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Vos placements - Des résultats mirobolants, mais des actions qui baissent

Je détiens des actions de Barrick Gold et de Suncor. Je comprends que ces deux entreprises évoluent dans le secteur des mines et celui de l’énergie, des secteurs hautement cycliques s’il en est. Mais pouvez-vous me dire pourquoi les actions de ces deux entreprises ne cessent de reculer alors que leurs résultats montrent des profits très élevés ? Surtout que, dans le cas de Barrick Gold, la compagnie vient de décréter une hausse de 33 % de son dividende.
Un investisseur perplexe


Certaines entreprises déclarent depuis plusieurs trimestres, voire des années, des profits et un flux de trésorerie très importants. Des flux de trésorerie d’un milliard de dollars et plus, non pas par année, mais bien par trimestre. De quoi rendre jalouses nos plus grandes banques, parmi les plus solides au monde.


Barrick Gold, notre plus important producteur d’or au monde, et Suncor, la plus importante pétrolière intégrée au pays, appartiennent à ce groupe. À leur premier trimestre 2012, elles ont respectivement déclaré des fonds autogénérés de 1,5 milliard et de 2,4 milliards de dollars, un record pour chacune de ces entreprises. Et pourtant…


Et pourtant, les cours de leurs actions ont fléchi à la suite de ces résultats. Même que, dans le cas de Barrick Gold, le cours a atteint un nouveau plancher des 52 dernières semaines. Quant à l’action de Suncor, même si elle se transige déjà bien en dessous de son sommet des 52 dernières semaines, elle a continué de baisser. Voilà deux titres qui ne font rien qui vaille depuis plusieurs trimestres. Pourquoi ?


Bien sûr, il y a tous ces facteurs saisonniers et autres affectant le contexte économique des industries minières et pétrolières. Mais il pourrait y avoir plus. Il pourrait bien y avoir là un message des investisseurs. Dans un contexte de faibles taux d’intérêt, ces derniers s’attendent à une chose de leurs entreprises les plus rentables : des dividendes. Des dividendes ou des plans de rachat systématique des actions à des fins d’annulation afin de supporter la valeur de leurs actions. Des dividendes de 4 % et plus l’an. Des entreprises comme Barrick Gold et Suncor sont en mesure de verser de tels émoluments. Mais elles ne le font pas. Elles ont préféré allouer la plus grande partie de leurs fonds autogénérés au développement de mines et de gisements pétroliers pour produire plus, toujours plus.


C’est ainsi que Barrick Gold est engagée dans des programmes d’investissement de plusieurs milliards de dollars. Comme si cela ne suffisait pas, l’entreprise a acquis en 2011 la compagnie de cuivre Equinox pour presque huit milliards de dollars. Pour payer, elle a dû piger lourdement dans son encaisse, en plus de presque doubler sa dette. Si elle n’avait pas réalisé cette acquisition, l’encaisse de Barrick Gold dépasserait aujourd’hui la barre des 6 milliards $US. Au lieu de cela, elle s’élève à 2,7 milliards $US. Des dépenses d’investissement qui n’en finissent plus alors que Barrick Gold envisage de développer éventuellement des mines dans l’Arctique au coût de 6 milliards de dollars.


Dans le cas de Suncor, la compagnie investit bon an, mal an près de 6 milliards de dollars dans ses différents projets pour pouvoir produire, au tournant de la prochaine décennie, un million de barils par jour.


Cette course effrénée à la croissance, les investisseurs en ont probablement soupé. Ils veulent désormais que ces entreprises voient à une meilleure répartition de leurs flux de trésorerie entre leur développement et le soutien de leur placement. Et, à ce titre, la politique d’Imperial Oil menée entre 1995 et 2006 environ devrait servir de modèle. Durant cette période, la seconde pétrolière intégrée au pays réalisait bon an, mal an des flux de trésorerie de 3 milliards de dollars. La moitié allait aux projets de développement, l’autre était retournée aux actionnaires sous forme de dividendes et, surtout, sous forme de rachat d’actions. Durant cette période, le cours de l’action est passé de 15 $ à plus de 60 $. Depuis 2008, Imperial Oil a modifié sa politique en consacrant la presque totalité de ses flux de trésorerie à ses projets de développement. Depuis, l’action a baissé et végète pour l’heure entre 37 $ et 45 $.


La semaine dernière, au moment de dévoiler les résultats de son premier trimestre, Barrick Gold a décrété une hausse de 33 % de son dividende. Le cours de l’action a tout de même fléchi. Les investisseurs s’attendent à mieux. Ils s’attendent à un dividende de 3,5 %, voire de 4 %, et non à un dividende de 2 % ou moins comme c’est présentement le cas pour Barrick Gold.

 

Attention au changement de mission d’une propriété


Nous sommes propriétaires depuis 1999 d’un petit immeuble de deux étages fort bien situé dont le second étage est présentement divisé en deux petits logements (3 1/2). L’un de ces logements est libre et nous comptons y aménager les chambres de nos enfants, car l’espace nous manque en bas.


Nous ne comptons donc pas changer la vocation locative de l’immeuble, puisque l’autre appartement demeure loué, mais seulement en changer la proportion que nous occupons. Me tromperais-je en affirmant que voilà le seul impact à cet agrandissement de notre espace ? Autrement dit, nous n’avons pas à informer quiconque de cette modification, autre que de bien indiquer cette proportion dans notre déclaration de revenus… Merci pour votre précieux avis.


Un lecteur

 

Prendre un espace loué de votre plex pour en faire une partie attenante à l’espace que vous occupez à titre de résidence principale constitue de fait un changement de mission pour ledit espace loué. Dans un tel cas, il y a vente présumée de cette portion à sa juste valeur marchande. Le gain ou la perte en résultant devra être déclaré dans votre prochaine déclaration de revenus. Si gain il y a, la moitié de celui-ci devient imposable et s’ajoutera à vos autres revenus de l’année pour être imposé à votre taux marginal d’impôt.


Pour déterminer ladite valeur marchande de votre logement, il faudra probablement retenir les services d’un évaluateur agréé.


Notez qu’une telle conversion n’a pas que des impacts négatifs. Certes, il se peut que vous deviez payer des impôts additionnels dans l’année de la conversion. Par contre, une fois ce logement converti en partie attenante à la résidence principale, tout gain futur au-dessus de la valeur marchande établie au moment de la conversion ne sera sujet à aucun impôt puisque les gains réalisés à la vente d’une résidence principale ne sont pas imposables.


Cela dit, vu que vous possédez cette propriété depuis 1999, sa valeur marchande a probablement explosé. Dans un tel cas, la conversion de votre petit logement de trois pièces et demie peut se solder par une facture fiscale assez élevée.


Avant d’aller de l’avant avec une telle conversion, je vous suggère de consulter un comptable ou un fiscaliste pour déterminer avec exactitude l’impôt que vous aurez à payer.


***
 

Classe Internet : www.proplacement.qc.ca

 
 
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