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    Une cagnotte de droits de cotisation sans précédent

    Peu de Canadiens versent le maximum permis, si bien que les sommes inutilisées ont atteint les 500 milliards en 2011

    Il est important que les investisseurs choisissent des placements correspondant à leur âge, à leur étape de vie et à leur niveau de tolérance au risque.
    Photo : Emil Umdorf Newscom Il est important que les investisseurs choisissent des placements correspondant à leur âge, à leur étape de vie et à leur niveau de tolérance au risque.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Les Canadiens sont très nombreux à s’en remettre au régime enregistré d’épargne-retraite (REER). Mais peu versent le maximum permis. Il en résulte que la cagnotte des droits de cotisation inutilisés gonfle à vue d’oeil. Elle atteignait les 500 milliards en 2011 et devrait doubler d’ici cinq ans.


    Le REER compose le patrimoine retraite de la majorité des Canadiens. Selon le sondage annuel de BMO Groupe financier, les deux tiers des répondants ont déclaré détenir un REER. Il s’agit d’une progression de six points de pourcentage par rapport à 2011. Au Québec, 73 % des répondants déclarent détenir un REER, soit une progression de 12 points de pourcentage. De ceux qui n’ont pas de REER, la moitié (49 %) entend en ouvrir un au cours des cinq prochaines années.


    Cette popularité croissante n’est pas étonnante, le REER s’affichant de plus en plus comme le seul complément aux régimes de retraite publics. Sur ce point, reprenons les données du rapport 2011 de Claude Castonguay, faisant Le point sur les pensions, sous l’étiquette de CIRANO.

     

    Contributions possibles de 22 970 $


    On y observe que depuis 1985, le nombre de régimes complémentaires de retraite a diminué considérablement. Comparativement aux 6964 régimes alors sous surveillance de la Régie des rentes du Québec, on n’en comptait que 2870 en 2009. Quant au nombre de cotisants, ils ne représentaient en 2009 que 37 % de la main-d’oeuvre active. Plus de la moitié appartenait aux secteurs public et parapublic, tandis que dans le secteur privé, moins d’un travailleur sur cinq participait à un régime complémentaire.


    Ce troisième sondage national annuel sur les REER de BMO fait également ressortir une autre réalité. Peu ou pas parviennent à cotiser le maximum permis. Pour l’année d’imposition 2012, pour les particuliers qui n’adhèrent pas à un régime d’un employeur, les contributions maximales permises sont fixées au moindre des montants suivants : 22 970 $ ou 18 % du revenu gagné en 2011. Or, les trois quarts des répondants (72 %) envisagent de cotiser pour un montant égal ou supérieur à l’an dernier. En 2011, la cotisation moyenne au REER s’établissait à 4670 $.


    Ainsi, la majorité des répondants disent ne cotiser que rarement ou jamais le maximum admissible dans une année. « Le sondage a en outre évalué la connaissance des Canadiens à l’égard des limites de cotisation à un REER ; les résultats ont démontré que seulement le tiers des répondants connaissent leur limite annuelle de cotisation, tandis que plus de 60 % ne cotisent que rarement ou jamais le maximum admissible. Seulement 13 % avouent cotiser le maximum admissible chaque année », peut-on lire dans le communiqué de BMO.


    Il en résulte un gonflement sans précédent de la cagnotte des droits de cotisation inutilisés.

     

    Des marchés volatils


    Le REER a notamment ceci de particulier que si la contribution au cours d’une année est inférieure au maximum permis, la différence peut être reportée indéfiniment et utilisée ultérieurement en sus du maximum accordé pour l’année en question. En 2011, le cumul des droits de cotisation inutilisés oscillait autour des 500 milliards. Il devrait doubler pour toucher les 1000 milliards en 2018, estime BMO.


    S’ajoute l’incertitude liée à la faiblesse des rendements et à la volatilité des marchés. « Le sondage a par ailleurs montré que bon nombre de Canadiens craignent pour la santé de leur REER compte tenu de la volatilité qu’ont connue les marchés financiers au cours des deux dernières années ; 68 % avouent être préoccupés par le rendement de leur épargne de retraite. » La BMO ne saurait trop insister : « il importe que les investisseurs choisissent des placements correspondant à leur âge, à leur étape de vie et à leur niveau de tolérance au risque ».


    Bonne campagne de REER !

     
     
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