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Le CELI a la cote chez les jeunes

Deux Québécois sur 3 prévoient prendre leur retraite la soixantaine venue

Photo : Newscom
Les retraités actuels invitent les futurs retraités à investir tôt, au cours de la vie et de l’année, dans la constitution d’une épargne-retraite. Mais ils sont encore nombreux à déclarer se préoccuper de leur patrimoine-retraite sur le tard. Et à envisager de devoir travailler après 65 ans, voire 70 ans. Dire que le jeu de l’intérêt composé pourrait faire une grande différence.

De sondage en sondage, l’écart va toujours croissant entre les souhaits et la réalité. Ainsi, selon les résultats d’un sondage réalisé pour la TD, 67 % des répondants québécois admettent après coup qu’ils auraient dû épargner pour la retraite sur une période de 25 ans.


Ces regrets ne trouvent toutefois pas écho chez les non-retraités. En fait, 21 % des Québécois prévoient commencer à épargner moins de cinq ans seulement avant leur départ à la retraite. Pourtant, le jeu de l’intérêt composé peut faire une différence. Ainsi, une personne de 25 ans aura amassé un capital de 200 000 $ à l’âge de 65 ans si elle épargne 100 $ par mois, au taux annuel de 6 % composé mensuellement. En comparaison, une personne de 55 ans devra investir 1215 $ par mois pendant dix ans pour accumuler le même capital, et ce, au même taux.


Triste endettement


Cette distorsion s’étend également à l’endettement. « Malgré ce que conseillent les retraités, soit d’éliminer ses dettes pendant sa vie active, plus du tiers des travailleurs québécois (38 %) s’attendent à être encore endettés au moment de prendre leur retraite », poursuit la TD. Et il y a cette autre réalité. « Environ deux tiers (68 %) des travailleurs résidant au Québec prévoient prendre leur retraite dans la soixantaine. Parmi eux, 31 % pensent le faire avant 65 ans et 37 % après 65 ans, tandis que 10 % d’entre eux pensent devoir travailler au-delà de leur soixante-dixième anniversaire. C’est plus tard que ce qu’ont fait les retraités actuels, qui disent avoir cessé de travailler à temps plein à la fin de la cinquantaine (41 %) ou au début de la soixantaine (23 %). Seulement 2 % d’entre eux ont travaillé après 70 ans », poursuit l’institution.


Faibles rendements actuels


À la problématique incitant à une retraite tardive s’ajoute cette autre contrainte, liée à la faiblesse du rendement. Ainsi, selon les résultats d’un sondage mené cette fois pour la Banque CIBC, « lorsqu’ils songent à l’avenir, les retraités d’aujourd’hui sont confrontés à des facteurs uniques, dont la faiblesse des taux d’intérêt sur l’épargne et la nécessité de faire durer leurs fonds de retraite plus longtemps que les générations précédentes ». Il faut donc libérer de l’espace pour épargner, et s’attacher au choix d’une démarche de conversion des économies en revenu qui dureront tout au long de la retraite. On en revient à l’importance de faire tourner la roue de l’intérêt composé en notre faveur.


Tel est l’un des principaux attraits du régime enregistré d’épargne-retraite. Le REER offre le double avantage d’être à la fois un abri fiscal et un régime d’étalement du revenu imposable. D’ailleurs, selon les conclusions d’un autre sondage mené cette fois pour la firme H R Block, 57 % des Canadiens non retraités prévoient utiliser leur REER pour financer une partie de leur retraite. Ce pourcentage s’inscrit toutefois en baisse depuis 2009.


Il faut cependant dire que depuis, le paysage de l’épargne-retraite compte sur la présence d’un nouveau joueur : le compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Sur ce thème, le sondage de H R Block démontre que « les jeunes Canadiens utilisent moins les REER traditionnels pour épargner pour leur retraite. Les Canadiens de moins de 35 ans ont tendance à se fier davantage au CELI pour leurs économies de retraite comparativement aux Canadiens de plus de 35 ans ».


Bon REER !

 
 
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