Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Vos placements - Une retraite hâtive et tout de même aisée

15 septembre 2012 | Claude Chiasson | Finances personnelles

Bonjour, j’ai lu votre article paru en juin dernier dans le Devoir portant sur le niveau de vie adéquat de 2,5 fois son seuil de pauvreté à la retraite. J’en suis à me demander si je peux prendre ma retraite. Ma force n’est pas dans le calcul des avoirs.


Je vais avoir 57 ans en juillet. J’ai une maison libre d’hypothèques, d’une valeur actuelle de 650 000 $, que je compte vendre un jour. Je reçois une rente pour ma conjointe décédée de 8000 $ par année. J’ai environ 450 000 $ en placements REER.


Enfin, je pourrais recevoir environ 4000 $ annuellement d’une rente de mon travail ; ça ne fait que huit ans que je travaille à cet endroit.


Qu’en pensez-vous ?


Claude

 

Faisons le décompte. La valeur de vos REER totalise environ 450 000 $. Il s’agit ici d’une valeur avant impôt, puisque les sommes retirées du REER sont imposées à votre taux marginal d’impôt. Comme vous pouvez reporter longtemps les impôts dus sur ces sommes en étalant les retraits jusque tard durant votre retraite (en convertissant vos REER en FERR), votre taux d’imposition moyen à long terme sera de l’ordre de 30 % environ. Cela signifie que la valeur après impôt de vos REER totalise près de 315 000 $.


Quant à votre résidence principale, puisqu’elle est libre d’hypothèques, elle vient ajouter 650 000 $ directement à votre avoir net après impôt (le gain réalisé à la vente d’une résidence principale n’est pas imposable). Jusque-là, votre avoir net après impôt s’élève à 965 000 $. Pas si mal.


Et ce n’est pas tout. Il y a les quelques rentes annuelles sur lesquelles vous pouvez compter, soit celle de 8000 $ de votre conjointe décédée et celle de 4000 $ de votre employeur. Ces rentes ne sont pas très élevées, mais, en valeur actuelle, elle représente tout de même un montant de près de 160 000 $. Il s’agit ici d’une valeur avant impôt (ces revenus sont imposables) à laquelle on peut retrancher 35 %, ce qui donnera une valeur après impôt de 104 000 $.


Au total, votre avoir net se chiffre à environ 1 069 000 $. Or, en 2012, pour prétendre à une retraite confortable à l’âge de 55 ans pour une personne seule, l’actif net requis est de 657 000 $. Votre actif net actuel est donc plus que suffisant pour prétendre dès maintenant à une retraite aisée.


Toutefois, comme vous l’avez déjà constaté dans votre lettre, la valeur de votre propriété est élevée et représente une bonne partie de votre avoir net. Il vous faudra donc rétrograder à ce chapitre en la vendant pour acquérir une nouvelle propriété probablement de l’ordre de 300 000 $. Ce faisant, vous disposerez d’un bon portefeuille (autour de 750 000 $) pour réaliser des revenus de placement réguliers. À ces revenus de placement s’ajouteront éventuellement ceux des rentes du Québec et de la pension de la sécurité de la vieillesse, ce qui vous permettra de soutenir votre niveau de vie sans devoir puiser dans votre capital.


À propos des revenus de placement, il vous faudra ici construire un portefeuille de titres rapportant de tels revenus. Malheureusement, les titres à revenus fixes (certificats de dépôt, obligations, etc.) ne rapportent plus grand-chose. Toutefois, question de bien doser le risque, vous devrez malgré tout leur faire une place, à hauteur de 50 % de votre portefeuille global (REER et hors REER). L’autre moitié de votre portefeuille devra être consacrée aux actions de grandes compagnies canadiennes et quelques sociétés américaines montrant un long historique de versements de dividendes élevés et croissants. Huit compagnies oeuvrant dans au moins quatre, de préférence cinq secteurs d’activité distincts et prometteurs de notre économie. La construction de cette section de votre portefeuille devra s’échelonner sur au moins 1 an et demi. Une fois les secteurs et les entreprises identifiés, vous veillerez à accumuler graduellement les actions sur faiblesse des cours. Pour ce faire, je vous recommande fortement de vous abonner à une bonne lettre financière ou son équivalent, 100 % objective.

 

Bien déterminer ses objectifs de richesse est essentiel


Plus tôt cette année, j’ai présenté un tableau indiquant l’actif requis pour une personne ou un couple désirant prendre sa retraite en 2012. C’est ainsi qu’un couple dont les conjoints sont présentement âgés de 55 ans doit posséder, en 2012, un avoir net après impôt de 802 000 $ (657 000 $ pour une personne seule) s’il désire prendre sa retraite dès maintenant. Avec un tel actif net en main, ce couple devrait être en mesure de soutenir un niveau de vie correspondant à 2,5 fois son seuil de pauvreté, la retraite durant.


Voilà un objectif de richesse palpable, précis, bien quantifié. Et comme les données sont en dollars d’aujourd’hui, toute personne peut facilement visualiser dès maintenant son avoir requis pour prétendre à terme à une retraite aisée.


Parce que les divers éléments d’actif composant l’avoir d’une personne peuvent avoir une valeur avant ou après impôt (la valeur de sa résidence principale est après impôt, puisque le gain réalisé à sa vente n’est pas imposable ; celle du REER est avant impôt, puisque les retraits effectués du régime sont imposables), je propose aux lecteurs de reconvertir la valeur nette requise après impôt en valeur avant impôt en multipliant la première par 1,25. C’est ainsi que la valeur nette requise après impôt de 802 000 $ pour un couple âgé de 55 ans désirant prendre sa retraite en 2012 correspond à 1 025 000 $ avant impôt (821 250 $ pour une personne seule). Avec un montant aussi précis, il devient facile d’établir un plan de richesse.


Prenons le cas d’un jeune couple dont les conjoints sont respectivement âgés de 25 ans et désirent prendre leur retraite à 55 ans. Sachant qu’il faut en dollars d’aujourd’hui une valeur d’actif nette de toute dette de 1 025 000 $ pour prétendre à une retraite aisée à 55 ans, ce couple peut dès maintenant visualiser de quoi sera fait son avoir à la retraite prévue dans 30 ans. C’est ainsi que son avoir pourrait comprendre un bungalow d’une valeur de 300 000 $, un REER de 200 000 $, un CELI de 100 000 $, deux condos offerts en location d’une valeur globale de 325 000 $ et un régime de retraite de son employeur d’une valeur actuelle de 250 000 $.


Un autre couple pourrait visualiser sa richesse future autrement. C’est ainsi qu’il pourrait aspirer à posséder une résidence et cinq condos offerts en location et bien situés près de gares ferroviaires, propriétés dont la valeur totale actuelle serait de 1 025 000 $. Dans 30 ou 40 ans, toutes ces propriétés seraient alors libres de toute dette. Il pourrait ainsi compter sur les revenus de location provenant des condos et de l’économie de loyer que lui procure son bungalow libre de toute dette pour soutenir un bon niveau de vie durant la retraite.


Avoir un tel objectif financier aussi précis en tête dès le début de sa vie active est un sérieux atout à son enrichissement à long terme. Car l’une des faiblesses de la plupart des personnes est justement de n’avoir qu’une très vague idée de ce que sera la composition de leur avoir requis dans 25, 30 ans ou plus. Ils sont alors incapables d’accoucher d’un plan d’enrichissement concret leur permettant de prétendre à une retraite aisée à 55 ans.


***


Classe Internet ici

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel