Placements - REER ou CELI?
Beaucoup ignorent la différence entre les deux produits
Le régime enregistré d'épargne-retraite (REER) arrive bon premier dans la liste des priorités, surtout si la personne n'a pas accès à un régime de retraite complémentaire autre que les régimes publics. Mais le compte d'épargne libre d'impôt (CELI) offre certains avantages, qui le situent en complémentarité avec le REER.
Selon les résultats d'un sondage effectué par la firme Léger Marketing pour le compte de BMO Groupe financier, 69 % des Canadiens ont des connaissances au sujet des REER et 64 % sont renseignés au sujet du CELI. «Malgré ces chiffres, 40 % des Canadiens ne connaissent toujours pas les différences entre les deux produits.»
Dans ce jeu des comparaisons, le CELI ferme la mar-che. Et, puisque le rendement sur le véhicule de placement inséré dans le CELI est souvent faible, le remboursement accéléré de l'hypothèque sera souvent privilégié. Autrement, les spécialistes présentent le CELI comme un complément au REER qui a sa propre finalité.
Introduit en 2009, le CELI ne retient cependant l'attention que de 44 % des Canadiens, selon le sondage de BMO. Créé en 1957, le REER fait partie du patrimoine de 79 % des Canadiens. Toujours selon les données de BMO, la cotisation annuelle moyenne à un CELI est de 3700 $. En comparaison, la cotisation moyenne à un REER atteignait 4700 $ en 2010.
Depuis 2009, tous les épargnants âgés de 18 ans ou plus peuvent cotiser au moins 5000 $ par année à un CELI. On parle d'une personne physique et non d'une personne morale. Ces cotisations ne sont pas déductibles du revenu imposable, mais le revenu généré par cette épargne ne sera pas imposé. Il n'y a pas de contrainte fiscale associée aux retraits, quoique, d'un point de vue administratif, des frais pourraient être exigés par les établissements financiers selon la fréquence des retraits. Ces retraits régénèrent les droits de cotisation, qui ne sont pas perdus et qui peuvent s'accumuler.
Avantages
On retient généralement que, si le taux d'imposition est égal à l'entrée et à la sortie, on choisira indifféremment une cotisation au REER ou une contribution au CELI. Si, au moment du retrait, le taux d'imposition est moins élevé, le REER, qui est un régime d'étalement du revenu imposable, aura un avantage. À l'inverse, si le taux lors du retrait est plus élevé, le CELI l'emporte.
L'avantage du REER sera plus grand encore si le remboursement d'impôt est réinvesti dans le REER ou, pourquoi pas, dans un régime enregistré d'épargne-études (REEE), s'il y a présence d'un enfant, ou dans un CELI. Et, entre ces deux derniers, l'attrait accru du REEE vient du jeu des subventions offertes par le fédéral et par Québec, auquel peut s'ajouter le bon d'études canadien, destiné aux familles à faible revenu. Ainsi, l'intérêt du REEE par rapport au CELI vient de la contribution gouvernementale qui y est rattachée.
Cette parenthèse étant refermée, le CELI offre ses avantages par rapport au REER. Pour les retraités, toutes les sommes sorties du CELI ne modifieront en rien les prestations de sécurité de la vieillesse (et de supplément du revenu garanti). Quant aux montants retirés, parce qu'ils ne sont pas imposés, ils ne seront pas pris en compte dans le calcul du droit à des prestations ou à des crédits fondés sur le revenu.
Avec un REER, les retraits peuvent avoir pour conséquence de réduire les prestations fondées sur le revenu, y compris le crédit pour la TPS-TVQ, la prestation fiscale canadienne pour enfants et la prestation fiscale pour le revenu de travail.
Enfin, les jeunes, les personnes au revenu inférieur et les personnes retraitées qui ne gagnent plus de revenus et qui ne peuvent plus cotiser à un REER pourraient utiliser le CELI comme une solution de rechange intéressante afin de générer des revenus de placement à l'abri de l'impôt.
Selon les résultats d'un sondage effectué par la firme Léger Marketing pour le compte de BMO Groupe financier, 69 % des Canadiens ont des connaissances au sujet des REER et 64 % sont renseignés au sujet du CELI. «Malgré ces chiffres, 40 % des Canadiens ne connaissent toujours pas les différences entre les deux produits.»
Dans ce jeu des comparaisons, le CELI ferme la mar-che. Et, puisque le rendement sur le véhicule de placement inséré dans le CELI est souvent faible, le remboursement accéléré de l'hypothèque sera souvent privilégié. Autrement, les spécialistes présentent le CELI comme un complément au REER qui a sa propre finalité.
Introduit en 2009, le CELI ne retient cependant l'attention que de 44 % des Canadiens, selon le sondage de BMO. Créé en 1957, le REER fait partie du patrimoine de 79 % des Canadiens. Toujours selon les données de BMO, la cotisation annuelle moyenne à un CELI est de 3700 $. En comparaison, la cotisation moyenne à un REER atteignait 4700 $ en 2010.
Depuis 2009, tous les épargnants âgés de 18 ans ou plus peuvent cotiser au moins 5000 $ par année à un CELI. On parle d'une personne physique et non d'une personne morale. Ces cotisations ne sont pas déductibles du revenu imposable, mais le revenu généré par cette épargne ne sera pas imposé. Il n'y a pas de contrainte fiscale associée aux retraits, quoique, d'un point de vue administratif, des frais pourraient être exigés par les établissements financiers selon la fréquence des retraits. Ces retraits régénèrent les droits de cotisation, qui ne sont pas perdus et qui peuvent s'accumuler.
Avantages
On retient généralement que, si le taux d'imposition est égal à l'entrée et à la sortie, on choisira indifféremment une cotisation au REER ou une contribution au CELI. Si, au moment du retrait, le taux d'imposition est moins élevé, le REER, qui est un régime d'étalement du revenu imposable, aura un avantage. À l'inverse, si le taux lors du retrait est plus élevé, le CELI l'emporte.
L'avantage du REER sera plus grand encore si le remboursement d'impôt est réinvesti dans le REER ou, pourquoi pas, dans un régime enregistré d'épargne-études (REEE), s'il y a présence d'un enfant, ou dans un CELI. Et, entre ces deux derniers, l'attrait accru du REEE vient du jeu des subventions offertes par le fédéral et par Québec, auquel peut s'ajouter le bon d'études canadien, destiné aux familles à faible revenu. Ainsi, l'intérêt du REEE par rapport au CELI vient de la contribution gouvernementale qui y est rattachée.
Cette parenthèse étant refermée, le CELI offre ses avantages par rapport au REER. Pour les retraités, toutes les sommes sorties du CELI ne modifieront en rien les prestations de sécurité de la vieillesse (et de supplément du revenu garanti). Quant aux montants retirés, parce qu'ils ne sont pas imposés, ils ne seront pas pris en compte dans le calcul du droit à des prestations ou à des crédits fondés sur le revenu.
Avec un REER, les retraits peuvent avoir pour conséquence de réduire les prestations fondées sur le revenu, y compris le crédit pour la TPS-TVQ, la prestation fiscale canadienne pour enfants et la prestation fiscale pour le revenu de travail.
Enfin, les jeunes, les personnes au revenu inférieur et les personnes retraitées qui ne gagnent plus de revenus et qui ne peuvent plus cotiser à un REER pourraient utiliser le CELI comme une solution de rechange intéressante afin de générer des revenus de placement à l'abri de l'impôt.









