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    Vos Finances - Retour en grâce des Américains, après dix ans de disette

    À la fin de 2011, le potentiel de voir le marché boursier américain offrir d'agréables surprises cette année a été avancé, un peu timidement tellement les États-Unis se retrouvaient encore embourbés dans la crise de l'endettement, avec des perspectives évoquant un risque de retomber en récession. Une étude datée de mars 2012 vient confirmer l'attrait des actions américaines, après dix ans de disette. Selon RBC Gestion mondiale d'actifs, le marché boursier américain serait même revenu à son niveau de sous-évaluation ayant prévalu à la fin 1988, soit à l'aube d'une décennie ayant produit des rendements annualisés de 22 %.

    Pour RBC, les actions américaines sont redevenues attrayantes. En fait, les astres sont alignés aux États-Unis. En matière de valorisation, «les bénéfices des sociétés américaines sont en solde, particulièrement si vous êtes Canadien». L'institution propose un graphique du ratio cours/bénéfice de l'indice S&P 500 couvrant la période de décembre 1988 à mars 2012. On y observe qu'en janvier 2002, «les Canadiens ont payé plus de 45 fois les bénéfices pour acheter des actions américaines». Traduit en rendements, ce sommet équivaut à une performance annualisée négative de -1,9 % en dix ans (de 2002 à 2012) lorsque converti en dollars canadiens.

    Reculant d'une autre décennie, «les Canadiens ont payé 14 fois les bénéfices» pour acheter des actions américaines en décembre 1988. À partir de ce niveau, les rendements annualisés sur les dix années suivantes ont été de 21,9 % (en dollars canadiens). Fait intéressant, le ratio cours/bénéfice du S&P 500 est revenu à 14 en mars dernier.

    Parlant d'alignement parfait des astres, «le ratio cours/bénéfice actuel est à son plus bas niveau depuis 1989. Les liquidités des sociétés sont à un sommet record. Le ratio dividendes/bénéfice est à un creux historique et devrait augmenter. Le dollar américain est plus attrayant que le dollar canadien. Les indicateurs économiques s'améliorent», énumère RBC Gestion mondiale d'actifs.

    Au dernier relevé, l'encaisse des entreprises américaines atteignait le niveau record de 1810 milliards $US en mars dernier. Cette cagnotte, combinée à une amélioration de la santé des bilans, témoigne de la capacité des entreprises à résister à tout choc. À ces liquidités se greffe un ratio dividendes/bénéfice à un bas record, une faiblesse jamais vue même lorsque l'on remonte jusqu'en... 1871. Il en résulte «une grande marge de manoeuvre pour faire croître les dividendes». Sans compter que ces liquidités peuvent également servir à des rachats d'action, ce qui accroît d'autant la valeur des actions en circulation.

    Tout cela au moment où la valorisation du dollar canadien permet d'affirmer qu'il est moins risqué aujourd'hui pour les Canadiens d'investir dans les titres mondiaux. Il y a dix ans, le risque de change du point de vue canadien atteignait son niveau le plus élevé des 40 dernières années. Aujourd'hui, il est revenu au degré de confort ayant prévalu au milieu des années 1970.

    Quant aux indicateurs économiques, tout pointe en direction d'une reprise économique allant en s'accélérant au sud de la frontière. RBC parle d'envol des indicateurs avancés et d'une amélioration du marché de l'emploi, avec une création d'emplois en hausse. Le marché de l'emploi aux États-Unis surclasse celui des autres pays industrialisés, a résumé l'institution. RBC voit également une stabilisation du marché du logement, même si une reprise dans ce secteur devrait être plutôt lente.

    La conjoncture de l'économie américaine est donc favorable. La valorisation du marché des actions également. Reste la diversification internationale. En comparant la pondération des indices boursiers baromètres, RBC rappelle que le S&P/TSX de la Bourse de Toronto repose, pour 78 %, sur trois grands secteurs, à savoir la finance, l'énergie et les matières premières. Le S&P 500 se veut plus diversifié, et ses trois secteurs que sont la finance, l'énergie et les matières n'accaparent que le tiers de l'indice américain. Selon la capitalisation, les dix principaux titres influencent le tiers du S&P/TSX, contre 20 % pour le S&P, qui affiche une capitalisation boursière près de huit fois plus grande que celle de son comparable canadien.

    Surtout, par opposition aux grandes entreprises canadiennes, les entreprises américaines proposent une diversification mondiale plus étendue, avec une présence plus importante sur la scène internationale. «Près du quart des bénéfices des sociétés américaines provient de l'étranger», a mis en exergue RBC, qui ajoute: «au cours des dix dernières années, les bénéfices réalisés à l'international ont triplé».
     
     
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