 Terre-Neuviens. Sa filiale FortisOntario possède les centrales et réseaux de distribution de Canadian Niagara Power, de Port Colbourne Hydro, de Cornwall Electric et de Granite Power qui fournissent l'électricité à près de 55 000 personnes. FortisOntario est la seconde filiale en importance du groupe. Vient ensuite sa filiale Maritime Electric qui fournit presque toute l'Île-du-Prince-Édouard (elle sert près de 68 000 personnes). Cette filiale possède en plus quatre centrales électriques aux États-Unis, dans l'État de New York.
À l'étranger, Fortis fournit de l'électricité en Amérique centrale, dans le Belize (par l'entremise de ses filiales Belize Electric (BECOL) et Belize Electricity) et dans les îles Caïmans (par l'entremise de sa société affiliée Caribbean Utility dont elle détient 38 %).
Enfin, comme activités connexes, Fortis détient un parc d'immeubles commerciaux et d'hôtels situés dans les Maritimes.
En quinze ans, Fortis est ainsi parvenue à prendre son envol et à devenir un conglomérat avec, à son dernier exercice achevé le 31 décembre 2002, des revenus de 716 millions contre 250 millions environ en 1987, soit une croissance composée annuelle de 7 %. Son bénéfice et ses fonds autogénérés ont atteint, en 2002, 67,5 millions et 133 millions respectivement. Pour l'exercice en cours, l'entreprise se dirige vers des revenus de 900 millions et des fonds autogénérés de l'ordre de 160 millions, ou près de 9,05 $ l'action. Son actif total frôle le deux milliards de dollars alors que son avoir s'élève à 723 millions (41,79 $ l'action — c'est ici la valeur comptable de l'action).
Un actif qui s'apprête à faire un bon gigantesque, alors que Fortis a conclu, il y a deux semaines, l'acquisition de Aquila Alberta et Aquila British Columbia qui fera passer son nombre de clients de près de 400 000 à plus de 900 000 et son actif de près de deux milliards à 3,6 milliards de dollars.
La magie du dividende
Maintenant, qu'en est-il de la magie du dividende dans le cas de Fortis? Un investisseur pouvait acheter en 1987 l'action de la société autour de 18 $, alors que le dividende versé était de 1,24 $ l'action pour un taux de dividende annuel de 6,9 %. Aujourd'hui, ce même investisseur encaisse un dividende de 2,08 $ l'action ce qui donne sur son capital initial investi en 1987 de 18 $ l'action un taux de dividende annuel de 11,5 % (rendement d'intérêt équivalent annuel de 15 %). Et il a vu depuis le cours de son action passer de 18 $ à 55,60 $. Tel a été l'effet de la magie du dividende sur l'enrichissement de l'actionnaire de Fortis.
- Pour une information plus complète sur l'entreprise (données et ratios financiers fournis par Stock Guide), rendez vous sur le site de la classe Internet Pro-Placement (www.proplacement.qc.ca).
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