Fonds d'investissement: Le mois qui fait peur
Le marché boursier connaît habituellement de mauvaises performances en automne et plus particulièrement au mois de septembre. Faut-il en tenir compte? L. R.
Effectivement, septembre est réputé comme néfaste pour l'investisseur. Ce n'est pas un mythe, mais bien une réalité statistique. Au cours des cinq dernières années, le TSX a baissé à quatre reprises en septembre. Et le phénomène est également marqué du côté américain.
À preuve, les statistiques suivantes sur les tendances mensuelles de l'indice américain Dow Jones. Les données compilées depuis l'année 1900 montrent que le mois de septembre est le seul qui affiche des rendements à la hausse moins de la moitié du temps: les rendements ont été positifs seulement 41 fois sur 102. Février se révèle comme le deuxième mois fatidique avec des rendements positifs près de 50 % du temps. Tous les autres mois, sans exception, ont plus de 50 % du temps offert des rendements positifs à l'investisseur. Et c'est décembre qui se démarque le mieux avec plus de 70 % du temps en territoire positif.
Malgré ces données peu rassurantes pour septembre, je ne crois pas qu'il soit nécessaire de liquider son portefeuille en raison d'une «tempête» qui ne viendra peut-être jamais. En fait, ces statistiques nous fournissent simplement un aperçu du passé et n'ont rien, du moins pour le cas qui nous intéresse, d'un outil de prévision. Évidemment, plusieurs médias nous inondent actuellement avec des prédictions négatives de gourous... Avant d'être pessimiste à notre tour, je crois qu'on devrait davantage mettre l'accent sur les nouvelles intéressantes. En effet, les entreprises ont recommencé à faire des profits, et les dépenses de consommation affichent des progressions encourageantes.
De plus, on peut se dire que si le phénomène baissier de septembre se concrétise à nouveau, ce sera une excellente occasion pour faire le plein de vos fonds préférés, et ce, à bon prix.
De quel capital dois-je disposer pour ouvrir un compte chez un courtier?
J. M.
En principe, il n'y a aucun minimum pour commencer à investir. Dès que vous avez un capital de 1 $, vous êtes en mesure d'agir comme investisseur. Bien sûr, certains produits financiers requièrent un investissement initial élevé, ce qui en bloque l'accessibilité. Cependant, un compte d'épargne offre des intérêts, peu importe le montant investi.
Dans le cas des fonds communs de placement, la grande majorité des familles de fonds exigent un minimum de 500 $ pour l'ouverture d'un compte ou encore un montant mensuel de 50 $. Avec une telle somme, vous pouvez faire l'acquisition de parts dans un fonds équilibré qui, par exemple, vous donne accès autant aux obligations qu'aux actions canadiennes et étrangères. C'est la façon simple, mais tellement efficace, de prendre de bonnes habitudes d'épargne. L'épargne, peu importe le capital, est accessible à tous les investisseurs. La difficulté? Se décider à épargner.
Quelle est votre opinion sur la gestion privée?
C. D.
Depuis les baisses de marché que nous avons connues jusqu'en fin d'année 2002, plusieurs investisseurs remettent en question leur stratégie de placement, leur gestionnaire de fonds, leur courtier ou tout simplement leur habitude d'épargne. Plusieurs investisseurs croient, trop souvent à tort, que faire appel à un autre courtier ou à une gestion privée serait une meilleure solution pour eux. Dans bien des cas, c'est vrai, mais dans d'autres, disons que l'herbe est souvent plus verte chez le voisin...
La gestion privée par rapport aux fonds communs de placement n'est pas une solution de rechange, mais un produit intéressant pour certains investisseurs qui disposent d'un capital important aux fins d'investissement. La gestion privée fait appel, tout comme pour les fonds, à des gestionnaires professionnels. Ce qui la distingue, c'est qu'elle permet la composition d'un portefeuille personnalisé. De plus, au lieu de détenir des unités de fonds, l'investisseur en gestion privée détient directement les titres.
Pour beaucoup d'investisseurs, la gestion privée n'est qu'un snobisme pour se démarquer. De façon générale, pour obtenir une bonne gestion du risque et une répartition d'actif intéressante, la gestion privée n'est souhaitable que pour les portefeuilles de plus de 250 000 $, et c'est un seuil minimum. Certaines institutions financières offrent la gestion privée à leur client à partir de 100 000 $, mais dans bien des cas, il s'agit presque d'une arnaque, ou d'une fausse représentation. Les portefeuilles des clients sont souvent tout simplement investis dans des caisses communes, finalement des clones des fonds communs de placement, avec des frais, dans certains cas, plus élevés que pour les fonds communs de placement. Il n'y a là rien de privé ou de personnel que le terme, trop souvent utilisé à toutes les sauces et à fort prix: dans trop de cas, l'investisseur n'y voit que du feu.
Effectivement, septembre est réputé comme néfaste pour l'investisseur. Ce n'est pas un mythe, mais bien une réalité statistique. Au cours des cinq dernières années, le TSX a baissé à quatre reprises en septembre. Et le phénomène est également marqué du côté américain.
À preuve, les statistiques suivantes sur les tendances mensuelles de l'indice américain Dow Jones. Les données compilées depuis l'année 1900 montrent que le mois de septembre est le seul qui affiche des rendements à la hausse moins de la moitié du temps: les rendements ont été positifs seulement 41 fois sur 102. Février se révèle comme le deuxième mois fatidique avec des rendements positifs près de 50 % du temps. Tous les autres mois, sans exception, ont plus de 50 % du temps offert des rendements positifs à l'investisseur. Et c'est décembre qui se démarque le mieux avec plus de 70 % du temps en territoire positif.
Malgré ces données peu rassurantes pour septembre, je ne crois pas qu'il soit nécessaire de liquider son portefeuille en raison d'une «tempête» qui ne viendra peut-être jamais. En fait, ces statistiques nous fournissent simplement un aperçu du passé et n'ont rien, du moins pour le cas qui nous intéresse, d'un outil de prévision. Évidemment, plusieurs médias nous inondent actuellement avec des prédictions négatives de gourous... Avant d'être pessimiste à notre tour, je crois qu'on devrait davantage mettre l'accent sur les nouvelles intéressantes. En effet, les entreprises ont recommencé à faire des profits, et les dépenses de consommation affichent des progressions encourageantes.
De plus, on peut se dire que si le phénomène baissier de septembre se concrétise à nouveau, ce sera une excellente occasion pour faire le plein de vos fonds préférés, et ce, à bon prix.
De quel capital dois-je disposer pour ouvrir un compte chez un courtier?
J. M.
En principe, il n'y a aucun minimum pour commencer à investir. Dès que vous avez un capital de 1 $, vous êtes en mesure d'agir comme investisseur. Bien sûr, certains produits financiers requièrent un investissement initial élevé, ce qui en bloque l'accessibilité. Cependant, un compte d'épargne offre des intérêts, peu importe le montant investi.
Dans le cas des fonds communs de placement, la grande majorité des familles de fonds exigent un minimum de 500 $ pour l'ouverture d'un compte ou encore un montant mensuel de 50 $. Avec une telle somme, vous pouvez faire l'acquisition de parts dans un fonds équilibré qui, par exemple, vous donne accès autant aux obligations qu'aux actions canadiennes et étrangères. C'est la façon simple, mais tellement efficace, de prendre de bonnes habitudes d'épargne. L'épargne, peu importe le capital, est accessible à tous les investisseurs. La difficulté? Se décider à épargner.
Quelle est votre opinion sur la gestion privée?
C. D.
Depuis les baisses de marché que nous avons connues jusqu'en fin d'année 2002, plusieurs investisseurs remettent en question leur stratégie de placement, leur gestionnaire de fonds, leur courtier ou tout simplement leur habitude d'épargne. Plusieurs investisseurs croient, trop souvent à tort, que faire appel à un autre courtier ou à une gestion privée serait une meilleure solution pour eux. Dans bien des cas, c'est vrai, mais dans d'autres, disons que l'herbe est souvent plus verte chez le voisin...
La gestion privée par rapport aux fonds communs de placement n'est pas une solution de rechange, mais un produit intéressant pour certains investisseurs qui disposent d'un capital important aux fins d'investissement. La gestion privée fait appel, tout comme pour les fonds, à des gestionnaires professionnels. Ce qui la distingue, c'est qu'elle permet la composition d'un portefeuille personnalisé. De plus, au lieu de détenir des unités de fonds, l'investisseur en gestion privée détient directement les titres.
Pour beaucoup d'investisseurs, la gestion privée n'est qu'un snobisme pour se démarquer. De façon générale, pour obtenir une bonne gestion du risque et une répartition d'actif intéressante, la gestion privée n'est souhaitable que pour les portefeuilles de plus de 250 000 $, et c'est un seuil minimum. Certaines institutions financières offrent la gestion privée à leur client à partir de 100 000 $, mais dans bien des cas, il s'agit presque d'une arnaque, ou d'une fausse représentation. Les portefeuilles des clients sont souvent tout simplement investis dans des caisses communes, finalement des clones des fonds communs de placement, avec des frais, dans certains cas, plus élevés que pour les fonds communs de placement. Il n'y a là rien de privé ou de personnel que le terme, trop souvent utilisé à toutes les sauces et à fort prix: dans trop de cas, l'investisseur n'y voit que du feu.
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