Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Vos finances - L’Europe revient sur les radars des investisseurs

L’Europe revient sur les radars des grands investisseurs institutionnels canadiens. Cette réapparition demeure encore pâle, discrète, mais la peur d’assister à un éclatement de la zone euro s’est largement dissipée. Pour eux, le temps n’est cependant pas venu de réinjecter massivement des billes sur le Vieux Continent. Les pays émergents abritent le marché des actions le plus attrayant, à leurs yeux, alors que, du côté canadien, le dernier élan haussier a ramené le cours des actions à sa juste valeur.

De toute évidence, la décision de la Banque centrale européenne d’étendre son rôle de banque de dernier recours aux États a produit son effet. Cet élargissement du mandat de la BCE, qui peut ultimement se porter acquéreur de titres de dette souveraine directement auprès des États fragiles, est venu atténuer les effets de la crise en zone euro et renouveler un certain intérêt pour la région. Selon la dernière lecture des Perspectives des gestionnaires de placements Russell, 38 % des répondants se disent désormais plus favorables aux actions EAEO (Europe, Australasie et Extrême-Orient). Cette proportion atteignait à peine 25 % dans le sondage trimestriel précédent. À l’opposé, le sentiment pessimiste à l’égard de cette région ne rejoignait plus que 15 % des répondants en septembre, contre 40 % trois mois plus tôt. « Le risque d’assister à l’éclatement de la zone euro s’est réduit de manière sensible. Mais nous retrouvons-nous face à une mer calme ? Certainement pas », a souligné Russell Investments Canada.


On peut constater dans ce sondage que l’action interventionniste des banques centrales d’Europe et des États-Unis a un effet d’apaisement sur les gestionnaires de portefeuille, qui se retrouvent avec un appétit accru pour la prise de risque.


La principale inquiétude des gestionnaires pour les 12 prochains mois demeure l’impasse budgétaire aux États-Unis, dont le potentiel demeure bien réel avec un Congrès américain polarisé plus que jamais. Si la dialectique autour du budget se poursuivait sans autre action du Congrès, l’année 2013 débuterait avec une hausse des impôts et taxes et une réduction de 600 millions des dépenses du gouvernement, ce qui se traduirait par une compression du PIB américain estimée entre 2 et 4 %, dit-on.


Les gestionnaires de portefeuille se montrent plus divisés par rapport à l’autre risque, celui représenté par le ralentissement de la croissance en Chine. Ainsi, 43 % des répondants pensent que la conjoncture économique en Chine va se stabiliser et 29 % anticipent une décélération accrue.


Dans l‘ensemble, ils sont toujours plus nombreux à jeter leur dévolu sur le marché des actions des pays émergents. Ainsi, 62 % des répondants affichent un attrait certain pour ces marchés. Cette proportion n’était que de 40 % dans le sondage du trimestre précédent. À l’inverse, ils sont moins nombreux à regarder favorablement le potentiel que renferment les actions canadiennes. Ils ne sont plus que 54 % à regarder favorablement ces actions, contre 70 % trois mois plus tôt. Et 75 % des répondants croient que le marché boursier canadien est revenu à sa juste valeur, après un ralliement estival.


Cette performance boursière a permis aux régimes de retraite canadiens d’engranger un rendement moyen de 3,2 % au troisième trimestre, selon un portefeuille type de placement équilibré. Selon le cabinet Mercer, cette performance porte à 5,8 % le rendement de ce portefeuille type depuis le début de l’année. Uniquement pour les actions canadiennes, le rendement a été de 7 % au troisième trimestre, portant le rendement après neuf mois à 5,8 %. Pour leur part les marchés émergents, selon l’indice MSCI, ont bondi de 4,1 % (en dollar canadien) au troisième trimestre. Leur rendement depuis le début de l’année se chiffrait, au 30 septembre, à 8,5 %.


Pour les actions américaines, le S P 500 a bondi de 2,6 % (en dollar canadien) au troisième trimestre, gonflant le rendement depuis le début de l’année à 12,5 %. Il y a un an, les États-Unis abritaient le marché des actions à privilégier en 2012 par les répondants au sondage de Russell, faut-il préciser.


Toujours selon Mercer, la santé financière des régimes de retraite s’est donc améliorée, son indice passant de 77 à 80 % entre les deuxième et troisième trimestres. La hausse de trois points de pourcentage traduit, pour les deux tiers, les bons rendements offerts par les marchés, le tiers s’expliquant par un provisionnement des déficits par les employeurs. « Contrairement à ce qui s’est produit au deuxième trimestre, les passifs de solvabilité sont demeurés stables, pour l’essentiel, le rendement des obligations d’État à long terme n’ayant à peu près pas changé depuis le 30 juin », a ajouté Mercer.

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel